Quand se départir des objets du défunt ?

L'être cher est parti, laissant derrière lui une multitude d'objets lui ayant appartenu. Quelques-uns sont porteurs de sens, de souvenirs et d'histoire qui nous les rendent précieux. D'autres, plus anonymes, prennent soudainement de la valeur quand vient le temps de s'en départir. Et pourtant, un jour ou l'autre, il faut bien se résigner et procéder à la distribution des biens de la personne décédée. Le faire rapidement aide-t-il à faire son deuil ou faut-il attendre d'être prêt et risquer de ne plus y parvenir tellement l'attachement est grand ? La question se pose et revient fréquemment chez les endeuillés et leur entourage. Selon Roger Régnier et Line Saint-Pierre, fondateurs de Deuil-Ressources, il n'y a pas de temps idéal pour donner ce qui appartenait à la personne décédée. « Se départir hâtivement des effets personnels du défunt, en cherchant ainsi à éviter tout ce qui rappelle son existence et sa mort, peut être aussi néfaste que de s'accrocher désespérément aux témoins du passé, surtout lorsqu'ils évoquent des moments pénibles ou nuisibles au détachement. »1 En fait, la plupart des spécialistes du deuil diront qu'il s'agit avant tout de se donner le temps d'apprivoiser l'absence avant de prendre une quelconque décision. Cette distance permet un recul qui aide à mettre de l'ordre dans ses souvenirs et facilite la répartition des biens au moment venu. Alors, doit-on tout laisser en place en attendant l'accalmie ou ranger ses effets personnels hors de la vue ?

Garder près de soi des objets qui évoquent de bons souvenirs est aidant pour bien des gens. Sur La Gentiane, site d'entraide pour les personnes endeuillées offert par les coopératives funéraires du Québec, plusieurs internautes le confirmeront, dont Nostalgie : « Ce ne sont que des objets, mais leur présence apaise, bien qu'il y ait des pincements au coeur en les regardant. Les faire perdurer correspond en quelque sorte au vieil adage : la vie continue. Alors, pourquoi ne pas s'en entourer, faute de pouvoir entourer de nos bras ceux qui en ont pris soin avant nous. [...] Les années passant, j'arrive de temps à autre à me séparer de quelques objets, avec discernement et conviction. Je pense que cela correspond au fait qu'il nous faut avancer, quitte à ce que ce soit très lent et très progressif. »

Ainsi, la plupart conserveront de nombreux effets personnels du défunt, tels que des vêtements ou des bijoux, qu'ils porteront comme un trésor sans prix. Outre les biens que l'on donne à un frère ou un ami, afin qu'ils puissent eux aussi garder un petit quelque chose en souvenir, il y a tout le reste qui, avec le temps, perd de son importance. Des objets sans histoire que l'on donne plus facilement. Mais ce qui peut paraître simple s'avère parfois déchirant. Dans ce sens, il est bon de se demander comment réagirons- nous lorsque sa veste ou sa casquette seront portées par un ami.

Prendre son temps

Certaines personnes, toutefois, prendront plus de temps avant d'en arriver là, comme ce fut le cas pour Dominique Bertrand2 à la mort subite de l'homme de sa vie. Pour elle, le fait de se séparer de ce qui lui avait appartenu, c'était reconnaître qu'il ne reviendrait pas. Il lui a fallu beaucoup de temps avant de sortir son rasoir de la douche et de donner ses vêtements.

Cette réalité est celle de plusieurs endeuillés mais, graduellement, elle évolue au rythme du deuil de chacun, comme en témoigne Aymeraude sur La Gentiane : « Puis, un matin, tout naturellement, j'ai pris des sacs et je suis allée les donner dans un lieu éloigné de chez moi, pour des personnes nécessiteuses. A contrario son atelier, au fond du jardin, est resté comme il y a 11 ans, hormis les toiles d'araignées que j'enlève régulièrement. »

Il faut se rappeler qu'il est difficile, parfois même impossible, de récupérer ce qui a été donné. À cette étape du deuil, peut-être serait-il sage de réfléchir aux raisons qui motivent votre désir de conserver ou de vous départir des effets personnels du défunt. Et quand vous sentirez le moment venu d'alléger votre bagage, n'hésitez pas à contacter quelqu'un en qui vous avez confiance pour vous accompagner.

Par Maryse Dubé
Publié dans la revue Profil - Printemps 2012

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  1. RÉGNIER Roger et SAINT-PIERRE Line, Quand le deuil survient, Éditions Sciences et Culture, 2000.
  2. MICHAUD Joselito, Passages obligés, Éditions Libre Expression, 2006.
Classé dans : Le deuil Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide

Commentaires (50)

Je me suis séparée rapidement de vêtements de Ma Petite Etoile après son envol, mais cette séparation s'est accompagnée de beaucoup de larmes, et d'autres je les ai encore et cela fait 17 ans!
Le plus difficile que j'ai vécu c'est quand le premier Noël après son départ, j'ai vu un de ses vêtements que je lui avais offert à son dernier Noël, porté par ma petite fille!
A chacun son chemin, à chacun sa volonté, tout est respectable.

