Les symptômes physiques lors d’un deuil

Le corps aussi dit qu'il a mal

La douleur et le mal de vivre qui assaillent une personne endeuillée se manifeste bien sûr psychologiquement mais aussi, de façon physique.

Dès l'annonce du décès d'un être cher, l'organisme réagit physiquement à la souffrance psychologique. Sa première intervention est de produire des hormones tranquillisantes. Le résultat est un état d'engourdissement où l'endeuillé se retrouve comme dans une bulle, à l'abri de la souffrance. Voilà une mesure de survie que le corps a trouvé pour permettre à la personne en état de choc de ne pas s'effondrer.

Voici quelques manifestations ressenties par une personne en état de choc :

  • les oreilles bourdonnent;
  • la vision est brouillée;
  • on ressent une grande sensation de froid;
  • une grande lourdeur physique se fait sentir dans le corps.


Il est bon, dans ces moments, que la personne éprouvée soit soutenue par quelqu'un d'aimant en mesure de l'aider à revenir lentement de cet état second.

Au début d'un deuil, plusieurs autres symptômes physiques peuvent se déclencher. Ces manifestations physiques sont une expression d'une douleur émotive intense ressentie par une personne endeuillée :

  • la bouche sèche;
  • une difficulté à avaler;
  • des serrements au niveau de la gorge ou de la poitrine;
  • des tremblements;
  • des bouffées de chaleur;
  • une transpiration soudaine et exagérée;
  • des palpitations cardiaques;
  • de l'hypertension artérielle;
  • une sensation d'étouffer;
  • une grande sensibilité au bruit;
  • des maux de tête et des migraines.

Les émotions liées au deuil déclenchent également des pertes d'appétit, des troubles digestifs et des diarrhées. La faim ne se fait pas sentir mais il est tout de même souhaitable d'avoir une diète équilibrée.

Il est conseillé à une personne vivant les symptômes physiques du deuil de boire beaucoup d'eau : environ un tiers de plus que la quantité normalement consommée quotidiennement.

Finalement, il est très important de ne pas hésiter à consulter un médecin, particulièrement si l'endeuillé ne mange rien et qu'il n'arrive pas à dormir. Le système immunitaire de la majeure partie des personnes en souffrance perd quelque peu de son efficacité, ce qui peut les rendre plus vulnérables à contracter des maladies.

Un deuil est très éprouvant moralement et aussi physiquement. Il est bon de guérir son âme en ne délaissant pas trop son corps qui, lui aussi, en a lourd à porter.

Photo : Pixabay

Classé dans : Le deuil Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide

Commentaires (36)

J'ai perdu ma mère et je ressens beaucoup de chagrin. Je suis dépressive et je n'accepte pas son départ. Je n'accepte surtout pas de voir que sa vie a été très difficile. Je me sens seule dans cette épreuve car j'ai ni frères et sœurs.

caroline, 21 juin 2015

Bonjour Caroline,

Courage, je compatis à ta douleur. Je te conseille de trouver un soutien d'un thérapeute. Cela aide de pouvoir s'exprimer et mettre des mots sur son chagrin.

As-tu des amis ou des membres de la famille auprès de qui tu peux te confier?

Ma famille est éprouvée par le décès de mon oncle par alliance...

Courage, Yasmina

yasmina, 29 juillet 2015

Ce qui est écrit sur ce site ainsi que les soi-disant "étapes" écrites sur d'autres ne sont que de purs clichés. En réalité, tout le monde est différent et chacun réagit différemment à la perte d'un être cher.

J'ai 21 ans et en ai perdu 2 en un an d'intervalle, 2 êtres très proches : ma grand-mère, puis un an après, le seul et unique cousin que j'aimais et avec qui je partageais tout, qui était mon frère de cœur, mort d'une maladie foudroyante qui l'a tué en 19 jours à 42 ans. Il est mort le 27 décembre 2014 et à 20 ans, j'ai donc passé les pires fêtes de fin d'année de ma vie.
(et ces drames sont survenus alors que j'avais déjà vécu d'autres traumatismes autres que des décès !)

Pourtant, je n'ai ressenti aucun des symptômes décrits sur ce site, si ce n'est les migraines et les maux de têtes que je ressens presque en permanence depuis le décès de mon cousin...

