Survivre au décès d’un parent

Lorsque la vie suit son cycle naturel, ce sont les parents qui meurent avant leurs enfants. Mais ce cours normal de l'existence ne fait pas de la mort une invitée plus désirable. Le deuil de ses parents est une étape difficile, qui laissera chaque être humain transformé pour toujours.

Il est ardu de survivre au décès d'un de ses parents quand, à l'intérieur de soi, une part intime est disparue avec lui. Ce lien qui unit un parent à son enfant est sans doute le plus fondamental : il fait fi des disputes, des paroles blessantes ou des silences. Une relation aussi intime est faite de doux souvenirs, certes, mais aussi, parfois, de regrets. Ces sentiments sont faits de blessures à guérir.

Des relations uniques, des sentiments intimes

Les premières écorchures, l'entrée à l'école, le départ de la maison, l'arrivée de ses propres enfants; ce ne sont là que quelques-uns des jalons importants de la vie passée avec ses parents. Cette vie qui fait de chaque adulte un être humain unique.

À la disparition de ses parents, il est normal, et même souhaitable, d'éprouver une grande tristesse. Le chagrin et les larmes font partie du deuil et sont essentiels à sa résolution. Quelle que fut la relation entre le parent et son enfant, la peine que l'orphelin éprouve à son décès est un sentiment légitime et sain.

Si la mort du parent survient au terme d'une maladie, le deuil est peut-être empreint de soulagement. Ce sentiment ne va pas à l'encontre de l'amour que l'on porte à son père ou à sa mère. En fait, se sentir soulagé de la fin de la souffrance physique d'un être cher est sans doute une preuve d'amour.

Au décès d'un parent, il est également normal d'éprouver de la colère, de la frustration ou de la culpabilité. Chaque orphelin connaîtra, à la mort de ses parents, une traversée de deuil unique, tout comme l'était sa relation avec eux.

La famille en deuil

Si le parent laisse plus d'un enfant dans le deuil, il est probable que chacun vive cette perte de façon personnelle. Dans la douleur engendrée par la disparition d'un de leurs parents, on verra certaines familles se rapprocher. On éprouvera le besoin de chercher écoute et réconfort parmi les siens.

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Les parents vivent perpétuellement dans le cœur de leur descendance. Les valeurs transmises, les expériences partagées; tous ces gestes, ces paroles, ces émotions que les parents ont légués à leurs enfants constituent le plus précieux des héritages. Au terme de la résolution positive du deuil de son père ou de sa mère, l'orphelin aura sans doute compris beaucoup de choses sur la mort et, puisqu'elles sont intimement liées, sur la vie.

Classé dans : Le deuil Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide

Commentaires (129)

Il est rassurant et émouvant d'être reconnu dans sa propre souffrance à travers votre article si délicat et juste. Je suis volontairement suivie par une psychologue des soins palliatifs, suite au décès de mon papa. "Orphelin" est le mot de la reconnaissance de ma peine.

cathy, 26 juin 2012

Plus de 19 ans après le départ de ma chère mère, oh combien je me suis senti seul. Certes il y a la venue des enfants mais je vis chaque jour en pensant à elle.

Emajak, 14 septembre 2014

Il m'est difficile de lui dire au revoir.. Mon papa est parti brutalement un soir. Vite, sans souffrir.. Mais que reste-t-il si ce n'est les doux et douloureux souvenirs? Les fous espoirs que j'avais de lui faire rencontrer mon bébé.. Le deuil est interne, long, insoutenable par moment. Mais on avance, nous quatre soutenons notre maman.. Moi aussi je pense chaque jour à lui. Toujours.

Gwenaelle, 23 décembre 2015

Bonjour,
Je viens de perdre mon père, il y a trois semaines. Il avait 91 ans. J'étais aidant naturel. Nous vivions, tous les deux, dans la maison familiale, depuis 15 ans, soit après les décès de ma grand-mère, ma sœur et ma mère, toutes en 2002. À ce moment-là, ce fut très difficile pour papa. Depuis, lui et moi (je suis le plus vieux des 5 frères), avons développé une relation harmonieuse. Je l'amenais partout avec moi, même durant mes vacances. Nous retournions en Gaspésie, durant l'été, passer une semaine. Les deux dernières années ont été marquées par des chutes. 2016, a été le début de la descente, pour lui. Les six derniers mois, je les ai passés à l'urgence, en gériatrie, pour se terminer au centre d'hébergement de longue durée. J'ai été présent, durant ces six mois, à tout les jours, auprès de lui, en moyenne 4 à 5 heures par jour (je venais de prendre ma retraite, j'ai 64 ans). J'ai appris à lui dire : Je t'aime. Il me disait la même chose. Ce que je trouve dur, depuis qu'il est parti, c'est qu'il n'y a pas grand monde dans ma famille, qui comprend ce que j'ai vécu avec lui. Pour la plupart, il n'y a rien de différent. Je me sens seul dans mon camp. J'ai reçu des éloges, d'autres personnes que ma famille. Je crois que j'étais le seul à avoir aimé mon père, alors que mes frères avaient un penchant pour ma mère, que j'ai aimée tout autant. Je vis une peine intérieure profonde. Le temps va arranger les choses, comme on dit souvent. En attendant, je manque d'une oreille pour évacuer le trop plein. Je pleure, parfois sans raison, ou lorsque je pense trop à lui. La maison familiale a été vendue, car je ne pouvais continuer à demeurer là. Trop de souvenirs y sont présents. Ça fait beaucoup de brassage, mais c'est peut-être mieux de virer la page au plus vite? Merci.

Jean-Yves Savoie, 12 février 2017

Jean-Yves, l'oreille dont vous manquez, je peux l'être. N'hésitez pas, vos pleurs sont touchants. À 64 ans on peut se sentir amputé de son père, j'ai perdu le mien il y a 29 jours et c'est éminemment douloureux. J'ai 48 ans depuis hier. Il en a eu 88 le 14 janvier et parti après 3 mois d'hôpital le 2 février, tellement dur!
Katrin de Paris

pinault, 3 mars 2017

Bonsoir, en lisant vos commentaires je me vois dedans. Je viens de perdre mon papa il y a une semaine, j’ai 29 ans je suis démoli, j’ai l’impression que mon cœur s'est brisé. Comment faire? Cette douleur atroce... Mon papa allait avoir 70 ans le 3 mars :( J’ai 2 frères qui ont 48 et 49 ans qui se sont jamais occupé de leur père. Pour vous dire, un n’est même pas venu du tout à l’enterrement et non plus à l'incinération et l’autre est venu mais sans plus. Mon papa était fort malade, il se trouvait en maison de soins et de repos pour essayer d’aller mieux mais il ne savait plus marcher, avait beaucoup de soucis de mémoire, était incontinent. Il souffrait beaucoup et le 3 février je l’ai vu partir. Il a été envoyé à l'hôpital, problème respiratoire. Quand nous sommes arrivés, ma mère, ma compagne et moi, il était dans un genre de semi coma. 2 heures après il nous a quittés. Pour moi c’est trop dur de l’avoir vu partir ainsi. J'en souffre énormément, surtout voyant mes frères qui n'ont eu aucun respect pour lui et n’étaient jamais là pour lui. Je suis mal de savoir qu’ils ont pu connaître mon papa si longtemps et que moi je n’ai pu avoir que 29 ans avec lui :(

Manu, 10 février 2018

Je viens de perdre ma maman exactement le 14 février 2018. Eh oui, le jour de la Saint-Valentin. Elle s'est éteinte comme une bougie... Je me dis que cela voulait dire qu'elle nous aimait, cela je le prends comme un signe du destin... Dans les derniers mois de sa vie, elle souffrait sans jamais se plaindre, elle ne faisait rien voir...
Chaque enfant, nous l'avons aidée au mieux que l'on a pu....

ljamoneau, 1 mars 2018

Je viens de perdre mon père depuis 2 jours. Je pleure jour et nuit. Nous étions inséparables, il a toujours été présent dans ma vie. Il avait un cancer du côlon et il avait tellement maigri, n'arrivait plus a manger... il était rendu anorexique. Ma mère, en écoutant la télé, a entendu un gros boum et elle l'a trouvé dans la chambre allongé par terre inconscient... oufff! Nous nous sommes tous réunis à hôpital, ma sœur, ma mère, nos enfants et conjoint. Et l'hôpital nous annonce qu'il n'y a plus rien à faire et que nous devons l'accompagner jusqu'à la fin.. ouff! J'ai toujours les images en tête. J'ai vu l'âme de mon père quitter. Ouff! c'est trop triste, il n'a même pas eu l'occasion de nous dire un dernier au revoir. Ma mère en souffre énormément. Imaginez, 53 ans de mariage, son seul amour ! Non seulement il y a ma peine mais j'ai aussi la peine de voir ma mère s’effondrer... Je me sens folle car je lui parle partout, je l'imagine partout et la nuit c'est encore plus difficile car les premières images que je vois c'est son âme... Il me manque plus que tout au monde, je l'aime si fort... Comment survivre? Ouff, c'est trop difficile! La vie est belle mais elle nous fait souffrir de notre naissance jusqu'à la fin et plus encore, qui sait...

Milliard, 23 septembre 2018

Il n'y a que le temps qui peut nous aider à accepter le départ d'êtres chers. J'ai d'abord perdu mon frère dans un accident de la route. J'ai cru devenir folle car je découvrais la mort. On était très proches. Les derniers d'une fratrie de 6. Des années plus tard mon père est parti sans souffrir d'une mort subite. Prise de court, car inattendue, j'en souffre encore car je pense qu'on avait encore plein de choses à voir ensemble. Enfin, quelque temps plus tard, ma mère est partie d'une tumeur foudroyante après avoir beaucoup souffert. Je l'ai bien vécu car je m'y attendais et que c'était mieux pour elle d'arrêter sa souffrance. C'est l'effet de surprise qui fait le plus mal, c'est drôle, c'est comme qui dirait "on finit par s'habituder à la mort" de ses proches jusqu'à notre propre mort.

KAMILLE SEMLAY, 27 septembre 2018

Bonjour, je me retrouve dans chacun de vos témoignages. Mon papa nous a quittés il y a 3 mois (presque 94 ans ). Au décès de maman ( il y a 8 ans ), je suis devenue aidante naturelle. Étant encore sur le marché du travail, je jonglais entre ma vie, mon travail et mon papa. Il y a 1 an, j’ai pris ma retraite. J’en suis tellement fière, j’ai profité de sa présence (malgré son état vieillissant)... Je n’ai pas eu cette chance avec maman. Il me manque tellement. Un vide intense. J’ai 2 frères avec lesquels ça va bien, on est bien soudés. Oui, il faut faire notre deuil, mais c’est tellement difficile. Malgré notre âge, 61, 59, 55 ans, il nous est permis de pleurer son départ, ainsi que celui de maman...

Carole Anne, 17 octobre 2018

J'ai seulement 19 ans et je dois vivre avec le décès de ma maman, survenu il y a un peu plus d'un mois et après avoir vécu avec sa maladie pendant près de 11 ans. Voir ma petite maman malade m'a fait grandir et m'a fait éprouver un amour incommensurable pour elle, je souhaite à chaque maman d'être aimée par son enfant autant que j'ai aimé la mienne. J'ai toujours été une jeune fille souriante, courageuse, qui tenait le coup d'abord pour montrer mon soutien à la femme m'ayant donné la vie, mais aussi pour ne pas baisser les bras le jour où elle viendrait à partir. Cependant le 18 octobre 2018 mon monde s'est écroulé, mon cœur s'est brisé, mon sourire est devenu forcé, et je n'ai plus que mes yeux pour pleurer. Ma maman m'a absolument tout appris, sauf le fait de devoir "vivre" sans elle, bien qu'elle ait essayé de m'y préparer tant bien que mal. Je ne vis plus depuis 1 mois, je considère cela plutôt comme de la survie, tout me semble fade, vide, sans plus aucune importance. On m'a arraché ce que j'avais de plus précieux dans ma vie, et ma vie actuelle ne me correspond plus, lorsqu'il m'arrive quelque chose j'ai toujours le réflexe de téléphoner à ma maman pour tout lui raconter, et alors je me rappelle que je n'aurai pas de réponse, et à ce moment je me sens seule, abandonnée et la vie ne me semble plus être une chose extraordinaire. Je survis parce que je sais que ma maman s'est battue pour moi, et je ne veux pas la décevoir, mais la vie a perdu tout son sens à mes yeux. Je suis anéantie, et on a beau avoir 10, 20, 30, 50, 70 ans, on a beau avoir vécu maintes et maintes choses, personne, je dis bien personne ne peut partager cette douleur sans avoir lui-même perdu un parent. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais perdre une maman fait ressentir des émotions inexplicables, j'ai perdu l'amour de ma vie et j'en suis détruite.

Perrine, 4 décembre 2018

J’ai été aidante naturelle pendant 12 ans pour mon papa à la maison. Il est décédé en janvier 2013 subitement, 12 heures après son petit déjeuner comme tous les matins, mais en douceur, d'une insuffisance rénale.
Ensuite j’ai été aidante à la maison pour maman qui a commencé à ne plus être autonome du tout à peine un an après le décès de papa. Je l’ai amenée à Riviera Maya deux semaines et je l’ai poussée partout avec son fauteuil roulant. J’ai lavé ses vêtements, à cause de son incontinence mais tout ça a été merveilleux comme vacances. Au retour à Québec elle se dégradait et au CLSC ils ont décidé de l’installer dans un centre d’hébergement où elle était très bien et heureuse. Chaque jour ou presque j’allais lui rendre visite avant d’aller au travail. Elle était toujours tellement contente de me voir chaque fois et peu importe l’heure où j’arrivais.
En 10 mois sa santé s’est dégradée après avoir fait un 4e mini ACV qui a engendré une pneumonie par aspiration. Le 18 janvier, les soignants m’ont dit qu'elle est désormais en soins de confort dans son lit. Le 19 j’ai dormi là avec elle dans son mini lit d’hôpital, en lui tenant la main toute la nuit et à l’entendre râler à cause des sécrétions pulmonaires. Aux changements de position aux deux heures elle recevait une injection pour assécher les poumons pour un meilleur confort. Elle ne faisait que dormir depuis cette nuit-là et ne se réveillait plus. Le matin du 21 à mon réveil, on m’annonce que c’est les soins palliatifs et le même soir à 20 heures elle est partie. Je suis démolie mais j’essaye vraiment de me tenir debout pour essayer de supporter mes enfants et mon petit-fils. Finalement je crois que c’est eux qui me réconfortent le plus. Maman était devenue comme mon 3e enfant, dont je m’occupais chaque jour.
Elle me manque. Je suis en arrêt de travail pour 3 à 4 semaines. J’avance très lentement. Je ne me vois pas intégrer le travail le 17 janvier prochain. Je me sens évanouissante, faible, triste et angoissée. Il n'y aura plus de promenade en voiture tous les deux. Plus de câlins et je n’aurai plus son coup de fil chaque jour à 18h30 quand je suis au boulot. Chaque matin je passe devant le Centre qui est à côté de ma maison, je regarde la porte et sais que je ne la verrai plus de l’autre côté. C'est pénible. C'est irréversible. Je passe plusieurs jours sans aucune peine, ni pleurs, et subitement j’ai cette douleur dans le fond de ma gorge de chaque côté qui me serre et ça fait tellement mal, et là les larmes arrivent et là j’ai comme une période intense de chagrin. Je rêve à elle : elle était là en train d’essuyer de la caisse et elle chantait paisiblement. J’espère rêver encore à elle car ça me rapproche d’elle.
J’espère que leurs âmes sont réunies et qu’ils sont en paix. J’ai 60 ans et ce n’est jamais le moment de se séparer de ceux qu’on aime mais c’est pourtant la seule vraie réalité à laquelle nous devons tous faire face.
Nadine

nadine, 9 janvier 2019

Papa était hospitalisé suite à une fracture du col de fémur depuis samedi. L'opération s'est soi-disant bien déroulée... Il n'arrivait plus ni à manger ni à boire. Quand je l'ai vu dimanche allongé, mon cœur s'est serré (on aurait dit un petit oiseau tout fragile)... Je l'ai appelé encore aujourd'hui en début d’après-midi, m'inquiétant qu'il ne réponde pas (le téléphone posé tout à côté). J'ai refait le standard de l’hôpital, une infirmière m'a dit qu'il faisait une sieste. 10 minutes après on m'appelle "votre papa a fait un arrêt cardiaque". Je pleure, je ne veux pas les croire. Je n'arrête pas de pleurer jusqu'à ce moment où je vous écris... PAPA JE T'AIME

Sissy, 13 février 2019

Bonsoir, j'ai perdu maman j'avais 10 ans, le 31 mai 1988. Drame familial par défenestration que je n'ai appris qu'en 2009, car déjà placée à l'Aide sociale à l'enfance avec mes 8 frères et sœurs. Ce drame a été maquillé comme un suicide et j'ai vécu, enfin nous avons vécu avec cette version près de 20 ans, et il y a un je ne sais quoi à l’intérieur de nous pendant des années qui te dit que ce n'est pas un suicide mais tu finis par y croire... Une mort brutale qui ne prévient pas, d'une injustice sans égale pour ma mère qui voulait vivre... J'étais anéantie, tout était gris, je ne voyais plus les couleurs, je pleurais jour et nuit, je m’arrêtais de pleurer quand le sommeil devenait plus puissant que mon chagrin de jour comme de nuit... Je ne m'alimentais plus, ça m'a valu 3 mois hospitalisation sous perfusion. Et puis à 15 ans le 31 mai 1993 mon père décède également. Toujours pas relevée du décès de Maman et encore très douloureux à 41 ans, 2e choc émotionnel à l’adolescence et là franchement tu te dis : à qui le tour? Pour Papa c'était déjà plus prévisible car depuis la perte de sa femme, notre mère il s'est laissée mourir et l'alcool a définitivement eu raison de lui comme il a eu raison de maman... L'assassin de mes parents est l'alcool et c'est en vers lui que j'ai de la colère. On ne peut pas juger un être en état de démence, en phase de black-out, je me suis confrontée moi-même à cet assassin durant de longues années et tu finis par comprendre que c'est lui le plus fort si tu joues avec... Même si officiellement mon père a tué maman, pour moi le seul responsable c'est l'alcool car il a tué toute une fratrie. l'amour que se portaient mes parent l'un envers l'autre, le responsable c'est la boisson. L'alcool est responsable de plusieurs chapitres très douloureux de mon existence. Aujourd'hui je suis maman de 2 garçons de 9 et 10 ans et je remercie le ciel, les forces de l'univers, de m'avoir transmis cette volonté d'aller trouver en moi cette puissance qu'est le pardon, pas une force mais bien une puissante énergie appelée l'amour inconditionnel pour ensuite comprendre le drame de ma vie. Oui j'ai d'abord eu le pardon et très vite, je l'ai eu au décès de mon père pour tout les autres chapitres non énumérés ici qui nous a valu le placement à l'ASE avant la mort de mes 2 parents. Et ensuite j'ai voulu comprendre et aujourd'hui je sais...
Mes parents sont mes étoiles et je souhaite à tous et à toutes de rencontrer la puissance des énergies de l'univers et y laisser de nouveau entrer la lumière en chacun de nous et la propager à tout son être comme nous l'ont initialement transmise nos parents. Je ne dis pas que je suis guérie d'une telle blessure mais je sens la vie qui m'habite et et ça vous réchauffe. Voilà, je sais à quel point cette douleur est immense et je voulais vous la partager.

