J'ai perdu mon fils dans un accident de la route...

J'ai perdu mon fils dans un accident de la route...

Je suis un papa démoli, la vie n'a plus de sens. J'ai perdu mon fils Yannick Carpentier, à l'âge de 26 ans dans une accident de la route, dû à une personne qui ne devrait pas avoir de permis de conduire car il ne voit pas ce qui ce passe devant lui. Ma vie est détruite, je pleure, je pleure et je pleure mon fils, pendant que ce conducteur vit sa vie comme si de rien était.

Il était notre rayon de soleil à toute la famille, il était la personne qui faisait rire ses sœurs, son père et sa mère, sans oublier sa fille Julia de 2 ans. Il était un père complètement gaga en sa présence. Ce fut un Noël et un Jour de l'An dans les pleurs de sa perte. J'ai déjà perdu un frère et ma mère, je croyais que j'étais fort d'avoir réussi à passer à travers, mais je peux dire que la souffrance la plus cruelle est la perte d'un enfant, peu importe l'âge.

Il emporte avec lui une partie de mon cœur car il est brisé en mille morceaux. Oui il faut que papa soit fort pour mes deux filles aussi, car j'ai pas le droit de les laisser tomber, elles aussi souffrent énormément. Et encore, là, de voir mes filles souffrir me déchire encore plus le cœur, car la mission d'un parent est de protéger ses enfants, et je suis complètement démuni de voir mes filles souffrir ainsi. Si je pouvais prendre toute leur souffrance pour l'avoir juste pour moi je le ferais.

Tout me paraît pénible, le boulot, de dormir, de me lever le matin ; la première chose qui me vient à l'esprit quand je me réveille le matin est la perte de mon fils. Il était tellement d'une gentillesse, toujours prêt à aider son prochain, peut importe les circonstances. Il a reçu ses sœurs de 4 et 7 ans plus jeunes que lui dans ce monde comme un vrai grand frère. Il jouait avec elles tous les jours, la différence d'âge n'a jamais paru. C'était moi en 1000 fois meilleur.

En écrivant ce texte, je pleure encore en ce moment. Mon fils, tu vas me manquer pour le reste de ma vie, et je sais que je devrai vivre avec cette douleur pour le reste de ma vie. Je t'aime Yannick, tu es le fils que tout parent désire dans la vie.

De ton papa qui va toujours t'aimer au présent et non au passé car tu me manqueras au présent à chaque jour du reste ma vie. C'est juste trop cruel la perte d'un enfant... Je compatis avec tous les parents qui vivent ce deuil... car maintenant je sais c'est quoi de le vivre...

Jean-Luc
(Québec)

Classé dans : Témoignages Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 7 janvier 2018

Commentaires (32)

Jean Luc, je comprends exactement ce que tu ressens, ton immense douleur. J'ai moi aussi perdu un enfant merveilleux dans un accident de moto. Le 3 mai 2009. Il aurait dû fêter ses 22 ans le 5 mai. Ironie des dates. Perdre son enfant, c'est entamer un long chemin. Comment l'imaginer sans lui, ce nouveau chemin? Comment vivre cette "impossible absence"... On pense que l'on ne pourra pas. Pourtant, la force de vie que l'on porte en nous donne du courage pour chaque jour. Et je sais que mon enfant reste sur mon chemin, que son amour demeure plus vivant que jamais, et qu'il me relève lorsque je tombe. Il est là, et me le fait savoir de mille façons. Je vous souhaite à toi et ta famille beaucoup de courage, de rencontrer de belles personnes pour vous aider à continuer cette route que l'absence de nos enfants de lumière rend si difficile. Martine

Martine , 18 janvier 2018

Cher Jean-Luc,
Votre témoignage est le copier-coller de ce que nous avons vécu au décès de notre fils de 33 ans. En vous lisant je revivais ce que mon conjoint ressentait. J'ajouterais que la perte d'un enfant, qu'il soit majeur et totalement autonome ou qu'il ait 5 ans, est la souffrance la plus grande qui existe. Ça fait 2 ans et 2 mois, la peine restera toujours mais l'absence, le vide qu'il a laissé est moins douloureux. Je ne l'aurais jamais cru. Nous ne pleurons plus à tous les jours et on introduit le bonheur et la sérénité peu à peu pour que son frère (de seulement 15 mois son cadet) vive sa vie heureux malgré qu'il n'existe plus personne ayant partagé son enfance. Bon courage dans votre cheminement!