Je souffre atrocement moralement, physiquement, je n'ai plus vraiment de force, mais je le répète, je n'ai aucun des symptômes décrits hormis les maux de tête.

Donc, je poste pour en venir à cette conclusion : cessons donc de généraliser.

Oiseau-de-Pluie, 6 novembre 2015

Bonjour Oiseau-de-Pluie,
Effectivement, les symptômes que nous décrivons ici ne s'appliquent pas dans tous les cas. Nous tenions simplement à aborder le fait que certaines manifestations physiques puissent survenir suite à un deuil, afin de répondre aux questions que se posent les gens à ce sujet. Toutefois, nous apporterons les nuances nécessaires pour éviter de laisser entendre que ces manifestations sont un passage obligé.
Merci de votre remarque.

Maryse Dubé (La Gentiane), 7 novembre 2015

Mon mari est décédé de mort brutale il va y avoir 6 mois le 7, je ressens tous ces symptômes dont il est question plus haut, pas tous en même temps heureusement, mais c'est affreux, horrible. Il n'y a pas de mots pour décrire la souffrance que je ressens, mon mari était l'homme de ma vie, mon unique amour, tout pour moi, sans lui ma vie n'a plus aucun sens. Je m'occupe de nos 3 carlins mais je vois bien que je suis tellement triste que parfois ils sont malheureux car les animaux ressentent notre mal être. Je me sens très seule et je déprime, je voudrais avancer mais pour l'instant j'en suis incapable.

EDL, 3 janvier 2016

J'ai moi aussi perdu mon mari il y a 11 mois. Je ressens encore beaucoup de ces symptômes. La vie nous paraît tellement injuste, comment avancer sans notre moitié, toute une vie de brisée. Il faut continuer pour les enfants et petits-enfants mais ce n'est pas aussi simple. Arriverons-nous un jour à retrouver un peu de notre joie de vivre.

balland, 7 juillet 2016

Bonjour, cela fait 5 mois aujourd'hui que mon conjoint s'est suicidé. 15 ensemble et 5 enfants, je me dis que je ne vais jamais y arriver sans lui et je ne sais pas comment faire pour réapprendre à vivre sans lui.

Roger, 29 juillet 2016

À cause d'un malentendu avec la mère de la petite fille que je gardais, je ne peux plus la voir. Je la gardais depuis qu'elle avait 8 mois. Elle a maintenant 4 an 1/2. Je m'étais attachée à cette enfant comme si j'étais sa mamie. La mère est entêtée, intransigeante et froide. Elle communiquait avec moi via Facebook plutôt que de le faire en personne. Je vis un deuil depuis 2 semaines. J'ai des nausées, je me sens dépressive et des idées de suicide me traversent l'esprit. J'ai vécu trop de deuils dans ma vie, j'ai 68 ans, et celui-ci en est un de trop. Je vais devoir aller chercher de l'aide.

Nicole, 12 septembre 2016

Il y a deux mois, j'ai perdu mon mari à la suite d'une longue maladie. Après 61 ans de vie heureuse à ses côtés, je n'arrive pas à vivre sans sa présence car il voulait vivre encore plein de choses. Nous partagions des idées et malgré notre âge, nous faisions encore des projets. Il était l'amour de ma vie.

Marie, 9 novembre 2016

Bonjour, j'ai perdu mon papa ça va faire 3 ans. J'ai beaucoup de chagrin et je sens sa présence. La dernière image que j'ai de lui, c'est dans son cercueil, il est tellement beau, j'ai craqué sur le caveau. Depuis, je me sens pas bien, crises d'angoisse ingérables, j'ai besoin de conseil.

Florence, 27 mars 2017

Je viens de perdre mon père il y a 18 jours et c'est dur, je n'arrive pas à m'y soumettre; bien que le sachant depuis six mois, mais on espère toujours! Ce qui me réconforte un peu, il est parti dans son sommeil; maintenant je ressens un vide, je pleure souvent; voilà.

dawborne, 24 avril 2017

J'ai perdu mon père il y a 6 mois. J'ai 43 ans et je suis plutôt de nature joyeuse. Je ne parviens pas à accepter son absence et j'ai fini par développer une lombalgie. Je me soigne et j'essaye de rire de cette dernière. Bon courage à tous, vous qui luttez.