Lalya , 5 mars 2019

Bonjour, j'ai 51 ans, j'ai perdu maman le 22 février, il y a presque trois semaines, elle venait de faire 80 ans. La douleur est intense. Maman s'est battue depuis l'âge de 50 ans avec toutes sortes de maladies. Elle a eu neuf enfants et une vie de souffrance. Mais elle nous a appris l'essentiel : aimer, partager, savoir se priver. Trois valeurs essentielles de la vie. Elle s'est éteinte à l'hôpital dû à une insuffisance rénale et des problèmes respiratoires. Depuis je suis anéantie et ne pense qu à elle. Merci de partager. Sylvie.

Vivi, 12 mars 2019

Bonsoir,
Je viens de perdre mon père aujourd'hui, il avait 74 ans et souffrait d'un cancer de la prostate diagnostiqué en 2012. À la fin, il était métastasé de partout, n'avait plus que la peau sur les os et était paralysé des jambes. Il n'arrivait plus à s'alimenter seul car le cancer lui a rongé les gencives et il n'avait plus de dents, il ne pouvait qu'avaler des choses liquides. Il ne pouvait presque plus parler et s'énervait quand ma famille et moi ne comprenions pas ce qu'il disait. Il avait honte de lui quand sur nos visages il voyait notre peine de le voir diminuer de jour en jour, lui qui était si indépendant.
Mon cœur est déchiré en 1000 morceaux depuis son départ et je sais que je ne serai plus jamais la même. Une partie de moi est morte avec lui depuis qu'il nous a quittés, mais sache mon petit papa d'amour que tu seras toujours avec moi dans mon cœur et dans mes tripes et que je t'aimerai jusqu'à ma mort et bien au-delà.
Repose en paix.
Tu me manques déjà!
Je t'aime de tout mon cœur, la vie sans toi sera très amère.

Nathalie, 8 avril 2019

Bonjour,
Depuis juillet 2016, moi aussi j'ai été aidante naturelle pour mes deux parents. En janvier 2018 nous avons placé mon père dans une résidence intermédiaire. Ce fut bien difficile pour ma mère, elle disait que c'était comme un deuil et que cela l'avait fait vieillir de 10 ans en 6 mois environ. Tranquillement, ça commençait à se placer et... le 14 septembre 2018, ma mère a fait une crise de cœur fatale, là comme ça, à côté de moi... on écoutait la télé. C'est affreux comme expérience. Et pour combler le tout, mon père a empiré, il est maintenant en CHSLD et ne sait pas que ma mère est décédée. Il a des problèmes cognitifs importants alors nous avons décidé de ne pas lui dire. De plus, il n'en parlait plus. Mais après 6 mois, il commence à la demander. C'est dur à vivre... Beaucoup de monde ne comprennent pas pourquoi nous ne lui disons pas, mais je pense qu'il ne le réaliserait pas de toute façon... il est maintenant loin en arrière dans son temps.
Je m'ennuie tellement de ma p'tite maman, je regarde la chaise dans laquelle elle est partie... Comme je voudrais qu'elle y soit assise comme avant!

josee ducharme, 9 avril 2019

Bonjour,
J'ai 52 ans et je viens de perdre mon père. Il avait beaucoup maigri et avait quelques difficultés respiratoires mais rien de détecté. Je n'ai donc pas réalisé que mon père allait nous quitter d'un arrêt cardio-respiratoire. Ça a été très difficile, c'était il y a une semaine. J'avais des douleurs intenses à l’œsophage car les derniers jours il était entubé. Ça me brûlait et j'avais l'impression qu'on m'arrachait une partie de moi. Mariée et mère de famille, la perte de papa me cause un vide intense mais je fais face car ma mère n'a que moi et elle compte beaucoup pour moi. Je vais donc l'aider et être présente. Mais papa me manque. Quand j'ai compris qu'il allait nous quitter, je lui ai parlé comme quand j'étais petite fille, même ma voix changeait et redevenait plus infantile. Ça m'a beaucoup interpellée, je lui ai dit que je l'aimais. Je le sais présent avec nous mais il était si vivant que je le pensais immortel car jamais malade. Je suis profondément triste et si mes douleurs et brûlures à l’œsophage ont cessé un peu, mon corps ressent parfois des tremblements et j'ai froid.

LACOSTE, 10 avril 2019

Bonjour, j'ai perdu ma mère le 20 janvier 2019, anéantie, colère... Partie à 91 ans mais partie seule... Les médecins ont été surpris qu'elle parte... grand point d'interrogation: de quoi est-elle partie? J'ai demandé le dossier médical car je suis entre deux...

Amico, 27 avril 2019

Bonsoir,
J'ai perdu soudainement ma chère Maman à 71 ans le 14 février 2019. Une date maudite pour moi, mon grand-père étant en effet décédé le 14 février 2018. Personne ne s'attendait au décès si soudain de Maman. Depuis je suis anéanti, j'ai continuellement une boule au ventre et je me sens comme vide. C'est comme une partie de moi qui est partie avec elle ce jour-là. J'avais encore tellement de choses à vivre avec elle et maintenant c'est trop tard. J'ai tellement de regrets de ne pas lui avoir assez dit combien je l'aimais et combien elle comptait pour moi. Maman me manque terriblement et je n'arrive pas à me faire à son absence. Je pleure tous les jours depuis 3 mois en repensant à un souvenir avec elle, en écoutant une chanson qu'elle aimait, en regardant une photo de Maman ou même pour rien.
J'ai deux frères plus jeunes qui sont vite passés à autre chose et ne comprennent pas mon chagrin. J'ai même reçu plus de soutien d'inconnus que d'eux deux. On dit que seul le temps peut apaiser la peine, mais en attendant, je souffre énormément et je suis très malheureux. Je crois que c'est la pire chose qui peut arriver dans la vie, la perte de ses parents. J'ai beau avoir 50 ans, je me sens comme un petit enfant orphelin et maintenant il faut vivre jour après jour avec cette terrible absence.

Grégory , 4 mai 2019

Je me retrouve dans le témoignage de Grégory. Maman est décédée seule dans son appartement le 14 février 2017 à seulement 70 ans et sans que personne ne s'y attende, d'un AVC probablement...
C'est très dur de l'imaginer avoir son malaise et personne pour lui venir en aide, elle est partie comme elle redoutait de le faire, seule comme un chien dans son appartement, aucun de ses 3 enfants pour l'accompagner... Je culpabilise énormément de ça, qu'elle soit partie seule. Et beaucoup de colère en moi. Qu'a-t-elle fait pour mériter une mort comme ça sans les siens?
J'avais encore tellement de projets avec elle, des petits plaisirs à vivre ensemble, et d'un coup plus rien, plus d'avenir, envolée, disparue ma petite Maman, c'est vraiment très dur. Ma vie ne sera plus jamais comme avant. Heureusement que j'ai mes filles sinon je crois que je serais en dépression. Une partie de moi est morte avec elle et je me sens bancale, très fragile sans elle...
Comment retrouver le goût de la vie quand les gens qu'on aime d'un Amour viscéral nous quittent?

Sandra, 11 mai 2019

Ma mère va mourir. Je suis handicapée, aussi je ne peux pas aller la voir et faire ce que j'aimerai tant pour être avec elle tout simplement. Mon beau père, ma sœur, mon neveu vont la voir et moi je reste sur le carreau. J'ai la trouille qu'elle parte sans l'avoir vue, sans voir son regard empli d'amour de mère, de perdre la pire chose : cette osmose qu'on a toujours eue ensemble. Je sais que je vais ramer, être déchirée et qu'il faut que je reste solide pour qu'elle puisse partir, que je puisse la laisser partir sans lui montrer l'énorme manque, vide, peine, même si je sais qu'elle le sait. On a vécu tellement de choses, j'ai toujours décroché la lune pour elle, surtout avant mon handicap, car j'ai toujours dit qu'il fallait profiter des vivants, d'aller les voir souvent, de leur offrir des cadeaux sans respecter des dates précises... Juste faire plaisir car cela me fait plaisir .. Je sais quelle personne je vais perdre : mon double, cet amour bienveillant.

Etoile Filante, 30 mai 2019

Bonjour, maman est partie en janvier. Je suis en douleur, je ne suis plus la même depuis. Nous serons tous orphelins un jour...

Marie, 31 mai 2019

Bonjour, combien je me reconnais dans certains témoignages. J'ai 63 ans et j'ai perdu ma petite maman le 10 février 2019. J'ai été aidante naturelle et je vivais avec elle depuis le départ en 2012 de mon papa et surtout après qu'elle ait déclaré la même année une leucémie. Leucémie très sévère qui a été contenue pendant 5 ans et qui s'est réveillée en 2017. Un nouveau protocole de chimio a été mis en place, et malgré toutes les contraintes, maman a "résisté" jusqu'à décembre dernier. En janvier, les médecins ont décidé d'arrêter les soins. Maman était une battante, elle savait qu'elle était condamnée mais continuait malgré tout à accepter d'aller aux urgences quand la température était trop importante, elle n'avait plus aucune immunité. J'ai demandé l'hospitalisation à domicile afin qu'elle puisse finir ses jours chez elle. Je l'ai veillée, que c'était dur de l'entendre râler les nuits. En huit jours son état s'est dégradé, elle a été consciente presque jusqu'à sa fin. Elle était tellement faible qu'elle ne pouvait plus articuler des mots, mais avait toujours un sourire pour ses infirmières, pour ses petits-enfants et nièces. Elle ne comprenait pas pourquoi son état s'était dégradé si vite. Le dimanche 10 février elle est partie entourée de ses enfants, ses petits-enfants, nous avons assisté à son dernier souffle. Sur le moment, j'ai pensé que c'était mieux ainsi, qu'elle ne souffrait plus. Cela fait quatre mois, et elle me manque tellement. Tout me rappelle à elle, elle était si forte moralement, et moi je suis tellement faible. Et oui Grégory à tout âge on peut se sentir orphelin et maintenant il faut vivre jour après jour avec cette terrible absence.

Béatrice, 12 juin 2019

J’ai perdu ma chère Maman à 90 ans le dimanche 23 juin 2019 à 2h30 du matin. On m’a téléphoné à 2h50. Pour 2 ou 3 minutes je ne l’ai pas réalisé… et juste après, le choc. C’est un cauchemar jusqu’à aujourd’hui, et ça a l’air de persister encore et encore…
Malgré que j’aie 53 ans, marié, avec 4 enfants, je pleure tous les jours. Elle m’a laissé un vide énorme que personne n’a pu remplir; elle est dans ma mémoire tout le temps. Je me sens seul dans mon monde; on me disait que le temps guérira tout et que l’oubli est le meilleur don du bon Dieu, mais voilà déjà 13 jours passés et je n’arrive pas à faire ma vie normalement…
Juste 2 semaines avant son décès, je l’ai amenée dans ma voiture, on a fait un petit tour, on est passés par les coins où elle avait des souvenirs, mon but était de lui rafraîchir la mémoire parce qu’elle commence à avoir un p’tit trouble de mémoire (l’oubli)…
Lorsque je me rappelle des moments que j’ai passés avec elle, j’ai les larmes aux yeux.
Je l’aimais beaucoup, elle était toujours présente dans ma vie, une vie que j’ai tracée de façon à la satisfaire au 1er rang… oui, avant même ma femme et mes enfants, et je suis fier de l’avoir fait de cette façon-là…
Je t’aime fort ma chère maman.

Ridha Ben Haj Youssef, 5 juillet 2019

J'ai perdu ma maman il y a trois semaines. En sortant du restaurant où nous avons fêté un anniversaire, elle a succombé quelques heures après de son emphysème pulmonaire. Je n'ai rien pu faire, elle est décédée et j'ai fait une tentative de suicide.
Malheureusement, pour moi, ma sœur est venue me sauver. Et je suis encore en vie et je déteste cela car je ne veux plus souffrir.
Je n'ai goût à rien, je n'arrête pas de penser à elle. Le soir, quand mes anti-dépresseurs ne sont plus efficaces, je prends mon somnifère et je vais me coucher pour ne plus ressentir ce sentiment d'abandon.
Après la mort de mon papa, il y a huit ans, je vivais toujours avec elle. Nous dormions toujours ensemble car elle ne voulais pas dormir toute seule. Je ne sortais que pour les courses. Elle était toujours avec moi. Et depuis trois semaines, plus rien, elle est partie. Je ne le supporte pas. Ma sœur qui, elle, est mariée avec deux enfants, me dit que je dois me battre. Elle, elle n'a pas été aussi proche que moi d'elle. Je l'emmenais quotidiennement chez le coiffeur, l'aidais pour la toilette et le ménage et tout le reste. Depuis, plus rien. C'est terrible pour moi. Je ne suis pas mariée et sans enfant. Quand je rentre le soir, elle ne m'attend plus. Je ne peux plus l'appeler sur mon portable. Je suis tellement bouleversée que je fais semblant de lui parler. Actuellement, je survis ; je ne veux pas créer de problème à ma sœur et à mon beau-frère en tentant à nouveau de me suicider. Je ne veux pas que cela rate comme la première fois et que je me retrouve en HP.

BELTZUNG, 15 juillet 2019

Bonsoir, j'ai perdu ma maman il y a quelques jours, à la suite d'une leucémie. Elle a combattu comme une guerrière. Je suis si fière d'elle. Je ressens un vide immense et une douleur insoutenable.

Karine , 18 juillet 2019

Mon père est parti rejoindre les étoiles ce matin à 5h40, à 88 ans. Un cancer des voies biliaires et également un cancer de la prostate l'ont emporté. Tout cela s'est déclaré il y a 1 mois à peine et ça a très vite empiré. Lundi il parlait, mangeait seul, mercredi il avait du mal à parler, jeudi silencieux il ne mangeait plus, vendredi il ne réagissait plus, ce matin il nous a quittés.
Je t'aime papa, tu seras toujours dans nos vie à tes 7 enfants, ta femme, ton frère et ta sœur.
Linda 35 ans.

Linda, 20 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous, chères amis inconnus. Si je suis ici avec vous, c'est pour la même raison: nous avons perdu notre chère maman le 9 Juin 2019 à 20h15. Elle est partie dans la Lumière... C'était une maman exceptionnelle, 94 ans, véritablement "une Maman Poule", qui adorait (mais pourquoi je parle d'elle au passé?) ses "poussins", bref, une maman d'une grande gentillesse et d'une grande douceur avec une infinie bienveillance.
Notre Calvaire a commencé il y a environ une douzaine d'années, lorsqu’elle a été diagnostiquée qu'elle avait un Tremblement Essentiel (maladie neurologique) qui dégrade lentement - mais sûrement - toutes les fonctions cognitives. Puis sont survenus quatre infarctus, une cruralgie, la DMLA, une surdité partielle, une épilepsie vicieuse, des infections pulmonaires (et urinaires à répétitions), d'innombrables aller-retour aux Urgences, jusqu'en 2017 (le 29 décembre passé aux Urgences), puis deux ans de souffrance en Hospitalisation à Domicile. Grabataire. Elle ne pouvait plus parler à cause de son Tremblement Essentiel qui lui paralysait les cordes vocales. Et puis survint cette maudite journée du 28 mai 2019 à 15h30, avec ce maudit kiné qui venait la "mobiliser" deux fois par semaine car, ne pouvant plus marcher (elle était devenue grabataire depuis deux ans), il lui fallait des soins de kinésithérapie. Ce jour-là, le kiné était en retard... il lui mobilise son bras droit, et au bout de 3 ou 4 allers-retours, nous entendons un claquement sec (comme un ballon gonflable qui éclate)... il venait de lui fracturer l'humérus du bras droit! Maman n'a pas dit un mot, pas une plainte. Le kiné, passe ensuite au bras gauche... je l'ai arrêté et lui ai demandé d'appeler le médecin, car il "suspectait" une fracture de l'humérus, mais il aurait facilement continué à la "mobiliser" si je ne lui avait pas demandé d'appeler le médecin. Bref, au bout d'une bonne heure, une ambulance (non-médicalisée) est venue la chercher et elle a été transportée aux Urgences dans des conditions honteuses (descendu les escaliers dans un drap, comme un vulgaire sac de patates, ils n'avaient pas de brancard). Aux Urgences, ça ne s'est pas bien passé. On commence par lui faire un plâtre pour remettre son humérus en alignement (sans pratiquer de radio dans un premier temps), puis on réalise qu'il faut faire une radiographie. Ouf!, sauf que, on s'aperçoit que son humérus n'est pas dans la bonne position... alors on défait le premier plâtre... pour refaire une seconde radio, puis on refait un plâtre, mais une autre radio qui montre que son humérus est mal aligné... mais, fatigués, on décide de laisser en l'état. 3 jours plus tard, on fait un autre plâtre, puis son état se dégrade, infection pulmonaire, morphine, soins palliatifs, soins de confort, puis coma, puis le 9 Juin 2019, 20H15... coup de fil de l'hôpital... décès de votre Maman. Le Ciel nous est tombé sur la tête ce soir-là...
Plus rien ne sera comme avant, nous sommes des morts-vivants. Depuis, nous sommes dévastés, nous pleurons sans arrêt, aujourd'hui, 1er Août 2019, ma petite soeur (59 ans, moi 72), est inconsolable et je suis très inquiet car elle dit constamment qu'elle veut rejoindre Maman... Je ne sais pas si notre route va se poursuivre longtemps sur cette terre... Nous avons souffert pendant douze ans environ avec notre Maman qui ne se plaignait jamais, la voir se dégrader lentement a été une torture terrible, elle qui était si élégante, si soignée, si réservée; alors avec l'hospitalisation à domicile et le passage des infirmiers deux fois par jour pour lui faire sa toilette... imaginez sa souffrance... Voilà un peu de notre histoire. Courage à vous tous.
Marilyne et Christian

dupont, 1 août 2019

Bonjour, je viens de perdre ma mère qui avait 56 ans. J'ai 31 ans, je suis détruite de l'intérieur. Je l'appelais tous les jours. C'était une maman tellement maternelle qui était folle des ses enfants. J'ai un vide permanent dans mon corps. Elle est partie il y a une semaine. Parfois ça va mais quand je vois son visage dans ma tête j'ai mal. Je ne serai plus jamais la même. J'arrive même pas à réaliser. Je me dis que c'est pas possible, que c'est un cauchemar.

