Les symptômes physiques lors d’un deuil

Le corps aussi dit qu'il a mal

La douleur et le mal de vivre qui assaillent une personne endeuillée se manifeste bien sûr psychologiquement mais aussi, de façon physique.

Dès l'annonce du décès d'un être cher, l'organisme réagit physiquement à la souffrance psychologique. Sa première intervention est de produire des hormones tranquillisantes. Le résultat est un état d'engourdissement où l'endeuillé se retrouve comme dans une bulle, à l'abri de la souffrance. Voilà une mesure de survie que le corps a trouvé pour permettre à la personne en état de choc de ne pas s'effondrer.

Voici quelques manifestations ressenties par une personne en état de choc :

  • les oreilles bourdonnent;
  • la vision est brouillée;
  • on ressent une grande sensation de froid;
  • une grande lourdeur physique se fait sentir dans le corps.


Il est bon, dans ces moments, que la personne éprouvée soit soutenue par quelqu'un d'aimant en mesure de l'aider à revenir lentement de cet état second.

Au début d'un deuil, plusieurs autres symptômes physiques peuvent se déclencher. Ces manifestations physiques sont une expression d'une douleur émotive intense ressentie par une personne endeuillée :

  • la bouche sèche;
  • une difficulté à avaler;
  • des serrements au niveau de la gorge ou de la poitrine;
  • des tremblements;
  • des bouffées de chaleur;
  • une transpiration soudaine et exagérée;
  • des palpitations cardiaques;
  • de l'hypertension artérielle;
  • une sensation d'étouffer;
  • une grande sensibilité au bruit;
  • des maux de tête et des migraines.

Les émotions liées au deuil déclenchent également des pertes d'appétit, des troubles digestifs et des diarrhées. La faim ne se fait pas sentir mais il est tout de même souhaitable d'avoir une diète équilibrée.

Il est conseillé à une personne vivant les symptômes physiques du deuil de boire beaucoup d'eau : environ un tiers de plus que la quantité normalement consommée quotidiennement.

Finalement, il est très important de ne pas hésiter à consulter un médecin, particulièrement si l'endeuillé ne mange rien et qu'il n'arrive pas à dormir. Le système immunitaire de la majeure partie des personnes en souffrance perd quelque peu de son efficacité, ce qui peut les rendre plus vulnérables à contracter des maladies.

Un deuil est très éprouvant moralement et aussi physiquement. Il est bon de guérir son âme en ne délaissant pas trop son corps qui, lui aussi, en a lourd à porter.

Photo : Pixabay

Classé dans : Le deuil Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide

Commentaires (100)

J'ai perdu ma mère et je ressens beaucoup de chagrin. Je suis dépressive et je n'accepte pas son départ. Je n'accepte surtout pas de voir que sa vie a été très difficile. Je me sens seule dans cette épreuve car j'ai ni frères et sœurs.

caroline, 21 juin 2015

Bonjour Caroline,

Courage, je compatis à ta douleur. Je te conseille de trouver un soutien d'un thérapeute. Cela aide de pouvoir s'exprimer et mettre des mots sur son chagrin.

As-tu des amis ou des membres de la famille auprès de qui tu peux te confier?

Ma famille est éprouvée par le décès de mon oncle par alliance...

Courage, Yasmina

yasmina, 29 juillet 2015

Ce qui est écrit sur ce site ainsi que les soi-disant "étapes" écrites sur d'autres ne sont que de purs clichés. En réalité, tout le monde est différent et chacun réagit différemment à la perte d'un être cher.

J'ai 21 ans et en ai perdu 2 en un an d'intervalle, 2 êtres très proches : ma grand-mère, puis un an après, le seul et unique cousin que j'aimais et avec qui je partageais tout, qui était mon frère de cœur, mort d'une maladie foudroyante qui l'a tué en 19 jours à 42 ans. Il est mort le 27 décembre 2014 et à 20 ans, j'ai donc passé les pires fêtes de fin d'année de ma vie.
(et ces drames sont survenus alors que j'avais déjà vécu d'autres traumatismes autres que des décès !)

Pourtant, je n'ai ressenti aucun des symptômes décrits sur ce site, si ce n'est les migraines et les maux de têtes que je ressens presque en permanence depuis le décès de mon cousin...

Je souffre atrocement moralement, physiquement, je n'ai plus vraiment de force, mais je le répète, je n'ai aucun des symptômes décrits hormis les maux de tête.

Donc, je poste pour en venir à cette conclusion : cessons donc de généraliser.