Lumiere, 7 mai 2012

Moi je me suis séparé des vêtements de mon époux très rapidement je me suis senti poussé vers ca et après je me senti bien je ne regrette pas mais ma peine est toujour présente dans mon coeur je suis en deuil depuis une semaine et je suis seule . Pierrette

Pierrette, 3 février 2013

C'est la 2ème semaine que mon cher et tendre époux s'est endormi ma main unie à la sienne. j'ai eu la volonté de lancer toutes les démarches nécessaires au décès . à ces activités faites un peu sur les nerfs il me reste ce soir un goût amer avec les cartes de remerciements prêtes à être postées. je prends conscience q ue tout est définitif. Déjà 2 semaines et il m en reste encore combien à vivre sans mon amour ?

Catherine , 28 mars 2013

Il y a deux mois que mon amoureux est décédé accidentellement. Je n'ai encore pu me départir de rien. Tout est a sa place, comme si j'attendais son retour... Je dors dans ses vêtements. Il parait que le temps aide a guérir nos peines, pour le moment ce temps me parrait bien loin...

Cynthia , 24 avril 2013

une question svp:
j'utilise régulièrement
le peignoir de ma mamie après la douche ;ma mamie l'utilisait régulièrement de son vivant ;
par moment je doute qu'en pensez vous svp?
Merci

marie, 18 octobre 2013

Merci pour cet article. J'ai du mal à me séparer des objets et le texte me rassure. Les objets me permettent de garder un lien physique avec mes chers disparus.

Hélène, 23 novembre 2013

18 jours ce sont écouler depuis la mort de ma mere. Je me suis fait un genre de plateau souvenir avec ses effets personnels ; bible, montre, pendatif, porte-feuille, photo et rose, que j'ai placé a ma vue, dans ma chambre, je crois que cela fait partie intégrante de mon deuil, en y pensant bien.
P.S; JE T'AIME BEAUCOUP MAMAN, de ton fils Robin XXX...

Robin, 23 décembre 2013

Apres bientôt 3 ans et malgré qu'il y ait quelqu'un de nouveau dans ma vie, de dors toujours dans la robe-de-chambre de mon conjoint que j'ai perdu de façon soudaine quand je suis seule ou qu'j'ai besoin de réconfot. Je me demande souvent quoi en penser

Anny, 31 janvier 2014

j'ai perdu mon conjoint en janvier dernier, j'en reviens pas que je suis en train d'écrire sur ce site. Il est parti brutalement en rentrant du travail je l'ai trouvé endormi, j'ai tous gardé. Avec son frère ont pouvait pas se séparé tout est resté dans la famille et les amis, mais j'ai donné des choses notamment à sa mère car je pensé à sa peine mais il y aurai eu que moi j'aurais tous garder pour moi, pour me rappeler notre vie, mon chagrin
je dors dans ses vêtements et je regarde tous les jours des photos

tiffany, 18 juin 2014

Aujourd'hui j'ai repris ma place dans notre lit. Depuis son décès je n'avais pas le courage de déplacer ses habits. J'aie beaucoup pleuré mais c'est fait. Son odeur est toujours là malgré que tout a été lavé. J'aime sentir son odeur mais ça me fait pleurer. Je souffre beaucoup et il n'y a que depuis deux jours seulement, avec la prise de Temesta, que je me sens mieux. J'ai l'impression que cette douleur ne passera jamais et ça fait plus de 7 mois qu'il est parti!

Mariza Leschziner, 11 octobre 2015

Bonjour,
Je me trouve dans une situation compliquée et dont je ne comprends pas tout.
Mon ami et moi nous sommes rencontrés par amis interposés il y a 11 mois et sommes plus ou moins ensemble depuis 6 mois.
Il a perdu son épouse il y a un peu plus 4 ans.
Les photos de sa femme son partout dans sa maison. Il dit que ça lui permet de sentir sa présence et que ça lui fait du bien. Et à ses enfants aussi (6 et 9 ans). Au début où nous nous sommes connus, il en a enlevé quelques unes mais son fils lui a fait un genre de crise de panique.
Depuis, notre relation stagne car il a le sentiment de trahir son épouse.
J'ai beaucoup de mal avec la présence de photos dans sa chambre et je ne viens plus chez lui à cause de cela. J'ai l'impression d'être sa maîtresse et ce n'est pas un statut que je souhaite. J'essaie de lui laisser du temps mais il régresse. Il a remis une autre photo dans sa chambre. Cela en fait une dizaine juste dans cette pièce.
Je sais que ce n'est pas sain ni pour lui ni pour ses enfants mais je n'arrive pas à le lui faire comprendre et à trouver les bons mots.
Que puis-je faire pour les aider à sortir de ce cercle de deuil qui n'en finit pas... ?