Lyon, le 5 mai 2017

Olivier, 5 mai 2017

Bonsoir,
J'ai perdu mon papa il y a bientôt 5 mois. Il n'y a pas de mots pour décrire l'immense peine et le grand chagrin que j'éprouve... C'est terrible. La seule chose qui me rassure un peu : c'est qu'il n'a pas souffert. Il s'est éteint à l'hôpital, bien entouré, et il a fermé les yeux avec un sourire...
Pour ma maman : c'est terrible. Mes parents étaient mariés depuis 50 ans... Un demi siècle. Maman m'a dit qu'elle avait perdu "sa moitié". Maman est bien entourée (moi, mon mari, famille, amis)... Je m'inquiète, car depuis le décès de Papa, elle a perdu 5 kilos. Elle reprend petit à petit ses activités, revoit ses amies, etc... Je l'ai encouragée à prendre RV avec notre médecin traitant pour un check up santé. J'espère qu'il n'y aura rien de grave pour maman. De la fatigue, et surtout le contrecoup du deuil...
Que me conseillez-vous ? Merci.

Shopgirl, 29 juin 2017

Bonsoir, j'ai perdu mon papa il y a 3 mois est j'arrive pas à accepter qu'il est parti et que je ne pourrai plus jamais le voir, parler avec lui, tous ces petits moment-là ne sont que des souvenirs. Je me sens seule, je n'ai pas de famille, je suis seule.

Eissema, 25 juillet 2017

Bonjour Eissema,
Moi aussi j'ai perdu mon papa il y a 6 mois brutalement.
Je n'ai pas tellement de mots pour te réconforter ou t'aider.. car pour moi aussi c'est difficile à vivre cette période de deuil. Mais sache juste que tu n'es pas toute seule. Et que même s'ils ne sont plus avec nous physiquement, je suis certaine qu'ils sont près de nous d'une autre façon..
Je t'envoie toutes mes pensées affectueuses.

Blondie, 26 juillet 2017

Mon père est décédé d'un cancer à 88 ans. Il ne voulait pas être incinéré et lorsqu'ils ont fermé le cercueil, une atroce douleur a surgi du fond de mes entailles et j'ai fait une crise hystérique. Cela fait bientôt 3 ans qu'il est décédé et c'est dans l'écriture que j'ai soigné mon corps et mon âme.

Diane, 30 juillet 2017

Pour ma part je viens de perdre ma grand-mère maternelle. Dimanche elle s'est éteinte à l'âge de 83 ans. J'en ai actuellement 24 et c'est une épreuve tout particulièrement difficile pour moi car jusque là je n'avais jamais vraiment eu à faire face à la mort, j'ai eu la chance de n'avoir perdu personne de mon entourage récemment. Je ne dors plus et au boulot c'est dur de tenir debout, j'ai une perte d'appétit et de très grosses migraines, bref je sais pas quoi faire pour surmonter mon chagrin.

Lydie, 31 juillet 2017

Mon papa est parti hier, pendant son sommeil, à l hôpital. Après plus de 3 ans où il s'est battu, garder espoir et malgré tout (il a d'abord été amputé des orteils, ensuite une jambe puis l'autre, depuis 6 mois il était sous oxygène 18 h / 24 et finalement en juin il a eu un AVC qui lui a ôté toute les sensations à partir du ventre) il se battait pour continuer parmi nous. J'ai beau me dire que maintenant son calvaire et ses souffrances ne sont plus .. mais c'est tellement dur. Depuis hier je ressens une forte douleur à la poitrine avec des difficultés lorsque je respire, alors oui pour ma part je crois que mon corps me dit lui aussi que mon âme ne va pas du tout.

Turquoise, 1 août 2017

Je viens de perdre mon papa chéri le 28 janvier et ma maman chérie le 23 juin 2017 après avoir vécu pendant 61 ans avec eux. Je suis malheureuse et éprouve une tristesse immense. Je me sens abandonnée et seule au monde. Mes parents étaient et seront toujours toute ma vie. Je sais que je dois surmonter leur absence mais j'ai hâte de les suivre dans leur tombe et si Dieu existe les retrouver dans la vie éternelle.

