Les symptômes physiques lors d’un deuil : Le corps aussi dit qu'il a mal

La douleur et le mal de vivre qui assaillent une personne endeuillée se manifestent bien sûr psychologiquement mais aussi, de façon physique.

Dès l'annonce du décès d'un être cher, l'organisme réagit physiquement à la souffrance psychologique. Sa première intervention est de produire des hormones tranquillisantes. Le résultat est un état d'engourdissement où l'endeuillé se retrouve comme dans une bulle, à l'abri de la souffrance. Voilà une mesure de survie que le corps a trouvée pour permettre à la personne en état de choc de ne pas s'effondrer. Voici quelques manifestations ressenties par une personne en état de choc :

  • les oreilles bourdonnent ;
  • la vision est brouillée ;
  • on ressent une grande sensation de froid ;
  • une grande lourdeur physique se fait sentir dans le corps.

Il est bon, dans ces moments, que la personne éprouvée soit soutenue par quelqu'un d'aimant en mesure de l'aider à revenir lentement de cet état second. Au début d'un deuil, plusieurs autres symptômes physiques peuvent se déclencher. Ces manifestations physiques sont une expression d'une douleur émotive intense ressentie par une personne endeuillée :

  • la bouche sèche ;
  • une difficulté à avaler ;
  • des serrements au niveau de la gorge ou de la poitrine ;
  • des tremblements ;
  • des bouffées de chaleur ;
  • une transpiration soudaine et exagérée ;
  • des palpitations cardiaques ;
  • de l'hypertension artérielle ;
  • une sensation d'étouffer;
  • une grande sensibilité au bruit ;
  • des maux de tête et des migraines.

Les émotions liées au deuil déclenchent également des pertes d'appétit, des troubles digestifs et des diarrhées. La faim ne se fait pas sentir mais il est tout de même souhaitable d'avoir une diète équilibrée. Il est conseillé à une personne vivant les symptômes physiques du deuil de boire beaucoup d'eau : environ un tiers de plus que la quantité normalement consommée quotidiennement. Finalement, il est très important de ne pas hésiter à consulter un médecin, particulièrement si l'endeuillé ne mange rien et qu'il n'arrive pas à dormir. Le système immunitaire de la majeure partie des personnes en souffrance perd quelque peu de son efficacité, ce qui peut les rendre plus vulnérables à contracter des maladies. Un deuil est très éprouvant moralement et aussi physiquement. Il est bon de guérir son âme en ne délaissant pas trop son corps qui, lui aussi, en a lourd à porter.

Classé dans : Le deuil Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide

Commentaires (30)

J'ai perdu mon épouse suite à une longue maladie faite de souffrances et je l'ai soignée avec l'aide d'un médecin et d'infirmiers pendant 18 mois en soins palliatifs à la maison et 4 ans en visites et hospitalisations. Mon épouse a été digne jusqu'au bout malgré la maigreur et les douleurs. Elle a été tellement courageuse. Je l'ai aidée du mieux que j'ai pu. Mon épouse a souffert de myélodysplasie (maladie du sang), elle recevait entre 2 et 3 poches de sang par 10 jours, surtout depuis 18 mois. On a voulu la mettre en soins palliatifs à l’hôpital, ce que je n'ai pas voulu, puis s'en est suivi des discutions avec un médecin qui ne voulait plus lui faire faire les transfusions. J'ai tout fait pour que cela se fasse à la maison. J'ai loué un lit médical, une chaise percée, j'ai continué à vivre pour et avec elle. Le docteur me disait régulièrement "vous savez ce n'est que 2 à 3 mois" et mon épouse a survécu 18 mois. Ce ne fut pas facile mais je l'ai fait avec cœur et amour. Elle est partie il y a 3 mois et je suis toujours aussi malheureux et je vais au cimetière chaque jour et parfois deux fois. Je souffre de différents maux, dos, cou, douleurs intercostales surtout du coté du bout des côtes; j'ai consulté et j'ai passé trois journées en cadiologie pour des examens. Il semble que ces douleurs viennent du chagrin. Je ne sais plus que faire. Je prends des médicaments, mais rien ne fait. Je pleure souvent et je suis triste, plus rien ne me dit. Je n'ai que très peu de personnes à qui parler. La famille ne s'est même pas manifestée, pourtant j'ai l'envie de continuer pour mon épouse qui a été si courageuse. Ce que je dois dire, mon épouse est partie dans mes bras. Ma question est celle-ci : est-il normal de souffrir physiquement si longtemps après le départ de mon épouse?

robert, 13 février 2016

Quel est le nom de l'hormone tranquillisante?