Sellier , 19 octobre 2015

Mon épouse est décédée en octobre dernier suite à une leucémie, je n'arrive pas à garder ses photos même celle où nous sommes tous les deux, pour moi cela n'a plus de sens, ça veut dire quoi, faire son deuil... Pour moi c'est fini plus rien n'a de sens, continuer à vivre me paraît insurmontable, le vide est présent, ma vie sans elle n'a pas d'horizon, me projeter dans le monde ? Je peins à l'origine, je n'ai plus envie, mon inspiration me projette dans le néant, je dois partir quelque part, quitter la vie trépidante de ce monde insupportable avec les horreurs. Aujourd’hui le monde est néfaste et cela rajoute encore plus de mal à la douleur que je vis... je suis trop lâche pour mourir et vivre me fait peur...

Guy Olivier, 25 mars 2016

Cela fera 5 ans que mon mari a décidé d’arrêter de vivre. La plupart de ses vêtements sont dans une valise sauf ceux qu'il portait la veille de sa mort. Que dois je faire ?

PEAN, 7 avril 2016

Bonjour Pean, J'ignore où vous en êtes dans l'évolution de votre deuil, mais il serait bon de vérifier si vous voulez vraiment garder les vêtements de votre mari. Si vous souhaitez les donner, peut-être y a-t-il un tri à faire afin d'éviter les regrets. Quoi qu'il en soit, si l'exercice vous semble trop difficile, assurez-vous d'avoir quelqu'un près de vous pour vous appuyer. Bon courage.

Maryse Dubé FCFQ, 7 avril 2016

La femme de mon conjoint est décédée il y a huit ans. C'est un homme doux et gentil. Depuis un an il a retiré les photos de sa femme sauf deux. Je déménage chez lui et je dois faire ma place. Malheureusement il y a beaucoup d'objets appartenant à la défunte dans tous les tiroirs et garde-robe (sac à main, patins, souvenirs de voyages, vêtements, pantoufles, skis, etc...). Je lui ai dit que nous avons besoin de place. Il dit avoir fait beaucoup de ménage mais selon moi ce n'est pas suffisant. Après 8 ans je trouve qu'il est malsain de garder ces objets. Je ne sais pas comment prendre ma place sans le bouleverser et sans me sentir méchante ou coupable. Je ne crois pas que c'est trop demander d'être reconnue comme sa compagne de vie dans le présent et le futur. Je respecte et reconnais qu'il a eu un passé mais il est temps de regarder vers l'avant. Es-ce moi qui en demande trop ? Es-ce normal de garder autant d'objets après huit ans? Es-ce normal qu'il fasse encore une petite dépression à chaque Noël (elle est décédée pendant cette période). Que puis-je faire?

Helene, 7 avril 2016

Mon mari est parti le 8 juillet 2015 d une longue maladie trop jeune 57 ans, je l'ai ramené dans son pays et dès mon retour je me suis séparée de ses affaires je n'ai gardé que les derniers vêtements qu'il portait mais je n'ai pas encore fait le deuil et je ne sais si un jour je le ferai. Il est toujours dans mes pensées. Trop dur à vivre sans lui, mais je dois être forte pour les enfants, ils ont assez souffert.

vieira, 22 juillet 2016

Une amie très proche que je considère comme ma grande sœur est décédée il y a 5 jours.. Aujourd'hui sont les funérailles, avec la distance et le travail je ne peux m'y rendre. J'aurais aimé avoir un objet lui ayant appartenu, mais je ne sais pas si cela se fait de demander cela à la famille ?

Ju, 28 juillet 2016

Mon père a été enterré un 24 décembre, il y a 39 ans. Malgré mes enfants et petits-enfants, je n'ai jamais retrouvé l'Esprit de Noël. Et c'est bien ainsi, parce que c'est moi.

Monique D'Aoust Nagy, 19 janvier 2017

Maintenant je comprends mieux pourquoi j'ai tant envie de garder des choses de ma mère décédée bien qu'elle m'ait donnée des choses avant.
Son sac par exemple, je l'ai récupéré, elle venait me chercher au travail, c'est un réconfort pour moi.
Ses autres affaires si j'en ai la possibilité car mon beau-père laisse tout en état et dors dedans, je ne lui demanderais rien d'autre par respect pour notre deuil commun, mais le jour où je prendrais ce qu'il aura à me proposer. Ma mère et moi avions une relation fusionnelle.
Je comprends mieux ma réaction et celle de mon beau-père grâce à ce site.