Pierrette, 20 janvier 2018

Quel calvaire, je sympathise... J'arrive sur ce forum ce matin... en plein deuil de mon chum... La peine est atroce, le vide immense...

Nicole, 31 janvier 2018

Ma vie a basculé le jour où un camion a déchiqueté un bus scolaire, le bus dans lequel mon fils a été tué.
il était notre soleil, le petit dernier, il allait avoir 16 ans dans quelques jours...
Pendant plusieurs heures on ne savait pas s'il était blessé ou s'il allait bien, puis on nous a demandé des expertises ADN pour confirmer...
On nous a dit qu'il était mort, mais on ne nous a pas montré son corps, je ne sais pas dans quel état était son corps, je ne peux pas l'imaginer.
Je n'ai pu voir rien qu'une main... comment faire un deuil avec ça?

audet sandrine, 29 septembre 2018

Bonjour à tous. Je viens de lire vos témoignages. Très triste, moi aussi je viens de perdre mes 2 petits frères âgés de 25 et 26 ans... C'est un sentiment horrible, mes frères étaient une partie de moi, ma vie a basculé. Ils ont eu un accident de voiture horrible avec un camion. J'ai beaucoup de mal à accepter leur absence, je n'ai plus cette joie de vivre, la vie me paraît tellement injuste. Pourquoi eux? De si bonnes personnes mais malheureusement ils ne reviendront jamais... Ils resteront à jamais gravés dans mon cœur. Je ne vous oublierai jamais, mes 2 petits frères adorés...

Sab, 24 novembre 2018

Bonjour Jean-Luc,
Comme je vous comprends, j'ai moi même perdu mon plus jeune fils dans un accident de la route le 30 juin 2018, il venait de fêter ses 18 ans le 14 juin. Comme vous anéantie mais le devoir de tenir pour son frère...

Estelle, 2 janvier 2019

Bonsoir. Je viens de lire le terrible texte de ce que vous vivez. Je vous comprends parfaitement car j'ai perdu moi-même mon fils adoré en 2005. Il avait 25 ans. Un Amour. Tout comme lui, il avait deux sœurs. Et tout comme vous je le pleure tous les jours.
Comme vous le dites, nous aurons ce chagrin déchirant jusqu'à ce que allions le rejoindre et peut-être au-delà. Courage à vous. Le Papa de Sébastien.

Labbé Norbert, 12 janvier 2019

Bonsoir, je viens de perdre mon fils de 29 ans le 5 décembre 2018 d'un accident. Il allait avoir 30 ans le 28 décembre. La douleur est immense. Comment se remettre de la perte de son fils, c'est impossible...

Sylviane Chauche, 16 janvier 2019

Bonjour Jean-Luc, j'ai perdu mon fils de 27 ans le 25 janvier 2018 dans un accident de moto... Votre histoire est malheureusement quasi identique à ce que l'on vit aujourd'hui, l'incompréhension totale... Sa vie s'est arrêtée sur une route à cause d'une personne âgée de 84 ans qui ne l'a pas vu et qui lui a coupé la route à un stop. Il ne l'a pas vu mais mon fils lui l'a vu car ses yeux sont restés figés dans l'effroi. Mon fils est décédé sur le coup. Il laisse une famille brisée à tout jamais. J'avais une vie avant le 25/01 et nous avons notre vie maintenant, enfin un semblant de vie. Sa sœur et ses 2 petits frères souffrent le martyre. Pour avancer je ne me pose pas la question du pourquoi sinon je meurs, je me pose la question du comment faire pour vivre sans lui et donner un sens à la vie. Il était beau, c'était un fils merveilleux. J'ai eu Mathieu à l'âge de 17 ans il m'a construite dans ce que je suis aujourd'hui. J'avance pour tout l'amour qu'il m'a donné. J'ai perdu mon frère il y a 14 ans à l'âge de 33 ans et mon papa il y a 8 ans à l'âge de 61 ans. Je suis en colère contre la vie car personne ne mérite tout ce malheur. J'ai ce mal qui me prend les tripes tout les matins. J'aimerais souffler mon malheur sur le monde mais je n'y arrive pas. Je pleure très peu, je me protège je crois, mais je n'arrive à rien je suis perdue...