Dominique, 1 août 2017

J'ai perdu ma mère le 1er février 2017 d'une longue maladie dans d'énormes souffrances Il ne se passe pas un jour sans que je ne pense pas à elle.Son décès a été un véritable choc car nous étions fusionnelles et depuis je suis toute déréglée au niveau hormonal.

sandra, 7 août 2017

J'ai perdu ma mère biologique 29 ans quand j'étais bébé et il y a 8 mois le jour de Noël mon père nous a quittés brutalement à l'âge de 46 ans et cela va faire 1 mois que j'ai tous ses symptômes. Mon médecin m'a dit que mon corps réagissait comme cela car j'ai cette tristesse, cette incompréhension et la peur de mourir jeune. J'ai peur de consulter un psychologue sur conseil de mon médecin... Parfois la vie est cruelle avec nous mais comment faire quand nous ne voulons pas accepter la perte d'un proche...

Barlier, 13 août 2017

Je suis Dominique et voudrais dire à Sandra que moi aussi suite au décès de mes parents (voir e-mail du 01/08/17) j'ai mon système thyroïdien qui est déréglé. Cela fait 25 ans que j'ai été opérée de la thyroïde (ablation) et n'ai pas changé de traitement. Je suis actuellement en hypothyroïdie et mon médecin m'a prescrit plus d'hormones pour essayer de stabiliser ma TSH ultra sensible. J'ai peur de ne pas me relever psychologiquement de mon double deuil car bien que je sois solitaire, je ne supporte pas l'absence de mes parents chéris. Si vous pouvez, aidez-moi à survivre car mes parents s'ils me voient, aimeraient que je sois heureuse.

DUCHENNE, 15 août 2017

Je viens de perdre mon compagnon, il était très malade mais je ne pensais pas qu'il partirait si vite.
Je suis épuisée, en hypotension et très angoissée .
Comment ne pas sombrer... je l'aimais, c'était vraiment l'homme de ma vie, mon âme-sœur, il me manque tant.

Margaret Chesne, 21 août 2017

Bonjour,

Je suis en instance de séparation depuis plus d'un an et 8 mois, habitant toujours dans la même maison et sachant qu'il a refait sa vie ailleurs. J'ai perdu ma meilleure amie et collègue de travail le lendemain d'un souper entre nous,...elle ne s'est jamais réveillée donc, de mort naturelle dans son sommeil (novembre 2016). J'ai vécu un suicide d'une proche dont elle m'a envoyé un texto la veille ou quelques heures avant de passer à l'acte irréparable (février 2017). Départ de ma fille 22 ans qui a décidé de quitter le cocon familial (mars 2017)
Sans vous décrire tout ce que j'ai du vivre depuis 2013-2014-2015...
Trop de deuils en si peu de temps pour assimiler, comprendre et accepter. J'ai tenté de rejoindre mon médecin de famille afin de demander de l'aide et elle m'a plutôt laissée tomber sans raison valable et n'avoir jamais pu placer un mot elle a mis fin à ses services...
J'ai été laissée à moi-même et j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir malgré la souffrance, douleur, angoisse, crainte, peur, tristesse... Je n'avais ni médecin traitant ni médication pour finalement supplier de me venir en aide. Étant prise dans le système de santé et guichet d'accès sans recours et dans l'attente interminable, n'ayant plus l'énergie ni la force ... J'ai été suivie par le centre de prévention au suicide, travailleuse sociale et finalement trouvé un médecin humain qui a bien voulu me prendre en charge.

J'ai ressenti plusieurs des énoncés et même eu l'idée dans finir j'en avais assez!

Faut pas lâcher et ne jamais abandonner. Poursuivre et garder espoir malgré les énormes épreuves de la vie. Très facile à écrire mais, très compliqué à mettre en application pour soi même...
Cependant, on finit par semer des graines qui vont pousser et fleurir un jour. Pas à pas, jour en jour, croire et laisser le temps.