Oiseau-de-Pluie, 6 novembre 2015

Bonjour Oiseau-de-Pluie,
Effectivement, les symptômes que nous décrivons ici ne s'appliquent pas dans tous les cas. Nous tenions simplement à aborder le fait que certaines manifestations physiques puissent survenir suite à un deuil, afin de répondre aux questions que se posent les gens à ce sujet. Toutefois, nous apporterons les nuances nécessaires pour éviter de laisser entendre que ces manifestations sont un passage obligé.
Merci de votre remarque.

Maryse Dubé (La Gentiane), 7 novembre 2015

Mon mari est décédé de mort brutale il va y avoir 6 mois le 7, je ressens tous ces symptômes dont il est question plus haut, pas tous en même temps heureusement, mais c'est affreux, horrible. Il n'y a pas de mots pour décrire la souffrance que je ressens, mon mari était l'homme de ma vie, mon unique amour, tout pour moi, sans lui ma vie n'a plus aucun sens. Je m'occupe de nos 3 carlins mais je vois bien que je suis tellement triste que parfois ils sont malheureux car les animaux ressentent notre mal être. Je me sens très seule et je déprime, je voudrais avancer mais pour l'instant j'en suis incapable.

EDL, 3 janvier 2016

J'ai moi aussi perdu mon mari il y a 11 mois. Je ressens encore beaucoup de ces symptômes. La vie nous paraît tellement injuste, comment avancer sans notre moitié, toute une vie de brisée. Il faut continuer pour les enfants et petits-enfants mais ce n'est pas aussi simple. Arriverons-nous un jour à retrouver un peu de notre joie de vivre.

balland, 7 juillet 2016

Bonjour, cela fait 5 mois aujourd'hui que mon conjoint s'est suicidé. 15 ensemble et 5 enfants, je me dis que je ne vais jamais y arriver sans lui et je ne sais pas comment faire pour réapprendre à vivre sans lui.

Roger, 29 juillet 2016

À cause d'un malentendu avec la mère de la petite fille que je gardais, je ne peux plus la voir. Je la gardais depuis qu'elle avait 8 mois. Elle a maintenant 4 an 1/2. Je m'étais attachée à cette enfant comme si j'étais sa mamie. La mère est entêtée, intransigeante et froide. Elle communiquait avec moi via Facebook plutôt que de le faire en personne. Je vis un deuil depuis 2 semaines. J'ai des nausées, je me sens dépressive et des idées de suicide me traversent l'esprit. J'ai vécu trop de deuils dans ma vie, j'ai 68 ans, et celui-ci en est un de trop. Je vais devoir aller chercher de l'aide.

Nicole, 12 septembre 2016

Il y a deux mois, j'ai perdu mon mari à la suite d'une longue maladie. Après 61 ans de vie heureuse à ses côtés, je n'arrive pas à vivre sans sa présence car il voulait vivre encore plein de choses. Nous partagions des idées et malgré notre âge, nous faisions encore des projets. Il était l'amour de ma vie.

Marie, 9 novembre 2016

Bonjour, j'ai perdu mon papa ça va faire 3 ans. J'ai beaucoup de chagrin et je sens sa présence. La dernière image que j'ai de lui, c'est dans son cercueil, il est tellement beau, j'ai craqué sur le caveau. Depuis, je me sens pas bien, crises d'angoisse ingérables, j'ai besoin de conseil.

Florence, 27 mars 2017

Je viens de perdre mon père il y a 18 jours et c'est dur, je n'arrive pas à m'y soumettre; bien que le sachant depuis six mois, mais on espère toujours! Ce qui me réconforte un peu, il est parti dans son sommeil; maintenant je ressens un vide, je pleure souvent; voilà.

dawborne, 24 avril 2017

J'ai perdu mon père il y a 6 mois. J'ai 43 ans et je suis plutôt de nature joyeuse. Je ne parviens pas à accepter son absence et j'ai fini par développer une lombalgie. Je me soigne et j'essaye de rire de cette dernière. Bon courage à tous, vous qui luttez.

Lyon, le 5 mai 2017

Olivier, 5 mai 2017

Bonsoir,
J'ai perdu mon papa il y a bientôt 5 mois. Il n'y a pas de mots pour décrire l'immense peine et le grand chagrin que j'éprouve... C'est terrible. La seule chose qui me rassure un peu : c'est qu'il n'a pas souffert. Il s'est éteint à l'hôpital, bien entouré, et il a fermé les yeux avec un sourire...
Pour ma maman : c'est terrible. Mes parents étaient mariés depuis 50 ans... Un demi siècle. Maman m'a dit qu'elle avait perdu "sa moitié". Maman est bien entourée (moi, mon mari, famille, amis)... Je m'inquiète, car depuis le décès de Papa, elle a perdu 5 kilos. Elle reprend petit à petit ses activités, revoit ses amies, etc... Je l'ai encouragée à prendre RV avec notre médecin traitant pour un check up santé. J'espère qu'il n'y aura rien de grave pour maman. De la fatigue, et surtout le contrecoup du deuil...
Que me conseillez-vous ? Merci.