Cendrine Thomas, 11 mars 2019

J'ai perdu mon fils 32 ans dans un accident de voiture le 3 avril 2009. Il était papa de 3 enfants. Un drame qui chaque jours refait surface. À ce jour mon chagrin reste intact... on vit ou on survit, je ne sais comment définir tout cela... Courage à tous.

Schilhaneck, 26 mars 2019

Je vous remercie pour votre soutien.
Je me suis lancé dans le piano depuis près de deux ans. Moi qui ne connaissais rien à la composition de musique, je compose de la musique tout comme mon fils Yannick. J'ai l'impression qu'il est avec moi sur le piano à me dire quoi faire car il a manqué de temps. Oui c'est très triste par moments, très nostalgique, mais je sens que c'est ce qu'il veut de moi.
Pour ce qui est de moi, c'est la seule chose qui me tienne en vie, de croire qu'il sera là à me tendre les bras à mon départ. Je laisse la vie décider de mon départ, j'ai pas le droit de faire le choix, ce serait trop facile... et lâche pour mes 2 filles.
Sur ce, une première composition de moi et mon fils, "Dream by Infinity", sera bientôt disponible sur YouTube le 27 juillet 2019.
Je t'aime mon Yannick!

Jean-Luc Carpentier, 22 juillet 2019

J'ai perdu également mon plus jeune fils Koceila, aimé de toute la région. Il aimait la vie, la musique, la mer, très bon chauffeur. Hélas tout a basculé quand la voiture de son cousin a basculé dans une falaise de 200m de hauteur. Ils étaient quatre, la voiture "criait", ses occupants criaient en se faisant éjecter par les portières. 2 morts, un paralysé et un rescapé (le chauffeur). Bon courage à vous tous dont le "même" bâton nous a frappés. Qu'ils reposent en paix dans un monde meilleur!

Djaber Khelifa, 16 octobre 2019

Il y a 4 mois, j'ai perdu notre fils unique de 23 ans dans un accident de moto, il s'est fait renverser par une voiture. Il me manque tellement, je ne sais pas si je vais pouvoir continuer à survivre. Il était si gentil, si serviable, il avait toutes les qualités.

RACLOT, 14 novembre 2019

Courage mon vieux, j'ai perdu mon fils de 25 ans, mon petit-fils de 2 mois et ma petite belle-fille de 5 ans la même nuit dans un accident de la route. Un, trois... peu importe, ta douleur te déchire. Il y a pourtant de cela 15 années et c'est comme si c'était hier. Tu es seul au monde dans ta détresse et si les autres sont de tout cœur avec toi, tu seras toujours le seul à en crever. Rien ni personne ne peut te venir en aide. Le meilleur moment est celui où tu te retrouves avec ton ou tes enfants dans tes pensées et tes meilleurs souvenirs. Voilà ! Bonne merde, je suis de tout cœur avec toi puisque nous vivons identiquement pareil.

patrick, 31 janvier 2020

Je viens de perdre mon fils d'un accident de la route, deux semaines dans le coma. Il venait d'avoir 60 ans. On ne pouvait plus rien pour lui et on l'a débranché mardi. Il s'est éteint sans avoir repris connaissance.

