Survivre au décès d’un parent : L’ordre douloureux des choses

Lorsque la vie suit son cycle naturel, ce sont les parents qui meurent avant leurs enfants. Mais ce cours normal de l'existence ne fait pas de la mort une invitée plus désirable. Le deuil de ses parents est une étape difficile, qui laissera chaque être humain transformé pour toujours.

Il est ardu de survivre au décès d'un de ses parents quand, à l'intérieur de soi, une part intime est disparue avec lui. Ce lien qui unit un parent à son enfant est sans doute le plus fondamental : il fait fi des disputes, des paroles blessantes ou des silences. Une relation aussi intime est faite de doux souvenirs, certes, mais aussi, parfois, de regrets. Ces sentiments sont faits de blessures à guérir.

Des relations uniques, des sentiments intimes

Les premières écorchures, l'entrée à l'école, le départ de la maison, l'arrivée de ses propres enfants; ce ne sont là que quelques-uns des jalons importants de la vie passée avec ses parents. Cette vie qui fait de chaque adulte un être humain unique.

À la disparition de ses parents, il est normal, et même souhaitable, d'éprouver une grande tristesse. Le chagrin et les larmes font partie du deuil et sont essentiels à sa résolution. Quelle que fut la relation entre le parent et son enfant, la peine que l'orphelin éprouve à son décès est un sentiment légitime et sain.

Si la mort du parent survient au terme d'une maladie, le deuil est peut-être empreint de soulagement. Ce sentiment ne va pas à l'encontre de l'amour que l'on porte à son père ou à sa mère. En fait, se sentir soulagé de la fin de la souffrance physique d'un être cher est sans doute une preuve d'amour.

Au décès d'un parent, il est également normal d'éprouver de la colère, de la frustration ou de la culpabilité. Chaque orphelin connaîtra, à la mort de ses parents, une traversée de deuil unique, tout comme l'était sa relation avec eux.

La famille en deuil

Si le parent laisse plus d'un enfant dans le deuil, il est probable que chacun vive cette perte de façon personnelle. Dans la douleur engendrée par la disparition d'un de leurs parents, on verra certaines familles se rapprocher. On éprouvera le besoin de chercher écoute et réconfort parmi les siens.

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Les parents vivent perpétuellement dans le cœur de leur descendance. Les valeurs transmises, les expériences partagées; tous ces gestes, ces paroles, ces émotions que les parents ont légués à leurs enfants constituent le plus précieux des héritages. Au terme de la résolution positive du deuil de son père ou de sa mère, l'orphelin aura sans doute compris beaucoup de choses sur la mort et, puisqu'elles sont intimement liées, sur la vie.

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Commentaires (64)

Il est rassurant et émouvant d'être reconnu dans sa propre souffrance à travers votre article si délicat et juste. Je suis volontairement suivie par une psychologue des soins palliatifs, suite au décès de mon papa. "Orphelin" est le mot de la reconnaissance de ma peine.

cathy, 26 juin 2012

Plus de 19 ans après le départ de ma chère mère, oh combien je me suis senti seul. Certes il y a la venue des enfants mais je vis chaque jour en pensant à elle.

Emajak, 14 septembre 2014

Il m'est difficile de lui dire au revoir.. Mon papa est parti brutalement un soir. Vite, sans souffrir.. Mais que reste-t-il si ce n'est les doux et douloureux souvenirs? Les fous espoirs que j'avais de lui faire rencontrer mon bébé.. Le deuil est interne, long, insoutenable par moment. Mais on avance, nous quatre soutenons notre maman.. Moi aussi je pense chaque jour à lui. Toujours.

Gwenaelle, 23 décembre 2015

Bonjour,
Je viens de perdre mon père, il y a trois semaines. Il avait 91 ans. J'étais aidant naturel. Nous vivions, tous les deux, dans la maison familiale, depuis 15 ans, soit après les décès de ma grand-mère, ma sœur et ma mère, toutes en 2002. À ce moment-là, ce fut très difficile pour papa. Depuis, lui et moi (je suis le plus vieux des 5 frères), avons développé une relation harmonieuse. Je l'amenais partout avec moi, même durant mes vacances. Nous retournions en Gaspésie, durant l'été, passer une semaine. Les deux dernières années ont été marquées par des chutes. 2016, a été le début de la descente, pour lui. Les six derniers mois, je les ai passés à l'urgence, en gériatrie, pour se terminer au centre d'hébergement de longue durée. J'ai été présent, durant ces six mois, à tout les jours, auprès de lui, en moyenne 4 à 5 heures par jour (je venais de prendre ma retraite, j'ai 64 ans). J'ai appris à lui dire : Je t'aime. Il me disait la même chose. Ce que je trouve dur, depuis qu'il est parti, c'est qu'il n'y a pas grand monde dans ma famille, qui comprend ce que j'ai vécu avec lui. Pour la plupart, il n'y a rien de différent. Je me sens seul dans mon camp. J'ai reçu des éloges, d'autres personnes que ma famille. Je crois que j'étais le seul à avoir aimé mon père, alors que mes frères avaient un penchant pour ma mère, que j'ai aimée tout autant. Je vis une peine intérieure profonde. Le temps va arranger les choses, comme on dit souvent. En attendant, je manque d'une oreille pour évacuer le trop plein. Je pleure, parfois sans raison, ou lorsque je pense trop à lui. La maison familiale a été vendue, car je ne pouvais continuer à demeurer là. Trop de souvenirs y sont présents. Ça fait beaucoup de brassage, mais c'est peut-être mieux de virer la page au plus vite? Merci.

Jean-Yves Savoie, 12 février 2017

Jean-Yves, l'oreille dont vous manquez, je peux l'être. N'hésitez pas, vos pleurs sont touchants. À 64 ans on peut se sentir amputé de son père, j'ai perdu le mien il y a 29 jours et c'est éminemment douloureux. J'ai 48 ans depuis hier. Il en a eu 88 le 14 janvier et parti après 3 mois d'hôpital le 2 février, tellement dur!
Katrin de Paris

pinault, 3 mars 2017

Bonsoir, en lisant vos commentaires je me vois dedans. Je viens de perdre mon papa il y a une semaine, j’ai 29 ans je suis démoli, j’ai l’impression que mon cœur s'est brisé. Comment faire? Cette douleur atroce... Mon papa allait avoir 70 ans le 3 mars :( J’ai 2 frères qui ont 48 et 49 ans qui se sont jamais occupé de leur père. Pour vous dire, un n’est même pas venu du tout à l’enterrement et non plus à l'incinération et l’autre est venu mais sans plus. Mon papa était fort malade, il se trouvait en maison de soins et de repos pour essayer d’aller mieux mais il ne savait plus marcher, avait beaucoup de soucis de mémoire, était incontinent. Il souffrait beaucoup et le 3 février je l’ai vu partir. Il a été envoyé à l'hôpital, problème respiratoire. Quand nous sommes arrivés, ma mère, ma compagne et moi, il était dans un genre de semi coma. 2 heures après il nous a quittés. Pour moi c’est trop dur de l’avoir vu partir ainsi. J'en souffre énormément, surtout voyant mes frères qui n'ont eu aucun respect pour lui et n’étaient jamais là pour lui. Je suis mal de savoir qu’ils ont pu connaître mon papa si longtemps et que moi je n’ai pu avoir que 29 ans avec lui :(

Manu, 10 février 2018

Je viens de perdre ma maman exactement le 14 février 2018. Eh oui, le jour de la Saint-Valentin. Elle s'est éteinte comme une bougie... Je me dis que cela voulait dire qu'elle nous aimait, cela je le prends comme un signe du destin... Dans les derniers mois de sa vie, elle souffrait sans jamais se plaindre, elle ne faisait rien voir...
Chaque enfant, nous l'avons aidée au mieux que l'on a pu....

ljamoneau, 1 mars 2018

Je viens de perdre mon père depuis 2 jours. Je pleure jour et nuit. Nous étions inséparables, il a toujours été présent dans ma vie. Il avait un cancer du côlon et il avait tellement maigri, n'arrivait plus a manger... il était rendu anorexique. Ma mère, en écoutant la télé, a entendu un gros boum et elle l'a trouvé dans la chambre allongé par terre inconscient... oufff! Nous nous sommes tous réunis à hôpital, ma sœur, ma mère, nos enfants et conjoint. Et l'hôpital nous annonce qu'il n'y a plus rien à faire et que nous devons l'accompagner jusqu'à la fin.. ouff! J'ai toujours les images en tête. J'ai vu l'âme de mon père quitter. Ouff! c'est trop triste, il n'a même pas eu l'occasion de nous dire un dernier au revoir. Ma mère en souffre énormément. Imaginez, 53 ans de mariage, son seul amour ! Non seulement il y a ma peine mais j'ai aussi la peine de voir ma mère s’effondrer... Je me sens folle car je lui parle partout, je l'imagine partout et la nuit c'est encore plus difficile car les premières images que je vois c'est son âme... Il me manque plus que tout au monde, je l'aime si fort... Comment survivre? Ouff, c'est trop difficile! La vie est belle mais elle nous fait souffrir de notre naissance jusqu'à la fin et plus encore, qui sait...