Dany Thibeault, 30 septembre 2017

Plusieurs hormones ont des effets calmants : la sérotonine (hormone de la paix), la dopamine (hormone du bonheur), l'endorphine (hormone du soulagement), la mélatonine (hormone du sommeil).

Maryse Dubé pour la FCFQ, 1 octobre 2017

M. Robert. Mes condoléances pour la perte de votre épouse. Joindre un groupe d'endeuillés est très aidant. Vous êtes peut-être également en burn out dû aux soins prolongés que vous avez donnés à votre épouse.

monique Ross, 22 octobre 2017

Robert,
Votre histoire me touche beaucoup, car j'ai vécu pratiquement la même chose. J'espère que vous allez mieux, moi pas encore.
Bon courage.

Batine, 7 novembre 2017

J'espère que depuis vous allez mieux. Ma mère est décédée il y a un peu plus de 15 jours, d'une septicémie, elle n'était pas malade et en une semaine c'en était fini ! Depuis hier je ressens de vives douleurs dans la poitrine, j'ai passé la matinée aux urgences et je n'ai rien de grave, ce sont des douleurs intercostales, donc je commence à croire que le corps souffre lui aussi...

Laetitia, 26 août 2018

Je viens de perdre mon papa. Je l'avais chez moi depuis 6 ans, semi grabataire, avec infirmier et kiné plusieurs fois par jour. Je l'ai fait de tout cœur. Puis j'ai eu la grippe, je l'ai contaminé, il ne se nourrissait plus, ni buvait, hospitalisé, il a attrapé une maladie nosocomiale et il a fait une septicémie. J'ai été là, malgré ma température; j'ai tout fait, obsèques, etc, et papiers... Je ne dormais plus depuis des années, pour être là. Et depuis 3 mois, le vide est très éprouvant, j'ai plein de malaises (neurologue, cardiologue, etc), des douleurs partout - je me bloque les côtes, le dos, on me prend pour une hypocondriaque. Pourtant, j'ai des douleurs, et je fais zona sur zona; des pleurs à hurler, je mords les coussins pour pas qu'on m'entende hurler. Et pourtant, j'ai des douleurs physiques et morales. J'ai une thérapeute qui m'aide et qui me dit que ce sont les différentes formes du deuil. C'est dur, dur... Je n'ose pas sortir et ennuyer les amies, et pourtant je souffre.