Nancy, 22 avril 2017

Bonjour,
Mon compagnon est décédé il y a à peine 11 jours. Un arrêt cardiaque alors que j'étais au téléphone. Sa fille m'a permis de récupérer son pyjama qu'il portait la veille. Comme on ne vivait pas ensemble je n'ai droit à rien. Si ça ne tenait qu'à moi j'aurai gardé tous ses vêtements mais c'est sa fille qui s'en occupe. Je me sens tellement impuissante et vide. Je ne trouve pas du tout ma place dans tout ça. Et je souffre terriblement.

Ren, 26 juin 2017

Voilà bientôt 6 mois que tu es parti, je tourne en rond, je ne fais que pleurer, pourquoi toi? Je trouve cela injuste, je crie, je hurle parce j'ai mal de ton absence. Tes affaires sont là, ton manteau est là, impossible de le retirer, ta brosse, ton parfum idem, il a tes photos qui sont là. J'ai besoin de te parler, cela fait très mal, les jours passent et la souffrance est toujours là, le chagrin aussi fort. Je n'arrive pas à avancer sans lui, c'est dur.

béatrice, 28 juin 2017

Mon tendre amour est décédé le 12 février 2017, je le cherche partout. Je l'ai quitté à l'hôpital à 13 h 25 et devais aller le chercher à 8 h du matin, le médecin le gardait pour contrôle toute la nuit. Je suis retournée à la maison qui est à peine à 5 minutes en voiture et j'ai reçu un appel de l’hôpital qu'il était en arythmie et perte de connaissance, je ne l'ai jamais revu vivant, 27 minutes plus tard le décès était déclaré. Je dors avec sa robe de chambre, j'attends son retour, je suis anéantie.

Bouchard, 23 juillet 2017

21 jours que mon époux depuis 52 ans est décédé subitement.
Il me manque, je suis anéantie, nos enfants habitent loin, je suis seule.
Il me faut vendre notre grande maison, je ne peux pas la garder, trop grande et il est décédé sur la terrasse.
Ce matin un de nos fils qui vient d'avoir une mutation à 900 km est venu pour les vêtements. Il en a pris un petit peu, il manque de place.
Il m'a aidée à tout enlever mais pour le moment je ne peux les donner.
Je suis perdue.

Daniele Lepage, 17 août 2017

Ça fait bientôt 20 ans que ma petite Caroline s'est envolée et j'ai toujours le pyjama qu'elle portait le jour de sa mort, je ne l'ai jamais lavé et quelquefois je le serre contre moi et j'essaie de retrouver son odeur. Je n'arrive pas à me séparer de ses jouets, ni de ses cahiers d'école ni des petits mots qu'elle écrivait. J'ai beau me raisonner, rien n'y fait. C'est comme une blessure qui ne guérit jamais bien que je ne reste pas confinée dans le souvenir.

vandrisse claudie, 29 septembre 2017

Mon Cœur, bientôt 14 mois que tu es parti. Je ne m'y fais pas. Pratiquement tout est là, je porte ton alliance, ta montre, je mets ton parfum... J'en veux à tes filles qui ne sont pas venues te voir durant les 23 mois de ta vie alors que tu souffrais de la maladie de Parkinson depuis plus de 20 ans... Tu es dans mon cœur pour toujours. Je sais que je devrais enlever tes vêtements qui pendent dans le grenier, mais tu étais si soigneux que j'aurais l'impression de te blesser en donnant à n'importe qui... JTAPLV.

Nick, 9 octobre 2017

Le 4 octobre 2017 il avait 28 ans. Tu as fais un arrêt cardiaque qui t’a arraché brutalement à la vie et à moi. Mon mari est parti. Je suis enceinte après plusieurs mois d’essai, de frustration, de pleurs. Quand on y arrive enfin, tu pars brutalement!
Je ne sais pas si on se relève un jour de cette situation.
Je sillonne les forums pour trouver des personnes qui vivent ou ont vécu la même chose que moi mais personne! Le veuvage précoce c’est aux alentours de 55 ans. Nous on a même pas 30 ans.

Meissane , 29 octobre 2017

L'amour de ma vie est parti le 22 août 2017, après une maladie de 10 mois. Ses souffrances apaisées sont ma seule consolation. Depuis je ne vis plus, j'existe. Me défaire de ses choses est difficile, sauf pour certaines qu'il n'utilisait plus. Je n'ai pas trouvé de nouveau sens à ma vie encore. Se défaire de 25 ans de bonheur n'est pas facile, et en fait je ne le souhaite pas. Mon deuil se fait très très lentement mais sera-t-il fini un jour ? Je ne crois pas. Comment peut-on se dire que la vie a encore des choses pour nous, mais que toutes ces choses ne le remplaceront jamais. Et moi c'est lui que je veux. Caprice d'enfant qui ne veut pas comprendre me direz-vous. Un grand amour comme lui ne se remplacera jamais par quelque chose d'aussi fort. Il emplissait ma vie de sa seule présence. J'avance lentement un jour à la fois, une heure à la fois, un pas à la fois mais j'ignore où la route me mènera.