Milliard, 23 septembre 2018

Il n'y a que le temps qui peut nous aider à accepter le départ d'êtres chers. J'ai d'abord perdu mon frère dans un accident de la route. J'ai cru devenir folle car je découvrais la mort. On était très proches. Les derniers d'une fratrie de 6. Des années plus tard mon père est parti sans souffrir d'une mort subite. Prise de court, car inattendue, j'en souffre encore car je pense qu'on avait encore plein de choses à voir ensemble. Enfin, quelque temps plus tard, ma mère est partie d'une tumeur foudroyante après avoir beaucoup souffert. Je l'ai bien vécu car je m'y attendais et que c'était mieux pour elle d'arrêter sa souffrance. C'est l'effet de surprise qui fait le plus mal, c'est drôle, c'est comme qui dirait "on finit par s'habituder à la mort" de ses proches jusqu'à notre propre mort.

KAMILLE SEMLAY, 27 septembre 2018

Bonjour, je me retrouve dans chacun de vos témoignages. Mon papa nous a quittés il y a 3 mois (presque 94 ans ). Au décès de maman ( il y a 8 ans ), je suis devenue aidante naturelle. Étant encore sur le marché du travail, je jonglais entre ma vie, mon travail et mon papa. Il y a 1 an, j’ai pris ma retraite. J’en suis tellement fière, j’ai profité de sa présence (malgré son état vieillissant)... Je n’ai pas eu cette chance avec maman. Il me manque tellement. Un vide intense. J’ai 2 frères avec lesquels ça va bien, on est bien soudés. Oui, il faut faire notre deuil, mais c’est tellement difficile. Malgré notre âge, 61, 59, 55 ans, il nous est permis de pleurer son départ, ainsi que celui de maman...

Carole Anne, 17 octobre 2018

J'ai seulement 19 ans et je dois vivre avec le décès de ma maman, survenu il y a un peu plus d'un mois et après avoir vécu avec sa maladie pendant près de 11 ans. Voir ma petite maman malade m'a fait grandir et m'a fait éprouver un amour incommensurable pour elle, je souhaite à chaque maman d'être aimée par son enfant autant que j'ai aimé la mienne. J'ai toujours été une jeune fille souriante, courageuse, qui tenait le coup d'abord pour montrer mon soutien à la femme m'ayant donné la vie, mais aussi pour ne pas baisser les bras le jour où elle viendrait à partir. Cependant le 18 octobre 2018 mon monde s'est écroulé, mon cœur s'est brisé, mon sourire est devenu forcé, et je n'ai plus que mes yeux pour pleurer. Ma maman m'a absolument tout appris, sauf le fait de devoir "vivre" sans elle, bien qu'elle ait essayé de m'y préparer tant bien que mal. Je ne vis plus depuis 1 mois, je considère cela plutôt comme de la survie, tout me semble fade, vide, sans plus aucune importance. On m'a arraché ce que j'avais de plus précieux dans ma vie, et ma vie actuelle ne me correspond plus, lorsqu'il m'arrive quelque chose j'ai toujours le réflexe de téléphoner à ma maman pour tout lui raconter, et alors je me rappelle que je n'aurai pas de réponse, et à ce moment je me sens seule, abandonnée et la vie ne me semble plus être une chose extraordinaire. Je survis parce que je sais que ma maman s'est battue pour moi, et je ne veux pas la décevoir, mais la vie a perdu tout son sens à mes yeux. Je suis anéantie, et on a beau avoir 10, 20, 30, 50, 70 ans, on a beau avoir vécu maintes et maintes choses, personne, je dis bien personne ne peut partager cette douleur sans avoir lui-même perdu un parent. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais perdre une maman fait ressentir des émotions inexplicables, j'ai perdu l'amour de ma vie et j'en suis détruite.

Perrine, 4 décembre 2018

J’ai été aidante naturelle pendant 12 ans pour mon papa à la maison. Il est décédé en janvier 2013 subitement, 12 heures après son petit déjeuner comme tous les matins, mais en douceur, d'une insuffisance rénale.
Ensuite j’ai été aidante à la maison pour maman qui a commencé à ne plus être autonome du tout à peine un an après le décès de papa. Je l’ai amenée à Riviera Maya deux semaines et je l’ai poussée partout avec son fauteuil roulant. J’ai lavé ses vêtements, à cause de son incontinence mais tout ça a été merveilleux comme vacances. Au retour à Québec elle se dégradait et au CLSC ils ont décidé de l’installer dans un centre d’hébergement où elle était très bien et heureuse. Chaque jour ou presque j’allais lui rendre visite avant d’aller au travail. Elle était toujours tellement contente de me voir chaque fois et peu importe l’heure où j’arrivais.
En 10 mois sa santé s’est dégradée après avoir fait un 4e mini ACV qui a engendré une pneumonie par aspiration. Le 18 janvier, les soignants m’ont dit qu'elle est désormais en soins de confort dans son lit. Le 19 j’ai dormi là avec elle dans son mini lit d’hôpital, en lui tenant la main toute la nuit et à l’entendre râler à cause des sécrétions pulmonaires. Aux changements de position aux deux heures elle recevait une injection pour assécher les poumons pour un meilleur confort. Elle ne faisait que dormir depuis cette nuit-là et ne se réveillait plus. Le matin du 21 à mon réveil, on m’annonce que c’est les soins palliatifs et le même soir à 20 heures elle est partie. Je suis démolie mais j’essaye vraiment de me tenir debout pour essayer de supporter mes enfants et mon petit-fils. Finalement je crois que c’est eux qui me réconfortent le plus. Maman était devenue comme mon 3e enfant, dont je m’occupais chaque jour.
Elle me manque. Je suis en arrêt de travail pour 3 à 4 semaines. J’avance très lentement. Je ne me vois pas intégrer le travail le 17 janvier prochain. Je me sens évanouissante, faible, triste et angoissée. Il n'y aura plus de promenade en voiture tous les deux. Plus de câlins et je n’aurai plus son coup de fil chaque jour à 18h30 quand je suis au boulot. Chaque matin je passe devant le Centre qui est à côté de ma maison, je regarde la porte et sais que je ne la verrai plus de l’autre côté. C'est pénible. C'est irréversible. Je passe plusieurs jours sans aucune peine, ni pleurs, et subitement j’ai cette douleur dans le fond de ma gorge de chaque côté qui me serre et ça fait tellement mal, et là les larmes arrivent et là j’ai comme une période intense de chagrin. Je rêve à elle : elle était là en train d’essuyer de la caisse et elle chantait paisiblement. J’espère rêver encore à elle car ça me rapproche d’elle.
J’espère que leurs âmes sont réunies et qu’ils sont en paix. J’ai 60 ans et ce n’est jamais le moment de se séparer de ceux qu’on aime mais c’est pourtant la seule vraie réalité à laquelle nous devons tous faire face.
Nadine

nadine, 9 janvier 2019

Papa était hospitalisé suite à une fracture du col de fémur depuis samedi. L'opération s'est soi-disant bien déroulée... Il n'arrivait plus ni à manger ni à boire. Quand je l'ai vu dimanche allongé, mon cœur s'est serré (on aurait dit un petit oiseau tout fragile)... Je l'ai appelé encore aujourd'hui en début d’après-midi, m'inquiétant qu'il ne réponde pas (le téléphone posé tout à côté). J'ai refait le standard de l’hôpital, une infirmière m'a dit qu'il faisait une sieste. 10 minutes après on m'appelle "votre papa a fait un arrêt cardiaque". Je pleure, je ne veux pas les croire. Je n'arrête pas de pleurer jusqu'à ce moment où je vous écris... PAPA JE T'AIME