monique, 3 octobre 2018

Je viens de perdre ma fille de 34 ans d'un AVC très sévère. Le soir : « bonne nuit maman je t'aime. » Le lendemain matin je la retrouve à terre, les yeux égarés, paralysée. Diagnostic : AVC sévère, côté droit du cerveau mort, incapable de parler, de boire, de manger. Elle avait un handicap intellectuel léger et aimait dormir avec un toutou. Donc j'ai apporté le toutou à l'hôpital et comme elle comprenait tout, je lui ai demandé d'agiter le toutou de sa main droite quand elle aurait de la douleur. C'était le 5 janvier 2019. Elle a agité ce toutou tellement souvent! Elle a eu en plus l'influenza, une pneumonie, une infection d'urine. On a tout tenté pour au moins réussir à redresser sa tête qui était toute croche, mais en vain. Elle avait d'énormes contusions partout dans le dos, probablement causées par la chute de son lit ce matin-là. Elle était nourrie par un tube du nez vers l'estomac, avait des aiguilles sur ses mains et avait des injections pour tout. En plus sa bouche était remplie de sécrétions et ça faisait des croutes que j'enlevais avec le l'huile minérale fournie par l'hôpital et une petite brosse fine, c'était difficile car elle arrivait à peine à ouvrir la bouche. Finalement au lieu de s'améliorer elle a régressé de façon importante et aurait passé le reste de sa vie clouée sur un lit, gavée par l'estomac, des poulies pour essayer de la lever et des douleurs intenses. À 34 ans quel genre de vie elle aurait eu, c'est à faire frissonner. Donc j'ai eu à décider si je voulais ça pour elle ou bien lui donner les soins palliatifs et la laisser partir. C'est ce dernier choix que j'ai fait, un choix extrêmement déchirant mais un choix d'amour. Je lui en ai parlé avec son toutou elle m'a montré que c'était ce qu'elle voulait elle aussi. Elle est décédée le 22 janvier, c'est très récent et je pleure tellement! Je l'aimais ma fille, je l'aime encore, c'était mon rayon de soleil. Perdre son enfant c'est perdre une grosse partie de son cœur. Ma peine n'est pas plus importante que tous les gens qui perdent un être cher, c'est juste très différent. Il me reste un fils et on se console ensemble. C'est très dur mais ma seule consolation est que ma fille ne souffre plus. Il faut s'entourer de gens qu'on aime et avec le support de bien des amies et amis, ça aide mais la peine est là pour rester pendant bien longtemps. Je souhaite à tous et toutes qui ont écrit des commentaires de continuer d'exprimer leurs peines, d'en parler, garder ça en dedans ne fait qu'empirer la santé physique et mentale. C'est dur un deuil mais il faut guérir et ça m'arrivera un jour j'espère.

Ginette Tremblay, 19 février 2019

Je me lève ce matin et, comme tous les matins, j'ai mal à l'âme, je suis triste et remplie de peine. Tous les matins je me lève avec cette tristesse profonde qui est, selon moi, la cause de mes nombreux symptômes matinaux: migraines, mal au dos, difficulté à respirer, asthme, nausées, tous apparus il y a 3 ans. Le 26 avril 2016, mon grand -papa est décédé d'un AVC en ma présence.
J'ai confiance en la vie et en mon corps que ça va bien aller... mais là, après 3 ans de douleurs matinales, je suis fatiguée et épuisée d'être habitée par cette tristesse et ses douleurs. Oui, j'ai de l'aide psychologique, je vois des masso, ostéo, physio, rien n'y fait - car la cause est émotionnelle. C'est mon premier deuil, avez-vous des conseils pour soulager la tristesse? Merci ça me fait du bien vous lire ce matin xx

Sabrina Roy, 27 avril 2019

Moi j'ai perdu mon âme sœur (mon mari d'amour) il y a bientôt 9 mois. Mon cerveau est bloqué. Pourtant les souvenirs sont présents, je pleure beaucoup, mon cœur est triste. Je n'ai pas encore rêvé de mon amour. Pourquoi? Je voudrais tellement y arriver.

Delgrange, 26 janvier 2020

J'ai perdu mon petit frère de 29 ans le 12 septembre 2019... Il s'est pendu...
J'ai énormément de mal à faire mon deuil, je ne suis plus la même, je n'ai plus envie de grand chose, je ne fais que pleurer et me mure dans un silence, personne ne me comprends. J'aurais dû le voir, le sauver, je n'ai rien vu. Mon petit frère s'en est allé, j'ai si mal à mon cœur...