Ghislaine TURCOTTE, 26 novembre 2017

Mon amoureux est parti le 27 Août 2017, si brutalement. Je l'aime tellement si fort, j'aimerais tant qu'on puisse se revoir un jour. Ton sourire, ta joie de vivre, ta bonté, ton odeur, le son de ta voix me manquent. Tes bras, ta peau, ton odeur, tes plaisanterie, tout me manque. On avait tant de projets, tant de bonheur encore à vivre. Pourquoi toi, pourquoi je n'ai pas pu faire ce voyagea avec toi? Je me sens tellement seule mon amour sans toi, je suis perdue, je suis obligée de vivre pour notre fils. Parfois je me dis je dois être forte et je sais que t'aurais voulu que je sois forte pour notre fils mais c'est tellement dur mon cœur! Je comprends pas, je t'aime mon kaf, tu nous manques très fort. Je t'aime si fort, j'aimerais tant avoir des dons pour pouvoir te parler et te dire à quel point je t'aime! Je veux tellement être avec toi. Mais je m'accroche à notre amour de fils.

Muriel, 1 décembre 2017

Je viens de regarder ce site et je sais pas pourquoi je commente ou réponds. Toujours est-il que j'ai pas encore fait le deuil de mon épouse. 18 mois et ses affaires sont là. Je dois dire que je déprime souvent. J'arrive pas trop à me remettre de la situation.




pour ma part j arrive pas a faire le deuil de mon epouse 18 mois et ses affaires sont encore la

claude, 1 décembre 2017

Mon grand amour est parti le 27 juillet 2017 à 44 ans, foudroyé en 10 jours après un long combat contre le fichu cancer qu'il avait depuis 2 ans. Je survis pour nos 2 enfants. Et on va "fêter" notre 1er Noël sans lui ce soir... Sans les enfants, aucun goût de vivre, de se rassembler. Ils sont devenus ma seule raison de vivre, mais jusqu'à quand ??? J'ai 41 ans et ma vie est fichue, une vie de "M...." comme je le pense souvent, malgré mes enfants extraordinaires !

Anna, 24 décembre 2017

Des mots, des ressentis, des sentiments qui rejoignent ce que je vis. Mon mari est décédé en octobre et depuis tout me semble sans intérêt. Il n'y a que le vide et le silence, la douleur, la peur. Plus de projets, plus d'avenir. Tout le monde me dit qu'avec le temps, ce sera moins douloureux. J'ai l'impression que personne ne comprend que chaque jour est au contraire plus difficile.

christine, 16 février 2018

Mon amour m'a quittée sans que je puisse lui dire je t'aime, il y a 2 semaines. J'ai laissé sa meilleure amie et soeur de coeur choisir des objets pour se réconforter. Pour le moment, je me sens incapable de donner d'autres choses.

Mimi, 23 février 2018

Ma mère est décédée samedi passé. Lundi soir, j'ai fait le ménage dans ses vêtements, pour ne garder que certains chandails et vestes qu'elle aimait particulièrement. Ai-je agit trop vite? Les vêtements ne sont pas encore partis, je dois encore décider où je veux les donner. Par contre, j'ai trouvé des souvenirs à elle et ça je n'ose pas m'en défaire tout de suite et non plus ce qu'elle a fait de ses mains, car elle faisait du crochet.

Véronique, 27 février 2018

J'ai perdu mon épouse le 11 août 2016, elle avait 58 ans, nous avions 38 ans de mariage. C'est encore très compliqué.
J'ai eu le besoin très rapidement de donner tous ses habits au secours populaire.
J'ai vendu la maison familiale, trop de souvenirs, il me fallait un endroit neutre pour vivre mon deuil, un endroit où elle n'avait jamais vécu.
Si toutefois vous preniez aussi cette décision, ne le faites pas trop vite. Moi je suis resté dans la même ville pour éviter de perdre mes repères et aussi à la demande de mes fils. Après 18 mois, je pense que c'est une erreur. Et je pense sérieusement à partir de la région.
N'étant plus en activité, les journées sont très longues et la solitude me pèse.
Beaucoup de pensées négatives... aller la rejoindre...

Jean-Jacques, 13 mars 2018

J'ai perdu un beau-frère soudainement il y a trois ans, et il a fallu aider ma sœur à vider ses classeurs et ses tablettes pleines de documents au sous-sol. Vu que John était chercheur, il fallait vérifier que des copies existaient à son institut avant de jeter. Le volume était intimidant et j'ai appris de cet situation. J'ai donc fait un ménage dans mes documents, revues et livres pour que ma dulcinée ne soit pas prise avec trop de "stock" à mon départ. Une université était contente de recevoir les livres, un musée certains documents anciens et objets, et le bac bleu a pris le reste sans se plaindre. Mieux vaut prévenir...

