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Bruxelles (Belgique), le
29 septembre 2009

Namour,
Voilà 20 mois que tu es parti et j'ai toujours autant
le mal de toi.
Je pense à la dernière soirée que j'ai passée à tes
côtés... Je ne sais pas si tu m'entendais encore mais j'espère que tu as
entendu tous mes « je t'aime »... Tu m'avais tellement fait mal que j'ai
fait semblant de ne plus t'aimer de peur de souffrir encore. Mais cette
soirée-là, je t'ai crié mes sentiments, je t'ai supplié de te laisser partir
si tu le voulais, j'ai fait en sorte que tu sois entouré de tous les gens
que tu aimais. Je crois que tu es parti calmement, rassuré en quelque sorte.
Si je t'ai dit de partir c'est parce que je ne
supportais plus de te voir souffrir, tu étais devenu l'ombre de toi-même, ta
vie n'avait plus aucune qualité. J'aurais voulu te retenir...
Tu as souffert sans broncher pendant la majeure partie
de ta vie. Tu n'avais que 25 ans quand on t'a annoncé que tu avais la
sclérose en plaques.
À quelques mois de partir, tu m'as dit : « C'est elle
qui a pris le dessus, je ne peux plus rien. » Tu avais perdu ton fameux
humour et même le goût de parler. À partir de ce moment, tu as baissé les
bras... Je comprends...
J'espère que là où tu es, tu es heureux...
Moi, ici-bas, c'est dur sans toi mais je suis
grand-mère depuis peu et cela m'aide.
Je t'aime, à bientôt j'espère...
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