Lettre à mon papa...

Je t'aime Papa et je m'ennuie de toi ! J'aimerais te prendre dans mes bras, j'aimerais tant que tu puisses entendre Ella, ta petite-fille, raconter ses histoires de méchants loups. Quand elle a pris l'avion elle a dit qu'elle allait voir son grand-papa Noël dans le ciel. Elle est tellement gentille ! Tu l'adorerais ! Tu sais que je la portais dans mon ventre quand tu nous a quittés ? J'étais enceinte de 4 jours ! Je n'ai pas vécu la tristesse de ton absence pendant tout ce temps où j'étais tellement occupée à attendre, puis à prendre soin de notre petite princesse. Elle aura bientôt trois ans. Et je suis tellement triste. Je pleurerais tout le temps et j'ai du mal à bien m'occuper d'elle. Quand elle me voit pleurer, elle dit : « Toi tiste, Maman, paceque Gand-papa Noël mort ? » Et elle m'apporte un petit mouchoir. Je remercie la vie de m'avoir envoyé ce petit ange qui m'aide à passer ce moment si difficile.

Parfois, quand je pense à toi, je ressens tellement de colère et tellement de tristesse. Je pleure ton absence, mais je pleure aussi le papa que tu n'as pas été pour moi. J'ai ressenti vraiment tout l'amour que tu avais pour moi au moment où ton cœur s'est arrêté de battre et où ta lumière m'a enveloppée. J'ai senti qu'à ce moment, tu me disais « Je t'aime » du plus profond de ton âme.

Je garde le souvenir de ton corps malade, de tous ces tubes qui t'empêchaient de parler, de ta main qui tremblait en sentant venir la mort. De ta main qui serrait si fort la mienne pour demander de ne pas te laisser mourir. De tes yeux qui restaient ouverts même quand tu dormais. Des larmes dans tes yeux quand je te disais que je t'aimais et que je caressais ton front et tes cheveux. Le jour de ta mort restera toujours gravé en moi. C'est le moment le plus vrai que nous ayons partagé. Le plus douloureux, mais le plus beau. Tu ne pouvais plus t'échapper. J'aurais aimé t'entendre dire que tu m'aimais... Je l'ai vu dans tes yeux. Reviens-nous voir de temps en temps. Ella aimerait connaître son grand-papa Noël. Et moi, je m'ennuie, tu me manques tellement !

Je t'aime Papa !

Annie
Victoria (Colombie-Britannique)

Classé dans : Lettres Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 30 septembre 2004

Commentaires (0)

Écrivez un commentaire

Veuillez cocher pour indiquer que vous n'êtes pas un robot.
Cette vérification permet d'éviter les courriels indésirables.