Dans la nuit du 12 au 13 septembre dernier, ma mère nous a quittés à l'âge de 66 ans...

Dans la nuit du 12 au 13 septembre dernier, ma mère nous a quittés à l'âge de 66 ans dans son sommeil, sans aucun signe annonciateur que son chemin de vie était terminé. Trois semaines se sont écoulées depuis sa mort et elle me manque terriblement. Son départ a créé un vide immense autour de nous, choc intense de son départ prématuré.

Ma mère était une femme au coeur immense, toujours prête à aider les autres, une épaule rassurante et surtout une mère qui complimente, qui écoute et donne des conseils. Aujourd'hui, je fais face à sa disparition et je dois entreprendre les étapes difficiles du deuil et c'est douloureux. J'avais tellement de choses à vivre avec elle encore et encore plus à partager.

J'ai réalisé à quel point nous sommes petits face à la mort et que la vie est fragile et qu'il faut profiter de tous les petits bonheurs avec les personnes que nous aimons. Parfois, j'attends encore que le téléphone sonne et que je n'ai fait qu'un mauvais rêve et que ma mère est encore en vie. Une journée à la fois, plusieurs personnes me disent que c'est le temps qui apporte de la sérénité et que la douleur que je ressens face à la perte sera moins vive.

À ses funérailles, j'ai réalisé à quel point ma mère était aimée et cela m'a fait du bien.

Au revoir ma petite maman. Comme tu me manqueras...

Nadine
Québec (Québec)

Classé dans : Témoignages Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 8 octobre 2013

Commentaires (4)

Bonsoir Nadine, toutes mes sympathies pour ta maman
c'est un départ inattendu mais dis-toi qu'au moins elle n'a pas souffert pendant des mois voir des années. Mince consolation, mais tu sais la voir souffrir aurait été une torture pour vous tous

Bon courage pour la suite... faut laisser du temps au temps

Nancy.L, 16 octobre 2013

Merci, je me laisse du temps... son absence de plus en plus marquée par le temps laisse un vide immense. j'apprends à accepter tranquillement ce que je ne peux changer. Je ne l'ai pas vu souffrir c'est certain, c'est quelque chose de rassurant mais quand une personne est malade, on a le temps de lui dire aurevoir, c'est une délivrance pour elle et pour les proches. Ma mère est partie sans faire de bruit et j'ai réalisé que je n'étais pas prête à vivre son départ. Je sais du moins, qu'elle repose en paix près de moi dans mon coeur.

Nadine

Nadine, 15 novembre 2013

Bonjour Nadine

j'ai perdu ma mère le matin du 6 septembre dernier à l'âge de 97 ans et 5 mois et laisse-moi te dire que je suis démolie moi aussi. Nous étions très proches l'une de l'autre car depuis les 5 dernières années là ou j'ai pris ma retraite, je me suis dit que je lui donnerais tout le temps possible avant qu'elle ne décède et j'ai réussi. J'étais avec elle 3 à 4 fois semaine, nous faisions tout ensembles et malgré son âge maman demeurait encore seule dans son appartement car elle disait que les résidences, c'étaient pour les vieux. Comme toi Nadine, la vie s'est arrêtée avec son départ, c'était ma mère, mon amie et on parlait de toutes sortes de choses et aujourd'hui, je n'ai plus personne avec qui parler, j'ai deux soeurs et un frère mais ce n'est pas la même chose, ce n'est pas maman. Je lui parle à tous les jours, je la pleure à tous les jours depuis le 6 septembre et je vais la voir au cimetière à toutes les semaines car j'ai besoin de sentir sa présence près de moi. J'ai gardé de beaux souvenirs d'elle et chaque jour je les serre contre moi pensant que c'est elle que je prends dans mes bras. Elle me manque terriblement et je sais qu'elle doit être triste de voir toute la peine que j'ai alors je lui dit de ne pas s'en faire qu'il faut qu'elle sorte cette peine et un jour je pourrai regarder sa photo ou serrer dans mes bras ses souvenirs sans pleurer. Le 6 septembre 2013, une des plus belles fleurs du monde s'est fanée, cette fleur portait le nom de Gabrielle et c'était ma mère. Bonne chance Nadine.

France, 17 novembre 2013

21 mois après la mort de ma mère, enfin dans 5 jours. J'ai traversé les derniers mois avec beaucoup de réflexion, encore beaucoup de tristesse mais j'ai eu la force de remonter à la surface pendant quelques mois. Mon deuil s'était quelque peu apaisé. La mort subite de ma mère m'a vraiment transformée. Aujourd'hui après l'énorme tempête qui a traversé mon coeur et ma tête, je suis quelque peu plus sereine. J'ai aussi réalisé qu'il me prendra beaucoup de temps encore pour bien respirer. Toujours cette opression qui m'assaille, qui me prend... mais je sais que je ne peux rien changer, seulement devoir accepter que ma mère n'est plus là... elle me manque encore terriblement mais je peux passer une journée sans y penser ou presque. Des fois, je dis aux autres que je mets des petites étoiles dans mon cahier de progression, je m'auto-félicite pour tous les efforts que je fais pour être souriante malgré tout. Les autres n'aident pas beaucoup, il faut trouver des moyens pour voir le soleil à nouveau et c'est au jour le jour que mon deuil progresse.

Je suis maintenant une personne à l'écoute des autres lorsqu'il vivent un deuil. Je sais à quel point ça peut faire mal. Il faut du courage pour passer au travers.

Nadine, 7 juillet 2015

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