Harry Gow, 25 avril 2018

Je viens de perdre mon épouse le 24 avril 2018 à 15 heures, après 95 jours d'hospitalisation et 46 années de mariage. Cette nuit c'était ma première nuit seul à la maison... pendant son hospitalisation je lui téléphonais chaque soir avant le "dodo" même si j'avais passé la journée avec elle et chaque matin je faisais la même chose. Après son décès, une de mes filles a passé la semaine avec moi. D'ici les funérailles je serai seul. Mon épouse m'avait dit que je devrais faire le ménage dans ses affaires mais que finalement rien ne pressait. Je pense qu'elle avait encore raison... Pour l'instant, si une occasion se présente je me départis de certaines choses. Rapidement j'ai donné les 2 "doudous" qu'elle avait à l'hôpital à mes 2 petites filles (9 ans et 4 ans) comme un cadeau que grand-maman leur laissait en souvenir. Et ça, je ne regrette pas quand j'ai vu leurs yeux et que la plus petite à demandé la "doudou" pour s'endormir... Le reste, je prendrai mon temps, sans trop le prendre aussi. En attendant, je tente d'apprivoiser son absence en sachant que les 11 et 12 mai prochains seront des journées difficiles pour moi et ma famille. J'imagine qu'il y a des étapes à franchir et que c'est différent d'une personne à l'autre. En réalité, la médecine, la science lui a donné 30 années de plus avec nous suite à une double greffe rein et pancréas en 1988... j'ose à peine m'imaginer si elle était partie en 1987 ou 1988 avec nos 2 filles en bas âge... cependant ça arrive. 30 années de plus pour être heureux, voir grandir nos filles et voir nos petites-filles, quelle chance. C'est quand même douloureux. Au revoir mon "t'it coeur" je t'aime à jamais.
Je n'en reviens pas que j'aie écrit ce commentaire sur un site du net... "Ben cou donc".

André Côté, 30 avril 2018

Ma fille unique est décédée tragiquement dans un accident d'auto en février 2017 à l'âge de 29 ans. Terrible épreuve et je ne sais pas si je vais finir par m'en remettre. J'y pense encore à tous les jours, le matin en me levant, le soir en me couchant et plusieurs fois dans la journée. J'ai donné ses vêtements trop vite et c'est ma sœur, en grande partie, qui les a pris. Par chance, je ne la vois pas les porter car elle fait attention mais si ça arrivait, je trouverais ça vraiment trop difficile. Tous ses autres effets personnels sont ici chez moi et je n'arrive pas à faire du ménage dans les boîtes. Comme la succession n'est pas encore réglée (mais devrait l'être sous peu), je garde toute la paperasse sur ma table de cuisine. J'ai conservé son urne chez moi et ça me donne l'impression qu'elle est encore avec moi mais je pense que ce n'est pas bon et il faudrait que je pense à la faire mettre en terre bientôt. Vraiment pas facile de passer à travers cette épreuve!!! :-(

S. Chabot, 12 mai 2018

J'ai perdu très brutalement mon conjoint d'un accident il y a un peu plus de 2 ans et demi. Pas un jour sans penser à lui. Toutes ses affaires étaient encore à la maison. Comme je compte bientôt déménager, j'ai pris décision de donner ses affaires, mes amis s'en sont occupés. Je ne regrette pas. C'était le bon moment. Chacun doit le sentir. Par contre j'ai gardé quelques souvenirs. Ce n'est pas parce qu'on donne ses affaires qu'on n'y pense plus. Je ne pense pas qu'on puisse faire un jour sans penser à eux... mais on avance quand même, il y a des jours mieux et des jours moins bien. Refaire sa vie n'est pas facile, beaucoup d'angoisses de s'attacher et de souffrir encore autant. Courage à vous tous.

Noël , 12 mai 2018

Mon cher mari est décédé le 28 avril dernier après une longue maladie (un cancer du poumon)... ça faisait 48 ans qu'on était ensemble. Il était l'amour de ma vie. Je pleure plusieurs fois par jour... ça annonce un deuil long et pénible. J'y pense sans arrêt. Il a laissé un immense vide dans la maison. Quand je pense qu'il ne reviendra plus jamais, je suis anéantie. Passer le reste de ma vie sans lui, je ne puis me faire à cette idée... mais, malheureusement, je dois m'y faire, car c'est un départ définitif et irréversible. Il me manque la moitié de moi-même. Je commence et termine mes journées dans les larmes. Vais-je me consoler un jour? Il le faudra pourtant... Bon courage à tous ceux et celles qui ont perdu un être cher.