Anne sophie, 3 août 2019

Bonjour, j'ai perdu ma maman le 29 janvier 2019. Nous l'avons trouvée dans la salle de bain. J'ai essayé le massage cardiaque pendant 20 minutes en attendant les secours mais en vain... Ma vie s'est arrêtée ce jour-là. Elle me manque.

Virginie Mornand, 5 août 2019

Ma petite maman est décédée le 12 juillet dernier, après 4 jours d’hospitalisation. Elle avait une grave insuffisance cardiaque mais ne se plaignait jamais. Je l’ai emmenée à l’hôpital le 8 juillet car elle avait de violentes arythmies. Le 11, elle a fait un infarctus massif sous mes yeux et ceux de mon papa, âgé de 92 ans. 23 heures plus tard, elle s’est éteinte comme une bougie. J’étais très proche de ma mère, très complice. J’ai aimé profondément mes deux parents. J’ai deux sœurs qui n’ont, hélas pour elles, pas eu la même relation. Je ne réalise pas que maman est partie rejoindre le paradis blanc... je pense tout le temps que je vais l’appeler, qu’elle va décrocher. C’est une douleur immense... incommensurable... et je m’occupe de mon papa qui a des troubles cognitifs. Mes parents ont vécu 70 ans d’amour, de gaieté et de partage. Le 12 juillet à 15h, la vie a quitté maman et le soleil s’est éteint... Profitez de vos parents, chérissez-les, entourez-les. Je regrette de ne pas en avoir profité encore plus. Je t’aime ma petite maman. À jamais dans mon cœur.

Cat, 7 août 2019

Ma tendre et douce maman est partie ce 01 août 2019. Elle avait un cancer contre lequel elle s'est battue avec courage et dignité. Elle aurait dû fêter ses 57 ans en septembre... Je suis anéantie et je ne ressens plus d'amour pour mon compagnon, ni même mes enfants... Alors j'occupe mes journées pour que le temps glisse entre mes mains car chaque jour passé est un jour qui me rapproche d'elle.

Melanie, 11 août 2019

Ma maman est partie le 28 juillet à 4h30... Un cancer du foie qui s'est déclaré il y a deux mois. Tout est allé si vite, deux semaines à l'hôpital, une dans l'espoir, la seconde comme une descente aux enfers. Elle allait de plus en plus mal chaque jour, jusqu'à cette nuit où avec mes sœurs nous étions à son chevet pour prier en espérant un miracle alors qu'elle s'éteignait. Elle est partie sous nos yeux, nous lui tenions la main. Ça ne rend pas tout cela plus supportable. Jusqu'à ce jour, je me demande ce que nous aurions pu et dû faire, pourquoi une telle souffrance, pourquoi elle... et elle me manque, qu'est-ce qu'elle me manque!

Larissa , 15 août 2019

Maman vient de nous quitter ce 14 août après une fracture du col du fémur. Je l'ai accompagnée chaque jour à la clinique puis à la maison dans le cadre d'une hospitalisation à domicile. Elle s'est enfoncée sans se plaindre, se rattachant aux mots d'une vieille ritournelle apprise à l'école, s'agrippant à ces mots comme à une bouée de sauvetage car des troubles cognitifs l'empêchaient de s'exprimer comme elle l'aurait souhaité. Nous l'enterrons demain et je redoute l'épreuve de la mise au tombeau comme celle des jours qui vont suivre. Chaque geste de la vie quotidienne me ramène à elle, m'arrache des larmes, je lui offre ces gestes comme elle m'a offert la vie. Elle avait 94 ans. Souvent déjà, si elle n'était pas réveillée à mon réveil, j'avais approché mon visage du sien, redoutant de ne plus l'entendre respirer, puis un léger ronflement me réchauffait le cœur. Ce matin-là, le silence m'a réveillé et j'ai su avant même d'entrer dans la chambre que c'était fini. Elle était tout à la fois ma mère et ma fille. Je souffre la perte des deux.

Guilhem, 18 août 2019

Mon papa est décédé le 19 août à 93 ans après une fracture du col de fémur (14 août). Nous avons décidé de ne pas lui faire subir l’opération. Il ne le souhaitait pas. Les médecins lui ont administré de la morphine et un autre médicament. Ma sœur et moi nous avons veillé sur lui jusqu’au dernier moment. Il n’est pas parti seul. C’est dur il me manque...

Iris Dufermont, 26 août 2019

Bonjour,
J'ai perdu ma maman le 19 août et je pense à elle à chaque instant. Mes sœurs et moi ne s'y attendions pas. J'ai l'impression d'être dans une autre dimension... de ne plus vraiment exister... de ne plus être moi-même. Le vide...

Michèle , 2 septembre 2019

Maman m'a quittée aussi le 19 Août, au terme d'une longue maladie. C'était l'amour de ma vie, nous avions un lien si puissant. Elle ne pouvait plus parler depuis 3 ans mais un regard suffisait pour que nous puissions nous comprendre. Et puis, ce que je redoutais le plus dans ma vie est arrivé, elle nous a quittés. J'ai été là à chaque moment sauf au moment où elle est partie et je ne m'en remettrai jamais. Pourquoi nous avoir enlevé ça? Un au-revoir? Juste lui tenir la main? J'essaie d'être forte comme vous tous que je lis mais je ne peux m'empêcher de penser à tous ces moments que je ne vais pas pouvoir vivre avec elle. Elle m'a tout appris sauf à vivre sans elle et je n'arrive pas à lâcher prise et à la "laisser partir". Ce processus de deuil durera toute ma vie. Alors chaque jour, petit pas par petit pas je m'efforce de faire ce que me répétait ma mère souvent "sois forte ma chérie, bats-toi comme une lionne". Amour éternel maman...

Marie, 10 septembre 2019

Bonjour,
Mon père, 90 ans, vient de mourir. J'avais l'habitude de passer deux jours avec lui toutes les semaines depuis des années et nous étions bien ensemble. Curieux de tout, très présent dans le monde actuel, il était encore en forme il y a deux mois. Après quelques douleurs, des examens, il y a eu un diagnostic de cancer très évolué et il est mort en 15 jours. Je me sens totalement bloquée pour tout, je n'arrive plus à rien faire et me sens responsable de ne pas avoir remarqué des symptômes qui devaient sûrement être visibles avant. Mon frère me le reproche aussi et je vais sombrer j'en suis sûre. C'est comme si je l'avais tué, ma négligence nous prive de sa présence encore quelque temps, c'est insurmontable son absence.

frederique, 11 septembre 2019

J'ai perdu mon papa le 2 septembre dernier, il a été diagnostiqué d'un cancer de l’œsophage à la mi-novembre 2018. Lorsqu'il nous l'a annoncé, à ma maman, mes 3 sœurs et moi, il était déterminé à se battre et de toutes les 5 j'étais la plus optimiste parce que mon papa il a toujours été le plus fort. On a pu rester 24/24 avec lui dès qu'on a su qu'il n'y avait plus rien à faire. Nous avons "campé" dans le service d'oncologie et il était si heureux qu'on soit tous les 6 comme avant. Il s'est endormi, durant la nuit j'ai eu un petit frisson puis ma maman a crié "il ne respire plus". Cette saloperie m'a pris mon papa. Elle m'a arraché mon héros, mon ami. Depuis je suis comme dans un monde parallèle, je me demande quand je vais me réveiller. Je vais chez mes parents, je vois ma mère et j'ai juste envie de lui dire "t'en fais pas il va bientôt rentrer, ça va aller". J'ai sans cesse le cœur serré, j'ai plus envie de sourire même si je sais que la vie continue, j'ai mon compagnon, mes 3 enfants. Mais je n'ai que 34 ans, mon papa en avait 58. Comment peut-on enlever un papa à ses 4 filles? On m'a demandé de lui dire en 4 jours ce que j'étais censée lui raconter sur toute une vie.

Michelle, 15 septembre 2019

Bonsoir,
Cela fait plus de 4 mois que ma douce maman s’est éteinte. La douleur est parfois engourdie, d’autres fois très vive, d’autres fois elle se transforme en tendresse pour un court moment, le temps d’un merveilleux souvenir. Souvent durant la journée elle est absente à cause de la vie, du travail, des enfants… Mais quand le soir arrive, après la besogne familiale, la douleur revient et vacille entre le souvenir de son sourire et de son rire, de ses caresses et de ses douleurs, ses affreuses douleurs et la perte graduelle de ses capacités. Chaque jour j’ai peur… peur d’oublier sa voix, son sourire, son rire, la douceur de ses caresses et de ses paroles. C’est pourquoi je pense à elle tous les jours, je me rappelle quotidiennement ses précieux conseils et leçons de la vie. J’essaie aussi de me rappeler sa voix, son sourire et ses caresses. Je vais mieux et j’ai moins peur. Elle sera toujours là dans ma tête, dans mon cœur, dans mes gestes et paroles. Merci maman, ta lumière est merveilleuse et éternelle. Tu t’es assurée que tu serais toujours avec moi, sans le savoir. Je t’aimerai toujours et je chérirai à jamais tous les moments que nous avons eu le privilège de partager. Et dans mes gestes, auprès des gens que j'aime, je te ferai revivre.

Sandra, 15 septembre 2019, 15 septembre 2019

Maman nous a quittés sur 9 heures de temps. Elle n'était pas malade, c'est un anévrisme de 8 cm de l'aorte abdominale qui a rompu. Je n'ai pas pu la voir car elle était déjà partie en salle d'opération. La seule image que j'ai d'elle, c'est aux soins intensifs où elle nous a quittés. Ce 13 août 2013 sera pour toujours ma plus laide date. Elle a eu 70 ans le 21 août et c'est au cimetière que nous sommes allés lui souhaiter un joyeux anniversaire. Cela fut terrible. Quand nous allons lui dire bonjour, on n'arrive pas à s'imaginer qu'elle est dans son urne derrière cette plaque qu'on aimerait enlever pour pouvoir la serrer dans nos bras. C'est très dur et je n'arrive pas, j'ai une partie de moi qui est avec elle, étant la seule fille. Nous étions fusionnelle, je la voyais tous les jours et tous les matins je lui téléphonais. En fait je me demande comment je vais pouvoir continuer ma vie sans elle.

burg, 26 septembre 2019

Moi ça fait 12 ans que mon père est décédé et j'ai mal en dedans, même de la difficulté à le regarder en photos... Indescriptible.

Sebastien Cote, 30 septembre 2019

Maman était en pleine forme ce jeudi 5 septembre 2019. Elle avait 71 ans et s'occupait quotidiennement de ma nièce. On s'appelait presque quotidiennement, comme ce jeudi, une fois que je sortais du travail. Notre dernier appel à 13h22 s'arrêta à 13h49. Je m'en souviendrai toute ma vie. À 17h40 maman est partie rejoindre les étoiles. Je n'ai que 35 ans, heureusement que j'ai ma femme et mon fils de 9 ans qui a été courageux le jour de l'enterrement. Maman tu me manques tellement, j'espère que tu lis ces mots. On t'aime, tu nous manques.

Sylvain sacaze, 2 octobre 2019

Bonsoir,
Ce soir j’ai besoin d’écrire, d’exprimer mon chagrin.
Le 3 mai 2014 s’est éteint mon papa à l’âge de 59 ans d’un infarctus foudroyant. J’avais 14 ans et je l’ai vu se faire réanimer devant mes yeux. 5 ans après, j’ai l’impression d’entendre encore les hurlements de ma mère et ma petite sœur ce jour... Je revois souvent le visage de mes proches effondrés, hurlants, en pleurs, je revois papa allongé sur le sol et moi le fixant à travers cette fenêtre en me disant qu’il ne me ferait pas ça...
Je suis détruite, je n’arrive toujours pas à imaginer ma vie sans lui, il me manque énormément un peu plus chaque jour. Je n’arrive pas à croire que plus jamais je n’aurai mon petit papa à serrer dans mes bras, mon si beau papa...
Je suis encore traumatisée par ces images, aujourd’hui à 20 ans je me sens perdue, je suis si triste car nous avons encore tellement de choses à se raconter, tellement de choses à vivre.
Je me rends compte que je ne me souviens plus de son rire, ni même de sa voix, il ne connaîtra pas mes enfants...
Je pense avoir sans doute besoin de voir un psychologue, que l’on m’aide à avancer dans ce deuil. Pourtant maman est sortie de sa dépression, ma petite sœur a arrêté de faire des cauchemars, mon frère a réussi à relever la tête, et maintenant que mes proches avancent moi je recule. J’ai eu tellement de poids sur mes épaules que maintenant que je n’en ai plus je réalise que c’est réellement fini 5 ans après, que c’est réel, que je ne rêverai plus jamais l’homme de ma vie, et le mot jamais me brise le cœur car il est définitif.
J’ai l’impression de mourir à petit feu, je parle encore de lui au présent car je refuse la réalité, je refuse de croire que c’est vrai et que c’est fini et je souffre. Je souffre tellement, j’ai peur de la mort de ceux que j’aime, j’ai peur lorsque l’on ne me répond pas au téléphone, j’ai peur que l’un d’eux me quitte. Je vis dans la peur constante de les perdre et mon cœur ne le supportera pas.
Je donnerais ma place, ma vie pour eux, pour papa, et malheureusement je me retrouve seule dans cet immense chagrin et je n’arrive plus à faire face, je pleure et me ressasse les souvenirs, les quelques souvenirs qu’il me reste...
La vie est si injuste, j’essaie de me reconstruire, et relever la tête mais mes pensées me tirent vers le passé sans cesse.
J’aimerais tellement que tu revienne mon papa, mais aujourd’hui tu reposes en paix, je ne cesserai de t’aimer et de te faire vivre en moi, je t’aime pour toujours papa...

Marlène , 7 octobre 2019

Il nous a quittés le 17 Juin 2019, loin de nous, c'était le 1er jour du bac... le lendemain de la Fête des pères.
Nous sommes orphelins, sans l'avoir vu nous quitter, incinéré sans lui avoir fait un dernier bisou, privés d'une tombe, d'un lieu ou nous pourrions enfin commencer notre deuil et nous recueillir...
Notre demi-sœur a fait de ta mort une affaire personnelle, nous ne savons pas où sont tes cendres, tout ça parce que nous sommes mineurs et sans défense.
Ton amour est en nous papa... nos larmes, nos insomnies, notre douleur est énorme... de là où tu es tu dois veiller sur nous... On t'aime.

Badis, 9 octobre 2019

Mon papa nous a quittés le 14 novembre 2019 à 75 ans d’une leucémie. Depuis qu’il est parti je n’arrive pas à faire mon deuil. Il me manque tellement et encore maintenant je n’arrive pas à croire que mon papa ne soit plus là. Il était ma force mon pilier. Je l’aimais énormément et je ne sais pas comment je vais pouvoir vivre sans lui.

Bela, 18 novembre 2019

Ma mère est partie le 28 octobre 2019. Elle avait 77 ans. Elle est décédée 4 jours après qu'on l'aie envoyée aux soins palliatifs. Le 3 août, nous avons fêté le 50e anniversaire de mes parents. Ce soir-là, elle est entrée d'urgence à l’hôpital. Elle avait un blocage et le sang ne se rendait pas à son pied droit. On lui a fait un pontage, sans résultat. Elle a dû être amputée sous le genou droit. Après une convalescence à l’hôpital, elle a été admise en réadaptation et progressait bien... jusqu'à un certain jour d'octobre où elle ne progressait plus. Les médecins ont fait des tests et une semaine avant son décès, nous avons eu la surprise d'apprendre qu'elle souffrait d'un cancer généralisé. On lui donnait 6 mois sans traitement, 1 an avec chimio. Nous avons choisi de la laisser partir vu qu'elle avait déjà beaucoup souffert de son amputation. Elle est partie tellement vite, je n'ai pas eu le temps d'aller la voir aux soins intensifs (j'habite à 5 heures de route). J'aurais aimé la prendre dans mes bras une dernière fois, mais je suis contente qu'elle n'aie pas choisi de m'attendre et de pâtir plus longtemps qu'elle ne l'a fait. Mes derniers souvenirs sont beaux. Elle, assise dans son lit (en réadaptation) tapotant sur son coeur en nous disant, à mon mari et moi: Je. Vous. Aime! Nous étions loin de nous douter que ce serait la dernière fois que nous la verrions. Elle me manque cruellement. J'aurais envie de crier ma douleur mais j'en suis incapable. Peut-être qu'un jour... Seulement 10 jours ont passé depuis les funérailles, c'est encore tout frais. Je t'aime maman!