Shopgirl, 29 juin 2017

Bonsoir, j'ai perdu mon papa il y a 3 mois est j'arrive pas à accepter qu'il est parti et que je ne pourrai plus jamais le voir, parler avec lui, tous ces petits moment-là ne sont que des souvenirs. Je me sens seule, je n'ai pas de famille, je suis seule.

Eissema, 25 juillet 2017

Bonjour Eissema,
Moi aussi j'ai perdu mon papa il y a 6 mois brutalement.
Je n'ai pas tellement de mots pour te réconforter ou t'aider.. car pour moi aussi c'est difficile à vivre cette période de deuil. Mais sache juste que tu n'es pas toute seule. Et que même s'ils ne sont plus avec nous physiquement, je suis certaine qu'ils sont près de nous d'une autre façon..
Je t'envoie toutes mes pensées affectueuses.

Blondie, 26 juillet 2017

Mon père est décédé d'un cancer à 88 ans. Il ne voulait pas être incinéré et lorsqu'ils ont fermé le cercueil, une atroce douleur a surgi du fond de mes entailles et j'ai fait une crise hystérique. Cela fait bientôt 3 ans qu'il est décédé et c'est dans l'écriture que j'ai soigné mon corps et mon âme.

Diane, 30 juillet 2017

Pour ma part je viens de perdre ma grand-mère maternelle. Dimanche elle s'est éteinte à l'âge de 83 ans. J'en ai actuellement 24 et c'est une épreuve tout particulièrement difficile pour moi car jusque là je n'avais jamais vraiment eu à faire face à la mort, j'ai eu la chance de n'avoir perdu personne de mon entourage récemment. Je ne dors plus et au boulot c'est dur de tenir debout, j'ai une perte d'appétit et de très grosses migraines, bref je sais pas quoi faire pour surmonter mon chagrin.

Lydie, 31 juillet 2017

Mon papa est parti hier, pendant son sommeil, à l hôpital. Après plus de 3 ans où il s'est battu, garder espoir et malgré tout (il a d'abord été amputé des orteils, ensuite une jambe puis l'autre, depuis 6 mois il était sous oxygène 18 h / 24 et finalement en juin il a eu un AVC qui lui a ôté toute les sensations à partir du ventre) il se battait pour continuer parmi nous. J'ai beau me dire que maintenant son calvaire et ses souffrances ne sont plus .. mais c'est tellement dur. Depuis hier je ressens une forte douleur à la poitrine avec des difficultés lorsque je respire, alors oui pour ma part je crois que mon corps me dit lui aussi que mon âme ne va pas du tout.

Turquoise, 1 août 2017

Je viens de perdre mon papa chéri le 28 janvier et ma maman chérie le 23 juin 2017 après avoir vécu pendant 61 ans avec eux. Je suis malheureuse et éprouve une tristesse immense. Je me sens abandonnée et seule au monde. Mes parents étaient et seront toujours toute ma vie. Je sais que je dois surmonter leur absence mais j'ai hâte de les suivre dans leur tombe et si Dieu existe les retrouver dans la vie éternelle.

Dominique, 1 août 2017

J'ai perdu ma mère le 1er février 2017 d'une longue maladie dans d'énormes souffrances Il ne se passe pas un jour sans que je ne pense pas à elle.Son décès a été un véritable choc car nous étions fusionnelles et depuis je suis toute déréglée au niveau hormonal.

sandra, 7 août 2017

J'ai perdu ma mère biologique 29 ans quand j'étais bébé et il y a 8 mois le jour de Noël mon père nous a quittés brutalement à l'âge de 46 ans et cela va faire 1 mois que j'ai tous ses symptômes. Mon médecin m'a dit que mon corps réagissait comme cela car j'ai cette tristesse, cette incompréhension et la peur de mourir jeune. J'ai peur de consulter un psychologue sur conseil de mon médecin... Parfois la vie est cruelle avec nous mais comment faire quand nous ne voulons pas accepter la perte d'un proche...