MITEILLE MILLE, 9 mars 2020

Le 28 août 2019, j'ai perdu mon fils adoré dans un accident de la route.
Merveilleux, passionné boulanger reconnu dans la région qui avait même reçu en juin une lettre de l'assemblée nationale pour le féliciter pour sa passion et de travailler des farines régionales et cuit au feu de bois.
Le jour de ses 23 ans, il ouvre sa première boulangerie et en avril 2019 une deuxième. Un effectif de 14 personnes, énormément d'heures, et au bout de 3 ans une grande fatigue, beaucoup de stress et, en allant travailler, le drame: il s'est endormi et a foncé dans un platane.
Je m'occupais de la comptabilité, ma belle fille en vente. Et aujourd'hui je revend les 2 affaires car trop dur d'être à la boulangerie et qu'il ne soit plus là.
Mon fils je te le rappelle, je suis tellement fière de toi, de l'homme et du papa que tu es devenu. T'inquiète pas, mon fils Louka va bien, il pense à toi et sait qu'il peut parler de toi quand il veut. Et Eva, un amour comme à son habitude.
J'espère que le deuil pourra se faire mais je ne veux rien oublier.

Pollard, 6 avril 2020

Bonjour,
Tout comme vous j'ai perdu quelqu'un de cher, mon frère, ma moitié, dans un accident de kayak le 7 octobre 2019. Mon frère s'est noyé après avoir chaviré dans un rapide. Ma famille et moi-même sommes au plus mal, nous essayons d'avancer comme nous pouvons, en restant soudés. Grâce à mon amie et nos projets, j'essaye d'avancer comme mon frère l'aurait souhaité. C'est très dur mais on y arrive petit à petit. Du moins je crois.
Les cris et pleurs de mes parents m'annonçant sa mort au téléphone me hantent encore. Je cherche désespérément à aider mes parents et son amie, qui souffrent énormément, mais j'ai l'impression de ne pas faire assez pour eux. Je cherche des solutions miracles mais je me rends compte qu'il n'y en a pas. Seule ma présence, celle de mon autre frère et de mon amie atténuent leur douleur.
Le pire à présent est de voir ma mère qui ne remonte pas la pente. J'espère que le temps nous aidera.
Courage à vous tous.

Camille, 9 avril 2020

Il avait 34 ans, c'était un musicien surdoué avec des projets plein la tête. Sa gentillesse était reconnue par tous. Dans quelques semaines, il devait s'installer avec son Amour dans une maison que nous étions en train de rénover ensemble. Et le destin, ou je ne sais qui, en a décidé autrement: il a trouvé la mort dans un accident de la route alors que nous devions nous retrouver sur le chantier.
Comment comprendre un tel gâchis? Qu'avons-nous fait pour subir un tel châtiment?
Depuis 8 semaines, la vie est devenue une véritable torture; chaque jour, chaque heure, chaque minute une épreuve.
Les regrets, la culpabilité et surtout l'absence et le manque vous détruisent inexorablement. Et pourtant il faut rester debout pour l’entourage, pour le reste de la famille, pour LUI.
J'ai toujours été persuadé que pour toute épreuve que la vie rencontre sur son chemin, le temps faisait son travail. Mais vivre le départ de son fils est tellement contre nature... Cette cicatrice, énorme, inimaginable, fera souffrir jusqu'à la fin de mes jours. Comment avoir encore foi en l'avenir lorsque la vie a perdu son moteur, lorsque l'on se trouve amputé de ce qui nous animait.

Un père en plein désarroi...

