J'ai perdu mon fils dans un accident de la route...

Je suis un papa démoli, la vie n'a plus de sens. J'ai perdu mon fils Yannick Carpentier, à l'âge de 26 ans dans une accident de la route, dû à une personne qui ne devrait pas avoir de permis de conduire car il ne voit pas ce qui ce passe devant lui. Ma vie est détruite, je pleure, je pleure et je pleure mon fils, pendant que ce conducteur vit sa vie comme si de rien était.

Il était notre rayon de soleil à toute la famille, il était la personne qui faisait rire ses sœurs, son père et sa mère, sans oublier sa fille Julia de 2 ans. Il était un père complètement gaga en sa présence. Ce fut un Noël et un Jour de l'An dans les pleurs de sa perte. J'ai déjà perdu un frère et ma mère, je croyais que j'étais fort d'avoir réussi à passer à travers, mais je peux dire que la souffrance la plus cruelle est la perte d'un enfant, peu importe l'âge.

Il emporte avec lui une partie de mon cœur car il est brisé en mille morceaux. Oui il faut que papa soit fort pour mes deux filles aussi, car j'ai pas le droit de les laisser tomber, elles aussi souffrent énormément. Et encore, là, de voir mes filles souffrir me déchire encore plus le cœur, car la mission d'un parent est de protéger ses enfants, et je suis complètement démuni de voir mes filles souffrir ainsi. Si je pouvais prendre toute leur souffrance pour l'avoir juste pour moi je le ferais.

Tout me paraît pénible, le boulot, de dormir, de me lever le matin ; la première chose qui me vient à l'esprit quand je me réveille le matin est la perte de mon fils. Il était tellement d'une gentillesse, toujours prêt à aider son prochain, peut importe les circonstances. Il a reçu ses sœurs de 4 et 7 ans plus jeunes que lui dans ce monde comme un vrai grand frère. Il jouait avec elles tous les jours, la différence d'âge n'a jamais paru. C'était moi en 1000 fois meilleur.

En écrivant ce texte, je pleure encore en ce moment. Mon fils, tu vas me manquer pour le reste de ma vie, et je sais que je devrai vivre avec cette douleur pour le reste de ma vie. Je t'aime Yannick, tu es le fils que tout parent désire dans la vie.

De ton papa qui va toujours t'aimer au présent et non au passé car tu me manqueras au présent à chaque jour du reste ma vie. C'est juste trop cruel la perte d'un enfant... Je compatis avec tous les parents qui vivent ce deuil... car maintenant je sais c'est quoi de le vivre...

Jean-Luc
(Québec)

Classé dans : Témoignages Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 7 janvier 2018

Commentaires (3)

Jean Luc, je comprends exactement ce que tu ressens, ton immense douleur. J'ai moi aussi perdu un enfant merveilleux dans un accident de moto. Le 3 mai 2009. Il aurait dû fêter ses 22 ans le 5 mai. Ironie des dates. Perdre son enfant, c'est entamer un long chemin. Comment l'imaginer sans lui, ce nouveau chemin? Comment vivre cette "impossible absence"... On pense que l'on ne pourra pas. Pourtant, la force de vie que l'on porte en nous donne du courage pour chaque jour. Et je sais que mon enfant reste sur mon chemin, que son amour demeure plus vivant que jamais, et qu'il me relève lorsque je tombe. Il est là, et me le fait savoir de mille façons. Je vous souhaite à toi et ta famille beaucoup de courage, de rencontrer de belles personnes pour vous aider à continuer cette route que l'absence de nos enfants de lumière rend si difficile. Martine

Martine , 18 janvier 2018

Cher Jean-Luc,
Votre témoignage est le copier-coller de ce que nous avons vécu au décès de notre fils de 33 ans. En vous lisant je revivais ce que mon conjoint ressentait. J'ajouterais que la perte d'un enfant, qu'il soit majeur et totalement autonome ou qu'il ait 5 ans, est la souffrance la plus grande qui existe. Ça fait 2 ans et 2 mois, la peine restera toujours mais l'absence, le vide qu'il a laissé est moins douloureux. Je ne l'aurais jamais cru. Nous ne pleurons plus à tous les jours et on introduit le bonheur et la sérénité peu à peu pour que son frère (de seulement 15 mois son cadet) vive sa vie heureux malgré qu'il n'existe plus personne ayant partagé son enfance. Bon courage dans votre cheminement!

Pierrette, 20 janvier 2018

Quel calvaire, je sympathise... J'arrive sur ce forum ce matin... en plein deuil de mon chum... La peine est atroce, le vide immense...

Nicole, 31 janvier 2018

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