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Orléans (France),
le 7 avril 2009
Chère maman,
Voilà déjà un an que tu nous as quittés.. Comment
exprimer dans mon désespoir ton absence aussi profonde que ce silence qui
m'envahit tous les jours ? Nous tes enfants le vivons à l'unisson... Oui tu
nous manques beaucoup... Surtout ta douce voix mature et réconfortante, tes
conseils de mère... Tu te souciais de nous plus que nous-mêmes.
Ce vide de ta douce personne résonne dans ma tête de
tendres souvenirs que je ne peux oublier. Il est difficile d'accepter dans
la vie cette mort qui sournoisement nous enlève la personne la plus
précieuse à nos yeux. Quelle injustice ! Bien que nous ressentions cette
profonde nostalgie de ton départ, nous devons nous résigner, car la mort
fait partie de la vie. À tour de rôle on doit abandonner ce corps meurtri
par les années.
Puis ton tour est venu... Tu avais compris qu'il était
temps pour toi de tirer ta révérence. Mais dis-toi bien que nous sommes
fiers de ce que tu as accompli ici-bas... Car tu as toujours donné le
meilleur de toi-même. Tu t'es investie corps et âme avec papa afin que notre
famille subsiste.
Lorsque je pense à toi je respire aussi de vie et de
résurrection. Dans ce jardin enchanté que tu habites maintenant, je sais
très bien que tu as retrouvé tous tes proches disparus. Ton mari, tes
parents, frères, soeurs, cousins, cousines... J'envie ton nouveau paradis,
car il n'y a plus de tourments là-bas. Je suis certain que toi et papa
attendez notre retour. Soyez patients... Vos enfants, vos petits-enfants
reviendront à la maison près de vous. Nous passerons toutes et tous des
ténèbres à la lumière.
Ton fils qui t'aime,
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