Johanna , 1 mars 2020

Je vous lis et ça me fait du bien, tellement de bien de savoir que je ne suis pas seule et qu'on partage tous cette douleur insoutenable. J'ai perdu mon père en juin 2019 d'une maladie foudroyante et peu connue : la SLA ou encore Maladie de Charcot, aucun traitement, aucune guérison possible. Il était atteint de la forme la plus sévère, la forme bulbaire avec une espérance de vie de 2 à 3 ans après diagnostic. J'ai tout fait pour lui offrir une vie aussi belle que celle qu'il m'a offerte, mais malheureusement à 17 ans dans ce genre de situation c'est dur de ne pas perdre pied. Sa maladie était devenue la mienne et je ne vivais que par ça, au péril de mes études. Il nous à quittés soudainement un après-midi tandis qu'il était en transfert pour aller dans un autre hôpital. Cette semaine précédant sa mort je ne l'oublierai jamais, tout ce à quoi il a toujours tenu, ses principes, sa dignité, ont été bafoués par cette putain de maladie. Ça a été exténuant pour nous, mais je n'imagine pas pour lui. Il s'est battu jusqu'à la dernière seconde.
Ayant perdu mon frère quelques années plus tôt, je m'étais promise de ne pas refaire la même erreur et d'aller à son enterrement cette fois-ci, peu importe les conditions. Sauf que le jour de ses obsèques (à l'étranger), mes premières épreuves du bac allaient débuter. Si ça ne tenait qu'à moi au diable le bac, je voulais seulement lui dire au revoir une dernière fois. Mais après de multiples discours des membres de ma famille je suis restée et j'ai passé ce bac, que j'ai eu. Et je le regretterai toute ma vie.
Aujourd'hui je suis en première année de médecine, et après une longue période de déni je suis au bord du gouffre. Échec scolaire, rêves partis en fumée, maladies sur maladies. J'ai contracté un ulcère de l'estomac dès la rentrée scolaire, je souffre de difficultés respiratoires, d'insomnies, et on vient de me diagnostiquer une polyarthrite rhumatoïde. J'essaye de garder espoir pour lui, lui qui tenait tant à ma santé mentale et qui était si fier en me voyant battre ma dépression, mais j'ai juste l'impression de me noyer un peu plus chaque jour.
Je vous souhaite bon courage à vous tous et une vie remplie de bonheur malgré ces dures épreuves.

Laila, 5 mars 2020

Bonsoir, je suis âgée de 16 ans. J’ai perdu ma grand-mère il y a 3 mois maintenant. Au début c’était très douloureux forcément car c’était ma bonne étoile. Toute ma famille était effondrée mais on s’est soutenus. Je me suis rendue compte hier que j'ai des douleurs à la poitrine, comme une sorte de pincement au cœur, ou de points partout sur la poitrine. Après plusieurs recherches, je m’inquiète beaucoup car plusieurs sites parlent d’infarctus lié à plusieurs causes. J’ai finalement réfléchi et j’en ai conclu (suite à vos commentaires également) que cette douleur est due au départ de ma grand-mère. J’ai également des difficultés respiratoires, des vertiges, des nausées, troubles du sommeil. Je ne suis pas encore allée voir un médecin mais j’espère y aller au plus vite. J’espère que je ne risque rien de trop grave. Toutes mes condoléances pour vos pertes. Merci de m’avoir lue.

Lolo, 11 mai 2020

Bonsoir, voilà moi j'ai le même souci que vous et ne sais comment m'en sortir. Je viens de perdre mon petit frère âgé de 29 ans d'un accident de moto, et vraiment depuis son accident j'ai développé plein de douleurs intercostales, au cœur, enfin partout. Je pense beaucoup à la mort. J'ai peur de laisser mes enfants. Je pleure beaucoup, je vais au médecin au moins une fois par semaine. J'ai été 2 fois aux urgences car j'avais mal au cœur mais rien, ils me disent que c'est l'angoisse, un choc post traumatique. J'en peux plus d'être comme ça, j'aimerais ne plus penser à ça mais j'y arrive pas. J'ai 32 ans, 4 petits garçons, mais j'ai tellement peur de mourir et de les laisser. Mon petit frère laisse une femme et son petit garçon de 3 ans et demi. Je suis au fond d'un trou, j'aimerais m'en sortir mais comment faire? Des témoignages de personnes qui vivent comme moi dans la peur et l'angoisse...

Mabire ludivine, 6 juillet 2020

J'ai perdu mon frère ça fait 5 mois. Il est décédé brutalement d'un infarctus, à 55 ans. Nous avions 2 ans de différence, nous étions très proche, il était mon frère mais aussi mon ami, mon confident. Je pleure tous les jours, il me manque tellement, j'ai perdu le goût de vivre. Avant sa mort j'avais mal au dos mais ça ne faisait pas mal au point d'en pleurer. Je me demande si le deuil est lié à nos douleurs physiques, pas juste moralement? Je donnerais tout pour qu'il revienne, je ne sais pas si je vais m'en sortir c'est trop difficile.

josee, 7 juillet 2020

Bonsoir, J'ai perdu mon amour le 5 février 2020 d'un cancer du péritoine... euthanasie... il ne pouvait plus manger, plus boire, il avait fondu, après 2 mois de palliatifs. 5 mois... J'en pleure tous les jours. On survit, on a du mal à respirer, troubles digestifs, pas d'appétit, boule dans la gorge. Il est revenu dans mes rêves, souriant, en pleine forme et moi ayant du mal à le suivre... certains de ces rêves étaient même hors normes. Nous étions si proches naturellement... notre histoire n'était pas terminée. C'est difficile d'avancer... pourquoi?