Barlier, 13 août 2017

Je suis Dominique et voudrais dire à Sandra que moi aussi suite au décès de mes parents (voir e-mail du 01/08/17) j'ai mon système thyroïdien qui est déréglé. Cela fait 25 ans que j'ai été opérée de la thyroïde (ablation) et n'ai pas changé de traitement. Je suis actuellement en hypothyroïdie et mon médecin m'a prescrit plus d'hormones pour essayer de stabiliser ma TSH ultra sensible. J'ai peur de ne pas me relever psychologiquement de mon double deuil car bien que je sois solitaire, je ne supporte pas l'absence de mes parents chéris. Si vous pouvez, aidez-moi à survivre car mes parents s'ils me voient, aimeraient que je sois heureuse.

DUCHENNE, 15 août 2017

Je viens de perdre mon compagnon, il était très malade mais je ne pensais pas qu'il partirait si vite.
Je suis épuisée, en hypotension et très angoissée .
Comment ne pas sombrer... je l'aimais, c'était vraiment l'homme de ma vie, mon âme-sœur, il me manque tant.

Margaret Chesne, 21 août 2017

Bonjour,

Je suis en instance de séparation depuis plus d'un an et 8 mois, habitant toujours dans la même maison et sachant qu'il a refait sa vie ailleurs. J'ai perdu ma meilleure amie et collègue de travail le lendemain d'un souper entre nous,...elle ne s'est jamais réveillée donc, de mort naturelle dans son sommeil (novembre 2016). J'ai vécu un suicide d'une proche dont elle m'a envoyé un texto la veille ou quelques heures avant de passer à l'acte irréparable (février 2017). Départ de ma fille 22 ans qui a décidé de quitter le cocon familial (mars 2017)
Sans vous décrire tout ce que j'ai du vivre depuis 2013-2014-2015...
Trop de deuils en si peu de temps pour assimiler, comprendre et accepter. J'ai tenté de rejoindre mon médecin de famille afin de demander de l'aide et elle m'a plutôt laissée tomber sans raison valable et n'avoir jamais pu placer un mot elle a mis fin à ses services...
J'ai été laissée à moi-même et j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir malgré la souffrance, douleur, angoisse, crainte, peur, tristesse... Je n'avais ni médecin traitant ni médication pour finalement supplier de me venir en aide. Étant prise dans le système de santé et guichet d'accès sans recours et dans l'attente interminable, n'ayant plus l'énergie ni la force ... J'ai été suivie par le centre de prévention au suicide, travailleuse sociale et finalement trouvé un médecin humain qui a bien voulu me prendre en charge.

J'ai ressenti plusieurs des énoncés et même eu l'idée dans finir j'en avais assez!

Faut pas lâcher et ne jamais abandonner. Poursuivre et garder espoir malgré les énormes épreuves de la vie. Très facile à écrire mais, très compliqué à mettre en application pour soi même...
Cependant, on finit par semer des graines qui vont pousser et fleurir un jour. Pas à pas, jour en jour, croire et laisser le temps.

Je compatis avec vous tous. Courage et soyez bon pour vous! On y arrivera ☺️

Nancy, 22 août 2017

Cette année j'ai eu 2 enterrements en 1 mois. 1 collègue qui a perdu son papa et le 2e c'était un collègue. Comme c'était l'été, les vacances m'ont changé les idées mais j'ai des fois de la tristesse. Je vis joyeuse et pour dire à mes amis les 2 enterrements que j'ai eus, ça m'a pris du temps. Je suis très fragile à ces trucs-là. Je pleure à chaque fois à la cérémonie. Même quand c'est une cérémonie souvenir au travail. Ma réaction du corps, faire des choses que je faisais pas d'habitude. À Europa-Park je voulais faire un manège que je dois pas à cause de mon épilepsie. La petite tour dans Arthur car je peux pas faire les tours à chutes libres. J'ai fait des manèges pas refaits depuis des années. Je peux aussi comme réaction demander plus de fêtes foraines qu'à l'ordinaire. Faire des manèges dont j'ai peur. D'un côté ça surmonte des peurs. Je me change les idées en allant dans mes passions aussi.

Christelle Roulin, 23 août 2017

Bonjour depuis l'enterrement de mon père le 07/08/2017 je me suis mise à tousser et ça me gêne dans la gorge et une sensation d'étouffer + des migraines pratiquement tous les jours.

Aurélie Voisin, 23 août 2017

Avec mon ami que j'ai connu depuis 17 mois sur les réseaux sociaux, il a 77 ans et moi 55 ans, nous projetions de nous marier avant la fin de l'année. En partant en weekend du 15 août dernier dans sa famille, il a été victime d'un infarctus et il est décédé brutalement le 13 août dernier. J'ai besoin d'aide et je suis comme un zombie. J'ai repris le boulot 10 jours après car mes revenus sont très justes. Maux de têtes, angoisses, par contre je n'arrête pas de manger. J'ai besoin d'aide.