Sissy, 13 février 2019

Bonsoir, j'ai perdu maman j'avais 10 ans, le 31 mai 1988. Drame familial par défenestration que je n'ai appris qu'en 2009, car déjà placée à l'Aide sociale à l'enfance avec mes 8 frères et sœurs. Ce drame a été maquillé comme un suicide et j'ai vécu, enfin nous avons vécu avec cette version près de 20 ans, et il y a un je ne sais quoi à l’intérieur de nous pendant des années qui te dit que ce n'est pas un suicide mais tu finis par y croire... Une mort brutale qui ne prévient pas, d'une injustice sans égale pour ma mère qui voulait vivre... J'étais anéantie, tout était gris, je ne voyais plus les couleurs, je pleurais jour et nuit, je m’arrêtais de pleurer quand le sommeil devenait plus puissant que mon chagrin de jour comme de nuit... Je ne m'alimentais plus, ça m'a valu 3 mois hospitalisation sous perfusion. Et puis à 15 ans le 31 mai 1993 mon père décède également. Toujours pas relevée du décès de Maman et encore très douloureux à 41 ans, 2e choc émotionnel à l’adolescence et là franchement tu te dis : à qui le tour? Pour Papa c'était déjà plus prévisible car depuis la perte de sa femme, notre mère il s'est laissée mourir et l'alcool a définitivement eu raison de lui comme il a eu raison de maman... L'assassin de mes parents est l'alcool et c'est en vers lui que j'ai de la colère. On ne peut pas juger un être en état de démence, en phase de black-out, je me suis confrontée moi-même à cet assassin durant de longues années et tu finis par comprendre que c'est lui le plus fort si tu joues avec... Même si officiellement mon père a tué maman, pour moi le seul responsable c'est l'alcool car il a tué toute une fratrie. l'amour que se portaient mes parent l'un envers l'autre, le responsable c'est la boisson. L'alcool est responsable de plusieurs chapitres très douloureux de mon existence. Aujourd'hui je suis maman de 2 garçons de 9 et 10 ans et je remercie le ciel, les forces de l'univers, de m'avoir transmis cette volonté d'aller trouver en moi cette puissance qu'est le pardon, pas une force mais bien une puissante énergie appelée l'amour inconditionnel pour ensuite comprendre le drame de ma vie. Oui j'ai d'abord eu le pardon et très vite, je l'ai eu au décès de mon père pour tout les autres chapitres non énumérés ici qui nous a valu le placement à l'ASE avant la mort de mes 2 parents. Et ensuite j'ai voulu comprendre et aujourd'hui je sais...
Mes parents sont mes étoiles et je souhaite à tous et à toutes de rencontrer la puissance des énergies de l'univers et y laisser de nouveau entrer la lumière en chacun de nous et la propager à tout son être comme nous l'ont initialement transmise nos parents. Je ne dis pas que je suis guérie d'une telle blessure mais je sens la vie qui m'habite et et ça vous réchauffe. Voilà, je sais à quel point cette douleur est immense et je voulais vous la partager.

Lalya , 5 mars 2019

Bonjour, j'ai 51 ans, j'ai perdu maman le 22 février, il y a presque trois semaines, elle venait de faire 80 ans. La douleur est intense. Maman s'est battue depuis l'âge de 50 ans avec toutes sortes de maladies. Elle a eu neuf enfants et une vie de souffrance. Mais elle nous a appris l'essentiel : aimer, partager, savoir se priver. Trois valeurs essentielles de la vie. Elle s'est éteinte à l'hôpital dû à une insuffisance rénale et des problèmes respiratoires. Depuis je suis anéantie et ne pense qu à elle. Merci de partager. Sylvie.

Vivi, 12 mars 2019

Bonsoir,
Je viens de perdre mon père aujourd'hui, il avait 74 ans et souffrait d'un cancer de la prostate diagnostiqué en 2012. À la fin, il était métastasé de partout, n'avait plus que la peau sur les os et était paralysé des jambes. Il n'arrivait plus à s'alimenter seul car le cancer lui a rongé les gencives et il n'avait plus de dents, il ne pouvait qu'avaler des choses liquides. Il ne pouvait presque plus parler et s'énervait quand ma famille et moi ne comprenions pas ce qu'il disait. Il avait honte de lui quand sur nos visages il voyait notre peine de le voir diminuer de jour en jour, lui qui était si indépendant.
Mon cœur est déchiré en 1000 morceaux depuis son départ et je sais que je ne serai plus jamais la même. Une partie de moi est morte avec lui depuis qu'il nous a quittés, mais sache mon petit papa d'amour que tu seras toujours avec moi dans mon cœur et dans mes tripes et que je t'aimerai jusqu'à ma mort et bien au-delà.
Repose en paix.
Tu me manques déjà!
Je t'aime de tout mon cœur, la vie sans toi sera très amère.

Nathalie, 8 avril 2019

Bonjour,
Depuis juillet 2016, moi aussi j'ai été aidante naturelle pour mes deux parents. En janvier 2018 nous avons placé mon père dans une résidence intermédiaire. Ce fut bien difficile pour ma mère, elle disait que c'était comme un deuil et que cela l'avait fait vieillir de 10 ans en 6 mois environ. Tranquillement, ça commençait à se placer et... le 14 septembre 2018, ma mère a fait une crise de cœur fatale, là comme ça, à côté de moi... on écoutait la télé. C'est affreux comme expérience. Et pour combler le tout, mon père a empiré, il est maintenant en CHSLD et ne sait pas que ma mère est décédée. Il a des problèmes cognitifs importants alors nous avons décidé de ne pas lui dire. De plus, il n'en parlait plus. Mais après 6 mois, il commence à la demander. C'est dur à vivre... Beaucoup de monde ne comprennent pas pourquoi nous ne lui disons pas, mais je pense qu'il ne le réaliserait pas de toute façon... il est maintenant loin en arrière dans son temps.
Je m'ennuie tellement de ma p'tite maman, je regarde la chaise dans laquelle elle est partie... Comme je voudrais qu'elle y soit assise comme avant!

josee ducharme, 9 avril 2019

Bonjour,
J'ai 52 ans et je viens de perdre mon père. Il avait beaucoup maigri et avait quelques difficultés respiratoires mais rien de détecté. Je n'ai donc pas réalisé que mon père allait nous quitter d'un arrêt cardio-respiratoire. Ça a été très difficile, c'était il y a une semaine. J'avais des douleurs intenses à l’œsophage car les derniers jours il était entubé. Ça me brûlait et j'avais l'impression qu'on m'arrachait une partie de moi. Mariée et mère de famille, la perte de papa me cause un vide intense mais je fais face car ma mère n'a que moi et elle compte beaucoup pour moi. Je vais donc l'aider et être présente. Mais papa me manque. Quand j'ai compris qu'il allait nous quitter, je lui ai parlé comme quand j'étais petite fille, même ma voix changeait et redevenait plus infantile. Ça m'a beaucoup interpellée, je lui ai dit que je l'aimais. Je le sais présent avec nous mais il était si vivant que je le pensais immortel car jamais malade. Je suis profondément triste et si mes douleurs et brûlures à l’œsophage ont cessé un peu, mon corps ressent parfois des tremblements et j'ai froid.

LACOSTE, 10 avril 2019

Bonjour, j'ai perdu ma mère le 20 janvier 2019, anéantie, colère... Partie à 91 ans mais partie seule... Les médecins ont été surpris qu'elle parte... grand point d'interrogation: de quoi est-elle partie? J'ai demandé le dossier médical car je suis entre deux...

Amico, 27 avril 2019

Bonsoir,
J'ai perdu soudainement ma chère Maman à 71 ans le 14 février 2019. Une date maudite pour moi, mon grand-père étant en effet décédé le 14 février 2018. Personne ne s'attendait au décès si soudain de Maman. Depuis je suis anéanti, j'ai continuellement une boule au ventre et je me sens comme vide. C'est comme une partie de moi qui est partie avec elle ce jour-là. J'avais encore tellement de choses à vivre avec elle et maintenant c'est trop tard. J'ai tellement de regrets de ne pas lui avoir assez dit combien je l'aimais et combien elle comptait pour moi. Maman me manque terriblement et je n'arrive pas à me faire à son absence. Je pleure tous les jours depuis 3 mois en repensant à un souvenir avec elle, en écoutant une chanson qu'elle aimait, en regardant une photo de Maman ou même pour rien.
J'ai deux frères plus jeunes qui sont vite passés à autre chose et ne comprennent pas mon chagrin. J'ai même reçu plus de soutien d'inconnus que d'eux deux. On dit que seul le temps peut apaiser la peine, mais en attendant, je souffre énormément et je suis très malheureux. Je crois que c'est la pire chose qui peut arriver dans la vie, la perte de ses parents. J'ai beau avoir 50 ans, je me sens comme un petit enfant orphelin et maintenant il faut vivre jour après jour avec cette terrible absence.

Grégory , 4 mai 2019

Je me retrouve dans le témoignage de Grégory. Maman est décédée seule dans son appartement le 14 février 2017 à seulement 70 ans et sans que personne ne s'y attende, d'un AVC probablement...
C'est très dur de l'imaginer avoir son malaise et personne pour lui venir en aide, elle est partie comme elle redoutait de le faire, seule comme un chien dans son appartement, aucun de ses 3 enfants pour l'accompagner... Je culpabilise énormément de ça, qu'elle soit partie seule. Et beaucoup de colère en moi. Qu'a-t-elle fait pour mériter une mort comme ça sans les siens?
J'avais encore tellement de projets avec elle, des petits plaisirs à vivre ensemble, et d'un coup plus rien, plus d'avenir, envolée, disparue ma petite Maman, c'est vraiment très dur. Ma vie ne sera plus jamais comme avant. Heureusement que j'ai mes filles sinon je crois que je serais en dépression. Une partie de moi est morte avec elle et je me sens bancale, très fragile sans elle...
Comment retrouver le goût de la vie quand les gens qu'on aime d'un Amour viscéral nous quittent?