Nathalie, 20 novembre 2019

Ma Maman nous a quittés il y a un an, le 13 octobre 2018 à 76 ans et 6 mois. Je lui ai tenu la main toute la nuit. Je suis restée avec Elle car je savais... Ma sœur n'a pas voulu rester. Je suis donc restée seule avec Elle, à pleurer toutes les larmes de mon corps, car je voyais la vie s'en aller. Je n'arrivais plus à respirer, comme maintenant où j'écris ces quelques mots. Aujourd'hui, un an après, la douleur me submerge, me dévaste et je reste sans force. Mes yeux sont vides. Je vivais loin de ma Mère et Elle m'a attendue pour partir. Je suis arrivée un mercredi, elle a commencé à partir le jeudi pour finalement s'éteindre le samedi matin à 8h30.
J'ai eu 53 ans la semaine dernière et je me sens comme une enfant orpheline alors que je suis adulte. Comment peut-on vivre sans sa Mère? Celle qui m'a construite, m'a guidée tout au long de ma vie n'est plus. Celle qui a travaillé toute sa vie et qui n'a profité de rien n'est plus. Mon chagrin demeure intact, rien n'est altéré. Ma maman était ma force, mon équilibre. Quand j'étais d'humeur morose, il me suffisait de l'appeler et tout le tumulte s'évacuait, la lumière revenait. Je ne sais pas vivre sans ma Mère. Je ne peux pas vivre sans ma Mère. Je me sens si désespérément orpheline, si désespérément seule, si désespérément déboussolée, si désespérément désorientée, complètement abandonnée. Ma seule consolation, c'est qu'Elle ne souffre plus, car la pire des douleurs, c'est de voir sa Mère souffrir, et être impuissante. Stade 5 l'année dernière et cette saleté de maladie de brin a eu raison d'Elle. Elle si forte, s'est battue comme une lionne, mais le combat était inégal et cette traîtresse de maladie de brin l'a emportée. Elle est restée fière et digne jusqu'à la fin, mais Elle ne souffre plus maintenant. Sa souffrance, je l'ai prise, je la porte, je l'ai gardée. Je ne comprends plus ce qui se passe aujourd'hui autour de moi; tout va vite, trop vite, je suis dépassée. Les gens sont brusques et moi je suis si fatiguée. Je n'arrive plus à dormir, alors mon cerveau se délite tout doucement.
On me dit qu'il faut continuer, mais au nom de quoi, et pourquoi? La mort c'est peut-être la réponse...

Daniëllà, 21 novembre 2019, 21 novembre 2019

Je suis avec vous tous, je sens la grande peine dans les mots écris par ces gens que je ne connais même pas. Je viens de perdre ma mère de 97 ans le 11 novembre 2019. J'ai bien accepté son départ car elle ne voulait plus vivre dans un fauteuil, elle qui a été très indépendante toute sa vie. Elle demandait qu'on lui offre le plus beau, le plus cher, car elle savait que sa vie finirait bientôt. J'ai compris qu'elle voulait partir le 6 octobre, durant notre dernière visite. Je compte sur mon mari pour le support moral, il est tout pour moi. Il comprend l'amour que j'ai eu pour ma mère. Ma mère était une femme forte, pleine de joie et avec un caractère que j'admirais beaucoup. Adieu Maman, allez en paix, tous nos souvenirs resteront dans mon cœur pour toujours. Je suis forte parce que vous m'envoyez de l'énergie sur mon chemin.

Francine, 10 décembre 2019

Ma maman m'a quittée il y a maintenant un mois et quelque jours. Je la vois partout, nos souvenirs me reviennent sans cesse dans la tête . Il n'y a pas assez de mots pour dire à quel point elle me manque. Après 1 mois, le mal est toujours aussi grand. Aussi lourd. Personne ne peut nous dire en combien de temps nous allons pouvoir guérir un peu ou reprendre au minimum le cours de notre vie. C'est comme si j'étais au jour 1. Elle est toute petite dans son lit d’hôpital, elle était partie vers un long voyage. Mon Dieu je ne l'aurais jamais laissée aller se faire incinérer si j'avais pu, c'est comme si je l'abandonnais. On dirait que je ne reverrai jamais le bonheur que j'avais avant et cette joie de vivre que ma mère partageait avec nous chaque jour . :(

Carol-Anne, 12 décembre 2019

Bonjour,
J'ai perdu ma maman il y a 5 ans d'un cancer aux ovaires. Elle était âgée de 56 ans, moi 27 ans. Depuis ces 5 années, je remonte la pente tout doucement, jusqu'au 30 octobre 2019 où je viens de perdre mon père. Décès d'une mort subite, âgé de 63 ans. J'ai fait une chute aux enfers ce jour-là. Dur de se dire que je ne reverrai plus jamais ni l'un ni l'autre. J'ai beaucoup plus de mal à accepter le décès de mon père, est-ce par ce que c'est brutal, je ne sais pas, ou est-ce parce que je suis une adulte orpheline? J'essaie d'avancer pour mes enfants mais c'est très dur, la douleur est immense. J'ai l'impression d'avoir tout perdu depuis ce jour-là.
Mais comme mes parents sont des personnes fortes, je vais être forte pour eux et monter la pente tout doucement.

Condu, 18 décembre 2019

Je viens d’avoir 60 ans voilà 6 jours et je me prépare à une retraite bien méritée d’après mes patrons. Le jour de mon anniversaire, lundi, j’ai reçu un WhatsApp d’une de mes sœurs en France me disant que mon père est dans le coma au Maroc. Après vérification, il s’avérait qu’il a un problème respiratoire et est sous surveillance. Je lui avais parlé le mercredi 18 décembre et je lui ai dit que je l’aimais, il était en colère contre moi car je lui avais dit que j’ai l’intention d’aller le voir mais j’attendais une lettre de son médecin car je n’avais plus de congé. Entre-temps, mon mari et ma fille commençaient à regarder pour un billet pour moi Canada-Maroc. Le vendredi 20 décembre il était parti. Je suis triste et désorientée car il est parti vite avec un cancer du poumon que le médecin a détecté depuis juillet dernier mais qu’ils ont caché à nous dire.

Nouzha, 22 décembre 2019

Merci pour tous ces commentaires très réconfortants.
Ma mère est décédée le 18 décembre 2019 suite à une terrible agonie. Elle a beaucoup souffert physiquement et moralement.
Il est très difficile d'accepter qu'elle ne soit plus présente.
Je me dis par ailleurs qu'elle ne souffre plus.
Je fais mon deuil, un jour à la fois.

Thérèse, 23 décembre 2019

Mon père est décédé à l’âge de 81 ans. Je n’étais pas prête à ce que cela se passe ainsi, voir son âme s’éteindre. Nous savions que le temps était compté mais le destin fait quelquefois les choses bien. Il lui a permis d’éviter une dernière dégradation physique et d’horribles souffrances. Seulement, je m’en veux de ne pas avoir compris qu’il ne se battait plus. Je lui aurais rappelé comment nous nous sommes fait grandir, l’aurais remercié de sa force, son courage, mais il savait, il est parti apaisé son regard sur moi. Six mois ont passé, le vide est immense, ma mère et ma fille ne comprennent pas ma tristesse.
Ton rire me manque papa.

Sophie, 30 décembre 2019

Je viens de perdre mon papa le 13 décembre 2019, il avait 71 ans. Il est mort chez moi sur mon canapé, il a fait une crise cardiaque devant maman, moi, mon mari et un de mes fils de 7 ans, malgré le massage cardiaque et la venue des pompiers et samu. Son cœur est reparti mais le docteur nous a dit qu'il avait peu de chances de survie. Il a refait une crise cardiaque dans le camion des pompiers et il a succombé avant d'arriver à l'hôpital. C'est très dur et surtout ça a été très violent. Des décès j'en ai vécu beaucoup, la morgue je l'ai côtoyée. À l'âge de 17 ans, j'ai perdu mon premier amour, on devait se marier... mais mon père c’était le pilier de la famille, mon pilier à moi. Je sais qu'avec le temps ça va s'estomper mais je ne l'oublierai jamais et à l'heure d’aujourd’hui je n'ai jamais ressenti ça après un deuil, mais là, depuis qu'il est parti, une partie de moi est partie avec lui. Pourtant j'ai 48 ans et des choses dures j'en ai vécues et je n'ai pas fini d'en vivre. Je voudrais dire aux personnes qui ont encore leur papa et maman d'en profiter et d’arrêter de se prendre la tête pour des broutilles dans la vie car le jour où ils ne sont plus là, eh bien malheureusement c'est trop tard.

axelle, 30 décembre 2019

Cela fera 10 ans cette année que ma mère s'en est allée... autant d'années que je suis un petit garçon de 40, 45, 50 ans à qui elle manque et manquera toujours. Je peux vous dire, à toutes et à tous, qui commencez ce deuil terrible, que la grosse douleur qui coupe le souffle s'estompera avec le temps. Que les souvenirs les pires laisseront le place aux sourires, aux paroles et aux regards qui faisaient tant de bien. Mais vous resterez un fils ou une fille orphelin de son/ses parent.s, quel que soit votre âge. Aux autres, les chanceux, dites-leur combien ils sont importants pour vous.... la pudeur n'est rien face à l'absence.

laurent, 3 janvier 2020

J’ai perdu ma maman le 17 mars 2019, cela faisait 3 ans qu’elle se battait comme une lionne, elle avait une tumeur cérébrale. J’ai 15 ans et demi, j’ai un petit frère de 9 ans et une grande sœur qui vient d’avoir 18 ans en novembre. Quant à mon père, il a eu un comportement décevant, il a été lâche, vers janvier 2018 il s’est « séparé » de ma mère parce qu’il considérait cette situation trop dure pour lui, il nous a laissés, des enfants avec une maman malade. Ma mère était une vraie battante, tout le monde l’aimait, elle était un exemple. Vers la fin de sa vie, j’en avais marre, j’avais jamais perdu espoir, c’était impossible qu’elle meure, mais comme elle disait « rien est impossible ». Suite à sa mort, j’ai eu beaucoup de soutien de la part de mes amis, mon copain, ma famille... Mais ça n’a pas suffit, je voulais mourir. Toutes mes solutions étaient « la mort ». J’étais blessée, en colère, je pensais directement à la mort. Et j’y pense toujours, mais je veux vous dire que ce qui ne tue pas nous rend plus fort, et que oui cette situation m’attriste, oui je préférerais être avec elle au ciel, mais je ne peux pas laisser ma famille et je ne peux pas m’arrêter de vivre, on ne vit qu’une fois et je pense qu’il y a plein d’autres personnes qui sont dans une situation plus difficile que la mienne. Je la remercierai jamais assez d’avoir été aussi forte.

Rosa, 7 janvier 2020

Bonsoir à toutes et tous, je viens de prendre beaucoup de temps à lire tous vos commentaires et plus d'une fois, les larmes ont coulé sur mes joues. Mes parents sont toujours vivants, mais je pleure déjà en sachant qu'ils ne sont pas éternels. Mon père a diminué énormément en 3 ans de temps, il est placé dans une résidence pour personnes âgées encore autonomes, il n'est pas en bonne santé, risque d'AVC, risque d'arrêt cardiaque et je suis déjà en dépression sachant qu'un jour prochain il va partir. Je l'ai aidé tous les jours pendant 2 ans. Depuis début 2019 je suis en grosse dépression, je pleure souvent, je sais que ça vient de l'état et de l'âge de mes parents. Maman est aussi encore vivante, elle ne présente pas de maladie connue à ce jour, elle a 77 ans 1/2 et mon papa à 80 ans 1/2. Je pleure alors qu'ils sont encore vivants, mais alors qu'est ce que ça va être quand l'un des 2 va partir et puis l'autre après? Oui ça peut être dans 10 ans, mais qu'est ce que 10 ans? J'ai plus de 50 ans et j'anticipe toujours les choses, les événements, le cycle de la vie fait aujourd'hui un événement que j'ai du mal à surmonter alors qu'ils sont encore vivants. Des jeunes enfants ont perdu leur parent beaucoup plus jeune qu'à mon âge et je suis là à craindre ce qui est inévitable, excusez-moi de venir me plaindre sur un forum où vous vivez la souffrance, la perte des vôtres, mais ça me parle tellement par anticipation vos douleurs.

Barbara, 19 janvier 2020

Bonjour, je me retrouve beaucoup dans vos commentaires. De mon côté, j'ai perdu mon papa au mois de mai 2019 à l'âge de 88 ans d'un cancer des poumons. 6 mois plus tard ma maman est décédée subitement dans mes bras à l'hôpital. J'ai beaucoup de difficulté à vivre sans eux mais surtout ma maman, même si elle avait 89 ans je n'étais pas prête à la laisser partir car c'était mon phare . Je me demande combien de temps je vais errer sans vraiment comprendre pourquoi les deux en si peu de temps. Le temps passe mais la douleur et la souffrance est toujours présente en espérant retrouver la lumière dans ma vie.

Loup, 7 février 2020

Bonsoir, je me retrouve dans vos témoignages. J'ai perdu ma maman le 3 septembre 2019. Elle avait 67 ans d'un cancer des os.
Je réalise seulement maintenant que maman est partie, elle me manque tellement. Je vis avec une souffrance permanente qui m'envahit et j'ai un sentiment d'insécurité.
Nous étions très proches, fusionnelles.
J'ai accompagné maman durant sa maladie et je suis allée jusqu'au bout du bout avec elle.
J'espère que ma peine, ma tristesse s'atténuera avec le temps.
Bon courage à tous.

Carine, 10 février 2020

Bonsoir,
Écrire pour éviter le piège de la terreur dans laquelle me plonge la mort de mon père, depuis cette fin septembre 2019...
Comment faire pour vivre sans lui après avoir appris à vivre sans ma mère quatre ans plus tôt. À sa mort je pensais ne pas pouvoir vivre sans elle tant il me paraissait inconcevable de pouvoir supporter les jours sans elle, un peu l'impression de trahir l'amour inconditionnel que nous vivions avant; et puis un monde s’était recréé avec mon père, une complicité renforcée et toujours cette force que l'amour dans notre famille nous donnait.
Papa est mort si vite ayant juste le temps de se savoir malade et pas celui de réaliser qu'il n'avait plus que dix jours. Sa mort me terrorise. Et ce mot d'orphelin peut paraître ridicule à 60 ans mais il est tout à fait adapté quelque soit l'âge. Le manque de repère d'un seul coup, perdre le contact, le sourire, ne plus avoir son avis si précieux me fait tomber dans l'insécurité angoissante et désemparante et pourtant je suis marié, j'ai une fille, un travail, mais tout tout est chamboulé. Mon frère souffre aussi mais refuse de le reconnaître et cela donne encore plus un sentiment de solitude, bref grosse terreur face à la mort et grosse angoisse pour tenir pour la suite; reprendre la vie c'est un peu tourner la page et l'abandonner, je n'ai pas encore la solution et suis super tiraillé. C'est très rude.

roussel , 12 février 2020

J'ai lu avec attention les commentaires liés au départ de son père ou de sa maman. Ils sont tous très émouvants.
Ma mère est décédée à 94 ans. Je l'ai accompagnée aussi; elle était en maison de retraite depuis 5 ans environ; elle a été autonome jusqu'à 3 mois avant son décès. J'ai vu son état décliner de jours en jours et, sachant que c'était irréversible, je suis allé la voir très souvent et chaque jour le dernier mois. J'ai bien sûr été très triste de la voir dans cet état, elle qui a élevé seule ses enfants - mon père étant décédé 2 ans et demi après ma naissance. Mais finalement, je me dis qu'elle n'a pas trop souffert. Elle a connu des moments difficiles mais heureusement beaucoup de moments heureux avec ses enfants et petits-enfants. Au moment de son décès, j'ai essayé de me raisonner en me disant qu'elle nous a beaucoup aimé; ce fut réciproque.
L'important maintenant c'est de continuer à vivre en pensant aux bons moments que nous avons passés ensemble, des joies que nous avons pu lui procurer. À nous maintenant de poursuivre notre route et de veiller sur notre famille et de lui procurer le bonheur que nous avons eu.
Bon courage à toutes et à tous.
Joseph.

autret, 15 février 2020

Bonjour, j’ai perdu mes parents en 2007, il y a déjà 13 ans (j’avais 28 ans). Je recherche une personne qui a vécu la même douleur que moi. Je m’explique: mon père a assassiné ma mère et s’est enlevé la vie ensuite. J’aurais cruellement besoin d’échanger avec quelqu’un qui a vécu la même chose... je n’arrive pas à retrouver goût à la vie. Pour augmenter le tout, mon frère s’est enlevé la vie il y a 2 ans... Comment ne pas avoir le goût d’aller les rejoindre... Merci.

Lapointe Isabelle , 21 février 2020

Mon papa est parti rejoindre les étoiles à l'âge de 59 ans le 29 janvier 2020. Il nous a quittés brutalement. Nous n'avons pas pu lui dire au revoir et lui prouver la force de notre amour. Nous vivons avec la nostalgie, la culpabilité, la tristesse, le manque, la peur et avec le sentiment que notre vie ne sera plus jamais comme avant.

jean, 26 février 2020

J'ai 50 ans, j'ai perdu ma maman le 25 mai 2019. C'est la première fois de ma vie que maman n'était pas à mon anniversaire en juin... Quelle douleur de perdre sa mère. La vie s'est arrêtée malgré les derniers moments de sa vie et de sa maladie où j'ai essayé d'être là. Que c'est compliqué, face au cancer, de voir celle que l'on aime maigrir et être faible et ne pouvoir rien, être impuissante. Elle est et restera la femme de ma vie pour avancer malgré ma tristesse permanente et cachée au yeux de tous. Je me dis qu'elle est toujours avec moi, ça m'aide au quotidien mais je sais une chose, c'est qu'elle veille sur nous comme elle l'a toujours fait. Maman je t'aime, je t'aimais et je t'aimerai.

France , 3 mars 2020

Bonjour.
Je viens de perdre mon papa d'amour. Je suis heureuse de ne plus le voir dépérir et de ne plus l'entendre gémir de douleur. C'était atroce, je ne pouvais rien faire pour lui, à part lui tenir la main et lui dire combien je l'aimais... Maintenant qu'il est parti, j'ai ressenti tout de suite un vide immense, comme vidée de mes entrailles.
Il m'a enseigné la foi et les valeurs simples de la vie. Je sais qu'il est avec moi dans mes moments de peine mais aussi dans mes moments de bonheur. Je porte de temps en temps sur la tête sa casquette préférée qui m'apporte réconfort comme si j'avais besoin qu'il me protège. Mes croyances, ma foi m'aident j'en suis convaincue.
Bon courage à chacun de vous.

Demol, 6 mars 2020

Bonjour,
Je me retrouve dans la plus part de vos commentaires. J'ai perdu ma chère maman le 23 octobre 2019 à l'âge de 80 ans. Depuis 4 ans, son état de santé s'est détérioré et je n'ai pas pu m'occuper d'elle car je vis dans un autre pays. Ma grande sœur devait prendre soin d'elle mais malheureusement elle avait perdu patience avec elle et ma mère a été maltraitée pendant ces derniers jours. Depuis son décès je suis dans une souffrance insupportable, mon univers est devenu vide et plein de chagrin. En tout temps elle est dans mon esprit et mes larmes coulent sans cesse. On m'a dit que le temps apaise la douleur mais même après 5 mois de séparation je n'arrive pas à surmonter ma peine. Je pense qu'une partie de moi est morte avec ma mère et je dois vivre avec ma peine jusqu’à ma fin.