Rahajaromisa Hanitra, 24 août 2017

Mon papa est décédé le 28 avril et quatre mois plus tard jour pour jour, mon frère s'est éteint brutalement d'une rupture aortique. Je vais suivre les conseils de tous. Un jour à la fois.

Christine BONNIER, 28 août 2017

J'ai perdu ma mère après une longue et terriblement douloureuse bataille contre la maladie il y a 5 ans.
Dans un même temps le père de mon enfant a eu un comportement traumatisant (violence, alcoolisme caché, manipulation, emprise par la peur) envers moi-même et ma maman.
La police est venue le chercher quand mon enfant avait 2 mois. 2 mois encore après c'est ma maman qui a perdu son combat. Je n'arrive pas à accepter qu'elle soit partie dans de telles souffrances, si maigre qu'elle en a pleuré en se voyant dans un miroir, elle n'arrivait plus à respirer, elle a perdu le bout de ses doigts et ses seins, je lui faisais ses pansements... je prenais le rôle d'une infirmière, douche, couches... Les rares fois où nous avons réussi à sortir (je manquais d'énergie pour cela) je la poussais en fauteuil et j'avais mon enfant dans un porte-bébé, sur le ventre. C'est affreux qu'elle soit partie dans un tel climat de tension. (Avec le père qui mettait une très mauvaise ambiance) Je regrette... elle qui était si simple et gentille. Nous étions fusionnelles et je suis fille unique, mon père, de toute ma vie je ne l'ai jamais vu. Je l'ai eu une fois au téléphone, c'est tout. Elle était toute ma vie.
Aujourd'hui, mon fils a 5 ans, j'ai par miracle trouvé le compagnon qu'il me fallait et qui sait être un papa parfait pour mon fils.
Mais pas un jour sans que je ne pense à elle, son décès est étroitement lié à la naissance de mon fils ainsi qu'à l'énergie négative du père ainsi qu'à tous les souvenirs traumatisants que ça implique.
Pour savoir la date à laquelle elle est partie je n'ai pas besoin de calculer: C'est l'âge de mon fils.
Comment se détacher de cette douleur...
En dehors du jour de l'enterrement, je ne suis jamais allée sur sa tombe.
L'an dernier j'ai trouvé un disque avec des vidéos d'elle mais je n'ai toujours pas le courage de regarder.
Cette semaine j'ai pris la décision de me séparer dune partie de ses vêtements (4 gros sacs) j'ai fait le tri et gardé 1 bon sac, mais ce tri à été très éprouvant à faire. Anéantissement physique (très grande faiblesse), presque crise d'angoisse (que j'ai réussi à refréner.)
Bref... c'est une douleur (plus ou moins puissante) au quotidien que je passe mon temps à refréner et contenir pour rester du côté des vivants. Je ne serai jamais plus heureuse à 100% je le sais.
J'attends de vivre de nouvelles choses, suffisamment pour enfouir cette période passée au plus loin et m'en faire oublier les détails. Cela fait 5 ans mais c'est encore bien trop frais dans ma mémoire.

Amandine , 1 septembre 2017

Depuis les 2 enterrements que j'ai eus, pendant la période de l'été, je toussais, même c'étaient des toux inquiétantes par rapport à mon problème respiratoire. Il a fallu téléphoner au docteur pour demander mon ordonnance de Sérévent. Les forains aux manèges comprendront si je fais Discovery et que je le déteste habituellement.

Christelle Roulin, 2 septembre 2017

Bonjour,
J'ai perdu mon père le 23 août 2017 et je le vis très très mal. Les premiers jours j'avais l'impression qu'on me tenait le cœur dans les mains, c'était horrible... Aujourd'hui je ne vais pas mieux, sachant que j'ai à peine 16 ans... Le lycée me divertit la journée mais quand je rentre chez moi je pleure, au fond de moi je suis très mal, et mes amis ne me réconfortent pas... J'ai parfois mal au cœur, une fois j'ai ressenti que mon cœur brûlait, l'autre fois j'ai senti des coups de froid... bref je prends des médicament "anti-stress" pour me calmer... Ma vie n'a plus aucun sens et j'ai envie de mourir parfois... Je ne sais pas comment je vais continuer à avancer sans mon père qui était très proche de moi. Cette douleur que je ressens en repensant qu'il est décédé devant mes propres yeux (crise cardiaque dans l'eau)... Je suis traumatisée à vie et je ne pardonnerai jamais Dieu d'avoir pris mon père si jeune, si tôt, il avait à peine 50 ans... Je déteste ma vie, je la hais. (J'ai en ce moment même mal au cœur, ce n'est pas une expression)

