Brève la vie

Sur ce brancard pâli par le destin,
Mes mains tremblent, ma gorge se noue.
Sûr, ils t'on pris pour embellir les cieux
Et noircir ma terre frémissante de douleur,
Mais ce fut une erreur.

J'entends encore ta voix, ton rire
Pourquoi tu as fermé ton livre ?
Tes yeux si bleus, ton sourire...
C'est mon âme qui est décédée.

Moi qui écris souvent sur la mort
Elle est venue me prendre l'être le plus cher à mon coeur...
Un baiser sur ton front glacial, une main sur la tienne
Je dois te laisser dormir à jamais...

Moi, celle qui te berçait,
Qui t'emmenait dans les vagues bleues,
Baigner sous le soleil des vacances...
Mon coeur dort là-bas, dans les entrailles du monde.

Sa vie si brève écrite dans un cahier.
Plus d'espoirs, impuissance
Ma raison s'accroche à ces 17 années.
Je voudrais te suivre dans les jardins aux tonnelles fleuries
Ou y être à ta place.

Que de larmes enragées, injustice traitresse.
La maison emplie de roses et lys blancs
Et la chanson que tu m'a laissée
Mon ange, mon bébé.

J'aurais dû te serrer plus fort dans mes bras,
Te dire à quel point je t'aime
Lorsqu'on s'est quittés...

C'est un horrible cauchemar éveillé
Pourquoi prier ? La mort est sourde et sans pitié
Elle peut me prendre,
La joie de vivre m'a quittée...

Mireille

Classé dans : Poèmes Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 2 septembre 2010

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