Maryam, 28 mars 2020

Je viens de perdre ma mère le 27 février dernier et j'ai perdu mon père le 10 novembre dernier également. Perdre les deux en si peu de temps est très difficile. Mon père avait 91 et ma mère 87 ans. Les avoir pendant si longtemps et les perdre à jamais est encore quelque chose que je ne réalise pas encore pleinement. Ils furent heureux ensemble et nous ont donné tout leur amour à moi et mes 2 frères. Au décès de mon père en novembre, ma mère était déjà très fragile en raison de son insuffisance cardiaque et de se retrouver seule en résidence privée et à cette âge, pour moi qui n'habite dans la même province, ça me crevait le cœur. Je remercie la vie de m'avoir permis de passer une semaine avec elle à l'hôpital avant qu'elle nous quitte. Je lui ai tout donné. Ce n'était pas facile pour elle en dernier mais elle fut extrêmement tenace et elle s'est accrochée pour rester avec nous les enfants le plus longtemps possible. J'aime à penser qu'ils sont ensemble et qu'ils sont bien, tout en veillant sur nous.

Maryse , 30 mars 2020

Tous ces petits mots que vous avez mis sont très touchants. Moi j'ai perdu mon père le 28-01-2020, le jour de l'anniversaire de ma fille et j'ai du mal à m'en remettre.

Chaumat, 31 mars 2020

Bonjour,
Je suis de tout cœur avec vous. J'ai perdu mon papa, brutalement d'un arrêt cardiaque le 21 janvier 2020 à 4h du matin. Il n'avait que 64 ans et moi 29 ans. Il était en bonne santé, avec quelques désagréments de son âge mais il allait bien et était suivi par un médecin régulièrement. La dernière fois que je l'ai vu, c'était pour le Jour de l'An. Mon monde s'est arrêté. Mon cerveau s'est mis à off depuis cette date-là. Ma vie s'est partagée en 2 : avant le 21 et après 21. Depuis, au travail je ne me souviens pas de ce qui a pu être dit avant cette date, comme un reset de mon cerveau.
La douleur est affreuse, si dur à avancer sans ses conseils précieux. Je vois ma mère ne pas arriver à s'en remettre, j'ai peur qu'avec la solitude et la perte de son mari (40 ans de mariage), elle ne le supporte pas et qu'elle nous quitte aussi comme beaucoup de "vieux" couples malheureusement. Ne rien pouvoir faire pour l'aider hormis ma présence c'est très dur.

Jullin, 23 avril 2020

Bonjour,
J'ai perdu mon père de manière très tragique le 15 avril 2020. Il a confondu une bouteille d'eau à une bouteille de formol. J'étais avec lui et il est mort sur le champ. Je n'arrive pas à me remettre. J'ai mal au cœur et je pleure chaque seconde. Je souffre tellement de cette disparition que je maigris tellement, je n'ai plus d'appétit, ni d'envies.

Corine dolove, 2 mai 2020

Bonjour,
J’ai perdu ma mère il y a bientôt 1 an. Le 4 juin 2019. C’était aussi le jour de mon 3e anniversaire de mariage. Ma mère avait que 58 ans! Moi je n’en avais que 26. Elle a laissé son mari et ses quatre enfants derrière elle, suite à une maladie que je déteste. Nous étions préparés à son décès quelques mois avant mais la nouvelle fut extrêmement brutale pour tous. Je me suis retrouvée dans des états où je ne pensais pas me retrouver. C’était un vrai coup de massue, un vrai cauchemar. À la suite de la mort, je suis restée une semaine sans manger et en buvant à peine de l’eau. Je crois que la tristesse m’envahissait tellement que je n’étais plus capable de ressentir rien d’autre. J’avais peur de faire une dépression. Étant maman d’une petite fille, j’avais peur de l’entraîner avec moi dans ma descente. Quelquefois j’ai dû remonter la pente en faisant belle figure devant les autres, faire comme si tout va bien. Je pleurais ensuite seule dans mon lit. Mais à l’intérieur j’avais envie d’hurler. À bientôt une année complète de sa disparition, j’ai encore l’impression qu’elle était avec nous il y a à peine une semaine. J’ai du mal à croire que je ne la reverrai plus jamais. Pour me consoler et m’apaiser, je me persuadais qu’on allait me dire que c’était une blague et qu’elle allait réapparaître... que les gens sont fous de croire que j’ai perdu ma maman, une femme que je pensais éternelle, car elle était toute ma vie. Mais la vie en a choisi autrement. Ma mère n’avait que 58 ans, elle n’a connu sa seule petite-fille que pendant 3 ans, elle n'a pu marier qu’un seul de ses enfants (moi), mon dernier frère n'avait que 17 ans!!!! En regardant mes photos de mariage, j’ai un goût extrêmement amer alors que je devrais être remplie de joie et je me dis «si seulement on savait qu’il lui restait exactement 3 ans de vie»... Je suis tellement dégoûtée par la vie.
Ma mère n’avait pas le droit de s’éteindre ainsi... elle n’avait simplement pas le droit!

Nathalie , 11 mai 2020

Bonjour tous.
Je viens de perdre ma maman. J'ai 34 ans, elle en avait 63. Elle est décédée il y a 5 jours. Je me sens apaisée de la fin de sa souffrance (cancer avec métastases multiples). Et puisqu'elle nous aimait ma sœur mon père et moi de manière inconditionnelle, c'est avec ce même amour inconditionnel que nous acceptons tous qu'elle soit partie. J'imagine que le ressenti de la perte sera immense dans quelque temps, que le deuil sera long, que je ne l'oublierai jamais. Je l'ai tellement aimée. Mais ça ne me paraît pas injuste, je me dis que c'est le cours naturel des choses et ça me renvoie à l’humilité de notre condition humaine. Voilà où j'en suis pour l'instant. On verra bien après.

Guilaine, 20 mai 2020

J’ai perdu ma maman le 18 avril 2019 d’un cancer foudroyant. L’année de mes 50 ans. 3 ans après le décès de mon père. Elle avait 77 ans. Je ne m’en remets toujours pas. Je souffre toujours de l’avoir perdue. La douleur, les souvenirs, les non-dits, les regrets s’entrechoquent... Je maudis la maladie qui l’a emportée... je pleure mes deux parents et j’ose espérer que là où ils sont, ils se sont retrouvés avec amour et sérénité. La mort de mes deux parents me fait comprendre que la vie est courte et qu’il faut profiter de chaque instant de la vie et croire au bonheur. Nos êtres chers restent à jamais dans nos cœurs.

Sylvie, 29 mai 2020

Bonsoir, je lis vos commentaires et je suis bouleversée... Mon papa a rejoint les anges le 15 juin 2017, et depuis 3 ans, mon chagrin est toujours là. Il s'est éteint le lendemain de ma dernière visite quotidienne alors qu'il était en soins palliatifs. Coup de fil de l'hôpital à 7h30. Ensuite je dois l'annoncer par téléphone à ma mère, mes frères, mes sœurs. Nous sommes allés l'embrasser une dernière fois. Ensuite, il a fallu que je me rende au service des cimetières pour l'acquisition d'une concession. Nous avions prévu de nous en occuper un de mes frères et moi, le vendredi. Il est parti le jeudi au petit matin, à 87 ans. La journée s'est passée de sorte que je n'avais pas réalisé... Nous l'avons enterré le 16 juin. Le 17 juin, nous aurions dû fêter mes 45 ans et le 18, la Fête des pères... Je me suis beaucoup occupée de mon père, du moins de mes deux parents; il souffrait d'une insuffisance cardiaque, et 3 mois après l'implant d'une valve cardiaque, il s'en est allé...
À la suite de son décès, je me suis chargée de régler les démarches administratives, notamment concernant la réversion des pensions pour ma mère, anéantie par la perte de celui qui fut son époux durant 63 années. Le temps que je consacrais à mon papa, je le consacre à présent à ma maman, qui a 85 ans et qui est dépendante depuis plusieurs années. J'arrive à regarder les photos de mon père, mais toujours pas une vidéo qu'il avait enregistrée sur son lit d'hôpital, avec la complicité de mon frère. Chaque année, je redoute l'arrivée du mois de juin. Je n'ai plus jamais fêté mon anniversaire depuis 3 ans, je n'y parviens pas... la douleur prend le dessus durant cette période. Mon papa me manque tant... nous avons partagé de grands moments de douceur ensemble. Je sais que mes frères et sœurs souffrent aussi, nous parlons quelques fois, nous rions des blagues de notre père... mais je sais aussi que le deuil est propre à chacun de nous.
Mon cher papa tu resteras à jamais dans mon cœur.

Mima, 23 juin 2020

Depuis toute jeune, j'ai vécu plusieurs deuils et/ou séparation avec ma mère. Le divorce de mes parents, mais leurs amitiés sans fin, on été la cause de tristes déchirures et d'heureuses retrouvailles. Sur 2 continents éloignés, ça peut être complexe. Mon père est décédé quand j'ai eu 20 ans. Ma mère était venue habiter avec nous, déjà quelques temps avant, et a décidé de rester au Canada, par la suite et à notre grande joie. En 2000, soit 5 ans plus tard, ma mère a commencé à souffrir d'ostéoporose et de multiples fractures l'empêchaient de marcher. Je l'ai prise à la maison avec moi et on a rattrapé toutes ces années perdues, éloignées l'une de l'autre. Ma mère, mon amie, mon âme-sœur. En juin 2019, l'Alzheimer et le Parkinson ont essayé de nous séparer à nouveau.
On nous a dit que le CHSLD était plus sécuritaire pour toi. Le 6 avril 2020, la Covid t'a emportée. 18 jours sans nouvelles de toi maman! Personne n'a pris le téléphone. Tu n'as sûrement rien compris. À te demander j'étais où. Pourquoi je ne venais plus te voir tout à coup!? J'ai pu te faire un dernier câlin, mais je ne crois pas que tu en aies eu conscience.
On m'a arraché ma si belle maman comme des sauvages. Je pleure et pleure et ça n'arrête pas. Je sais que ce sera un deuil pénible. J'ai donné les 20 dernières années à ma mère, qui a eu une vie et était une femme extraordinaire. Je ne peux tout simplement pas croire que ça se termine ainsi. Maintenant, j'ai 45 ans et je suis une femme tout aussi extraordinaire que ma mère. Mais ça sera très difficile de faire sans elle!

Sofie, 30 juin 2020

J’ai perdu ma maman il y a 3 ans. J’en ai 19 actuellement. Elle était décédée dans sa chambre à son réveil et je n’ai rien pu faire. J’ai perdu 17 kilos et depuis je pleure chaque jour, chaque nuit. Elle me manque et je n’ai aucune famille, c’est très dur.

Illeana, 19 juillet 2020

Bonjour,
Je lis tous les commentaires et voilà, je me lance avec le cœur serré. J'ai perdu le premier homme de ma vie, celui que j'ai vu pour la première fois. Il est parti rejoindre les étoiles le 11 juin 2020 à 21h32. Je suis tellement malheureuse et n'arrive pas à accepter de ne plus jamais le voir. Je lui parle tous les jours, je sens encore son odeur sur sa couverture que j'ai reprise. Cette souffrance, je ne la connaissais pas auparavant, elle me vide mon intérieur, elle me compresse le thorax et une sensation d'arrachement du cœur comme si une partie est avec lui. J'ai envie de hurler, envie tellement de le serrer fort dans mes bras. J'ai l'impression que je tourne en rond, tellement de questions... s'il m'avait dit qu'il n'était pas bien, si seulement je pouvais encore être auprès de lui. Je m'occupais de lui depuis bientôt 20 ans. Il m'a appris à être la femme que je suis, il m'a appris les valeurs de la vie, il m'a tellement appris des choses mais là mon cœur souffre et est déchiré et ça, il ne m'a pas appris à vivre sans lui. Tout me rappelle à lui, j'ai même la sensation qu'il est toujours à mes côtés. Je ferme mes yeux et je vois son visage, je rêve de lui où il me rassure et me prends dans ses bras. Je l'aime et lui disais même la veille sans savoir que le lendemain il ne serait plus là. Et pourtant j'ai tellement envie de lui hurler mon amour, lui hurler ma détresse, lui hurler que j'ai besoin de lui, que c'est pas possible de vivre sans lui. Je suis quelqu'un qui aime contrôler les choses et ici je ne contrôle plus mes sentiments, plus du tout, je n'ai jamais pleuré autant. Avant j'avais peur de vieillir, peur de la mort, mais dorénavant je sais qu'il sera là pour moi. On ne devrait pas vivre cette expérience de la vie. Je n'ai rien compris et ne comprendrai jamais la mort.

mittenaere, 26 juillet 2020

On venait de fêter ses 50 ans. Trois mois après, nous apprenions qu'elle avait un cancer malin avec métastases partout dans son corps. Rien à faire, aucun traitement. Beaucoup de douleur, beaucoup d'incompréhension, ma mère nous a quittés, moi et mes deux frères, après 24 jours suivant le diagnostic de sa maladie foudroyante. Ma mère, dans ma tête, ne pouvait pas mourir, elle était invincible. Elle était forte, d'ailleurs oui elle l'a été mais à un moment donné le corps a ses limites. Depuis son départ rien ne va plus, j'essaie de me sortir la tête de l'eau mais je sens que je coule. J'ai ma fille de bientôt 3 ans, je dois ravaler mes larmes pour elle, je dois être forte à mon tour comme ma mère l'a été pour nous. J'ai l'impression que la perte de ma mère aura toujours des répercussions dans ma vie et m'apportera un chagrin inconsolable. Après 5 mois, j'ai encore beaucoup de difficulté à comprendre ce qui s'est passé. Petit à petit mon cerveau m'envoie des bribes de souvenirs, car sincèrement, j'en ai perdu un bout. Je sais qu'elle ne voulait pas partir, ça me fend le cœur, elle voulait se battre mais la maladie aura eu raison d'elle. Je l'aimerai à tout jamais xxxxxxx

Marie-Pier, 27 juillet 2020

Je viens de perdre mamounette. J'ai 57 ans, ma petite maman chérie était en fauteuil roulant, nous allions partout ensemble au marché, c'était notre lido. Nous allions en Pologne, c'était nos racines, nous traversions la place de Cracovie en fauteuil roulant, elle était si heureuse.
Je pleure toutes les nuits, son coup de fil quotidien, son sourire, tout me manque.
Maman je t'aime.

louché, 30 juillet 2020

Bonjour,
Ma famille subit la cruauté de la vie. En effet, le 13 avril 2018 nous apprenons que ma maman souffre d’un cancer du poumon. Le mot cancer terrorise mon père, ma sœur et moi. Commence alors une lutte contre cette pourriture de maladie... Le chagrin est présent, nous pleurons, surtout mon père qui derrière sa stature de roc est terrassé par la nouvelle, si bien qu’il diminue terriblement jusqu’au jour où le 3 janvier 2019 il est emmené aux urgences par les pompiers puisque ses organes se bloquent, en l’occurrence ses reins qui sont à l’arrêt... Il sera admis le 4 janvier en réanimation suite à une décompensation cardiaque, plongé dans le coma... À 15h ce jour-là le médecin nous reçois ma mère ma sœur et moi pour nous dire qu’il est victime d’une infection généralisée très très importante dont l’issue est le décès ou l’état végétatif... Et le 5 janvier à 7h du matin on nous téléphone pour nous dire qu’il ne restait que quelques heures...
Les complications redoublent au niveau du deuil car il a fallu que je tienne le cap pour que ma mère continue de se battre contre le cancer, j’ai du coup mis toutes mon énergie pour faire preuve de résilience et ne pas pleurer ni trop montrer mon chagrin que j’ai gardé pour moi.
Aujourd’hui l’état de santé de ma mère se dégrade, elle est encore valide mais j’ai une telle peur quant à l’issue de son combat! De nature plutôt solaire, quand je me retrouve seule j’ai des images très sombres qui me plonge dans un profond tourment d’angoisse pendant quelques minutes. Ça me demande une énergie folle pour gérer toutes les émotions et ressentis...
Je viens d’écrire mon histoire en espérant que d’avoir posé noir sur blanc toute cette douleur allégera mes pensées.
Merci de m’avoir lue et surtout plein de courage à tous.

Nenette, 21 août 2020

Il y a 15 ans, j'ai perdu mes parents. Mon papa est décédé et 10 mois après ma maman a suivi. J'avais 14 ans quand c'est arrivé. Aujourd'hui encore j'en souffre comme au premier jour. Je me sens perdue, je n'ai pas goût à la vie. Je n'ai pas d'attache parce que j'ai grandi sans amour.

Davna, 25 août 2020

Bonjour,
Mon père va bientôt nous quitter. Âgé de 60 ans, il connaît deux cancers. Son cancer de la gorge a beaucoup évolué et il reste très peu de temps avant que la tumeur ne fasse rompre la carotide, et provoque une hémorragie externe.
Quant à ma mère, quelle fierté, même si elle-même est malade, elle s'occupe de lui comme un ange. J'ai cependant peur qu'elle ne se remette pas de son absence, de la perte de son seul amour. Elle est si maigre déjà, comment penser qu'elle tiendra le coup?
J'alterne entre tristesse et mode robotique. Heureusement il y a aussi des moments de joie. Je suis cependant assez jeune, et j'ai l'impression qu'aucun de mes amis ne comprend vraiment ma position. Il faut dire qu'ils n'ont pas connu la mort d'un proche... Comment leur en vouloir?
Bon courage à tous pour votre deuil.

