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Pyrénées (France), le 26 décembre 2009
Ceux qui t'ont croisée sur les routes, dans le désert,
dans un bureau ou dans leur chaumière ne peuvent t'oublier ! Tu les as
emportés dans un tourbillon de fraîcheur, d'éclats de rire et de spontanéité.
À peine 40 kg et remplie de générosité, débordante
d'énergie, ta fougue et ton regard si beau pouvaient déstabiliser les plus
forts, émerveiller les enfants, attendrir les brutes et guider les paumés.
Qui pourrait t'oublier, petit oiseau, quand tu bousculais tout avec tes
battements d'ailes ?
Aujourd'hui, ta famille et tes enfants crient leur
peine, les motards pleurent Bonzaï, les globe-trotters cherchent Bridom, et
tes amis appellent Brigitte ou BB.
La douleur est immense quand quelqu'un comme toi
disparaît au printemps, mais c'est ainsi fait et nous ne pouvons hélas
qu'accepter cette fatalité. Il ne pouvait y avoir que cette attaque
foudroyante pour te terrasser. Inattendue et brutale elle t'a réduite à
néant. Quelle injustice !
Tu étais la maman toujours là, l'épouse capable de
s'adapter aux situations les plus extrêmes ou fantaisistes, tu étais la
gazelle d'Agadir, le petit oiseau de Lyon et le solide bonzaï d'Orléans.
Tu rejoints maintenant Bernard et Wilfried au milieu
des étoiles et tu es encore capable de séduire tout le monde là-haut ! Qui
pourrait résister à ton charme ?
Tu es partie, mais ton image, ta voix et ton parfum
restent en nous, car tu as laissé des traces indélébiles sur tous les
chemins que tu as empruntés.
Je t'aime.
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