À mon Dylan, parti à 6 mois de grossesse en 2006

À mon Dylan, parti à 6 mois de grossesse en 2006

Je me souviens du vide créé dans l’instant où c’est arrivé, la planète arrêtait de tourner.

Le chemin du retour était long, et même pas le temps de se revirer, les gens nous attendaient à la maison pour savoir la bonne nouvelle du sexe et le nom que l’on te donnais... Surprise, il y en aura pas : au lieu de monter ta chambre, c’était un arrangement en avant de la maison que je te faisais, avec une statue d’un ange...

On est presque 13 ans plus tard, j’ai beaucoup vieilli depuis, mais pourtant, je suis encore au même moment. Ce qui me blesse le plus là-dedans, c’est que tu aurais eu la meilleure mère possible, tellement douce, tellement attentionnée, je te dis que tu aurais été aimé mon gars, mais ça devra rester juste dans mes petites pensées, comme c’est le cas en cette journée de la Fête des Pères...

Quand tu es parti, y a une partie de mon cœur qui est partie aussi. On a continué d’essayer après toi Dylan, mais on a dû faire un choix, après la 11e tentative, on était juste plus capable de prendre les coups...

Mais je vais toujours me souvenir de toi quand même mon gars, t’es ce qui m’a le plus rapproché d’être un père, et je vais continuer à y penser dans mes petit moments de solitudes. La blessure que ça m’a laissé, je vais toujours vouloir m’en rappeler, c’est tout ce qui me reste de ton souvenir mon gars. Tu vas toujours nous manquer.

Luc

Classé dans : Lettres Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 16 juin 2019

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