Tiphaine, 31 août 2020

Bonjour à tous,
J'ai perdu ma mère il y a deux mois, elle avait 37 ans. Tandis que moi 17. Elle est décédée d'un glioblastome de stade 4 (tumeur au cerveau). Cela faisait 6 ans qu'elle souffrait. Elle s'est fait opérer trois fois, la première en 2014 lui a fait perdre mon petit frère. Ses restes ont été enterrés avec ma mère et son nom est écrit sur la plaque "Ange". C'est grâce au fait qu'elle était enceinte que l'on a pu découvrir la tumeur à temps. Maman était une artiste, elle a toujours été mon modèle. Elle était magnifique si vous saviez, au point que mon père était jaloux de tous les garçons qui lui tournaient autour.
Elle a énormément souffert et, après son opération en 2018, elle a commencé à perdre la parole, elle qui adorait chanter. C'est sa voix que j'entends quand j'écoute une chanson maintenant. J'avais une maman très rock'n'roll (guitare électrique), et en même temps très mignonne (elle dormait en suçant son pouce). Elle adorait se déguiser en clown ou même en sorcière! Ma maman a toujours été là pour me soutenir et me couvrir; au point que je ne sais rien faire sans elle. À la fin, j'ai essayé de lui réapprendre à parler et elle y mettait vraiment du sien, j'étais heureuse de la voir sourire. Et puis je suis partie en vacances deux semaines, et une semaine après mon retour, deux jours avant mon anniversaire, elle s'est éteinte pendant la nuit. Et au matin, le réveil était "maman est morte". C'est brutal. Après six ans de combat, comme on était une famille très croyante, on pouvait se dire que les miracles existaient... Ma maman avait du caractère et j'espère en avoir hérité. Elle est mon modèle, sans elle la vie sera sûrement très vide. Je l'aime à la folie. Mais il faut rester fort, j'espère sincèrement que vous tous allez réussir à avoir une magnifique vie. En tout cas pour ma part, je vais essayer de rester un petit clown, afin de la faire rigoler de là-haut.
Courage, vous n'êtes pas seuls.

Marie, 2 novembre 2020

Bonjour à tous,
Je vous écris de France pour vous dire à quel point vos témoignages me font du bien. Ici la mort est taboue, les gens osent à peine vous présenter leurs condoléances puis considèrent que l'incident est clos... Pourtant, que de souffrance depuis que mon papa est parti il y a 2 mois. Même s'il était âgé et malade, sa mort m'a surprise, m'a dévastée et laissée orpheline. J'ai 43 ans mais je suis triste et pleure encore beaucoup. Je ressens une impression de malaise permanent, des maux de tête, de la fatigue et une peur de l'avenir. Il me reste ma maman mais je vois la maladie et la mort partout. Comme si je me préparais à la perdre aussi pour anticiper cette douleur insupportable. Il paraît que le temps apaise et redonne goût à la vie. Est ce vrai? Surtout en temps de pandémie où la désolation et le chaos sont là...

Nina, 15 novembre 2020

Bonsoir, j'ai perdu mon père récemment. Il était malade, il n'a rien dit à sa famille, il a gardé sont secret pendant 5 ans. Il avait un cancer début octobre, il avait mal, il nous disait que c'était un début de rhumatismes. Samedi 19 octobre, il est entré à l'hôpital. Il est resté 4 jours puis il est décédé le 24 octobre 2020. Une semaine après, ma grand-mère paternelle (Alzheimer) s'est laissée mourir à la suite du décès de mon père. Je suis perdu, je ne sais pas quoi faire, il me manque.

Sénégas, 24 novembre 2020

Vos témoignages me touchent beaucoup, c’est tellement triste mais tellement réconfortant de lire que nous sommes pas seuls à vivre cela. J’ai perdu ma maman ce 20 septembre 2020, à l’âge de 50 ans et moi de 29 ans, après 2 années à se battre de sa récidive de son cancer du sein. Deux années de combat qu’elle a mené comme une vraie guerrière, mais la maladie était trop agressive. J’ai l’impression d’avoir perdu goût à toutes choses, d’être vide. Ma mère c’est tout pour moi, chaque jour au téléphone, chaque conseil c’était elle! Son sourire me manque, ses caresses aussi. J’ai un frère de 26 ans et une sœur de 9 ans, que je vais devoir prendre sous mon aile car nous ne sommes pas proches de notre père. Mais que c’est difficile de changer de vie du jour au lendemain et ayant perdu tout repère solide... je suis triste, déboussolée, sans aucune motivation. Ma mère a tout donné pour ses enfants, une femme aimante, douce, dévouée, je suis ce que je suis grâce à elle!!! C’est son anniversaire demain, je suis tellement triste, j’aimerais pouvoir la sentir contre moi une dernière fois mais impossible alors je pleure. J’espère qu’elle a pu retrouver mon grand-père, son papa, décédé le 23 septembre 2019. J’ai toujours dit que je voulais partir la première car vivre la perte de mes proches est insoutenable pour moi! Courage à tous.

Sarah , 24 novembre 2020

Bonjour, j'ai perdu ma blonde et mon enfant lorsque j'étais jeune et n'ai jamais retrouvé, donc je vis seul. En 2011, j'ai perdu ma mère d'un cancer et ça m'a fait très mal, mais j'avais toujours mon père jusqu'à son décès le 28 septembre 2020. En tant que liquidateur, j'ai été très occupé pendant 2 mois mais maintenant, sans emploi, j'ai réalisé que j'étais orphelin à l'âge de 55 ans. Je parlais à mon père tous les jours jusqu'à une heure par jour et il était reconnaissant de mon amour pour lui et maintenant, je n'ai plus personne à qui parler. Tout mon entourage est marié. Donc, je me retrouve tout seul dans ce monde sans parents jusqu'à la fin de mes jours. Je trouve ça très triste et pleure énormément depuis une semaine. Je me demande souvent pourquoi Dieu nous a créé pour que l'on vive une bonne partie de notre vie en tristesse. On ne devrait pas avoir à perdre nos parents qui nous sont si chers et surtout de les voir souffrir pendant des jours sachant qu'ils vont mourir.

Claude Vachon, 27 novembre 2020

J'ai 14 ans, mes parents sont morts il y a 8 ans, je ne réussis pas à avancer.

lilou, 1 décembre 2020

Ma mère est décédée il y a maintenant 1 mois. Elle est morte 2 mois après l'annonce de son cancer. Je vis énormément de colère et de tristesse. J'en veux à la vie. J'ai été son aide soignant durant ces 2 mois à temps plein. Inutile de vous dire que les commentaires du monde qui me disaient de profiter des derniers moments avec elle étaient tous de la foutaise. Je n'ai que vu de la souffrance, la dépression et la tristesse dans ses yeux. Sans oublier de la qualité merdique du service d'oncologie. Désolé de casser tous les autres beaux témoignages... dans mon cas, l'isolement me semble être la seule issue.

Phyrith, 8 décembre 2020

Bonjour, j’ai perdu mon papa à l’âge de 15 ans. Aujourd’hui j’en ai 35 et je n’arrive toujours pas un faire mon deuil. C’est comme une injustice pour moi. Des fois je lui en veux d’être parti. Je n’ai pas pu lui dire un dernier au revoir. Je me suis renfermé sur moi-même depuis ce jour, j’ai comme une carapace autour de moi que je n’arrive pas à briser. Même aller au cimetière est une épreuve pour moi. Dites-moi comment faire ou comment vous avez fait s.v.p. Merci.

William , 3 janvier 2021

J’ai perdu mon père le 11 octobre 2019 soudainement, sans aucun préavis, de maladie ni de douleur. J’étais loin de 400 km dans une autre ville, et quand j'ai reçu la nouvelle je l'ai appelé dans son téléphone pour le questionner car je demandais ses avis sur tous les sujets. Il était très doux, aimable et j'étais sa préférée, il me l'a toujours avoué devant même ma sœur. Après son départ, je n'ai plus personne, je ne peux même pas parler du sujet à personne. Je fais semblant d'être heureuse et en bon état devant tout le monde, mais dès que j’entre dans ma chambre chaque jour je me trouve seule avec mes sanglots. Ça fait plus qu'un an maintenant et je sens que mon état psychique est encore pire comparé aux premières semaines après le trauma.
Je pleure tous les jours mon cher papa et j’ose espérer que là où il est, il s'est retrouvé avec amour et sérénité. Sa mort me fait comprendre que la vie est courte et qu’il faut profiter de chaque instant de la vie et croire au bonheur mais je n'y arrive pas malgré mes essais.

oum, 8 janvier 2021

Bonsoir à vous, je viens tout comme vous chercher du réconfort en écrivant ma peine. J’ai perdu ma maman qui avait 62 ans le 25/02/2019, nous approchons des 2 ans bientôt. Je suis complément intérieurement sous le choc. J’ai 30 ans, marié et 2 beaux enfants, de quoi donner la force d’avancer mais le lien que ma mère avait créé avec ses 6 enfants dont moi est rompu... vous savez, quand le manque d’un de vos parents proches vous transperce de l’intérieur, c’est celui-là. Ne serait-ce que la toucher ou même l’écouter ou sentir son odeur qui nous rassurait.
Il y a des moments de joie, d’apaisement, mais la vie est très différente. Mon sourire, le boute-en-train que j’étais n’est plus là. J’ai eu beau essayer de l’aide avec des professionnels, au bout d’un moment je décroche.
Notre papa est là au quotidien comme nous sommes là comme chacun de mes frères et sœurs pour lui. Mais difficile, quand on partage la même peine à des degrés plus ou moins personnels, d’en parler.
Merci de m’avoir lu et bon courage à nous tous.

Mathieu, 12 janvier 2021

Mon père est décédé du cancer il y a 4 ans. Tout s’est passé tellement vite, déménagement (je compte acheter cette ancienne maison un jour, je me le suis promis.), des problèmes familiaux... Dans moins de 3 mois j’aurai 18 ans. J’aimerais tellement cesser de grandir, et immortaliser ses souvenirs auxquels j’y pense chaque soir. C’est juste horrible, je me dis que j’aurais peut-être pu passer plus de temps avec lui quand il en était encore temps, maintenant c’est juste trop tard. Je ressens à chaque fois un petit sentiment de jalousie, pas dans le sens méchant mais dans le sens où ceux n’ayant pas été dans le même cas que moi ont une énorme chance. J’espère le retrouver un jour ou l’autre. Tu me manques tellement papa.

Sam El Atrache, 17 janvier 2021

Bonsoir, j’écris simplement parce que cela me fait du bien et cela me permet d’évacuer. Je viens de perdre ma maman la nuit dernière, elle s’est suicidée. Je ne sais pas trop comment gérer toute cette souffrance. J’ai seulement 18 ans, je suis en foyer et j’ai aucun revenu. Je dois tout gérer entre le deuil, l’enterrement et les papiers. Je me sens seule et souhaite trouver du réconfort... Beaucoup de personnes vivent des moments difficiles alors voici le miens...

Ines Schmitt , 20 janvier 2021

Bonsoir,
J'ai perdu mon père dimanche 17 janvier des suites de tumeurs cérébrales diagnostiquées le 2 janvier. Je suis très perturbée car entre l'annonce et le décès il y a eu 2 semaines. Je suis fille unique, mon père avait 61 ans quand il est décédé. J'ai dû gérer ses obsèques et payé car il ne disposait pas de ressources.

Poudevigne , 22 janvier 2021

J'ai perdu ma maman hier. J'ai pleuré car tout le monde le faisait. Et après c'était parce que je me disais « elle ne verra pas mes 15 ans, mes 18 ans » « elle ne verra pas le résultat de mon brevet ni le bac » « elle ne saura pas le lycée que je vais choisir » « elle ne sera jamais mamie » et encore d'autres.
J'ai 13 ans et je sais qu'elle est morte, je le sais, j'ai vu son cadavre dans le lit de l'hôpital, mais c'est justement en repensant à ce corps sans vie qui était ma maman 24h plus tôt, et qui sera toujours ma maman, que je me dis que c'est pas possible, que c'est un cauchemar et que je vais me réveiller ou qu'elle fait une blague. Mais, au fond je sais que c'est pas vrai, donc il y a un combat intérieur en moi.
En plus c'est horrible car mon frère et ma sœur, ils pleurent tellement, mon père, les frères de ma maman... Ils ont prévenu tout le monde, ma mamie et le reste de la famille viennent le plus vite possible, on héberge tout le monde, ils pleurent tous. Pas moi ! Je ne comprends absolument pas pourquoi ça ne me touche presque pas... Et en même temps ça me rassure car depuis le début de la covid 19, ma maman a un cancer du sein, il y a eu des complications : on lui a enlevé son sein et une fois qui lui restait juste des médicaments à prendre, paf ! Ils ne fonctionnent pas et des particules de cancer se sont éparpillées par ci par là dans son corps. À partir de ce moment c'est devenu horrible. Elle allait mourir, elle a dit que ça serait dans quelques années (c'est faux, ça a duré au maximum 3 mois), elle a passé plein de bons moments avec ses amis, elle s'est rechargée à l'énergie positive et une semaine et demi avant la fin, ses jambes ont commencé à moins bien fonctionner, et ses poumons ont été remplis d'eau mais elle a passé un super week-end avec ses amis, et dès le lundi c'est horrible, vraiment, elle a dû avoir un fauteuil roulant et ses frères nous ont rejoint pour passer du temps avec elle et elle avait plein de rdv médicaux, jusqu'au jeudi où elle a passé la journée à l'hôpital, et le soir mon papa voulait qu'elle rentre à la maison car il sait que c'était important pour elle. Elle est revenue en brancard avec un appareil respiratoire, c'était horrible de la voir comme ça et l'ambulance est revenue la récupérer car ça n'allait pas. Je me suis assise à côté d'elle et elle m'a dit que c'était un petit coup de mou, et que ça irait mieux très bientôt (je suis sûre qu'elle le pensait pas) et elle est repartie et mon papa l'a suivie en voiture et a dormit à l'hôpital et le vendredi matin, mon frère est rentré de la fac, ma sœur du lycée et tous les cinq (avec mes tontons) et on est allés à l'hôpital voir maman. En arrivant, ses amis étaient là et ils pleurait, ils disaient qu'elle était sereine et calme, et je comprenais pas... Je suis allée voir son corps, il était tiède-froid... Elle était morte dans son sommeil artificiel 30 min avant notre arrivée. Tout le monde pleurait. Moi aussi mais parce qu’elle ne verrait jamais mes 18 ans, mais bon ça vous le savez déjà.
Et même si elle n'est plus là, je lui parle et j'espère qu'elle m'entend de là où elle est et qu'elle me voit. J'espère aussi qu'elle est bien là où elle est, de toute façon ça ne peut pas être pire qu'avant, vu comment elle souffrait... Elle nous a quittés hier et dans 5 jours il va avoir sa crémation. C'est beaucoup trop tôt !! Elle me manque déjà. Et c'est horrible de se dire que je ne la verrai plus jamais...
Merci d'avoir pris de temps de lire mon commentaire.

Perrine, 23 janvier 2021

Je viens de perdre mon père le 13 décembre 2020. Étant aidante naturelle, je suis anéantie. Il y a une journée correcte et les autres je pleure, parfois je suis inconsolable. On dirait qu’une partie de moi n’y est plus. Je pense toujours à lui. Je me reconnais tellement dans tout ce que vous écrivez c’est un peu réconfortant mais parfois je suis comme une boussole qui est déboussolée, un gouffre. Merci de ces si beaux commentaires, je ne suis pas seule oui c’est vrai mais quand on le vit vraiment, on dirait que l’on est seule. Il avait 90 ans et 9 mois.

Sonia tremblay, 25 janvier 2021

J'ai perdu mon père le 15 février 2019 suite à un cancer du poumon. Je suis fille unique par défaut, car mon frère et ma sœur sont décédés à l'âge de 26 et 36 ans alors que j'avais 22 ans lors du décès de mon frère et 30 ans lors de celui de ma sœur.
Lors de la maladie de mon père, qui a été diagnostiquée en novembre de 2018, je prenais soin de ma mère qui était en perte d'autonomie seule à la maison pendant que je m'occupais de mon père lors de ses nombreuses hospitalisations. Il va sans dire que je suis tombée en congé de maladie puisque j'étais la seule à pouvoir s'occuper de mon père et de ma mère à la fois. Je me demandais même si j'allais pouvoir passer au travers sans m'épuiser puisque tout cela venait également soulever tellement d'émotions... Je devais souvent répéter à ma mère que mon père souffrait d'un cancer puis qu'elle souffrait de démence. Elle gardait toujours la certitude que ce serait passager et qu'il reviendrait à la maison et ce jusqu'à sa dernière hospitalisation.
Aujourd’hui je peux vous dire que cela me fait souffrir encore. Cette peine s'atténue pendant de longs moments puis refait surface à diverses occasions, ce qui me fait fondre en larmes et me fait ressentir une telle nostalgie des moments où je me réfugiais chez mes parents afin de chercher du réconfort.
Aujourd’hui, je dois me débrouiller seule lors des moments d'angoisse ou autres quoique que mon conjoint vivant à deux heures de route de moi demeure une bonne oreille.
Quoiqu'il en soit, je n'en pense pas moins que ces épreuves nous aident à prendre de la force. Accepter le sentiment de manque, de solitude, qui nous habite à la suite de la perte de ces êtres si chers et se dire que c'est normal ce ressenti.
La vie continue après tout. Je pense qu'il faut se donner du temps pour accepter les choses et prendre soin de nous lors de ces moments d'angoisse et de malaises.

Annie, 3 février 2021

Mon papa est décédé de la COVID-19 le 28 décembre 20! Il devait fêter ses 76 ans le 2 janvier 2021, jour de mon anniversaire aussi - 45 ans! Il était en bonne santé, actif, serviable, toujours disponible, papa poule avec ses enfants...
Il était asymptomatique jusqu'au J-4 de son décès. Tout s'est passé très vite. Je ne réalise pas du tout qu'il nous ait quittés. Je suis encore sous le choc. Je n'ai pas pleuré. Mes émotions sont anesthésiées. Je ne ressens rien - c'est le vide total. Nous étions très très proches au point d'avoir pris un appartement en face du sien. On se voyait tous les jours, c'était l'ami, le confident, tout pour nous.
Ma mère souffre aussi de son absence - 54 ans de mariage. Je ne sais pas comment la consoler. Les circonstances actuelles sont encore plus difficiles avec la COVID. Je n'ai même pas pu prendre maman dans mes bras, ni ma sœur, ni mon frère. Chacun souffre de son côté et à sa manière.
Je voudrais juste pleurer et faire ressortir cette douleur, tristesse, je n'y arrive pas! Je regarde ses photos, des vidéos, j'écoute les messages vocaux qu'il me laissait et pas une larme. Je suis brisée de l'intérieur. Il me manque tellement. Parfois j'oublie même qu'il est parti, c'est quand je prends mon téléphone que je réalise - j'ai mis sa photo en fond d'écran.
C'est très dur!! Que le bon Dieu me donne du courage pour surmonter cette épreuve. Courage à toutes les personnes qui ont vécues cette grosse peine.