Marie-Micheline, 17 mai 2018

Pour ma part, j'ai gardé tous les objets, ces vêtements favoris. Je commençais à faire avec mais suite à autre décès d'une personne que j'aime beaucoup, je ne fais que penser à eux...

Crys, 4 août 2018

J'ai perdu mon mari en Septembre 2017 d'une tumeur au cerveau, il avait 33 ans.
Je dors à la place où il est parti, avec sa serviette et sa photo, rien n'a changé, oui des photos partout de lui de moi, de nous.
Moi le deuil j'ai pas envie de le faire, je vis avec l'absence, je suis spirituelle donc je crois à la survie de l'Âme, ce qui est salvateur. Je suis ni dans le déni, ni dans l'acceptation, je vis avec.
Il est partout dans la maison, mais aussi en moi et ça me convient.
Faites comme vous voulez, écoutez-vous.
Pour entendre et comprendre il faut avoir souffert.
Plein de pensées d'amour à vous tous.

Karla, 17 août 2018

Bonsoir,
Mon mari est mort il y a un mois et demi. Je souffre atrocement jour et nuit. Je dors très peu et, en ouvrant les yeux, je crois avoir été réveillée par un bruit occasionné par mon mari.
Que faire pour pouvoir "revivre" et me reposer, je suis à bout.
Je ne suis pas allée une seule fois au cimetière depuis qu'il est parti.
Pour moi, sa place est auprès de moi et non au cimetière mais je culpabilise en me disant que je le laisse seul. Je sais, c'est contradictoire.
J'ai la chance d'avoir un fils de 25 ans qui vient passer une journée par semaine avec moi.
J'ai peu d'ami(e)s, c'est un choix et ma façon de vivre, elles sont proches, en m'envoyant un texto, un appel téléphonique...
Ce qui m'insupporte sont les personnes qui me disent "Il faut vous occuper". J'ai envie de les gifler.
S'occuper ne veut rien dire, j'aime lire mais j'en suis incapable et bien d'autres choses. Ma concentration ne va que pour penser à mon mari.
Un petit message me ferait plaisir.
Courage à vous tous,
Cordialement.

Sylvie, 11 mars 2019

Bonjour et bon courage à tous!
Ma tendre épouse est partie le 28 février 2019, je ne vis plus comme avant. À travers vos témoignages, je me rends compte que je ne suis pas le seul à souffrir. Hélas pour nous tous, la vie continue sans aucun projet, nous sommes des humains et la vie continue...
Soyez gentils, car chacun que vous rencontrez mène un combat dur.

Abdellah , 9 avril 2019

Bonjour à tous et à toutes,
J'ai perdu mon mari le 29 novembre dernier d'un foutu cancer du poumon découvert 8 jours avant son décès. Tout s'est passé si vite, trop vite; il n'avait que 49 ans. 10 ans de vie commune et tout s'arrête du jour au lendemain. J'ai quitté la réa à 21h et le téléphone a sonné à 2h30. Et là tout s'arrête. Je ne sais pas ce que j'ai fait pendant un certain laps de temps. Après, j'ai pris ma voiture pour me rendre à l'hôpital, arrivée à 4h30. Je n'avais pourtant qu'une demi-heure de route. Depuis ce jour, je ne vis plus. J'ai repris rapidement mon travail; je n'arrive pas à rester dans la maison. Rien n'a bougé, ses affaires sont toujours au même endroit. Je ne peux pas et ne veux pas m'en défaire. Je pense à lui tout le temps, je pleure plus que de raison mais je ne peux pas le contrôler. Il me manque tellement. J'ai besoin d'en parler mais je n'ai personne. Je me sens complètement abandonnée. Je lui parle très souvent. Je ne vis plus, je survis.

Sandrine, 10 avril 2019

Bonjour à tous.
Mon mari est décédé d'un accident de travail le 15 février 2019 à l'âge de 52 ans... Le choc a été très violent pour moi et nos 4 enfants dont un mineur. Pour l'instant je n'ai rien donné de ses affaires et je porte son alliance autour du cou. Les enfants eux-mêmes n'ont encore rien voulu prendre. Prendre le temps pour ne pas regretter plus tard des décisions trop hâtives. L'accompagnement des amis proches est très important même si je dois me faire violence pour ne pas m'isoler. Je souhaiterais savoir si parmi vous certains font partie de groupes de soutien? Bon courage à tous.

