Les repères d'un deuil normal

Trop rapidement, les personnes en deuil veulent des résultats, parce que leur entourage s’attend à ce qu’elles aillent mieux le plus vite possible, qu’elles retournent travailler et qu’elles reprennent leurs habitudes de vie. Mais pour la plupart des gens, ça ne se passe pas comme ça.

Avant tout, il est important de prendre le temps de vivre son deuil. Nous parlons ici de vivre un deuil et non de faire son deuil. Un deuil, ça se passe beaucoup dans l’être, dans la réflexion, dans l’adapta­tion.

C’est quelque chose qui bouge : on oscille entre l’état de deuil où s’entre­croisent le chagrin, la colère et les symp­tômes dépressifs, pour ensuite aller vers l’autre sphère où la personne endeuillée se réinvestit dans la vie. Cette oscillation de l’un à l’autre peut se faire plusieurs fois dans une même journée, ou encore rester bloquée pendant un mois.

Tant que le deuil est en mouvement, qu’il y a des réactions, qu’on peut prendre des pauses, manger, dormir et répondre à ses besoins usuels, c’est un signe que le deuil est sain. Ça ne veut pas dire pour autant que c’est facile.

Les facteurs qui influencent l’évo­lution du deuil

L’histoire de vie de la personne endeuil­lée, sa préparation au deuil, les deuils passés non résolus, les outils disponibles et le réseau de soutien sont des facteurs importants.

Tout au long de notre vie, on se construit une maison. On commence par les fon­dations, puis on monte la structure et on choisit les couleurs. Au fil des étapes, le coffre à outils prend forme. Si on a appris qu’il fallait contenir sa peine et ne pas en parler, il est fort probable que l’on se retrouve avec des deuils non résolus. Le travail sera alors plus exigeant, car l’en­deuillé devra affronter plusieurs deuils en même temps.

Quelques clés utiles

  • N’hésitez pas à aller chercher de l’aide
  • Ne dépassez pas vos limites
  • Ne prenez pas d’engagements à long terme
  • Reportez les grandes décisions
  • Écoutez-vous
  • Gardez un lien avec votre entourage
  • Exprimez-vous
Classé dans : Le deuil Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide

Commentaires (2)

Quand tes yeux se fermeront
que Dieu me vienne en aide
J'appréhende tellement ce moment
Je demande que les miens les précèdent

Une vie auprès de toi fut si courte
Tout cet engouement qu'on aura vécu
On ne peut croire arrivée la fin de la route
et le crépuscule qu'à peine on a aperçu

Tout ce bonheur dont ma mémoire déborde
On tente de se réfugier derrière quelques années
Mais voilà que notre temps est déjà passé
C'est hélas tout ce que la vie nous accorde.

Jean-Louis Viens, 10 août 2019

Ce texte est tellement beau, significatif, et si profond.
J'aimerais le retenir pour en faire mien si un jour le moment difficile se présente.

Pierrette Desgranges, 12 août 2019

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