Hanaa, 11 février 2021

Ça fait maintenant près de 4 mois que ma mère est décédée. D’un cancer fulgurant (morte 2 mois après l’annonce). J’ai arrêté mon travail pour être son aide-soignant à temps. Ça été très éprouvant, mais beaucoup moins que ma mère. J’ai vu douleur intense, tristesse, dépression et démence quelque temps avant de mourir. Je n’ai pas eu l’occasion de lui jaser. Son état ne lui permettait pas.
À son décès, les 2/3 de moi sont morts avec elle. Je suis en dépression sous médicaments à fort dosage qui m’aide un peu, mais pas assez pour éviter de penser au suicide... qui me semble la meilleure porte de sortie. Je vois une psychologue à tous les semaines et je ressens une aide sincère, mais ce sentiment de bien-être lorsque je sors du cabinet est tellement éphémère... J’ai souvent des idées suicidaires mais je ne sais pas si je vais passer à l’acte... Plus le temps avance plus ce chemin me semble être la meilleure solution…

Phyrith , 15 février 2021

Je me retrouve dans vos propos.
J’ai perdu ma maman depuis un an, et j'ai de plus en plus de mal à supporter son absence. Je suis fils unique et je vivais totalement avec elle depuis le départ de mon papa 18 mois précédemment. Chaque matin au réveil, j'espère que c'est un cauchemar et malheureusement, c'est la vérité. Ma petite maman n'est plus là!

hude, 16 février 2021

Bonjour,
J'ai perdu ma mère le 3 janvier, il y a un mois et demi. Elle s'est éteinte un soir dans les bras de mon père âgé de 91 ans. Depuis j'ai le cœur déchiré, je pense à elle sans cesse. Elle me manque tant. Perdre sa maman, vivre sans elle est une nouvelle partie de sa vie. Mais c'est si difficile de l'accepter...

DURAND Evelyne, 17 février 2021

Ma mère est décédée le 3 février dernier. C'est allé vite, trop vite. Elle est rentrée à l'hôpital pour une chute, a été infectée au staphylocoque doré, puis a attrapé le COVID et en est décédée. Aujourd'hui je suis en colère contre les médecins de l'hôpital, qui ne nous ont permis de la voir qu'à la veille de sa mort.

Payet, 20 février 2021

Je viens de perdre mon père à cause de la covid. Je me retrouve seule à 35 ans. Je ne sais pas pourquoi j’écris ce commentaire mais j'imagine que j'ai besoin de faire quelque chose.

axel asy, 24 février 2021

Je viens de perdre mon frère Roger le 2 février 2021 et ma belle-sœur Marie le 16 février 2021 tous les deux de la Covid19. C'est un drame familial, leurs 2 enfants adultes se retrouvent orphelins en 15 jours à cause de ce virus. Ils ont été contaminés 10 jours trop tôt car le vaccin a été possible 10 jours après leur hospitalisation.
Notre famille et moi, la sœur et belle-sœur vivons dans un cauchemar qui ne s’arrêtera jamais. Perdre 2 êtres chers en si peu de temps est impossible à supporter surtout pour leurs 2 garçons. Le virus Covid a rendu, rend et rendra bien trop de gens impossibles à consoler.
Courage à tous ceux qui souffrent.

Ponthus , 25 février 2021

Bonjour je viens perdre ma mère il y a 4 jours à l'âge de 52 ans. pour moi c'est difficile de croire à une telle chose. Bon c'est arrivé, j'ai pas le choix que d'accepter, même si c'est pas facile... elle était tout pour moi.

Charles Jeff, 27 février 2021

Je viens de perdre ma mère le 13 janvier après 1 mois et 10 jours d’hospitalisation à cause de la covid. Elle était âgée de 67 ans, une bonne vivante, une femme tellement épanouie, souriante et surtout elle aimait la vie. Elle m'a appris à aimer la vie à mon tour. Elle m’a quitté subitement. Elle était en pleine forme avant qu’elle attrape ce vilain virus. Je n’arrive pas accepter son départ. Je n'arrive pas à admettre que je ne vais plus la voir. La vie est devenue dure et injuste. Je ne savais pas que perdre une maman devient la cause d’une souffrance terrible... Vous les personnes qui ont perdu leurs mamans comment vous continuez à vivre... comment vous faites…

Ben mhamed mouna , 5 mars 2021

Bonsoir,
Je viens de perdre ma maman de la Covid le 5 mars. Elle avait 86 ans (moi j'ai 46 ans). Je n'arrive pas à y croire. Il y a 10 jours elle se portait très bien. Et maintenant je me retrouve sans parents. La terre s'écroule sous mes pieds, je suis à la fois effondrée, en colère et je me sens totalement seule alors que j'ai des frères et sœurs. Il faut dire que j'étais la seule à l'accompagner dans sa fin de vie (mes frères et sœurs n'étant pas disponible). Je me passe sans arrêt les images de ses soins palliatifs. J'ai l'impression d'être vide à l'intérieur de moi.

Sylvie Normand, 7 mars 2021

Quand je lis vos souffrances, je me dis que je ne suis pas seule. Ma maman était très malade et mon papa n'avait plus la force de s'en occuper car elle tombait très souvent. Ma sœur, mon frère et moi nous occupions de nos parents depuis toujours et encore plus depuis plus d'un an. Nous allions les aider chaque jour à tour de rôle jusqu'au jour où nous pensions qu'ils seraient mieux dans une maison de repos où il y aurait des professionnels qui pourraient s'occuper d'eux nuit et jour. Ils y sont entrés le 13 août 2020. Malheureusement ma maman avait souvent de l'eau dans ses poumons, elle a été hospitalisée pendant 15 jours. Elle est retournée à la maison de repos puis elle a été de nouveau 15 jours à l'hôpital en novembre sans que nous puissions aller la voir à cause de la Covid. Une véritable souffrance de l'entendre pleurer au téléphone car elle ne comprenait pas pourquoi personne ne venait la voir. Et quand vous demandiez à l'infirmière d'aller la voir et qu'elle vous répond d'un ton désinvolte "J'ai pas le temps", vous avez le cœur qui se déchire en mille morceaux. Elle revient à la maison de repos mais nous ne pouvons toujours pas aller jusque dans la chambre. Du coup nous voyons nos parents par la fenêtre, quelle tristesse! Et puis ce foutu 10 décembre à 9h20 on me téléphone "Venez vite votre maman ne va pas bien". Je file du boulot se trouvant pas très loin et lorsque j'arrive dans sa chambre, ses yeux pétillaient de joie de me voir près d'elle. Cela faisait 1 mois que je n'avais plus vu mes parents de près. J'ai aidé maman à prendre son café et sa soupe à midi puis elle commençait à désaturer, l'infirmière lui a donné une piqûre de morphine et un autre produit pour assécher ses poumons. Je pensais que maman allait se reprendre mais malheureusement elle s'est endormie. Nous demandons si nous pouvions rester près d'elle et cette infirmière sans cœur nous dit "non". Juste mon papa est resté près d'elle. Nous sommes partis avec mon frère et ma sœur vers 20h30 et à minuit 30, le 11 décembre, mon papa nous téléphonait pour nous dire "maman est partie". Mon cœur, mon corps se paralysent, une partie de moi est partie avec elle, une souffrance qui vous dévaste. Mon papa est terriblement attristé. Le 18 décembre, je demande à la direction si je pouvais aller voir mon papa dans sa chambre et comme il était testé positif il ne pouvait pas sortir et il n'allait pas bien moralement. La direction me refuse l'entrée. Le lendemain, mon papa a fait une tentative de suicide, il est décédé le 26 décembre à l'hôpital. Il avait 88 ans et maman 87 ans. Depuis ce jour je suis dévastée, colère, culpabilité, je n'arrive même plus à me projeter. Je pleure tous les jours, ils me manquent terriblement, je suis si triste, je n'arrive pas à remonter la pente. C'est si dur de perdre ses 2 parents sur 15 jours. Cette Covid nous a empêchés d'être auprès de nos parents et de les chérir. Par moments, je regrette tellement de les avoir placés en maison de repos… ne me parlez plus de maison de repos. Comment se reconstruire? Je ne sais pas. On me dit qu'il faudra beaucoup de temps, mais cela fait 3 mois et je suis toujours au même point. En vous écrivant notre histoire, je pense à toutes les personnes qui ont vécu la même chose. Merci de pouvoir partager nos tristesses.

Cathy, 12 mars 2021

Bonjour, je m'appelle Matteo, j'ai 15 ans et ma mère s'est suicidée le 23 février 2021. On s'était disputés puis elle est partie dans son bureau elle a pris des médicaments. J'ai mis des poings dans la porte mais elle est partie avec sa voiture. Moi et mon frère pensions qu'elle allait revenir comme d'habitude calmée après un petit tour. Après 1 heure on s'inquiète, on va dans la forêt car ma maman aimait marcher en forêt, mais là personne. On rentre, on attend, on s'inquiète de plus en plus. Vers 12h50 la belle-fille de notre voisine (l'amie de maman) nous dit qu'il y avait une voiture similaire à celle de ma maman sur le bas-côté de la grande route à 2 minutes de chez moi. Moi et mon frère on part directement, on voit que c'est elle, j'essaie de casser la vitre avec mon poing, je la pensais inconsciente. J'ai donc pris un triangle de signalisation pour casser la vitre arrière afin d'ouvrir la porte et on a appelé les pompiers. J'ai tenté de réanimer ma propre mère mais malheureusement elle était déjà morte depuis 10h du matin je dirais, vu qu'elle était partie à 9h30 environ. J'ai vu ma maman dans un état que je ne souhaite à personne tellement c'était horrible.
Je me retrouve à l'heure actuelle sans maman avec qui je vivais 12 jours sur 14 (j'allais 1 week-end sur 2 chez mon papa). C'est le plus grand vide qu'une personne peut ressentir, je me sens brisé, une partie de moi-même a disparu, toute ses attentions, toutes ces fois ou elle m'énervait pour rigoler…
J'ai tous les jours sa tête sans vie allongée dans la voiture qui vient comme ça et je suis toujours dans l'incompréhension du fait qu'elle m’a abandonné alors que je n'ai que 15 ans…
Si vous pouviez chérir vos parents avant qu'ils ne partent, ça évitera tous les regrets que j'ai et que j'aurai quand je serais plus grand, quand j'aurai un travail et des enfants…

Matteo, 15 mars 2021

Bonjour, moi c'est Tom, 22 ans et ma mère est décédé le 25 février le jour de l'anniversaire de mon grand frère.
J'espère que quelqu'un me lira, en tout cas je soutiens tous ceux qui ont écrit leurs témoignages et je soutiens particulièrement Matteo (15 ans) car ce qu'il a vécu se rapproche beaucoup de ce que j'ai pu subir…
Cela faisait un an que je n'avais pas vu mon père (un peu à cause de la Covid) et depuis 2018 j'ai arrêté mes études pour vivre à temps plein chez maman en attendant d'avoir un permis (pour débloquer une situation de travail etc.). Étant un peu ermite et jouant aux jeux vidéo tout le temps, je voyais ma mère tous les jours et c'était même parfois trop pour moi, j'arrivais encore à mettre des distances en me cloîtrant dans ma chambre.
Mais avec ma mère, les conflits ne duraient jamais plus d'une journée car je m'en voulais toujours de les avoir créés...
Les années 2019 à aujourd'hui je n'avais jamais été aussi proche de quelqu'un que de ma mère, elle était ma psy, ma meilleur amie, meilleure cuisinière... je m'étais mis à m'intéresser à sa passion pour étudier la bible des Témoins de Jehova, même si c'était plus son truc que le mien, j'aimais bien être à ses côtés car ça me rapprochait beaucoup d'elle.
Elle était peut-être naïve et trop gentille avec tout le monde mais elle était si gentille que même les personnes malhonnêtes n'osaient pas lui causer de la peine.
Mercredi le 24 février ma mère frappe à ma porte aux alentour de 21h alors que d'habitude elle se couche vers 2h du matin, je trouve ça étrange mais n'y prête pas attention.
11h- Le lendemain matin en me levant, ma mère n'était pas là, elle était partie faire les courses.
12h - En revenant, elle me dit sentir une douleur gênante au ventre. Je l'accompagne dans le salon, elle me raconte qu'elle a eu des suées et qu'elle a du mal à respirer. Là on s'inquiète, je lui dis que c'est peut-être la Covid mais elle n'avait pas les symptômes en cherchant sur le net.
13h- S'y connaissant en huiles essentielles, elle me dit en prendre à ce moment-là pour calmer sa douleur gênante.
Après avoir discuté, je retourne dans ma chambre pour reprendre ma partie de Red Dead Redemption 2.
14h30 - Je prends mes affaires pour aller à la douche, comme d’habitude je préviens ma mère que je file à la douche (histoire d'éviter qu'elle tire de l'eau quand j'y suis)...
Et là je la vois comme faire la sieste sur son fauteuil avec la petite boite d’huiles essentielles ouverte devant elle. En voulant la réveiller sa main était toute froide, là c'est la panique, je teste le pouls et c'est de pire en pire, je commence à crier MAMAN en pleurant et en la secouant mais rien... Je tremble, mon corps tremble avec une atroce douleur à l'estomac, c'est l'état de choc...
Je fais le 18 de toute urgence et frappe chez les voisins même si les pompiers se trouvent littéralement à 200 mètres de chez moi (sur le moment je recopie machinalement ce qu'on a appris aux gestes de 1er secours). La ligne me transfère au moins 2 fois et j'ai dû répéter cette histoire au téléphone plusieurs fois de suite en haut-parleur tout en faisant un massage cardiaque à ma mère...
Au fond je savais que c'était foutu mais une partie de moi y croyait toujours.
Les pompiers ont, en plus, eu du mal à trouver car nous vivons en HLM au soubassement des caves...
15h30 - Voilà 1h que les pompiers et le SAMU ont repris la suite, un d'eux vient dans ma chambre, pas besoin de plus pour comprendre… Le premier truc que j'ai fait c'est faire un câlin à ce médecin et félicité tout de même tout le monde car ils ont vraiment essayé tout ce qu'ils ont pu et m'ont révélé que ma mère est décédée d'un infarctus.
La morale que j'ai pu retirer de la mort de ma mère c'est qu'on a beau manger bio, sain, équilibré, se soigner aux huiles essentielles, habité à 200 mètres d'une caserne de pompiers et à 300 mètres d'un hôpital, on ne peut jamais prévoir ni retarder sa mort.
Ps: Je tiens à ajouter que ma mère n'a jamais pu aller à son rendez-vous avec son cardiologue (elle est diabétique) reporté en octobre de cette année à cause de la surcharges des hôpitaux dû à la Covid.

Tom, 27 mars 2021

Bonjour, j'ai perdu ma maman le 28 décembre 2020. Elle était âgée mais je ne m'y attendais pas, j'étais son aidante familiale. Nous étions fusionnelles. Chaque jour je la pleure, il m'est impossible de surmonter mon chagrin et ma détresse. Toute ma vie tournait autour d'elle, depuis son départ ma vie n'a plus aucun sens. Je suis brisée, je me sens si seule, si dévastée. J'ai vécu un véritable tremblement de terre, tout s'est écroulé autour de moi. Le jour de son décès, le choc a été si violent pour moi que j'ai fait une amnésie traumatique (mon cerveau s'est mis en mode protection) qui m'a privée de toutes formes d'émotions pendant plus d'un mois. Je savais mais je n'arrivais pas à réagir, j'étais bloquée. Je me sentais enfermée dans un corps de pierre que je n'identifiais pas comme étant le mien, il me semblait vivre avec des fonctions en moins comme robotisée. J'ai vu des thérapeutes qui ont réussi à libérer une partie de mes émotions. J'ai commencé à me sentir mieux dans mon corps mais beaucoup plus mal dans ma tête. Aujourd'hui, 3 mois après le décès de ma maman, je ne me rappelle toujours pas de ce qui s'est soustrait de ma mémoire et je souffre encore beaucoup et ne sais pas si j'arriverai à m'en sortir. J'ai cherché à rejoindre des groupes de paroles pour m'aider mais je n'ai pas trouvé malgré de nombreuses recherches. Je souhaite beaucoup de courage à tous ceux qui souffre de la perte d'un être cher.

Marianne, 31 mars 2021

Bonjour,
Je lis, relis tous les jours vos commentaires. Moi j’ai gardé maman tout le temps. Elle ne pouvait presque pas marcher depuis 5 ans. Je m’en occupais comme un bébé et puis un matin je l’ai retrouvée en position fœtale ne pouvant plus se déplier et souffrant tout le matin. J’ai tout essayé puis j’ai appelé une ambulance mais je savais que je ne pourrai pas la reprendre à la maison. Je n’ai pas pu être avec elle aux urgences à cause du Covid. Pourtant je suis restée à côté tout le temps, elle criait mon prénom. Le lendemain, je l’ai vue en service, elle n’était pas contente et voulait rentrer à la maison mais était dans le même état. Je suis restée tout l’après-midi jusqu’à 20 heures avec elle. Le médecin m’avait dit ce jour-là que je ne pourrais plus la garder chez moi mais moi j’avais promis. En deux jours son état s’est aggravé. Elle m’avait demandé d’être là tout le temps lorsqu’elle partirait. Je lui avais promis mais le dernier soir j’ai bien vu qu’elle n’allait pas bien du tout. Ma sœur m’a téléphoné à neuf heures 30 du soir et je me suis fait disputer car je devais m’occuper de mon père. Je lui ai dit que j’allais chercher une infirmière que je n’ai jamais trouvée car il était tard et de loin je revenais la voir. Puis au dernier coup de fil de ma sœur qui m’a dit qu’elle dirait au service que je ne puisse plus rester aussi tard, je suis partie car ma sœur croyait que ce n’était pas encore la fin. Je suis partie en pleurant et après j’ai hurlé dans ma voiture. Le lendemain matin, on nous appelés pour nous dire de venir lui dire au revoir, je lui ai serré la main mais je n’ai eu aucune réaction. Elle respirait sous oxygène, puis quelques minutes après je ne m’en suis pas aperçue mais ma sœur qui est infirmière m’a dit c’est fini depuis trois minutes et elle lui a fermé les yeux le 5 juillet 2020. Non seulement je suis anéantie depuis mais pourquoi n’ai-je pas écouté mon instinct et je ne suis pas restée… ces dernières heures sans moi ont dû être horribles. Elle a dû crier mon prénom… je n’arrive plus à dormir, j’aimerais tellement changer cette dernière nuit et être là, je crois que j’accepterais un peu mieux car j’aurais accompli son souhait. J’ai tout sacrifié et je n’étais pas là. Je ne lui ai pas dit au revoir comme je l’aurais voulu. Je m’en veux tellement tous les jours depuis j’y pense je voudrais savoir ce qu’elle a fait après. Sur le coup je n’ai rien demandé mais maintenant cela me hante de plus en plus. Voilà mon histoire, je n’ai pas tenu ma promesse...