Lara , 9 septembre 2017

Ma maman est partie le 17 septembre 2017. Une tumeur au cerveau très agressive et inopérable l'a emportée en trois mois. J'ai senti son cœur s'arrêter sous mes mains, ma bouche collée à sa joue. Elle était joyeuse, aimante, câline, très câline, rigolote. J'ai 51 ans et pourtant aujourd'hui sans ma mère et son amour inconditionnel, je suis comme une petite fille perdue dans l'infini. J'ai perdu 8 kilos depuis le début de la maladie, maux de tête, crises de larmes, j'entends sa voix en m'endormant et tout mon corps tremble. Toutes les heures de la nuit je me réveille, un souffle de vide traverse mon corps de la tête aux pieds. J'ai pourtant déjà perdu des êtres chers dans ma vie et eu beaucoup de chagrin suite à leur perte, mais ce que je ressens aujourd'hui face à la perte de maman est en dehors de toute raison. Dans ce terrible chagrin, papa, mes sœurs et moi nous réconfortons mais sommes tous très démunis face à la disparition de cette femme et mère d'une extrême gentillesse et générosité. Heureusement, j'ai de fidèles amies, un compagnon très doux, des beaux enfants, le petit-fils de 7 mois de mon compagnon et une fille adorée de 24 ans pour m'aider à tenir le coup. Pour maman, la seule consolation que j'ai, est que la tumeur, là où elle s'était sournoisement nichée, ne l'a pas faite souffrir. Je ressens un grand sentiment d'injustice car à 78 ans, son corps était parfaitement sain et elle avait encore tellement de choses à vivre. Sentant une fatigue début juin, elle a fait une analyse de sang qui était parfaite. J'ai sur ma messagerie sa voix enjouée le 8 juin de cette année ; elle revient de chez le médecin qui lui a prescrit des piqûres de vitamines et me dit que tout va bien ; j'ai écouté tous ses messages avant-hier, j'avais besoin de l'entendre mais le contrecoup fut terrible. Le 3 juillet elle était hospitalisée, paralysée d'un côté du corps, confuse et incohérente dans ses propos. Le 5 juillet, le diagnostic tombait : très grosse tumeur au cerveau fulgurante. Tsunami dans ma tête, mon cœur, mon ventre. Et puis, malgré tout, on se met à espérer avant les rendez-vous oncologue, neurochirurgien. Et de nouveau le 20 juillet le couperet tombe, rien à faire, alors on s'affole, on pleure, on refuse d'y croire, et "non pas maman" "non pas maman" résonne sans cesse dans la tête. Ses obsèques ont eu lieu il y a une semaine. Me remettrai-je un jour de la perte de maman, s'en remettons-nous un jour ? Est-ce vrai que les douleurs psychologiques et physiques vont s'apaiser pour laisser place aux souvenirs les plus beaux ? Aujourd'hui je suis anéantie. Maman, où que tu sois, tu me manques terriblement, je veux te faire vivre en moi. Je t'aime et t'aimerai toute ma vie et au-delà.

Corine, 28 septembre 2017

Bonjour à tous et toutes,
Je me nomme Brigitte.
Il y a quatorze mois que j'ai perdu ma maman d'un cancer. On l'a appris subitement. Je ne savais plus quoi faire...
J'ai passé des nuits avec maman. Elle souffrait sans se plaindre... Je voulais mourir à sa place.
Elle me manque toujours, je n'arrive pas à m'en remettre.
Je vis seule, deux enfants et petits-enfants que je ne vois pas. Complètement seule depuis la disparition de ma maman.
J'arrive plus à rien, perdu le goût de vivre.