André, 9 avril 2020

Le 14 Mars 2020, Mathias est parti de la maison à 13h pour rejoindre des copains motards avec qui il avait donné rendez-vous pour une balade tranquille ce beau samedi après-midi avant le confinement. Le samedi précédent, il venait de faire poser 2 pneus neufs ainsi que des plaquettes à l'avant. Rodage de tout cela tranquillement dans la semaine. à 17h, sa copine m'appelle en me disant que Mathias était héliporté aux urgences de l'hôpital Édouard Hériot de Lyon suite à un accident de moto survenu aux alentours de 16h15. Les médecins nous ont dit qu'ils avaient tout tenté, mais que le choc avait été d'une extrême violence et que le cerveau avait tapé tellement fort contre ce rocher que celui-ci dégradait ses organes vitaux au fur et à mesure que le temps passait. Fracture ouverte du fémur gauche, fracture tibiale droite, pneumo-thorax, les reins ne fonctionnaient plus, éclatement de la rate, section T4 et T7 au niveau de la colonne vertébrale, hémorragie cérébrale... Les médecins sont descendus nous voir pour nous expliquer tout cela, et nous ont demandé s'ils pouvaient le débrancher, avec notre accord!! C'est ce qu'ils ont fait le 15 Mars 2020 à 00h07! Mathias était officiellement décédé! Nous sommes montés le voir une fois tous les tuyaux enlevés pour rester avec lui. Là, tout s'est arrêté pour nous trois! Nous sommes restés avec lui jusqu'à 3h15 jusqu'à que la morgue l’emmène...! Sa vie s'est arrêtée, la nôtre aussi. Un cauchemar... Je lui tenais son bras droit pour le réchauffer, sans succès. Ma femme était vers son visage en larmes, inconsolable ainsi que son amie de 2 ans d'amour. Comment est possible? Le rapport de la gendarmerie n'a mentionné ni alcool, ni drogue, pas de vitesse excessive, en pleine ligne droite en sortant d'un petit village. Cela fait maintenant 70 jours que nous vivons un calvaire. Je lui envoyais des messages tous les soirs, que ce soit sur des motos, des voitures, de la musique., et il faisait la même chose. Je continue à lui envoyer des messages, mais pas de réponses. Ma vie est complètement anéantie. Je suis suivi ainsi que ma femme par la cellule psychologique de l'hôpital où Mathias est décédé, et aussi à 30 mètres du bâtiment où il est né, il y a presque 23 ans...! Le cimetière où il repose est ma "deuxième maison"! Combien de temps cela dure un malheur comme celui-là??? Nous avons encore sa sœur de 21 ans et son petit frère de 16 ans, mais c'était mon Mathias. La passion qu'il avait pour les motos, les voitures, la musique, tout cela venait de moi. Suis-je responsable..? Je suis tellement malheureux. Son Papa qui l'aime jours et nuits. Mon Mathias, repose en paix et à demain au cimetière...

Bernard , 22 mai 2020

J'ai perdu mon fils Yann en 2009, accident de voiture. Yann avait 22 ans, un enfant qui vivait en amour avec la vie. Il y avait Alexandre, mon neveu de 18 ans, mort dans le même accident. Ma sœur et moi étions dévastés. D'ailleurs ma petite sœur, 57 ans, est morte d'un cancer. 3 ans après toutes ces pertes à digérer, le pire c'est mon fils Yann d'amour. Tu traverses ce deuil un jour à la fois, parfois douleur extrême, parfois plus doux. Aujourd'hui, après 11 ans de la perte de Yann, je vis plus sereinement, et Yann est toujours dans mon cœur et il sera toujours là. Une épreuve a changé ma vision de la vie, on est de passage seulement.

Pierre De courcy , 25 mai 2020

Bonjour à tous ces parents meurtris par la perte d'un enfant. Comment expliquer ce manque, cette injustice. J'ai perdu mon aîné à l'âge de 19 ans et demi le 21 avril 2014, le lundi de Pâques. Aujourd'hui je ne peux toujours pas expliquer ma souffrance de son manque et l'incompréhension de son accident de la route. Ma vie depuis n'a fait que chuter et je ne trouve plus les mots pour expliquer... Je me suis coupée du monde comme pour ne pas être confrontée aux personnes. Je m'accroche pour mon 2e fils car je sais qu'il a besoin de moi. Mais pouvons-nous vraiment vivre après cela et être comprise? C'est pourquoi je vais vers des parents avec la même douleur...
Courage à vous toutes et tous.

