Je me vois descendre à petit feu.

Je me vois descendre à petit feu.

J'ai perdu mon père (24 juillet). Quelques mois plus tard j'ai perdu ma grand-mère. Quelques heures suivant le décès de ma grand-maman (6 décembre), ma mère (8 décembre) est décédée d'un accident.

J'ai fait une dépression majeure, j'en ai perdu mon emploi dans le secteur d'ingénierie. Mes deux meilleures amies m'ont tourné le dos, elles sont toujours ensemble, c'est moi qui les ai présentées. Je n'ai jamais été méchante ou méprisante. Dans la douleur, je suis simplement silencieuse, je me retire. J'ai peur d'être un fardeau car je suis un fardeau. La seule personne qui m'épaule, me soutient m'encourage est mon mari. Mais je sens que je l'épuise. J'épuise ma famille, mon mari mes enfants. Je ne veux pas leur faire ce mal. J'ai beaucoup de deuils à vivre et je suis remplie de rage. Mes amours qui m'accompagnent ne devraient pas souffrir de mes étapes de vie.

Moi je vis mal le deuil. Je me vois descendre à petit feu. Je n'ai plus de joie, plus de passion, je suis médicamentée aux maximum par un psychiatre. J'ai vu psychiatre, thérapeute, psychologue, hypnologue, je ne m'en sors pas. Je ne souhaite ce mal à personne tellement il est destructeur et envahissant.

Je me suis perdue, je ne reconnais pas la personne que je suis devenue. Bref, je suis vraiment à bout.

Mais je continue.

Nan

Classé dans : Témoignages Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 31 octobre 2019

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