Therese , 16 avril 2019

Mon amour est décédé depuis presque 4 ans et je trouve ça tellement difficile encore. Je pleure encore souvent et je me sens seule si souvent. Les enfants reprennent leur vie, moi mon plus grand désir c’est de le retrouver un jour pour goûter encore à notre amour. J’ai un ami veuf aussi depuis 2 ans et nous nous parlons de notre souffrance et des douleurs physiques que le deuil a intensifiées. On est des amis seulement, mais au fond de moi j’espère que ça progresse plus entre nous et, en même temps, j’ai peur devant ça, peur de m’attacher et risquer encore de vivre une si grande souffrance une deuxième fois. J’ai aussi peur de la réaction des enfants. Peur aussi que lui ne puisse m’aimer comme j’ai besoin et que je ne puisse l’aimer comme il aura besoin. Y en a-t-il d’autres qui vivent comme moi cette situation?

Marie Alice , 24 mai 2019

Il y a 9 mois, je te tenais la main pour la dernière fois. Aujourd'hui tu me manques à en mourir.
Arrêtez de dire à une personne qui est dans la peine qu'il faut continuer pour nos enfants et petits-enfants, arrêtez s.v.p., ça calme en rien la peine, ils sont là au début et on est vite à nouveau seul car ils ont leur vie. Moi je n'attend qu'une chose, c'est de partir rejoindre l'amour de ma vie très vite. Étant malade, j’espère que ça va venir vite car malheureusement je suis trop lâche pour faire ce qu'il faut pour le rejoindre plus vite. Je me couche en pleurant, je me réveille la nuit en pleurant et je me réveille le matin en pleurant. Je pleure à longueur de journée et souris s'il y a quelqu'un. Vite Seigneur, si vous existez vraiment, faites que j'aille retrouver mon amour que vous m'avez pris.

PATRICIA le 10 juin 2019 , 10 juin 2019

À Sylvie,
J'ai perdu ma femme il y a deux ans. C'était imprévisible, 6 jours et demie. J'ai eu mal psychologiquement, et j'ai eu mal physiquement. Il n'y a que quand je dors que je ne pense pas à elle. Nous étions toujours ensemble. Deux âmes-soeurs. Elle avait quatorze ans quand je l'ai remarquée. J'en suis tombé amoureux. C'était en 1964.
Je me promène entre deux résidences dans une proportion de 50% à chaque semaine, c'est à 1h30 d'ici, et c'est l'endroit de son inhumation. C'est notre village natal. Je vais la voir à chaque jour que je suis là-bas, même l'hiver en raquettes. J'en ai besoin. Je sais que là, je suis à 5 pieds d'elle. Et cela me réconforte chaque fois que j'y vais. Un jour d'été, par un mauvais calcul horaire, je me suis fait surprendre par la noirceur, là où elle est. Quelle belle expérience! Quel moment d'intimité avec elle! J'essaie toujours d'être là 10 minutes avant le coucher du soleil. Quelle tranquillité et quelle discrétion. Seul avec elle. C'est une sorte de communion intense. C'est une thérapie pour moi.
Ne portez pas cela toute seule, n'hésitez pas à consulter. Je le fais. J'ai choisi une psychologue. Son humanité m'a tellement aidé.
Une personne m'a remis un texte sur le deuil (auteur inconnu), d'une page, intitulé "Je parlerai toujours de toi comme si tu étais encore en vie". Tapez ce titre sur internet et je crois qu'il sortira le premier dans un site appelé "Sain et naturel". Sublime et réconfortant. Trouvez aussi la chanson de Georges Moustaki "Ma solitude".
Le meilleur conseil pour vous, c'est de ne pas prendre de conseils. Ils sont bien intentionnés, mais ils ne peuvent savoir. Ce n'est pas de moi, mais d'un psy qui a écrit.
Votre deuil, il est à vous. Il est basé sur votre personnalité, celle de votre conjoint et l'intensité des sentiments qui vous unissaient.
Ça ne va pas être facile. C'est un passage obligé.
Bonne continuité.

Noël, 24 juin 2019

Vous parler de veuf c'est très dur pour eux mais cela est également très compliqué pour la nouvelle compagne qui vit avec eux! Trouver sa place; être la pièce rapportée pour les enfants: vivre avec les objets qui restent; comme si cela était une façon de la garder en vie!!!! Compliqué.

PARRENIN, 23 août 2019

Je viens de parcourir les messages, je suis un peu dans la même situation. Je suis dans le déni, encore veuf depuis plus de 3 ans, depuis le décès de mon épouse. Chez moi je n'ai presque rien touché et je me sens de plus en plus mal à l'aise dans l'appartement. Souvent en déprime au cours de la journée... Faut-il partir, changer? À l'extérieur, je revis un peu. Comme je n'ai pas de famille et pas d'enfant, je parle avec les caissières. En plus, le cimetière est à 10000 km et tout cela me mine. Je suis retraité, pas envie d'avoir un passe-temps, donc pas d'amis. Là, ma seule occupation c'est de pouvoir m'échapper prendre un vol afin de partir et pouvoir aller au cimetière, pas rester chez moi. Le temps n'efface pas, c'est même le contraire.

Posty claude, 5 septembre 2019

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