Roger , 22 octobre 2017

Bonjour à tous,
Je me retrouve beaucoup dans tous vos commentaires. J’avais jusqu’en août une vie normale. J’ai 29 ans je travaille et vis à Paris. Deux parents aimants. Une maman à la santé fragile après la perte d’un proche et un papa en pleine forme et très actif.
Ma vie a basculé le lundi 7 août au soir. Ma mère m’a appelée plus tard que d’habitude, vers les 21h30, et a souhaité parler avec mon ami. Je vois sur son visage une expression que je ne connaissais pas. Je lui demande de raccrocher au plus vite afin qu'il me dise. Mais je savais déjà que mon père avait quitté ce monde. Il s’est endormi du 6 au 7 août dans son sommeil. J’ai pu le revoir quelques jours après à l’Institut Médico-légal derrière une vitre. Un choc, de l’incompréhension, la descente dans un monde noir. Mon père si fort de 65 ans foudroyé.
Cela fait maintenant 3 mois, je ne comprends toujours pas. 3 mois, que je suis en mode survie. Que je ne comprends pas chaque jour qui passe. 3 mois que je te cherche. Je suis tellement frustrée, il ne me verra pas me marier, pas maman …..

geymann, 13 novembre 2017

Bonjour, mon grand-père maternel s'est suicidé le 1er décembre 2015. J'étais enceinte de 5 mois de mon 4e enfant. J'ai donc eu une grossesse difficile (anxiété, mal à dormir, j'ai senti mon bébé bouger tard). Mon accouchement a été un super moment mais plein de douleur comme si cet accouchement tournait une page, celle de mon grand-père, et je l'ai très mal vécu. Et depuis j'ai des nausées, des vomissements très souvent, mon médecin m'a dit que c'est le choc et que mon corps réagit comme ça et qu'il faudra du temps...... Bon courage à vous.

Flo , 23 novembre 2017

J'ai perdu mon mari il y a presque 2 mois. Il avait 63 ans, était en pleine forme, adepte d'une vie saine, sportif, plein de projets. Notre vie commune a duré 40 ans, et je n'ai pas souvenir d'une dispute grave entre nous. Il a été emporté en 24 h d'une rupture d'anévrisme cérébral compliquée d'une allergie au curare lors de la tentative d'embolisation. Je me suis sentie totalement sidérée au début, mais j'ai tenu... Je fais face maintenant à une solitude que je ne supporte pas, je ne trouve plus de sens, je suis désespérée .Seul lui m'intéresse, ses photos, nos souvenirs, je dis ''nous'' comme s'il était toujours là. Pourtant, tout le monde est incroyablement gentil, enfants, amis ,famille, voisins, mais la pensée de son absence ne me quitte pas une seconde... J'ai le sentiment qu'on veut me ''changer les idées ", alors qu'une seule idée m'occupe à chaque instant : il n'est plus là.
Toute ma sympathie à celles et ceux qui vivent la même épreuve.

David, 28 novembre 2017

Je suis désemparée et me sens si seule sans mon père pour qui je comptais malgré mon syndrome d'Ehlers-Danlos et je ne peux pas trouver la force pour survivre sans lui.

Martine , 7 janvier 2018

J'ai perdu mon compagnon ce 25.01.18 victime à 49 ans d'une crise cardiaque et d'une mort cérébrale. Il était mon amour, mon ami, mon amant, mon autre. Depuis ce jour, je n'arrête pas de penser à lui. Il me manque terriblement. J'ai repris le travail. Extérieurement je souris devant mes collègues et élèves mais intérieurement mon coeur est brisé. Je suis soutenu dans l'épreuve mais la vie sans lui me semble vide même si j'ai des activités extérieures. 3 deuils d'êtres chers en 3 ans. Mes parents en 2015 et 2016 à 9 mois d'intervalle et mon amour. Je me demande si la vie a encore un sens mais en leur mémoire je resterai debout.. Les troubles physiques évoqués j'en ressens quelques uns. Nausées et diarrhées, courbatures, sensibilité au bruit, transpiration, etc.

Frédéric , 8 février 2018

Bonjour,
Je viens de perdre mon mari après 54 ans de vie commune. Je me sens complètement désemparée. J'aimerais tant le revoir, lui parler. Mais la vie face à la maladie n'est rien. Je vous souhaite malgré tout beaucoup de courage pour affronter cette épreuve qui semble insurmontable.

marie, 9 février 2018

Ma conjointe est décédée samedi dernier subitement... Elle était ma raison de vivre... Je sais pas si j'arriverai à survivre...

Michele Langlois, 18 février 2018

J'ai perdu mon conjoint, qui était tout pour moi depuis 22 ans, et j'avoue que tous les symptômes que vous décrivez sont véritables et malheureusement c'est terrible à vivre.

Yves Dufourmantelle, 22 février 2018

Bonjour à tous, pour ma part, je développe une HTA suite au décès de ma très chère mère, il y a de cela 3 mois. Est-ce une fatalité ????

Cédric, 5 mars 2018

Ma maman est partie le 14 mars 2018 de la maladie de Charcot. Je l’ai veillée 4 jours et 4 nuits jusqu’à son départ. Depuis, vomissements et diarrhées, ni soif ni faim. Et tout mon corps est douloureux, des courbatures à n’en plus finir... je n’arrive pas à pleurer, c’est mon corps qui pleure. Maman m’a donné le souffle, j’étais là près d’elle pour son dernier.