Sandra, 12 novembre 2020

Bonjour, moi aussi mon fils est décédé dans un accident il y a trois mois, le 17 septembre 2020. Il n'avait que 16 ans. Il rentre du travail, il avait toute la vie devant lui. Aujourd'hui je n'ai plus rien, je ne vis plus, il me marque tous les jours. J'en veux tous les jours à la conductrice d'avoir écraser mon fils, je passe devant l'accident car c'est à 2 km de chez nous. Elle a brisé une famille.

PERREY CELINE, 17 décembre 2020

Bonjour,
Moi je viens de perdre mon fils de 31 ans d'un cancer. Il a souffert énormément et j'ai toujours été là pour lui. Et je peux vous dire que c'est aussi difficile de voir son enfant mourir petit à petit. Et comme vous, je ne pourrai jamais m'en remettre. La mort n'a pas été aussi brutale qu'un accident mais le désespoir est là et je sais que toute ma vie je ressentirai ce vide immense qu'il a laissé. Il s'est battu comme un lion et quelle leçon de vie et de courage il m'a donnée! Mais la vie continue et il faut espérer qu'il continue à vivre quelque part.

carpentier, 27 mars 2021

Bonjour,
J'ai perdu mon fils d'un accident de la route il y a maintenant 7 ans. Il avait 36 ans. Ça fait toujours aussi mal. Ma première pensée à mon réveil le matin est pour lui. On ne devrait jamais survivre à notre enfant. La seule chose qui m'aide à survivre, c'est la petite fille qu'il m'a laissée, et en plus c'est sa copie-conforme, elle lui ressemble tellement. C'est la pire épreuve à vivre pour des parents.
Bon courage à tous les parents qui ont vécu cette terrible épreuve.

Francine Croteau, 24 avril 2021

Bonjour à vous chers parents,

Mon fils s’est suicidé en décembre 2019. Il était beau, il était fort, il était brillant. Il avait une ouverture d’esprit et un cœur en or. Il était notre héros et nous semblait aussi fort qu’un roc. Nous n’avons rien vu venir, ses amis non plus. Il nous a laissé une lettre merveilleuse où il nous explique pourquoi il part et combien il nous aime. Nous souffrons bien sûr, mais paradoxalement, l’amour que nous portons à notre fils et l’amour qu’il nous porte de là où il est, est plus fort que l’absence. Nos enfants ne sont pas morts comme on l’entend. Ils sont juste sur l’autre rive et nous les rejoindrons un jour. Nous sommes connectés, c’est sûr. Vous savez, tout être humain possède une énergie vitale, et cette énergie perdure lorsque nous mourons, c’est prouvé par les scientifiques ... et les témoignages sont nombreux. Je suis très cartésienne, pour autant, je sais que je reverrai mon fils quand je partirai à mon tour, et c’est un immense réconfort. La vie est courte, l’attente ne sera pas si longue que ça jusqu’à notre prochain RDV. En attendant, j’essaie de vivre le plus sereinement possible avec des passages difficiles mais aussi avec de bons moments d’amour avec mon mari, ma fille adorée et mes proches. Le temps est notre allié, chaque jour qui passe est un jour de gagné, un jour qui nous mène à plus de douceur pour notre vie à venir. Je me permets de vous embrasser, vous qui comprenez.

Magali, 15 mai 2021

Bonsoir,
Mon fils Yohann est décédé à l'âge de 31 ans, il y a 8 ans déjà. Ma douleur est toujours la même, je n'avance pas en fait. Je pense à lui chaque jour, je culpabilise, j'ai beaucoup de regrets, je survis dans la douleur.

Marc, 15 mai 2021

Mon fils Bruno, 30 ans, s'est suicidé. J'avance dans la vie un poignard planté dans le cœur.

Brigitte, 6 juin 2021

J'ai perdu mon fils Robin en juin 2018, le monde s'est écroulé ce jour-là. Il n y a pas de mot quand on vous apprend cette nouvelle. Il était en mort cérébrale.. le lendemain il était parti pour toujours. Je n'arrive pas en me remettre, c'est trop dur même avec les années qui passent...

