Le corbillard

Le corbillard est un véhicule de cérémonie utilisé pour déplacer le corps de la personne décédée placé dans son cercueil, d’un lieu à un autre pendant les rituels funéraires. Les déplacements qui nécessitent l’utilisation d’un corbillard se font généralement du salon funéraire à l’église, puis au cimetière, à l’occasion d’un cortège funéraire. Lors du transport d’une dépouille depuis le lieu de décès jusqu’à la maison funéraire, c’est plutôt un fourgon qui sera utilisé, un véhicule à vocation davantage utilitaire que cérémoniale.

L’origine du mot corbillard est plutôt nébuleuse : certains l’attribuent aux embarcations qui faisaient la navette entre Paris et la ville de Corbeil et qui ont servi pour évacuer les cadavres pendant les épidémies de peste noire, alors que d’autres l’attribuent au mot corbillat, qui désigne le jeune corbeau, un oiseau associé à la mort. 

Si celui-ci a longtemps été vu sous la forme d’un carrosse en bois finement ouvragé, peint en noir et tiré par un ou plusieurs chevaux, il a laissé sa place aujourd’hui à un véhicule automobile modifié pour y accueillir un cercueil. Des fabricants spécialisés utilisent généralement des véhicules luxueux dont ils modifieront le châssis pour allonger l’empattement, et l’arrière de celui-ci pour en faire un espace de chargement doté d’une porte ouvrant sur le côté. Le cercueil est glissé sur des rouleaux encastrés dans le plancher pour faciliter les manipulations, et un système de retenue assure son maintien en place pendant le trajet. 

Note : La porte arrière de la plupart des corbillards européens ouvre vers le haut plutôt que sur le côté, à la manière d’une voiture familiale ou d’une minifourgonnette. 

Synonyme : voiture funéraire. 

Mot apparenté : fourgon.

Texte : David Émond, directeur général de la Coopérative funéraire des Deux Rives
Photo : François Lafrance
Publié dans la revue Profil - printemps 2018

Classé dans : Rituels funéraires Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide

Commentaires (1)

Le corbillard m'a fait aller loin dans mes souvenirs. Je dois par contre avouer que je n'étais pas présent lors des funérailles de ma famille pour des raisons de santé mentale et dangerosité. Mais à travers mon engagement de 1990 à 1998 et de 2003 à 2008 à l'Église du Très-Saint-Sacrement comme servant de messe lors des funérailles, que j'avais commencé au Pérou avec le Père Jean Leblanc sss en allant célébrer des Eucharisties dans des pavillons de prisonniers, est décédé malheureusement il y a quelques années d'un arrêt cardiaque lors d'un travail communautaire en Jamaïque, ce véhicule présente un moyen certain d'aller vers notre destinée finale, un peu comme la Princesse, qu'en voyant le corps de son frère étendu sur le champ de bataille devant le château, accourue auprès du corps de son frère avec son groupe et le transporta à l'intérieur du château. Sans lui, nous resterions à nous décomposer là ou nous avons été pris par la mort comme je l'ai vu dans la Province de l'Extrême Nord du Cameroun. D'un autre côté, il rappelle notre fragilité à la vie et notre mortalité terrestre. Bien à vous et merci de votre collaboration.

jacques r néron, 27 octobre 2018

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