Cassandra Deramaix, 15 juillet 2020

J'ai mal, à en hurler, je ne sais plus rien, mon mari est parti il y a trois jours. Je n'ai personne, je souffre, mon cœur bat vite, la douleur est effroyable. Il était ma moitié, ma raison de vivre, mon moteur. Je pleure et pleure et le supplie de revenir.

Christine guerber, 26 juillet 2020

Bonjour, j'ai perdu ma sœur le 20 juillet 2020, elle n'avait que 57 ans. Je suis devenue l'ombre de moi-même depuis cette éprouvante perte. Mes habitudes de vie sont chamboulées, j'ai peine à gérer mes émotions et je ressens une douleur constante dans mon âme. Je n'ai jamais ressenti une aussi grande détresse, moi qui ai toujours su gérer tout. Bien que je sois consciente que rien ne puisse la ramener à la vie, ma tête ne cesse d'analyser et de chercher pour trouver les raisons qui ont amené cette perte brutale. J'en ai voulu et j'en veux à des personnes, au système, à elle et aussi à moi... c'est déraisonnable mais pour l'instant je ne sais pas si ça fait partie du processus mais mes capacités, ma lucidité, ma santé mentale et physique se trouvent grandement altérées.
Je vous lis et ceci me rassure... merci.

Fatiha Khelifi, 13 août 2020

Bonsoir, je suis âgée de 19 ans et en ce moment rien ne va… Ça va bientôt faire un an que ma chère et tendre mamie s'en est allée dans l'autre monde suite à un an de lourd AVC. Elle a succombé à son second. Depuis 2 semaines je ne me sens pas bien, je ne dors plus, je ne mange plus comme avant. Il y a beaucoup de choses qui me tracassent et je pleure pour un rien, et surtout je vomis beaucoup. D'habitude je ne me livre jamais sur des sites comme ça, mais je suis vraiment au bout du rouleau. Mon médecin me dit qu'il faut que je me calme alors que ma pharmacienne me dit que j'ai tout les symptômes de la dépression. Je suis vraiment perdue. Même mes parents ne me croient pas. Je suis vraiment désespérée. Si vous avez des conseils pour que ça aille mieux, je suis preneuse. Merci beaucoup d'avance.

Alexia Bailen, 16 novembre 2020

À vous tous qui avez vécu un deuil, j'ai perdu mon mari il y a 6 mois après une longue maladie de huit ans où je l'ai suivi partout dans les hôpitaux. Convalescence, toutes les rechutes qu'il a subies, je ne l'ai jamais quitté des yeux jusqu'à sa mort provoquée avec mon accord afin d'abréger ses souffrances. Je me suis culpabilisée et me culpabilise encore. J'ai ces images qui me reviennent sans arrêt devant les yeux. À la suite se son décès, mon corps me fait mal, j'ai déclenché une sciatique hyper-douloureuse, je m'en sors pas. Je suis triste et j'ai goût à rien donc je suis de tout cœur avec vous.

annie, 15 décembre 2020

J'ai perdu mon mari d'une mort subite depuis 4 mois, j'ai une souffrance physique et psychologique. Je n'ai qu'une envie c'est de le rejoindre. Je ne peux pas vivre sans lui,
après 46 ans de vie commune.

patricia tresarrieu, 5 janvier 2021

Tous ces témoignages me bouleversent. Moi je viens de faire les obsèques de mon amour ce matin. Il a choisi de quitter ce monde pourri. L’annonce fut un gros choc. Nous faisions des projets ensemble. C’est lui qui en premier m’a déclaré son amour. La chanson qui nous avait liés a été mise à l’entrée du cercueil, c’était L’aigle noir de Barbara. Est-ce un hasard ou un clin d’œil pour moi ? La veille de son décès j’ai fait un rêve bizarre, je lui ai envoyé un message pour lui en parler ça me marque beaucoup. Mon cœur est très lourd, mal au ventre…