Cussinel , 10 avril 2021

Moi j’ai perdu mon papa il y a 2 mois. Il n’avait que 61 ans, il n’était même pas encore en retraite. Le plus dur c’est quand je l’ai vu souffrir sur son lit d’hôpital, il essayait de me parler mais je ne pouvais rien comprendre à causse de la machine qui lui bloquait la langue pour pas qu’il l’avale. Je l’ai perdu un 19 février, et on l’a enterré le 24 février, la veille de l’anniversaire de ma sœur. Et depuis ce jour-là il me manque terriblement et je ne peux pas en parler librement car on a tenu la dernière volonté de mon papa qui est que personne ne sache qu’il est décédé. Je ne peux pas le dire à mes cousines et ça fait mal d’être seule face à cela et de ne pas pouvoir en parler ou mettre des photos sur des réseaux pour partager sa douleur. Rien de tout cela est possible, car c’était sa volonté. Mon père ne sera jamais là pour le mariage de ma sœur et moi, il n’aura pas pu être grand-père, et il n’aura pas profité de sa retraite.

Lola, 21 avril 2021

Ma chère maman est morte il y a un peu plus d’un mois maintenant. Pas un jour ne passe sans que je pense à elle. Elle a souffert et c'est cette vision de souffrance qui continue à me faire mal. Elle était en EHPAD car elle souffrait de cette terrible maladie, l’Alzheimer. J’ai vu son état se dégrader peu à peu jusqu'à ne plus nous reconnaître. Cette expérience a été très douloureuse car tout ça est arrivé brutalement. Elle a fait une très mauvaise chute chez nous et a été hospitalisée. Le médecin a indiqué qu’il lui fallait une prise en charge dans une maison médicalisée pour être constamment sous surveillance. Après sa chute, je m’en suis tellement voulu que j’ai accepté sans broncher l’avis du médecin. J’éprouve aujourd'hui un soulagement car elle est partie en paix. Elle était la femme de ma vie, une personne merveilleuse que ses 3 enfants ont aimée.
Elle nous manquera jusqu'à la fin de nos vies, on lui doit.
Je t’aime maman.

Lili, 22 avril 2021

J'ai perdu ma mère le 14 avril 2021. Elle n'avait que 51 ans et est partie suite à un brutal AVC. Elle est partie dans les bras de ma sœur et moi dans le véhicule 2 minutes avant de trouver l'entrée des urgences. Je suis meurtrie, déçue. Mon cœur est totalement brisé. Ma mère avait le diabète, l'athérosclérose et faisait de l'hypertension, mais elle se soignait du mieux que nos moyens pouvaient. Mais elle est partie, brutalement sans aucun signe, on l'a retrouvée agonisant dans son atelier. Je croyais que ma mère était immortelle tellement elle est une femme forte. J'aurais jamais pensé que je la perdrais quand elle aurait 51 ans. C'est comme un rêve éveillé pour moi. Depuis lors, j'espère ne pas mourir trop âgée, je veux vite la retrouver dans l'au-delà car elle me manque terriblement. Mais en même temps je me sens lâche et égoïste vis-à-vis de ma sœur, de mon père et de ma nièce. La vie est injuste, elle ne devait pas mourir à cet âge et dans ces conditions. Je me fais pitié.

Océane, 22 avril 2021

Merci pour vos témoignages si poignants et sincères dans lesquels je me retrouve totalement!
En retraite à partir de juillet 2018, j'ai eu la chance de pouvoir accompagner ma maman en fin de vie en allant revivre chez elle à temps plein, aidé par des aides-soignants et aides à domicile. Fils unique, j'avais une relation fusionnelle avec elle et, malgré l'épreuve de la maladie et grâce à la morphine, nous avons passé une période de partage et de confiance totale. Un instant suspendu dans le temps où la parole était très libre et la joie toujours présente. Nous avons pu aussi nous dire au revoir lors de son dernier souffle dans une sérénité totale en juillet 2019. Pour mon papa je n'avais pas pu être aussi présent mais aux moments forts, en 2016, j'avais pu me libérer aussi pour parler et nous redire l'essentiel.
Après cette année rare je suis parti faire le tour du monde jusqu'à la veille du confinement où je rentrais d'Inde en mars 2020! Et là c'est un Voyage dans le deuil que la vie me demande aujourd'hui! Pendant ces dernières années j'étais comme porté par une force et la présence de mes parents et puis là c'est le face à face avec soi-même et le vide total. Ayant bien accompagné ma maman, je pensais ne pas avoir à vivre cette absence cruelle physique et toute la peine et la douleur remontent à la surface! Et je dois avouer que malgré mon âge je me sens vraiment orphelin. Une partie très investie de moi et toute cette vie de complicité est engloutie dans la mort. Pourtant fervent pratiquant du yoga et ayant de fortes convictions métaphysiques et en général ressentant aucune rupture avec les disparus. Ici je passe par toutes les phases dont le désespoir absolu proportionnel à l'intensité du vécu relationnel. La vie me paraît parfois dénuée de sens et la préoccupation des autres très fade par rapport à cette crise existentielle de fond. Je voulais dire que l'âge n'a aucun rapport avec les phases du deuil et qu'il faut accepter les différentes étapes du deuil en accueillant les émotions totalement même si par moment ces vagues de fond font mal, des alternances plus apaisées jalonnent le chemin ! Et on ne peut pas demander aux autres de comprendre, c'est absolument impossible d'entrevoir cette souffrance sans l'avoir vécue soi-même!
Et puis on dit qu'après cette mort à soi-même vient une période de renaissance. Mais malgré cette conviction je suis sincère cela n'épargne pas cette perte de repère! Parfois leurs sourires à leur tour m'accompagnent et parfois ils me manquent! C'est ainsi. Et parfois cette confrontation à la mort nous donne envie de vivre pleinement la vie si précieuse!
Je crains ne pas avoir été bien clair. Peut-être que l'essentiel a été dit. Et l'Amour nous relie malgré toutes ces oppositions! Bon courage à tous, vous lire m'a fait beaucoup de bien!
Dominique, 63 ans

Dominique , 28 avril 2021

Maman d'amour, le 13 septembre 2020 la maladie pourrie t'as emportée. Nous tes 3 filles pleurent de douleur tous les jours. Ça fera 8 mois le 13 et c'est de plus en plus dur.
J'ai lu beaucoup de vos peines. Et nous nous ressemblons tellement par le chagrin et l'amour!!!
Maman tu es notre pilier et on t'aime tellement fort d'amour ma beauté. Je t'aime... on t’aime..
Tes 3 filles et tes 7 petits-enfants.

Brachtendorf monot belinda , 10 mai 2021

Cher Tom,
Votre message me touche tellement. Vous êtes un jeune homme courageux et je suis certaine que vous allez surmonter votre douleur face à cette grande perte tout en continuant à vous inspirer de la vie de votre maman.
Je suis certaine que vous avez hérité de votre mère sa gentillesse et sa grande bonté. Je vous envoie des ondes positives de bonheur et d'amour.
Bien amicalement,
Marie-Claude

marie claude, 13 mai 2021

Tous ces commentaires me vont droit au cœur car c'est exactement ce que je ressens.

Christine Pasquet, 24 mai 2021

Ma maman est partie le 3 avril, je suis orpheline, c'est la moitié de mon cœur qu'on a arraché. Des métastases aux poumons l'on empêchée de respirer. D'un diagnostic de 6 mois à 1 an, elle est décédée en 3 jours. Nous avons réussi à être près d’elle, pas facile avec les mesures covid. Elle est partout, dans ma tête, les objets qui m’entourent, et puis je regarde mes mains c'est les siennes. C'est la Fête des mères demain, bonne fête maman, je t'aime de tout mon ❤.

Valerie Andrieux, 29 mai 2021

Il y a 1 an j’ai perdu mon père. Il était mon pilier, mon phare dans la nuit, mon meilleur ami! C’était la première personne que j’avais au téléphone le Marion et la dernière personne que j’avais le soir avant de dormir. Il était le meilleur des Pères et le plus merveilleux des grands-pères.
On m’avait dit qu’avec le temps la douleur s’atténuait mais ça fait 1 an et la douleur est toujours aussi forte, mes sourires ne sont plus que des mensonges…
Il m’arrive même de m’effondrer en pleurs dans un magasin ou en voiture!
Mon papa me manque tellement…

Sandrine, 17 juin 2021

Bonjour,

J'ai perdu ma maman le 6 juin 2021, elle avait 85 ans. Elle était dépressive et avait eu un AVC en 2013 dont elle s'était remise et nous étions ensemble dans le même appartement.
Son état a commencé à se dégrader en mars, une semaine après avoir reçu la 1re injection de Pfizer. Elle a été plusieurs fois hospitalisée, elle avait soi-disant une BPCO. En mai, elle a été envoyée dans une clinique. Je n'avais le droit de la voir que 2 fois par semaine, alors que j'avais signalé un problème et ils l'avaient retransportée à l'hôpital. Avant sa sortie début mai, elle avait reçu la 2e injection et elle est sortie avec de l'oxygène. Petit à petit, son état s'est dégradé. Elle ne voulait pas aller en établissement, elle y aurait été malheureuse, elle avait toute sa tête. Un après-midi, deux jours avant son décès, une aide à domicile l'a trouvée hébétée, elle a vomi et respirait très mal, très encombrée. Elle a encore été amenée aux urgences et son état s'est dégradé, trop fatiguée pour lutter. Je me demande si le vaccin n'est pas responsable de son décès.

Legrand, 23 juin 2021

Merci pour tous ces témoignages. Écrire aide et lire console. J’espère que certains se retrouveront dans mon témoignage comme je me suis retrouvée dans certains.
Cela fait un peu plus d’un mois que ma petite maman nous a quittés. Il n’y a pas une nuit où je ne me réveille et que je pense à elle. Parfois c’est le soir en me couchant, parfois le matin au réveil… et je pleure.
Elle me manque terriblement. J’ai repris mon travail d’enseignante en maternelle avec envie, pour retrouver mes petits élèves avant la fin de l’année et aussi pour m’occuper l’esprit. Le travail aide en journée mais ce sentiment de vide revient vite dès que l’esprit est moins accaparé…
Ma petite maman est partie brutalement, à 70 ans, 7 semaines après son hospitalisation pour une leucémie aiguë (23 années de thrombocytose traitée mais la maladie a muté en leucémie). Elle a été courageuse chaque jour et, je m’en rends compte à présent, nous a préservé de ses douleurs et sa peur de mourir. Mon père et moi étions présents depuis le début de son hospitalisation. Il a fallu s’adapter aux restrictions de visite liées au covid puis à la chambre stérile lorsqu’elle a débuté la chimiothérapie. Cela a été difficile de ne la voir qu’une fois par semaine et l’isolement de son côté n’a pas été facile à vivre à la longue.
Cela fait un mois maintenant et son portrait est plus difficile à regarder maintenant que j’ai pris conscience de sa mort. J’ai été un moment, les premières semaines, à me dire « c’est un mauvais rêve… je vais me réveiller et elle va revenir… ». La prise de conscience est dure car le moindre souvenir me bouleverse, la voir en photo me fait pleurer, même rendre visite à mon père dans leur maison, sans elle , devient douloureux…
Et puis la tristesse de mes enfants me touche aussi. Ils ont 14 et 8 ans. Très proches de leur mamie, si douce, si gentille…
Mon fils, ado, a gardé sa douleur jusqu’à ce qu’elle explose. Ma fille, plus jeune, a de la colère et de la tristesse. Elle pleure de temps en temps mais ne veut pas trop en parler.
Ce n’est pas facile…

Virginie , 25 juin 2021

Bonjour, J’ai 30 ans et je viens de perdre mon papa dimanche le 4 juillet 2021, à l’âge de 59 ans. Il a été testé positif fin mai, hospitalisé début juin, et mis dans le coma le 9 juin pour, d’après les médecins, reposer son corps pendant maximum 48 heures. Il n’en ressortira jamais. Le dimanche 27 juin, les médecins nous appellent en nous disant de nous préparer, je peux le voir l’après-midi même malgré qu’il soit toujours dans un coma profond. Le vendredi qui a suivi, les médecins nous ont dit que mon papa ne passerait pas le week-end, peut-être même pas la nuit. J’ai pu le voir le samedi matin, son corps avait changé, les reins avaient cessé de fonctionner, il avait gonflé sur tout le corps (au point de lui voir les yeux). Le soir j’ai énormément pleuré pendant quelques heures en rentrant. Le dimanche 4 juin, les médecins nous annoncent que mon papa nous a quittés dans la nuit. J’ai évidemment pleuré. Depuis le lundi matin, je ne ressens plus aucune émotion, comme si rien ne s’était jamais passé. Je suis allée le voir avant la mise en bière (c’était mon premier «mort» que je voyais), je n’ai pas eu de choc, à l’enterrement non plus. Comme si ce n’était pas mon père dans ce cercueil. Aujourd’hui, une semaine après son décès, je n’arrive plus à pleurer, je sais qu’il est parti mais inconsciemment j’ai l’impression que tout ça n’était que mon imagination. Je suis perdue, je culpabilise de ne pas pleurer comme je devrais le faire. Est-ce une réaction normale pour une enfant? Comment faire pour que toutes ces émotions sortent de moi-même?

Sophie, 12 juillet 2021

J’ai perdu ma maman il y a plus de deux mois maintenant. Il n’y a pas de mots pour décrire ma souffrance. Elle nous a quittés brutalement quelques jours après qu’elle ait fêté ses 60 ans, personne ne s’y attendait. C’était quelqu’un qui prenait extrêmement soin de sa santé, elle faisait du sport tous les jours, mangeait sainement, allait faire des analyses plusieurs fois par an et en plus, depuis la crise sanitaire c’était celle qui prenait le plus de précautions. Elle n’avait aucun problème de santé qui plus est. Une semaine avant son décès, elle m’avait dit qu’elle avait attrapé la grippe mais rien de bien grave, qu’elle était juste un peu fatiguée. Le médecin lui avait prescrit quelques médicaments. La veille de son décès elle allait bien, toujours fatiguée mais avec toujours cette même joie de vivre. Le lendemain matin son état s’était aggravé brusquement, mon père décide de l’amener à l’hôpital mais elle est décédée dans la voiture (on soupçonne le covid). Un choc terrible.
C’est tellement dur, je suis étudiante à l’étranger et je n’ai pas pu être là ni pour elle, ni pour mon père qui a tout vécu. Je n’ai pas pu la voir une dernière fois, ni l’embrasser. À cause de la crise sanitaire, je n’ai pas pu rentrer et cela faisait deux ans que je ne l’avais pas vue. J’ai toujours du mal à croire que je ne la reverrai plus jamais. C’était une personne incroyable, tellement forte, gentille, généreuse et aimante. On avait une relation tellement fusionnelle, on s’appelait presque tous les jours, elle était tout pour moi et je lui racontais tout. On ne pouvait s’endormir le soir sans se dire jtm, j’étais tellement comblée de son amour ainsi que de celui de mon père toute ma vie. Aujourd’hui il ne se passe pas un jour sans que je ne pleure, la douleur est insoutenable.
J’ai d’autant plus de peine lorsque je pense à mon père bien aimé, qui vit seul à présent, je ne peux pas rentrer pour m’occuper de lui même si c’est ce que j’aimerais et j’ai n’ai pas de frère et sœur qui pourrait le faire.
Il y avait tellement de projets que je voulais faire avec elle, tous les soirs je rêvais du jour où je pourrais de nouveau la serrer dans mes bras. C’est tellement difficile de vivre sans elle, de ne plus voir son sourire, ni entendre ses mots d’amour, ses conseils, ses blagues. Elle me faisait rire comme personne ne sait le faire. Son amour reste gravé en moi mais son absence me transperce chaque jour. J’ai encore tellement besoin d’elle. Ma seule consolation est qu’elle soit partie sans souffrance mais c’est toujours impensable d’accepter son départ. Je la remercie pour tout, avec mon papa, elle a su me rendre tellement heureuse, ils ont toujours tout fait pour moi, ils m’ont tout donné, tout appris, notre relation et notre amour demeure ma seule richesse. Même s’il faut allait de l’avant, je ne serai plus jamais la même, une partie de moi est partie pour toujours, et je sais que rien ne pourra effacer ma tristesse ni combler son absence. Je suis reconnaissante de l’avoir eu comme maman (et aussi d’avoir toujours mon père qui est formidable), je sais l’immense amour qu’elle me portait. J’espère qu’elle est partie le cœur léger car j’ai pu lui dire de son vivant combien je l’aimais.

Cah, 31 juillet 2021

Bonjour, j'ai perdu mon mari le 8 juillet, il souffrait d'un cancer de poumon de stade 4 depuis 1 an. Il était sous traitement et avait terminé le premier cycle de chimio avec succès mais les médecins me disaient que la chimio c'était à titre palliatif uniquement. Moi, je ne voulais rien savoir, je voulais simplement qu'il puisse rester le plus longtemps possible avec nous. J'étais prête à tout pour l'aider, nous nous sommes battus ensemble contre cette foutue maladie. Ses amis et sa famille avaient tous déserté. Nous n’étions que lui, moi et nos enfants dans cette bataille, c'était pas facile mais nous nous accrochions.
Et puis, il y a eu ce jour fin juin où il n'arrivait plus à respirer, j'ai appelé le Samu et on l'a transporté à l'hôpital. Il est resté sous assistance respiratoire jusqu'au jour fatidique de son départ. Il est parti 10 minutes avant que je n'arrive à l'hôpital pour la visite de l'après-midi. Le matin je l'avais vu et il m'a fait au revoir quand je partais avec un grand sourire, il était si beau, je n'avais pas compris qu’il me disait au revoir.
J'ai beaucoup pleuré ce jour-là et je n'arrête pas. J'essaie de m'occuper de mes enfants et de nos projets, en fait je ne sais plus vraiment quoi faire. Je veux tout faire, tout se bouscule dans ma tête. Je culpabilise quand je ne pleure pas ou si je souris. Rien ne va plus. Je voudrais pouvoir pleurer et crier un bon coup, je ne l'ai pas encore fait. Je ne sais plus où j'en suis. Les sentiments se mélangent, je me dis qu'il souffrait trop, après je me dis que non, j'ai tellement besoin de lui. Je ne vais pas y arriver.

Laura, 2 août 2021

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