Naniot Nathalie , 10 août 2021

Bonjour,
J'ai perdu mes parents il y a 13 mois dans une collision, mon fils conduisait, il a été héliporté dans le coma. Depuis, mon fils est vivant mais avec tellement de séquelles. Je n'ai plus que lui car je suis fille unique. Comment peut-on avancer dans cette vie. Je suis en colère contre le conducteur rempli de stupéfiants et d'alcool qui n'éprouve aucun regrets, qui lui n'a rien et va bien! Je suis de tout cœur avec vous tous. J'espère que le temps aidera à aller mieux...

Ingrid, 15 septembre 2021

Bonjour à tous,
Je comprends votre douleur, j'ai perdu mon fils le 20 octobre 2017, il rentrait à la maison, un vendredi soir après sa semaine de cours. Il avait 21 ans. Ma vie a basculé ce jour-là. Comme beaucoup de parents endeuillés, je fais face pour mon épouse et mes autres enfants. Le travail de tous les jours permet de tenir, avec cette impression que de là où il est maintenant, il peut voir ce que nous devenons. C'est aussi pour lui que je tiens le coup. À l'inverse de tout ce que je pensais après son décès, le temps a œuvré pour rendre la vie un peu plus douce. Aujourd'hui, plus conscient de l'importance de vivre cette vie pleinement, en pensant à tous les moments perdus, absorbé par mon activité professionnelle alors que mon fils était là. J'aurais pu moins travailler et passer plus de temps avec lui. Donner la vie, c'est aussi accepter de la perdre, et il n'y a malheureusement pas d'ordre des choses, c'est une question de hasard, de mauvais hasard qui peut nous torturer le restant de notre vie.
Mon fils, tu resteras toujours mon grand garçon, je verrai toujours ton visage jeune, blagueur et sportif. Tu me manques terriblement.
Je suis conscient d'avoir la chance de pouvoir tenir, offrant un visage de dignité et de résilience, mais à quel prix!

Bien affectueusement.

Eric

Eric, 21 septembre 2021

Bonjour à tous
De ces nombreux témoignages que je suis en train de lire, je constate cette douleur atroce et commune de parents qui ont perdu un enfant.
Steven, mon fils aîné, est parti tragiquement le 21 janvier 2018, dans un accident de la route, sur une départementale. Comme vous, cette date fige à jamais mon arrêt de vie d’avant, des rêves brisés, un avenir pour mon enfant adoré.
Réapprendre à sourire, à survivre tout simplement, est un véritable parcours du combattant.
Se réveiller le matin, avec ce poignard dans le cœur, comme vous tous, je connais trop bien cette épouvantable souffrance.
Chaque pas, jour après jour, est pourtant une victoire sur la vie, et pour cette promesse faite pour poursuivre ce chemin et veiller sur sa fille chérie.
J’envoie des centaines de petites lumières d’espoir à tous les parents amputés de leurs anges, et à toutes nos étoiles qui nous protègent et qui nous aiment.

Sandrine Rolland , 27 octobre 2021

La douleur de la perte de mon fils et horrible. Je suis tellement brisée, fatiguée, étouffée, comment réapprendre à vivre sans mon fils. À peine 20 ans le 22 novembre. Moi qui ne vivais que pour lui, c’est mon soleil de tous les jours. Quand je le voyais rentrer, mes yeux brillaient de joie. Et là, le 10 octobre 2021, ma vie s’est arrêtée. Il était côté passager du véhicule, il n’a pas demandé de mourir si jeune. L’alcool est le diable de nos jeunes, le conducteur ivre est décédé aussi. Je ne sais pas si ma vie va tenir avec cette souffrance. Moi qui étais si proche de lui, complice, c’est une partie de mon corps qui est partie avec lui. Je l’aime d’un amour que personne ne comprend.

patrac , 8 novembre 2021

Écrivez un commentaire

Veuillez cocher pour indiquer que vous n'êtes pas un robot.
Cette vérification permet d'éviter les courriels indésirables.