Sandra, 11 mai 2019

Ma mère va mourir. Je suis handicapée, aussi je ne peux pas aller la voir et faire ce que j'aimerai tant pour être avec elle tout simplement. Mon beau père, ma sœur, mon neveu vont la voir et moi je reste sur le carreau. J'ai la trouille qu'elle parte sans l'avoir vue, sans voir son regard empli d'amour de mère, de perdre la pire chose : cette osmose qu'on a toujours eue ensemble. Je sais que je vais ramer, être déchirée et qu'il faut que je reste solide pour qu'elle puisse partir, que je puisse la laisser partir sans lui montrer l'énorme manque, vide, peine, même si je sais qu'elle le sait. On a vécu tellement de choses, j'ai toujours décroché la lune pour elle, surtout avant mon handicap, car j'ai toujours dit qu'il fallait profiter des vivants, d'aller les voir souvent, de leur offrir des cadeaux sans respecter des dates précises... Juste faire plaisir car cela me fait plaisir .. Je sais quelle personne je vais perdre : mon double, cet amour bienveillant.

Etoile Filante, 30 mai 2019

Bonjour, maman est partie en janvier. Je suis en douleur, je ne suis plus la même depuis. Nous serons tous orphelins un jour...

Marie, 31 mai 2019

Bonjour, combien je me reconnais dans certains témoignages. J'ai 63 ans et j'ai perdu ma petite maman le 10 février 2019. J'ai été aidante naturelle et je vivais avec elle depuis le départ en 2012 de mon papa et surtout après qu'elle ait déclaré la même année une leucémie. Leucémie très sévère qui a été contenue pendant 5 ans et qui s'est réveillée en 2017. Un nouveau protocole de chimio a été mis en place, et malgré toutes les contraintes, maman a "résisté" jusqu'à décembre dernier. En janvier, les médecins ont décidé d'arrêter les soins. Maman était une battante, elle savait qu'elle était condamnée mais continuait malgré tout à accepter d'aller aux urgences quand la température était trop importante, elle n'avait plus aucune immunité. J'ai demandé l'hospitalisation à domicile afin qu'elle puisse finir ses jours chez elle. Je l'ai veillée, que c'était dur de l'entendre râler les nuits. En huit jours son état s'est dégradé, elle a été consciente presque jusqu'à sa fin. Elle était tellement faible qu'elle ne pouvait plus articuler des mots, mais avait toujours un sourire pour ses infirmières, pour ses petits-enfants et nièces. Elle ne comprenait pas pourquoi son état s'était dégradé si vite. Le dimanche 10 février elle est partie entourée de ses enfants, ses petits-enfants, nous avons assisté à son dernier souffle. Sur le moment, j'ai pensé que c'était mieux ainsi, qu'elle ne souffrait plus. Cela fait quatre mois, et elle me manque tellement. Tout me rappelle à elle, elle était si forte moralement, et moi je suis tellement faible. Et oui Grégory à tout âge on peut se sentir orphelin et maintenant il faut vivre jour après jour avec cette terrible absence.

Béatrice, 12 juin 2019

J’ai perdu ma chère Maman à 90 ans le dimanche 23 juin 2019 à 2h30 du matin. On m’a téléphoné à 2h50. Pour 2 ou 3 minutes je ne l’ai pas réalisé… et juste après, le choc. C’est un cauchemar jusqu’à aujourd’hui, et ça a l’air de persister encore et encore…
Malgré que j’aie 53 ans, marié, avec 4 enfants, je pleure tous les jours. Elle m’a laissé un vide énorme que personne n’a pu remplir; elle est dans ma mémoire tout le temps. Je me sens seul dans mon monde; on me disait que le temps guérira tout et que l’oubli est le meilleur don du bon Dieu, mais voilà déjà 13 jours passés et je n’arrive pas à faire ma vie normalement…
Juste 2 semaines avant son décès, je l’ai amenée dans ma voiture, on a fait un petit tour, on est passés par les coins où elle avait des souvenirs, mon but était de lui rafraîchir la mémoire parce qu’elle commence à avoir un p’tit trouble de mémoire (l’oubli)…
Lorsque je me rappelle des moments que j’ai passés avec elle, j’ai les larmes aux yeux.
Je l’aimais beaucoup, elle était toujours présente dans ma vie, une vie que j’ai tracée de façon à la satisfaire au 1er rang… oui, avant même ma femme et mes enfants, et je suis fier de l’avoir fait de cette façon-là…
Je t’aime fort ma chère maman.

Ridha Ben Haj Youssef, 5 juillet 2019

J'ai perdu ma maman il y a trois semaines. En sortant du restaurant où nous avons fêté un anniversaire, elle a succombé quelques heures après de son emphysème pulmonaire. Je n'ai rien pu faire, elle est décédée et j'ai fait une tentative de suicide.
Malheureusement, pour moi, ma sœur est venue me sauver. Et je suis encore en vie et je déteste cela car je ne veux plus souffrir.
Je n'ai goût à rien, je n'arrête pas de penser à elle. Le soir, quand mes anti-dépresseurs ne sont plus efficaces, je prends mon somnifère et je vais me coucher pour ne plus ressentir ce sentiment d'abandon.
Après la mort de mon papa, il y a huit ans, je vivais toujours avec elle. Nous dormions toujours ensemble car elle ne voulais pas dormir toute seule. Je ne sortais que pour les courses. Elle était toujours avec moi. Et depuis trois semaines, plus rien, elle est partie. Je ne le supporte pas. Ma sœur qui, elle, est mariée avec deux enfants, me dit que je dois me battre. Elle, elle n'a pas été aussi proche que moi d'elle. Je l'emmenais quotidiennement chez le coiffeur, l'aidais pour la toilette et le ménage et tout le reste. Depuis, plus rien. C'est terrible pour moi. Je ne suis pas mariée et sans enfant. Quand je rentre le soir, elle ne m'attend plus. Je ne peux plus l'appeler sur mon portable. Je suis tellement bouleversée que je fais semblant de lui parler. Actuellement, je survis ; je ne veux pas créer de problème à ma sœur et à mon beau-frère en tentant à nouveau de me suicider. Je ne veux pas que cela rate comme la première fois et que je me retrouve en HP.

BELTZUNG, 15 juillet 2019

Bonsoir, j'ai perdu ma maman il y a quelques jours, à la suite d'une leucémie. Elle a combattu comme une guerrière. Je suis si fière d'elle. Je ressens un vide immense et une douleur insoutenable.

Karine , 18 juillet 2019

Mon père est parti rejoindre les étoiles ce matin à 5h40, à 88 ans. Un cancer des voies biliaires et également un cancer de la prostate l'ont emporté. Tout cela s'est déclaré il y a 1 mois à peine et ça a très vite empiré. Lundi il parlait, mangeait seul, mercredi il avait du mal à parler, jeudi silencieux il ne mangeait plus, vendredi il ne réagissait plus, ce matin il nous a quittés.
Je t'aime papa, tu seras toujours dans nos vie à tes 7 enfants, ta femme, ton frère et ta sœur.
Linda 35 ans.

Linda, 20 juillet 2019

Bonjour à toutes et à tous, chères amis inconnus. Si je suis ici avec vous, c'est pour la même raison: nous avons perdu notre chère maman le 9 Juin 2019 à 20h15. Elle est partie dans la Lumière... C'était une maman exceptionnelle, 94 ans, véritablement "une Maman Poule", qui adorait (mais pourquoi je parle d'elle au passé?) ses "poussins", bref, une maman d'une grande gentillesse et d'une grande douceur avec une infinie bienveillance.
Notre Calvaire a commencé il y a environ une douzaine d'années, lorsqu’elle a été diagnostiquée qu'elle avait un Tremblement Essentiel (maladie neurologique) qui dégrade lentement - mais sûrement - toutes les fonctions cognitives. Puis sont survenus quatre infarctus, une cruralgie, la DMLA, une surdité partielle, une épilepsie vicieuse, des infections pulmonaires (et urinaires à répétitions), d'innombrables aller-retour aux Urgences, jusqu'en 2017 (le 29 décembre passé aux Urgences), puis deux ans de souffrance en Hospitalisation à Domicile. Grabataire. Elle ne pouvait plus parler à cause de son Tremblement Essentiel qui lui paralysait les cordes vocales. Et puis survint cette maudite journée du 28 mai 2019 à 15h30, avec ce maudit kiné qui venait la "mobiliser" deux fois par semaine car, ne pouvant plus marcher (elle était devenue grabataire depuis deux ans), il lui fallait des soins de kinésithérapie. Ce jour-là, le kiné était en retard... il lui mobilise son bras droit, et au bout de 3 ou 4 allers-retours, nous entendons un claquement sec (comme un ballon gonflable qui éclate)... il venait de lui fracturer l'humérus du bras droit! Maman n'a pas dit un mot, pas une plainte. Le kiné, passe ensuite au bras gauche... je l'ai arrêté et lui ai demandé d'appeler le médecin, car il "suspectait" une fracture de l'humérus, mais il aurait facilement continué à la "mobiliser" si je ne lui avait pas demandé d'appeler le médecin. Bref, au bout d'une bonne heure, une ambulance (non-médicalisée) est venue la chercher et elle a été transportée aux Urgences dans des conditions honteuses (descendu les escaliers dans un drap, comme un vulgaire sac de patates, ils n'avaient pas de brancard). Aux Urgences, ça ne s'est pas bien passé. On commence par lui faire un plâtre pour remettre son humérus en alignement (sans pratiquer de radio dans un premier temps), puis on réalise qu'il faut faire une radiographie. Ouf!, sauf que, on s'aperçoit que son humérus n'est pas dans la bonne position... alors on défait le premier plâtre... pour refaire une seconde radio, puis on refait un plâtre, mais une autre radio qui montre que son humérus est mal aligné... mais, fatigués, on décide de laisser en l'état. 3 jours plus tard, on fait un autre plâtre, puis son état se dégrade, infection pulmonaire, morphine, soins palliatifs, soins de confort, puis coma, puis le 9 Juin 2019, 20H15... coup de fil de l'hôpital... décès de votre Maman. Le Ciel nous est tombé sur la tête ce soir-là...
Plus rien ne sera comme avant, nous sommes des morts-vivants. Depuis, nous sommes dévastés, nous pleurons sans arrêt, aujourd'hui, 1er Août 2019, ma petite soeur (59 ans, moi 72), est inconsolable et je suis très inquiet car elle dit constamment qu'elle veut rejoindre Maman... Je ne sais pas si notre route va se poursuivre longtemps sur cette terre... Nous avons souffert pendant douze ans environ avec notre Maman qui ne se plaignait jamais, la voir se dégrader lentement a été une torture terrible, elle qui était si élégante, si soignée, si réservée; alors avec l'hospitalisation à domicile et le passage des infirmiers deux fois par jour pour lui faire sa toilette... imaginez sa souffrance... Voilà un peu de notre histoire. Courage à vous tous.
Marilyne et Christian

