Mon cher grand-père...

Ton bonheur nous a glissé entre les mains ; après ta mort, il nous reste que ton malheur. J'ai tant de blessures qui n'arrivent pas à cicatriser, alors dois-je me tuer comme toi tu l'as fait ?     Pourquoi as-tu tiré ? Tu aurais pu mal viser et seulement t'écorcher... au lieu de te tuer ! Tu aurais pu nous faire appel pour réparer toutes tes peines... Ainsi, on aurait peut être pu se parler, se rapprocher et s'aimer... Mais tu as continué à cacher tes peines, pour te protéger de la peur qui t'envahissait, tu t'es suicidé. D'une balle, tu as décidé d'arrêter ta vie.

Mais pour moi tout est dur... Je ne regarde plus Noël et les autres jours de fête avec mes yeux d'enfant, il ne manque que toi, toi qui as toujours été généreux... Maintenant je souffre je pleure pour toi ; pourtant on se connaissait peu... j'ai honte de moi. Personne nous a dit que tu allais mal et pourtant certaines personnes le savaient !

J'ai du mal à faire surface, mon intérieur pourrit à la vitesse d'une rose qui fane mais depuis sept ans, je continue de t'aimer. Je t'aime, je pense a toi.

Sarah
(France)

Classé dans : Lettres Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 21 décembre 2003

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