Je compatis avec vous tous. Courage et soyez bon pour vous! On y arrivera ☺️

Nancy, 22 août 2017

Cette année j'ai eu 2 enterrements en 1 mois. 1 collègue qui a perdu son papa et le 2e c'était un collègue. Comme c'était l'été, les vacances m'ont changé les idées mais j'ai des fois de la tristesse. Je vis joyeuse et pour dire à mes amis les 2 enterrements que j'ai eus, ça m'a pris du temps. Je suis très fragile à ces trucs-là. Je pleure à chaque fois à la cérémonie. Même quand c'est une cérémonie souvenir au travail. Ma réaction du corps, faire des choses que je faisais pas d'habitude. À Europa-Park je voulais faire un manège que je dois pas à cause de mon épilepsie. La petite tour dans Arthur car je peux pas faire les tours à chutes libres. J'ai fait des manèges pas refaits depuis des années. Je peux aussi comme réaction demander plus de fêtes foraines qu'à l'ordinaire. Faire des manèges dont j'ai peur. D'un côté ça surmonte des peurs. Je me change les idées en allant dans mes passions aussi.

Christelle Roulin, 23 août 2017

Bonjour depuis l'enterrement de mon père le 07/08/2017 je me suis mise à tousser et ça me gêne dans la gorge et une sensation d'étouffer + des migraines pratiquement tous les jours.

Aurélie Voisin, 23 août 2017

Avec mon ami que j'ai connu depuis 17 mois sur les réseaux sociaux, il a 77 ans et moi 55 ans, nous projetions de nous marier avant la fin de l'année. En partant en weekend du 15 août dernier dans sa famille, il a été victime d'un infarctus et il est décédé brutalement le 13 août dernier. J'ai besoin d'aide et je suis comme un zombie. J'ai repris le boulot 10 jours après car mes revenus sont très justes. Maux de têtes, angoisses, par contre je n'arrête pas de manger. J'ai besoin d'aide.

Rahajaromisa Hanitra, 24 août 2017

Mon papa est décédé le 28 avril et quatre mois plus tard jour pour jour, mon frère s'est éteint brutalement d'une rupture aortique. Je vais suivre les conseils de tous. Un jour à la fois.

Christine BONNIER, 28 août 2017

J'ai perdu ma mère après une longue et terriblement douloureuse bataille contre la maladie il y a 5 ans.
Dans un même temps le père de mon enfant a eu un comportement traumatisant (violence, alcoolisme caché, manipulation, emprise par la peur) envers moi-même et ma maman.
La police est venue le chercher quand mon enfant avait 2 mois. 2 mois encore après c'est ma maman qui a perdu son combat. Je n'arrive pas à accepter qu'elle soit partie dans de telles souffrances, si maigre qu'elle en a pleuré en se voyant dans un miroir, elle n'arrivait plus à respirer, elle a perdu le bout de ses doigts et ses seins, je lui faisais ses pansements... je prenais le rôle d'une infirmière, douche, couches... Les rares fois où nous avons réussi à sortir (je manquais d'énergie pour cela) je la poussais en fauteuil et j'avais mon enfant dans un porte-bébé, sur le ventre. C'est affreux qu'elle soit partie dans un tel climat de tension. (Avec le père qui mettait une très mauvaise ambiance) Je regrette... elle qui était si simple et gentille. Nous étions fusionnelles et je suis fille unique, mon père, de toute ma vie je ne l'ai jamais vu. Je l'ai eu une fois au téléphone, c'est tout. Elle était toute ma vie.
Aujourd'hui, mon fils a 5 ans, j'ai par miracle trouvé le compagnon qu'il me fallait et qui sait être un papa parfait pour mon fils.
Mais pas un jour sans que je ne pense à elle, son décès est étroitement lié à la naissance de mon fils ainsi qu'à l'énergie négative du père ainsi qu'à tous les souvenirs traumatisants que ça implique.
Pour savoir la date à laquelle elle est partie je n'ai pas besoin de calculer: C'est l'âge de mon fils.
Comment se détacher de cette douleur...
En dehors du jour de l'enterrement, je ne suis jamais allée sur sa tombe.
L'an dernier j'ai trouvé un disque avec des vidéos d'elle mais je n'ai toujours pas le courage de regarder.
Cette semaine j'ai pris la décision de me séparer dune partie de ses vêtements (4 gros sacs) j'ai fait le tri et gardé 1 bon sac, mais ce tri à été très éprouvant à faire. Anéantissement physique (très grande faiblesse), presque crise d'angoisse (que j'ai réussi à refréner.)
Bref... c'est une douleur (plus ou moins puissante) au quotidien que je passe mon temps à refréner et contenir pour rester du côté des vivants. Je ne serai jamais plus heureuse à 100% je le sais.
J'attends de vivre de nouvelles choses, suffisamment pour enfouir cette période passée au plus loin et m'en faire oublier les détails. Cela fait 5 ans mais c'est encore bien trop frais dans ma mémoire.