dupont, 1 août 2019

Bonjour, je viens de perdre ma mère qui avait 56 ans. J'ai 31 ans, je suis détruite de l'intérieur. Je l'appelais tous les jours. C'était une maman tellement maternelle qui était folle des ses enfants. J'ai un vide permanent dans mon corps. Elle est partie il y a une semaine. Parfois ça va mais quand je vois son visage dans ma tête j'ai mal. Je ne serai plus jamais la même. J'arrive même pas à réaliser. Je me dis que c'est pas possible, que c'est un cauchemar.

Anne sophie, 3 août 2019

Bonjour, j'ai perdu ma maman le 29 janvier 2019. Nous l'avons trouvée dans la salle de bain. J'ai essayé le massage cardiaque pendant 20 minutes en attendant les secours mais en vain... Ma vie s'est arrêtée ce jour-là. Elle me manque.

Virginie Mornand, 5 août 2019

Ma petite maman est décédée le 12 juillet dernier, après 4 jours d’hospitalisation. Elle avait une grave insuffisance cardiaque mais ne se plaignait jamais. Je l’ai emmenée à l’hôpital le 8 juillet car elle avait de violentes arythmies. Le 11, elle a fait un infarctus massif sous mes yeux et ceux de mon papa, âgé de 92 ans. 23 heures plus tard, elle s’est éteinte comme une bougie. J’étais très proche de ma mère, très complice. J’ai aimé profondément mes deux parents. J’ai deux sœurs qui n’ont, hélas pour elles, pas eu la même relation. Je ne réalise pas que maman est partie rejoindre le paradis blanc... je pense tout le temps que je vais l’appeler, qu’elle va décrocher. C’est une douleur immense... incommensurable... et je m’occupe de mon papa qui a des troubles cognitifs. Mes parents ont vécu 70 ans d’amour, de gaieté et de partage. Le 12 juillet à 15h, la vie a quitté maman et le soleil s’est éteint... Profitez de vos parents, chérissez-les, entourez-les. Je regrette de ne pas en avoir profité encore plus. Je t’aime ma petite maman. À jamais dans mon cœur.

Cat, 7 août 2019

Ma tendre et douce maman est partie ce 01 août 2019. Elle avait un cancer contre lequel elle s'est battue avec courage et dignité. Elle aurait dû fêter ses 57 ans en septembre... Je suis anéantie et je ne ressens plus d'amour pour mon compagnon, ni même mes enfants... Alors j'occupe mes journées pour que le temps glisse entre mes mains car chaque jour passé est un jour qui me rapproche d'elle.

Melanie, 11 août 2019

Ma maman est partie le 28 juillet à 4h30... Un cancer du foie qui s'est déclaré il y a deux mois. Tout est allé si vite, deux semaines à l'hôpital, une dans l'espoir, la seconde comme une descente aux enfers. Elle allait de plus en plus mal chaque jour, jusqu'à cette nuit où avec mes sœurs nous étions à son chevet pour prier en espérant un miracle alors qu'elle s'éteignait. Elle est partie sous nos yeux, nous lui tenions la main. Ça ne rend pas tout cela plus supportable. Jusqu'à ce jour, je me demande ce que nous aurions pu et dû faire, pourquoi une telle souffrance, pourquoi elle... et elle me manque, qu'est-ce qu'elle me manque!

Larissa , 15 août 2019

Maman vient de nous quitter ce 14 août après une fracture du col du fémur. Je l'ai accompagnée chaque jour à la clinique puis à la maison dans le cadre d'une hospitalisation à domicile. Elle s'est enfoncée sans se plaindre, se rattachant aux mots d'une vieille ritournelle apprise à l'école, s'agrippant à ces mots comme à une bouée de sauvetage car des troubles cognitifs l'empêchaient de s'exprimer comme elle l'aurait souhaité. Nous l'enterrons demain et je redoute l'épreuve de la mise au tombeau comme celle des jours qui vont suivre. Chaque geste de la vie quotidienne me ramène à elle, m'arrache des larmes, je lui offre ces gestes comme elle m'a offert la vie. Elle avait 94 ans. Souvent déjà, si elle n'était pas réveillée à mon réveil, j'avais approché mon visage du sien, redoutant de ne plus l'entendre respirer, puis un léger ronflement me réchauffait le cœur. Ce matin-là, le silence m'a réveillé et j'ai su avant même d'entrer dans la chambre que c'était fini. Elle était tout à la fois ma mère et ma fille. Je souffre la perte des deux.

Guilhem, 18 août 2019

Mon papa est décédé le 19 août à 93 ans après une fracture du col de fémur (14 août). Nous avons décidé de ne pas lui faire subir l’opération. Il ne le souhaitait pas. Les médecins lui ont administré de la morphine et un autre médicament. Ma sœur et moi nous avons veillé sur lui jusqu’au dernier moment. Il n’est pas parti seul. C’est dur il me manque...

Iris Dufermont, 26 août 2019

Bonjour,
J'ai perdu ma maman le 19 août et je pense à elle à chaque instant. Mes sœurs et moi ne s'y attendions pas. J'ai l'impression d'être dans une autre dimension... de ne plus vraiment exister... de ne plus être moi-même. Le vide...

Michèle , 2 septembre 2019

Maman m'a quittée aussi le 19 Août, au terme d'une longue maladie. C'était l'amour de ma vie, nous avions un lien si puissant. Elle ne pouvait plus parler depuis 3 ans mais un regard suffisait pour que nous puissions nous comprendre. Et puis, ce que je redoutais le plus dans ma vie est arrivé, elle nous a quittés. J'ai été là à chaque moment sauf au moment où elle est partie et je ne m'en remettrai jamais. Pourquoi nous avoir enlevé ça? Un au-revoir? Juste lui tenir la main? J'essaie d'être forte comme vous tous que je lis mais je ne peux m'empêcher de penser à tous ces moments que je ne vais pas pouvoir vivre avec elle. Elle m'a tout appris sauf à vivre sans elle et je n'arrive pas à lâcher prise et à la "laisser partir". Ce processus de deuil durera toute ma vie. Alors chaque jour, petit pas par petit pas je m'efforce de faire ce que me répétait ma mère souvent "sois forte ma chérie, bats-toi comme une lionne". Amour éternel maman...

