À ma famille, mes amis

(Adaptation d'un poème de Rita Moran)


Je vous en prie
Ne nous demandez pas si nous avons réussi à le surmonter
Nous ne le surmonterons jamais

Je vous en prie
Ne nous dites pas qu'il est mieux là où il est maintenant
Il n'est plus ici auprès de nous

Je vous en prie
Ne nous dites pas que vous savez ce que nous ressentons
À moins d'avoir vous aussi perdu un enfant

Je vous en prie
Ne nous demandez pas de guérir
Le deuil n'est pas une maladie dont on peut se débarrasser

Je vous en prie
Ne nous dites pas « vous n'avez pas eu le temps de le connaître »
À travers le ventre de sa maman il a grandi, joué, donné des coups
Entendu la voix de sa maman, son papa et de ses soeurs
Selon vous à quel âge votre enfant devrait-il mourir ?

Je vous en prie
Ne nous dites pas que Dieu n'inflige pas plus que ce que l'homme peut endurer
Dites-nous simplement que vous êtes désolés
Dites-nous simplement que vous vous souvenez de notre enfant si vous vous rappelez de lui...
Laissez-nous simplement parler de notre enfant, notre ange Raphaël

Je vous en prie
Laissez-nous simplement pleurer notre fils parti au paradis des anges bien trop tôt à notre goût
Raphaël a pris son envol pour rejoindre l'autre rive des étoiles
il nous regarde le pleurer car, à jamais,
il parcourt le paradis des anges en faisant des farandoles.
Sa présence nous manque, le voir grandir nous manque, le bercer nous manque
simplement notre fils Raphaël nous manque

À jamais dans nos coeurs, dans notre mémoire, nous ne cesseront jamais de t'aimer
nous ne t'oublierons pas mon ange
Des étoiles veillent sur chacun de nous

La Maman, le Papa et ses soeurs qui t'aiment et à qui tu manques

Cacharelle
(France)

Classé dans : Poèmes Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 8 mars 2010

Commentaires (0)

Écrivez un commentaire

Veuillez cocher pour indiquer que vous n'êtes pas un robot.
Cette vérification permet d'éviter les courriels indésirables.