Raoul, 30 janvier 2021

J'ai perdu celui que je nommais mon père spirituel il y a 10 mois. Cet homme m'avait sauvé la vie. Je lui dois tellement. Il a souffert le martyre pendant 18 mois. Encore aujourd'hui, je n'arrive pas à croire qu'il est parti, je pense à lui tous les jours. Je suis seule avec ce deuil. Mon cœur est lourd, physiquement lourd, au point que je dois me forcer pour respirer. J'ai des bouffées de panique et des nausées, mon ventre me brûle, tout comme le sien brûlait à cause de la chimio. J'ai peur que mon corps tombe malade. C'est la nausée qui me pousse à écrire, ce dégoût physique intense que je ressens, surtout quand je pense à la façon dont il a été traité à l'hôpital...

Esther, 1 février 2021

Partie le 24 décembre 2020. Mon cœur pleure mais mon corps a mal. Quelle tristesse. Condoléances à vous tous.

Khinache, 14 février 2021

Bonjour, enfin je vois que je ne suis pas seule perdue depuis le départ de ma chère maman. Chaque jour est un pas vers un océan de détresse et de tristesse. Mon cœur est brisé, je n'arrive pas à me relever, j'essaie tout et rien n'y fait.

nadine , 28 février 2021

J'ai perdu un proche récemment, sur le coup je n'ai pas réalisé mais là je commence à réaliser que je ne le reverrai plus jamais. J'ai des nausées, problèmes digestifs et perte d'appétit, j'espère que ça passera.

Lola, 15 mars 2021

Bonjour, après avoir lu beaucoup de vos messages, déjà je me sens malade, moins seule dans cette souffrance. J'ai perdu mon papa d'amour il y a 3 jours maintenant. C’est une souffrance énorme. Tout est allé si vite. Je suis âgée de 28 ans, c'est la plus grosse douleur de ma vie. Comment réussir à surmonter tout ça? Depuis l'annonce du décès de mon papa, j'ai une forte douleur à la poitrine au niveau du cœur, avez-vous aussi eu cette douleur très dérangeante?

Sabrina Cartolano , 17 avril 2021

Bonjour,
Merci pour vos témoignages.
J'ai perdu mon papa en août 2020 et le 10 mai de cette année c'est ma maman qui est partie. Nous devions nous revoir après 12 ans d'absence... et non, cela n'a pas pu avoir lieu. Elle est partie juste avant. J'ai ressenti d'abord comme si j'allais m'effondrer de l'intérieur, puis le déni. Et lorsque je suis allée la voir au funérarium, mon cerveau a "compris"...
Et là depuis je vacille entre fatigue lourde, colère contre moi et elle, lourdeur et apaisement. Je prends des remèdes en gemmothérapie : figuier pour "aider à digérer", le tilleul pour l'apaisement... et il y a l'aubépine la plante du cœur par excellence, en cas de palpitations cardiaques et pour le cœur émotionnel aussi. Il y a aussi les Fleurs de Bach la numéro 29 qui aide bien.
Courage à toutes et tous, la mort est un passage... pour ceux encore présents sur le plan terrestre et ceux qui l'ont quitté...

Alexandra, 29 mai 2021

Bonjour. J'ai perdu mon épouse le mois dernier. On n'est pas préparé à vivre ça. Vivre avec ce manque, avec le fait que la personne que j'ai aimée pendant 25 ans ne parlera plus jamais, ne respirera plus, ne vivra plus. Mon cœur saigne mais je reste debout, j'ai 2 enfants. Vos témoignages me touchent aussi.

Sébastien, 31 mai 2021

J'ai perdu ma mère subitement du COVID le 4 mai dernier, on n'a rien compris. J'étais très fusionnelle avec elle. J'ai très mal, je souffre terriblement, je suis détruite et je n'accepte pas la situation. Quoi faire j'ai besoin d'aide Svp Merci.

Attig, 30 juin 2021

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