Marie, 10 septembre 2019

Bonjour,
Mon père, 90 ans, vient de mourir. J'avais l'habitude de passer deux jours avec lui toutes les semaines depuis des années et nous étions bien ensemble. Curieux de tout, très présent dans le monde actuel, il était encore en forme il y a deux mois. Après quelques douleurs, des examens, il y a eu un diagnostic de cancer très évolué et il est mort en 15 jours. Je me sens totalement bloquée pour tout, je n'arrive plus à rien faire et me sens responsable de ne pas avoir remarqué des symptômes qui devaient sûrement être visibles avant. Mon frère me le reproche aussi et je vais sombrer j'en suis sûre. C'est comme si je l'avais tué, ma négligence nous prive de sa présence encore quelque temps, c'est insurmontable son absence.

frederique, 11 septembre 2019

J'ai perdu mon papa le 2 septembre dernier, il a été diagnostiqué d'un cancer de l’œsophage à la mi-novembre 2018. Lorsqu'il nous l'a annoncé, à ma maman, mes 3 sœurs et moi, il était déterminé à se battre et de toutes les 5 j'étais la plus optimiste parce que mon papa il a toujours été le plus fort. On a pu rester 24/24 avec lui dès qu'on a su qu'il n'y avait plus rien à faire. Nous avons "campé" dans le service d'oncologie et il était si heureux qu'on soit tous les 6 comme avant. Il s'est endormi, durant la nuit j'ai eu un petit frisson puis ma maman a crié "il ne respire plus". Cette saloperie m'a pris mon papa. Elle m'a arraché mon héros, mon ami. Depuis je suis comme dans un monde parallèle, je me demande quand je vais me réveiller. Je vais chez mes parents, je vois ma mère et j'ai juste envie de lui dire "t'en fais pas il va bientôt rentrer, ça va aller". J'ai sans cesse le cœur serré, j'ai plus envie de sourire même si je sais que la vie continue, j'ai mon compagnon, mes 3 enfants. Mais je n'ai que 34 ans, mon papa en avait 58. Comment peut-on enlever un papa à ses 4 filles? On m'a demandé de lui dire en 4 jours ce que j'étais censée lui raconter sur toute une vie.

Michelle, 15 septembre 2019

Bonsoir,
Cela fait plus de 4 mois que ma douce maman s’est éteinte. La douleur est parfois engourdie, d’autres fois très vive, d’autres fois elle se transforme en tendresse pour un court moment, le temps d’un merveilleux souvenir. Souvent durant la journée elle est absente à cause de la vie, du travail, des enfants… Mais quand le soir arrive, après la besogne familiale, la douleur revient et vacille entre le souvenir de son sourire et de son rire, de ses caresses et de ses douleurs, ses affreuses douleurs et la perte graduelle de ses capacités. Chaque jour j’ai peur… peur d’oublier sa voix, son sourire, son rire, la douceur de ses caresses et de ses paroles. C’est pourquoi je pense à elle tous les jours, je me rappelle quotidiennement ses précieux conseils et leçons de la vie. J’essaie aussi de me rappeler sa voix, son sourire et ses caresses. Je vais mieux et j’ai moins peur. Elle sera toujours là dans ma tête, dans mon cœur, dans mes gestes et paroles. Merci maman, ta lumière est merveilleuse et éternelle. Tu t’es assurée que tu serais toujours avec moi, sans le savoir. Je t’aimerai toujours et je chérirai à jamais tous les moments que nous avons eu le privilège de partager. Et dans mes gestes, auprès des gens que j'aime, je te ferai revivre.

Sandra, 15 septembre 2019, 15 septembre 2019

Maman nous a quittés sur 9 heures de temps. Elle n'était pas malade, c'est un anévrisme de 8 cm de l'aorte abdominale qui a rompu. Je n'ai pas pu la voir car elle était déjà partie en salle d'opération. La seule image que j'ai d'elle, c'est aux soins intensifs où elle nous a quittés. Ce 13 août 2013 sera pour toujours ma plus laide date. Elle a eu 70 ans le 21 août et c'est au cimetière que nous sommes allés lui souhaiter un joyeux anniversaire. Cela fut terrible. Quand nous allons lui dire bonjour, on n'arrive pas à s'imaginer qu'elle est dans son urne derrière cette plaque qu'on aimerait enlever pour pouvoir la serrer dans nos bras. C'est très dur et je n'arrive pas, j'ai une partie de moi qui est avec elle, étant la seule fille. Nous étions fusionnelle, je la voyais tous les jours et tous les matins je lui téléphonais. En fait je me demande comment je vais pouvoir continuer ma vie sans elle.

burg, 26 septembre 2019

Moi ça fait 12 ans que mon père est décédé et j'ai mal en dedans, même de la difficulté à le regarder en photos... Indescriptible.

Sebastien Cote, 30 septembre 2019

Maman était en pleine forme ce jeudi 5 septembre 2019. Elle avait 71 ans et s'occupait quotidiennement de ma nièce. On s'appelait presque quotidiennement, comme ce jeudi, une fois que je sortais du travail. Notre dernier appel à 13h22 s'arrêta à 13h49. Je m'en souviendrai toute ma vie. À 17h40 maman est partie rejoindre les étoiles. Je n'ai que 35 ans, heureusement que j'ai ma femme et mon fils de 9 ans qui a été courageux le jour de l'enterrement. Maman tu me manques tellement, j'espère que tu lis ces mots. On t'aime, tu nous manques.

Sylvain sacaze, 2 octobre 2019

Bonsoir,
Ce soir j’ai besoin d’écrire, d’exprimer mon chagrin.
Le 3 mai 2014 s’est éteint mon papa à l’âge de 59 ans d’un infarctus foudroyant. J’avais 14 ans et je l’ai vu se faire réanimer devant mes yeux. 5 ans après, j’ai l’impression d’entendre encore les hurlements de ma mère et ma petite sœur ce jour... Je revois souvent le visage de mes proches effondrés, hurlants, en pleurs, je revois papa allongé sur le sol et moi le fixant à travers cette fenêtre en me disant qu’il ne me ferait pas ça...
Je suis détruite, je n’arrive toujours pas à imaginer ma vie sans lui, il me manque énormément un peu plus chaque jour. Je n’arrive pas à croire que plus jamais je n’aurai mon petit papa à serrer dans mes bras, mon si beau papa...
Je suis encore traumatisée par ces images, aujourd’hui à 20 ans je me sens perdue, je suis si triste car nous avons encore tellement de choses à se raconter, tellement de choses à vivre.
Je me rends compte que je ne me souviens plus de son rire, ni même de sa voix, il ne connaîtra pas mes enfants...
Je pense avoir sans doute besoin de voir un psychologue, que l’on m’aide à avancer dans ce deuil. Pourtant maman est sortie de sa dépression, ma petite sœur a arrêté de faire des cauchemars, mon frère a réussi à relever la tête, et maintenant que mes proches avancent moi je recule. J’ai eu tellement de poids sur mes épaules que maintenant que je n’en ai plus je réalise que c’est réellement fini 5 ans après, que c’est réel, que je ne rêverai plus jamais l’homme de ma vie, et le mot jamais me brise le cœur car il est définitif.
J’ai l’impression de mourir à petit feu, je parle encore de lui au présent car je refuse la réalité, je refuse de croire que c’est vrai et que c’est fini et je souffre. Je souffre tellement, j’ai peur de la mort de ceux que j’aime, j’ai peur lorsque l’on ne me répond pas au téléphone, j’ai peur que l’un d’eux me quitte. Je vis dans la peur constante de les perdre et mon cœur ne le supportera pas.
Je donnerais ma place, ma vie pour eux, pour papa, et malheureusement je me retrouve seule dans cet immense chagrin et je n’arrive plus à faire face, je pleure et me ressasse les souvenirs, les quelques souvenirs qu’il me reste...
La vie est si injuste, j’essaie de me reconstruire, et relever la tête mais mes pensées me tirent vers le passé sans cesse.
J’aimerais tellement que tu revienne mon papa, mais aujourd’hui tu reposes en paix, je ne cesserai de t’aimer et de te faire vivre en moi, je t’aime pour toujours papa...

Marlène , 7 octobre 2019

Il nous a quittés le 17 Juin 2019, loin de nous, c'était le 1er jour du bac... le lendemain de la Fête des pères.
Nous sommes orphelins, sans l'avoir vu nous quitter, incinéré sans lui avoir fait un dernier bisou, privés d'une tombe, d'un lieu ou nous pourrions enfin commencer notre deuil et nous recueillir...
Notre demi-sœur a fait de ta mort une affaire personnelle, nous ne savons pas où sont tes cendres, tout ça parce que nous sommes mineurs et sans défense.
Ton amour est en nous papa... nos larmes, nos insomnies, notre douleur est énorme... de là où tu es tu dois veiller sur nous... On t'aime.

Badis, 9 octobre 2019

Mon papa nous a quittés le 14 novembre 2019 à 75 ans d’une leucémie. Depuis qu’il est parti je n’arrive pas à faire mon deuil. Il me manque tellement et encore maintenant je n’arrive pas à croire que mon papa ne soit plus là. Il était ma force mon pilier. Je l’aimais énormément et je ne sais pas comment je vais pouvoir vivre sans lui.

