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Price (Québec), le
29 septembre 2009

Papa,
Depuis déjà un an que tu es parti sans
que j'aie eu la chance de t'embrasser une dernière fois. Tu sais, cette
année a été pour moi très difficile : ta fête, la Fête des pères, Noël et
toutes les autres fêtes passées sans toi... Cette mort est encore présente
dans mon coeur mais s'apaise un peu avec le temps.
Tu sais papa, tu étais mon pilier, ma
base, en cette vie difficile. Je te lève mon chapeau de nous avoir élevés
tout seul, nous tes quatre enfants tous à l'adolescence, avec toutes tes
souffrances et tous les problèmes que l'accident de maman t'avaient
apportés. Tu es d'une force incroyable et d'un courage exemplaire pour
passer à travers cette épreuve et je veux te prouver que tes valeurs et ta
force nous ont apporté de belles choses.
Aujourd'hui, je suis une femme forte avec
de belles valeurs et je ne t'en veux pas de ne pas avoir eu assez d'énergie
pour être présent autant que je l'aurais souhaité. Aujourd'hui, je comprends
que ça devait te demander beaucoup. Maman et les enfants en pleine crise, tu
devais être tellement seul, des fois, avec toute cette montagne de
problèmes. Mais nous, on ne pouvait pas comprendre, on était jeunes et nous
aussi avec nos souffrances. Mais aujourd'hui je me demande encore comment tu
as fait.
Tu est exceptionnel, mon petit papa. Je
ne dis pas que tu es parfait mais ce que tu as accompli, tu l'as fait avec
ce que tu avais et ce que tu pouvais donner, même si nous on pensait que tu
étais borné. Nous sommes tous fiers de toi. Tu sais papa, j'ai toujours ce
besoin d'être aimée, tu me manques, et le plus dur c'est de ne plus pouvoir
te toucher ou composer ton numéro de téléphone quand j'ai besoin de te
parler. Ton odeur me manque, ta chaleur me manque, mais je commence à
m'habituer à ce vide que tu nous as laissé.
Je sais que c'est le cycle de la vie. Tu
avais accompli ce que tu avais à faire. J'espère que tu es là pour nous
autres encore mais, en même temps, j'espère que tu as pu te délivrer de nous
et vivre ce qu'il te restait à vivre en haut. Nous, on est rendus grands.
Papa, tu as fait une belle job avec tes
enfants. On se retrouvera en haut, je l'espère. Alors je te dis, pour finir,
que jamais je ne pourrai t'oublier, que je serai forte comme toi tu l'as
été.
Je t'aime papa.
Ta fille,
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