Amandine , 1 septembre 2017

Depuis les 2 enterrements que j'ai eus, pendant la période de l'été, je toussais, même c'étaient des toux inquiétantes par rapport à mon problème respiratoire. Il a fallu téléphoner au docteur pour demander mon ordonnance de Sérévent. Les forains aux manèges comprendront si je fais Discovery et que je le déteste habituellement.

Christelle Roulin, 2 septembre 2017

Bonjour,
J'ai perdu mon père le 23 août 2017 et je le vis très très mal. Les premiers jours j'avais l'impression qu'on me tenait le cœur dans les mains, c'était horrible... Aujourd'hui je ne vais pas mieux, sachant que j'ai à peine 16 ans... Le lycée me divertit la journée mais quand je rentre chez moi je pleure, au fond de moi je suis très mal, et mes amis ne me réconfortent pas... J'ai parfois mal au cœur, une fois j'ai ressenti que mon cœur brûlait, l'autre fois j'ai senti des coups de froid... bref je prends des médicament "anti-stress" pour me calmer... Ma vie n'a plus aucun sens et j'ai envie de mourir parfois... Je ne sais pas comment je vais continuer à avancer sans mon père qui était très proche de moi. Cette douleur que je ressens en repensant qu'il est décédé devant mes propres yeux (crise cardiaque dans l'eau)... Je suis traumatisée à vie et je ne pardonnerai jamais Dieu d'avoir pris mon père si jeune, si tôt, il avait à peine 50 ans... Je déteste ma vie, je la hais. (J'ai en ce moment même mal au cœur, ce n'est pas une expression)

Lara , 9 septembre 2017

Ma maman est partie le 17 septembre 2017. Une tumeur au cerveau très agressive et inopérable l'a emportée en trois mois. J'ai senti son cœur s'arrêter sous mes mains, ma bouche collée à sa joue. Elle était joyeuse, aimante, câline, très câline, rigolote. J'ai 51 ans et pourtant aujourd'hui sans ma mère et son amour inconditionnel, je suis comme une petite fille perdue dans l'infini. J'ai perdu 8 kilos depuis le début de la maladie, maux de tête, crises de larmes, j'entends sa voix en m'endormant et tout mon corps tremble. Toutes les heures de la nuit je me réveille, un souffle de vide traverse mon corps de la tête aux pieds. J'ai pourtant déjà perdu des êtres chers dans ma vie et eu beaucoup de chagrin suite à leur perte, mais ce que je ressens aujourd'hui face à la perte de maman est en dehors de toute raison. Dans ce terrible chagrin, papa, mes sœurs et moi nous réconfortons mais sommes tous très démunis face à la disparition de cette femme et mère d'une extrême gentillesse et générosité. Heureusement, j'ai de fidèles amies, un compagnon très doux, des beaux enfants, le petit-fils de 7 mois de mon compagnon et une fille adorée de 24 ans pour m'aider à tenir le coup. Pour maman, la seule consolation que j'ai, est que la tumeur, là où elle s'était sournoisement nichée, ne l'a pas faite souffrir. Je ressens un grand sentiment d'injustice car à 78 ans, son corps était parfaitement sain et elle avait encore tellement de choses à vivre. Sentant une fatigue début juin, elle a fait une analyse de sang qui était parfaite. J'ai sur ma messagerie sa voix enjouée le 8 juin de cette année ; elle revient de chez le médecin qui lui a prescrit des piqûres de vitamines et me dit que tout va bien ; j'ai écouté tous ses messages avant-hier, j'avais besoin de l'entendre mais le contrecoup fut terrible. Le 3 juillet elle était hospitalisée, paralysée d'un côté du corps, confuse et incohérente dans ses propos. Le 5 juillet, le diagnostic tombait : très grosse tumeur au cerveau fulgurante. Tsunami dans ma tête, mon cœur, mon ventre. Et puis, malgré tout, on se met à espérer avant les rendez-vous oncologue, neurochirurgien. Et de nouveau le 20 juillet le couperet tombe, rien à faire, alors on s'affole, on pleure, on refuse d'y croire, et "non pas maman" "non pas maman" résonne sans cesse dans la tête. Ses obsèques ont eu lieu il y a une semaine. Me remettrai-je un jour de la perte de maman, s'en remettons-nous un jour ? Est-ce vrai que les douleurs psychologiques et physiques vont s'apaiser pour laisser place aux souvenirs les plus beaux ? Aujourd'hui je suis anéantie. Maman, où que tu sois, tu me manques terriblement, je veux te faire vivre en moi. Je t'aime et t'aimerai toute ma vie et au-delà.