Bela, 18 novembre 2019

Ma mère est partie le 28 octobre 2019. Elle avait 77 ans. Elle est décédée 4 jours après qu'on l'aie envoyée aux soins palliatifs. Le 3 août, nous avons fêté le 50e anniversaire de mes parents. Ce soir-là, elle est entrée d'urgence à l’hôpital. Elle avait un blocage et le sang ne se rendait pas à son pied droit. On lui a fait un pontage, sans résultat. Elle a dû être amputée sous le genou droit. Après une convalescence à l’hôpital, elle a été admise en réadaptation et progressait bien... jusqu'à un certain jour d'octobre où elle ne progressait plus. Les médecins ont fait des tests et une semaine avant son décès, nous avons eu la surprise d'apprendre qu'elle souffrait d'un cancer généralisé. On lui donnait 6 mois sans traitement, 1 an avec chimio. Nous avons choisi de la laisser partir vu qu'elle avait déjà beaucoup souffert de son amputation. Elle est partie tellement vite, je n'ai pas eu le temps d'aller la voir aux soins intensifs (j'habite à 5 heures de route). J'aurais aimé la prendre dans mes bras une dernière fois, mais je suis contente qu'elle n'aie pas choisi de m'attendre et de pâtir plus longtemps qu'elle ne l'a fait. Mes derniers souvenirs sont beaux. Elle, assise dans son lit (en réadaptation) tapotant sur son coeur en nous disant, à mon mari et moi: Je. Vous. Aime! Nous étions loin de nous douter que ce serait la dernière fois que nous la verrions. Elle me manque cruellement. J'aurais envie de crier ma douleur mais j'en suis incapable. Peut-être qu'un jour... Seulement 10 jours ont passé depuis les funérailles, c'est encore tout frais. Je t'aime maman!

Nathalie, 20 novembre 2019

Ma Maman nous a quittés il y a un an, le 13 octobre 2018 à 76 ans et 6 mois. Je lui ai tenu la main toute la nuit. Je suis restée avec Elle car je savais... Ma sœur n'a pas voulu rester. Je suis donc restée seule avec Elle, à pleurer toutes les larmes de mon corps, car je voyais la vie s'en aller. Je n'arrivais plus à respirer, comme maintenant où j'écris ces quelques mots. Aujourd'hui, un an après, la douleur me submerge, me dévaste et je reste sans force. Mes yeux sont vides. Je vivais loin de ma Mère et Elle m'a attendue pour partir. Je suis arrivée un mercredi, elle a commencé à partir le jeudi pour finalement s'éteindre le samedi matin à 8h30.
J'ai eu 53 ans la semaine dernière et je me sens comme une enfant orpheline alors que je suis adulte. Comment peut-on vivre sans sa Mère? Celle qui m'a construite, m'a guidée tout au long de ma vie n'est plus. Celle qui a travaillé toute sa vie et qui n'a profité de rien n'est plus. Mon chagrin demeure intact, rien n'est altéré. Ma maman était ma force, mon équilibre. Quand j'étais d'humeur morose, il me suffisait de l'appeler et tout le tumulte s'évacuait, la lumière revenait. Je ne sais pas vivre sans ma Mère. Je ne peux pas vivre sans ma Mère. Je me sens si désespérément orpheline, si désespérément seule, si désespérément déboussolée, si désespérément désorientée, complètement abandonnée. Ma seule consolation, c'est qu'Elle ne souffre plus, car la pire des douleurs, c'est de voir sa Mère souffrir, et être impuissante. Stade 5 l'année dernière et cette saleté de maladie de brin a eu raison d'Elle. Elle si forte, s'est battue comme une lionne, mais le combat était inégal et cette traîtresse de maladie de brin l'a emportée. Elle est restée fière et digne jusqu'à la fin, mais Elle ne souffre plus maintenant. Sa souffrance, je l'ai prise, je la porte, je l'ai gardée. Je ne comprends plus ce qui se passe aujourd'hui autour de moi; tout va vite, trop vite, je suis dépassée. Les gens sont brusques et moi je suis si fatiguée. Je n'arrive plus à dormir, alors mon cerveau se délite tout doucement.
On me dit qu'il faut continuer, mais au nom de quoi, et pourquoi? La mort c'est peut-être la réponse...

Daniëllà, 21 novembre 2019, 21 novembre 2019

Je suis avec vous tous, je sens la grande peine dans les mots écris par ces gens que je ne connais même pas. Je viens de perdre ma mère de 97 ans le 11 novembre 2019. J'ai bien accepté son départ car elle ne voulait plus vivre dans un fauteuil, elle qui a été très indépendante toute sa vie. Elle demandait qu'on lui offre le plus beau, le plus cher, car elle savait que sa vie finirait bientôt. J'ai compris qu'elle voulait partir le 6 octobre, durant notre dernière visite. Je compte sur mon mari pour le support moral, il est tout pour moi. Il comprend l'amour que j'ai eu pour ma mère. Ma mère était une femme forte, pleine de joie et avec un caractère que j'admirais beaucoup. Adieu Maman, allez en paix, tous nos souvenirs resteront dans mon cœur pour toujours. Je suis forte parce que vous m'envoyez de l'énergie sur mon chemin.

Francine, 10 décembre 2019

Ma maman m'a quittée il y a maintenant un mois et quelque jours. Je la vois partout, nos souvenirs me reviennent sans cesse dans la tête . Il n'y a pas assez de mots pour dire à quel point elle me manque. Après 1 mois, le mal est toujours aussi grand. Aussi lourd. Personne ne peut nous dire en combien de temps nous allons pouvoir guérir un peu ou reprendre au minimum le cours de notre vie. C'est comme si j'étais au jour 1. Elle est toute petite dans son lit d’hôpital, elle était partie vers un long voyage. Mon Dieu je ne l'aurais jamais laissée aller se faire incinérer si j'avais pu, c'est comme si je l'abandonnais. On dirait que je ne reverrai jamais le bonheur que j'avais avant et cette joie de vivre que ma mère partageait avec nous chaque jour . :(

Carol-Anne, 12 décembre 2019

Bonjour,
J'ai perdu ma maman il y a 5 ans d'un cancer aux ovaires. Elle était âgée de 56 ans, moi 27 ans. Depuis ces 5 années, je remonte la pente tout doucement, jusqu'au 30 octobre 2019 où je viens de perdre mon père. Décès d'une mort subite, âgé de 63 ans. J'ai fait une chute aux enfers ce jour-là. Dur de se dire que je ne reverrai plus jamais ni l'un ni l'autre. J'ai beaucoup plus de mal à accepter le décès de mon père, est-ce par ce que c'est brutal, je ne sais pas, ou est-ce parce que je suis une adulte orpheline? J'essaie d'avancer pour mes enfants mais c'est très dur, la douleur est immense. J'ai l'impression d'avoir tout perdu depuis ce jour-là.
Mais comme mes parents sont des personnes fortes, je vais être forte pour eux et monter la pente tout doucement.

Condu, 18 décembre 2019

Je viens d’avoir 60 ans voilà 6 jours et je me prépare à une retraite bien méritée d’après mes patrons. Le jour de mon anniversaire, lundi, j’ai reçu un WhatsApp d’une de mes sœurs en France me disant que mon père est dans le coma au Maroc. Après vérification, il s’avérait qu’il a un problème respiratoire et est sous surveillance. Je lui avais parlé le mercredi 18 décembre et je lui ai dit que je l’aimais, il était en colère contre moi car je lui avais dit que j’ai l’intention d’aller le voir mais j’attendais une lettre de son médecin car je n’avais plus de congé. Entre-temps, mon mari et ma fille commençaient à regarder pour un billet pour moi Canada-Maroc. Le vendredi 20 décembre il était parti. Je suis triste et désorientée car il est parti vite avec un cancer du poumon que le médecin a détecté depuis juillet dernier mais qu’ils ont caché à nous dire.

Nouzha, 22 décembre 2019

Merci pour tous ces commentaires très réconfortants.
Ma mère est décédée le 18 décembre 2019 suite à une terrible agonie. Elle a beaucoup souffert physiquement et moralement.
Il est très difficile d'accepter qu'elle ne soit plus présente.
Je me dis par ailleurs qu'elle ne souffre plus.
Je fais mon deuil, un jour à la fois.

Thérèse, 23 décembre 2019

Mon père est décédé à l’âge de 81 ans. Je n’étais pas prête à ce que cela se passe ainsi, voir son âme s’éteindre. Nous savions que le temps était compté mais le destin fait quelquefois les choses bien. Il lui a permis d’éviter une dernière dégradation physique et d’horribles souffrances. Seulement, je m’en veux de ne pas avoir compris qu’il ne se battait plus. Je lui aurais rappelé comment nous nous sommes fait grandir, l’aurais remercié de sa force, son courage, mais il savait, il est parti apaisé son regard sur moi. Six mois ont passé, le vide est immense, ma mère et ma fille ne comprennent pas ma tristesse.
Ton rire me manque papa.

