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Montréal
(Québec), le 20 juin 2010
C’est la fête des papas...
Dans ce passé qui me fige de ton souvenir, je ne peux
t’oublier cher papa. Malgré le temps, toutes ces années qui nous bousculent
dans l’oubli, moi je chéris toujours ton souvenir... Dans mon coeur tu
resteras aussi transparent, aussi vivant qu’à tes derniers jours passés à
nos côtés.
C’est la fête des pères aujourd’hui et pour moi, ton
fils premier né, c’est l’événement le plus important de l’année. Car sans
toi je ne serais pas de ce monde cher papa. Ni mes soeurs, ni mes frères.
Grâce à toi nous avons découvert un monde à la mesure de tes rêves.
Ô je sais que tu as fait la guerre... Bien malgré toi
tu t’es enrôlé dans l’armée pour défendre notre pays. Tu as souffert je sais
en voyant toute cette violence qui éclatait autour de toi. Tu as pleuré très
souvent, tu te sentais tellement impuissant. Dans ton coeur tu souhaitais la
paix et malgré tout tu as gagné la bataille. Dans tes fantasmes les plus
sublimes tu imaginais déjà tes propres enfants bien présents autour de toi.
Ta propre armée qui sèmerait la paix autour d’eux. Puis la guerre s’est
terminée...
Le temps d’une paix durable et sans faille, tu as
enfin rencontré la femme de ta vie. Ta chère Laurette t’a donné tous ces
enfants que tu avais déjà imaginés. Oui cher papa tu as hérité avant de
quitter ce monde de 11 enfants et de 11 petits-enfants. Et même au delà de
ta mort des arrières-petits-enfants ont vu le jour. L’arbre généalogique de
notre famille ne cesse de fructifier en de nouveaux enfants qui dans 100 ans
peut être se souviendront de toi.
Ton fils premier né...
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