Corine, 28 septembre 2017

Bonjour à tous et toutes,
Je me nomme Brigitte.
Il y a quatorze mois que j'ai perdu ma maman d'un cancer. On l'a appris subitement. Je ne savais plus quoi faire...
J'ai passé des nuits avec maman. Elle souffrait sans se plaindre... Je voulais mourir à sa place.
Elle me manque toujours, je n'arrive pas à m'en remettre.
Je vis seule, deux enfants et petits-enfants que je ne vois pas. Complètement seule depuis la disparition de ma maman.
J'arrive plus à rien, perdu le goût de vivre.

Roger , 22 octobre 2017

Bonjour à tous,
Je me retrouve beaucoup dans tous vos commentaires. J’avais jusqu’en août une vie normale. J’ai 29 ans je travaille et vis à Paris. Deux parents aimants. Une maman à la santé fragile après la perte d’un proche et un papa en pleine forme et très actif.
Ma vie a basculé le lundi 7 août au soir. Ma mère m’a appelée plus tard que d’habitude, vers les 21h30, et a souhaité parler avec mon ami. Je vois sur son visage une expression que je ne connaissais pas. Je lui demande de raccrocher au plus vite afin qu'il me dise. Mais je savais déjà que mon père avait quitté ce monde. Il s’est endormi du 6 au 7 août dans son sommeil. J’ai pu le revoir quelques jours après à l’Institut Médico-légal derrière une vitre. Un choc, de l’incompréhension, la descente dans un monde noir. Mon père si fort de 65 ans foudroyé.
Cela fait maintenant 3 mois, je ne comprends toujours pas. 3 mois, que je suis en mode survie. Que je ne comprends pas chaque jour qui passe. 3 mois que je te cherche. Je suis tellement frustrée, il ne me verra pas me marier, pas maman …..

geymann, 13 novembre 2017

Bonjour, mon grand-père maternel s'est suicidé le 1er décembre 2015. J'étais enceinte de 5 mois de mon 4e enfant. J'ai donc eu une grossesse difficile (anxiété, mal à dormir, j'ai senti mon bébé bouger tard). Mon accouchement a été un super moment mais plein de douleur comme si cet accouchement tournait une page, celle de mon grand-père, et je l'ai très mal vécu. Et depuis j'ai des nausées, des vomissements très souvent, mon médecin m'a dit que c'est le choc et que mon corps réagit comme ça et qu'il faudra du temps...... Bon courage à vous.

Flo , 23 novembre 2017

J'ai perdu mon mari il y a presque 2 mois. Il avait 63 ans, était en pleine forme, adepte d'une vie saine, sportif, plein de projets. Notre vie commune a duré 40 ans, et je n'ai pas souvenir d'une dispute grave entre nous. Il a été emporté en 24 h d'une rupture d'anévrisme cérébral compliquée d'une allergie au curare lors de la tentative d'embolisation. Je me suis sentie totalement sidérée au début, mais j'ai tenu... Je fais face maintenant à une solitude que je ne supporte pas, je ne trouve plus de sens, je suis désespérée .Seul lui m'intéresse, ses photos, nos souvenirs, je dis ''nous'' comme s'il était toujours là. Pourtant, tout le monde est incroyablement gentil, enfants, amis ,famille, voisins, mais la pensée de son absence ne me quitte pas une seconde... J'ai le sentiment qu'on veut me ''changer les idées ", alors qu'une seule idée m'occupe à chaque instant : il n'est plus là.
Toute ma sympathie à celles et ceux qui vivent la même épreuve.

David, 28 novembre 2017

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