Sophie, 30 décembre 2019

Je viens de perdre mon papa le 13 décembre 2019, il avait 71 ans. Il est mort chez moi sur mon canapé, il a fait une crise cardiaque devant maman, moi, mon mari et un de mes fils de 7 ans, malgré le massage cardiaque et la venue des pompiers et samu. Son cœur est reparti mais le docteur nous a dit qu'il avait peu de chances de survie. Il a refait une crise cardiaque dans le camion des pompiers et il a succombé avant d'arriver à l'hôpital. C'est très dur et surtout ça a été très violent. Des décès j'en ai vécu beaucoup, la morgue je l'ai côtoyée. À l'âge de 17 ans, j'ai perdu mon premier amour, on devait se marier... mais mon père c’était le pilier de la famille, mon pilier à moi. Je sais qu'avec le temps ça va s'estomper mais je ne l'oublierai jamais et à l'heure d’aujourd’hui je n'ai jamais ressenti ça après un deuil, mais là, depuis qu'il est parti, une partie de moi est partie avec lui. Pourtant j'ai 48 ans et des choses dures j'en ai vécues et je n'ai pas fini d'en vivre. Je voudrais dire aux personnes qui ont encore leur papa et maman d'en profiter et d’arrêter de se prendre la tête pour des broutilles dans la vie car le jour où ils ne sont plus là, eh bien malheureusement c'est trop tard.

axelle, 30 décembre 2019

Cela fera 10 ans cette année que ma mère s'en est allée... autant d'années que je suis un petit garçon de 40, 45, 50 ans à qui elle manque et manquera toujours. Je peux vous dire, à toutes et à tous, qui commencez ce deuil terrible, que la grosse douleur qui coupe le souffle s'estompera avec le temps. Que les souvenirs les pires laisseront le place aux sourires, aux paroles et aux regards qui faisaient tant de bien. Mais vous resterez un fils ou une fille orphelin de son/ses parent.s, quel que soit votre âge. Aux autres, les chanceux, dites-leur combien ils sont importants pour vous.... la pudeur n'est rien face à l'absence.

laurent, 3 janvier 2020

J’ai perdu ma maman le 17 mars 2019, cela faisait 3 ans qu’elle se battait comme une lionne, elle avait une tumeur cérébrale. J’ai 15 ans et demi, j’ai un petit frère de 9 ans et une grande sœur qui vient d’avoir 18 ans en novembre. Quant à mon père, il a eu un comportement décevant, il a été lâche, vers janvier 2018 il s’est « séparé » de ma mère parce qu’il considérait cette situation trop dure pour lui, il nous a laissés, des enfants avec une maman malade. Ma mère était une vraie battante, tout le monde l’aimait, elle était un exemple. Vers la fin de sa vie, j’en avais marre, j’avais jamais perdu espoir, c’était impossible qu’elle meure, mais comme elle disait « rien est impossible ». Suite à sa mort, j’ai eu beaucoup de soutien de la part de mes amis, mon copain, ma famille... Mais ça n’a pas suffit, je voulais mourir. Toutes mes solutions étaient « la mort ». J’étais blessée, en colère, je pensais directement à la mort. Et j’y pense toujours, mais je veux vous dire que ce qui ne tue pas nous rend plus fort, et que oui cette situation m’attriste, oui je préférerais être avec elle au ciel, mais je ne peux pas laisser ma famille et je ne peux pas m’arrêter de vivre, on ne vit qu’une fois et je pense qu’il y a plein d’autres personnes qui sont dans une situation plus difficile que la mienne. Je la remercierai jamais assez d’avoir été aussi forte.

Rosa, 7 janvier 2020

Bonsoir à toutes et tous, je viens de prendre beaucoup de temps à lire tous vos commentaires et plus d'une fois, les larmes ont coulé sur mes joues. Mes parents sont toujours vivants, mais je pleure déjà en sachant qu'ils ne sont pas éternels. Mon père a diminué énormément en 3 ans de temps, il est placé dans une résidence pour personnes âgées encore autonomes, il n'est pas en bonne santé, risque d'AVC, risque d'arrêt cardiaque et je suis déjà en dépression sachant qu'un jour prochain il va partir. Je l'ai aidé tous les jours pendant 2 ans. Depuis début 2019 je suis en grosse dépression, je pleure souvent, je sais que ça vient de l'état et de l'âge de mes parents. Maman est aussi encore vivante, elle ne présente pas de maladie connue à ce jour, elle a 77 ans 1/2 et mon papa à 80 ans 1/2. Je pleure alors qu'ils sont encore vivants, mais alors qu'est ce que ça va être quand l'un des 2 va partir et puis l'autre après? Oui ça peut être dans 10 ans, mais qu'est ce que 10 ans? J'ai plus de 50 ans et j'anticipe toujours les choses, les événements, le cycle de la vie fait aujourd'hui un événement que j'ai du mal à surmonter alors qu'ils sont encore vivants. Des jeunes enfants ont perdu leur parent beaucoup plus jeune qu'à mon âge et je suis là à craindre ce qui est inévitable, excusez-moi de venir me plaindre sur un forum où vous vivez la souffrance, la perte des vôtres, mais ça me parle tellement par anticipation vos douleurs.

Barbara, 19 janvier 2020

Bonjour, je me retrouve beaucoup dans vos commentaires. De mon côté, j'ai perdu mon papa au mois de mai 2019 à l'âge de 88 ans d'un cancer des poumons. 6 mois plus tard ma maman est décédée subitement dans mes bras à l'hôpital. J'ai beaucoup de difficulté à vivre sans eux mais surtout ma maman, même si elle avait 89 ans je n'étais pas prête à la laisser partir car c'était mon phare . Je me demande combien de temps je vais errer sans vraiment comprendre pourquoi les deux en si peu de temps. Le temps passe mais la douleur et la souffrance est toujours présente en espérant retrouver la lumière dans ma vie.

Loup, 7 février 2020

Bonsoir, je me retrouve dans vos témoignages. J'ai perdu ma maman le 3 septembre 2019. Elle avait 67 ans d'un cancer des os.
Je réalise seulement maintenant que maman est partie, elle me manque tellement. Je vis avec une souffrance permanente qui m'envahit et j'ai un sentiment d'insécurité.
Nous étions très proches, fusionnelles.
J'ai accompagné maman durant sa maladie et je suis allée jusqu'au bout du bout avec elle.
J'espère que ma peine, ma tristesse s'atténuera avec le temps.
Bon courage à tous.

Carine, 10 février 2020

Bonsoir,
Écrire pour éviter le piège de la terreur dans laquelle me plonge la mort de mon père, depuis cette fin septembre 2019...
Comment faire pour vivre sans lui après avoir appris à vivre sans ma mère quatre ans plus tôt. À sa mort je pensais ne pas pouvoir vivre sans elle tant il me paraissait inconcevable de pouvoir supporter les jours sans elle, un peu l'impression de trahir l'amour inconditionnel que nous vivions avant; et puis un monde s’était recréé avec mon père, une complicité renforcée et toujours cette force que l'amour dans notre famille nous donnait.
Papa est mort si vite ayant juste le temps de se savoir malade et pas celui de réaliser qu'il n'avait plus que dix jours. Sa mort me terrorise. Et ce mot d'orphelin peut paraître ridicule à 60 ans mais il est tout à fait adapté quelque soit l'âge. Le manque de repère d'un seul coup, perdre le contact, le sourire, ne plus avoir son avis si précieux me fait tomber dans l'insécurité angoissante et désemparante et pourtant je suis marié, j'ai une fille, un travail, mais tout tout est chamboulé. Mon frère souffre aussi mais refuse de le reconnaître et cela donne encore plus un sentiment de solitude, bref grosse terreur face à la mort et grosse angoisse pour tenir pour la suite; reprendre la vie c'est un peu tourner la page et l'abandonner, je n'ai pas encore la solution et suis super tiraillé. C'est très rude.

roussel , 12 février 2020

J'ai lu avec attention les commentaires liés au départ de son père ou de sa maman. Ils sont tous très émouvants.
Ma mère est décédée à 94 ans. Je l'ai accompagnée aussi; elle était en maison de retraite depuis 5 ans environ; elle a été autonome jusqu'à 3 mois avant son décès. J'ai vu son état décliner de jours en jours et, sachant que c'était irréversible, je suis allé la voir très souvent et chaque jour le dernier mois. J'ai bien sûr été très triste de la voir dans cet état, elle qui a élevé seule ses enfants - mon père étant décédé 2 ans et demi après ma naissance. Mais finalement, je me dis qu'elle n'a pas trop souffert. Elle a connu des moments difficiles mais heureusement beaucoup de moments heureux avec ses enfants et petits-enfants. Au moment de son décès, j'ai essayé de me raisonner en me disant qu'elle nous a beaucoup aimé; ce fut réciproque.
L'important maintenant c'est de continuer à vivre en pensant aux bons moments que nous avons passés ensemble, des joies que nous avons pu lui procurer. À nous maintenant de poursuivre notre route et de veiller sur notre famille et de lui procurer le bonheur que nous avons eu.
Bon courage à toutes et à tous.
Joseph.

autret, 15 février 2020

Bonjour, j’ai perdu mes parents en 2007, il y a déjà 13 ans (j’avais 28 ans). Je recherche une personne qui a vécu la même douleur que moi. Je m’explique: mon père a assassiné ma mère et s’est enlevé la vie ensuite. J’aurais cruellement besoin d’échanger avec quelqu’un qui a vécu la même chose... je n’arrive pas à retrouver goût à la vie. Pour augmenter le tout, mon frère s’est enlevé la vie il y a 2 ans... Comment ne pas avoir le goût d’aller les rejoindre... Merci.

Lapointe Isabelle , 21 février 2020

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