Emmanuelle , 17 mars 2018

Un ami proche est décédé début avril 2016, puis ma maman ! Je suis fille unique, je ne suis pas mariée et pas d'enfants. J'ai mal au ventre (acide estomac et spasmes intestins) tous les jours que Dieu fait. Je suis triste et malheureuse. Un jour, on me retrouvera inanimée. (Oui je vois une psychologue, une psychiatre et un groupe de parole).

Léa Oostergaard, 27 mars 2018

Moi j'ai perdu mon papa le 24-07-2017. Je n'arrive pas faire mon deuil. Je fais de l'angoisse et j'ai un cachet à prendre. Là je le laisse partir et c'est encore dur.

Trinel, 28 mars 2018

Je viens de perdre ma maman le 13 Mars 2018 et les souffrances émotionnelles et physiques sont atroces. Je vais devoir consulter. Mon corps devient de plus en plus rigide et surtout le cou et bas du dos. Oui les symptômes sont réels.

Lyette, 2 avril 2018

J'ai perdu mon ami, il est décédé. J'ai pris un rendez-vous avec un psychologue pendant 1 an pour aller mieux. Je craque encore souvent, je pleure.

Clo, 9 avril 2018

J'ai perdu mon fils Hugo le 8 octobre 2017. Il a eu 19 ans le 7 et s'est pendu le lendemain à 9h00. J'ai ressenti tous ces symptômes. La douleur est présente, constante. Maintenant mon corps gonfle. Je prends du poids et ce n'est pas ce que je mange qui en est la cause. Je consulte. Mon psy dit que je prends un poids de "grossesse"... La grossesse de Hugo il y a 19 ans....

Valerie , 19 avril 2018

Bonsoir,
J'ai perdu mon grand frère. J'ai du mal à respirer, du mal à m'alimenter, mon cœur bat très vite. Je suis enceinte de mon deuxième enfant, je suis au 3e mois de ma grossesse !
Très fatiguée ! Heureuse mais malheureuse qu'il ait quitté cette vie !

Mendy , 3 mai 2018

J'ai perdu ma grand-mère il y a plus d'un an, elle était comme ma 2e mère. Et j'ai cette douleur en moi depuis, qui m'empêche d'avancer. Je pense à elle chaque jour de ma vie, cette sensation de ne plus pouvoir la voir, la toucher, lui parler est, pour moi, insoutenable. Je ne sais pas si je serai guérie un jour mais cette épreuve m'a totalement changée.

Amandine , 18 mai 2018

Bonjour à tous, j'ai perdu mon amour il y a 18 mois, je l'ai soigné jusqu'au bout. 44 ans de mariage. C'est atroce depuis son départ, j'ai l'estomac gonflé, de l'acidité dans la bouche, je n'ai envie de rien, je mange n'importe quoi, je ne suis plus la même. Besoin d'aide.

Denise , 2 juin 2018

Bonjour, j'ai perdu ma belle-mère il y a 10 mois. Un mois après son décès, j'ai ressenti des douleurs thoraciques, des fourmillements dans la tête, des tiraillements au niveau des articulations. Je ne sais plus quoi faire. Je vois un psy depuis janvier, il m'a prescrit du Mirtazapine au coucher, un antidépresseur, puis j'ai un demi Atarax le matin et un demi Atarax le midi. J'ai arrêté l'antidépresseur, rien ne change. J'ai fait tous les examens, prise de sang, ecg, cardio angiologue, rien trouvé. Je ne sais plus quoi faire, j'ai besoin d'aide, ça dure trop longtemps. Y a pas un jour où je me dis "aujourd'hui était une bonne journée". Tous les jours c'est les mêmes douleurs.

Vanessa, 5 juin 2018

Depuis un an, je souffre de diarrhées chroniques. Suite à une coloscopie, on m'a d'abord suspecté une maladie de Crohn, et on me parle maintenant de colopathie.
C'est apparu du jour au lendemain alors que je n'avais jamais eu aucun problème de santé physique auparavant. Pourquoi ?
Je n'ai toujours pas trouvé la réponse...
Mais si je suis votre site, ça pourrait être lié à ma vie chaotique. Depuis mes 13 ans, j'ai vécu:
- Des années de harcèlement scolaire et moral avec coups, insultes, rejets et humiliations tous les jours au collège,
- Des années de dépendance affective, d'automutilation, des chagrins d'amour très douloureux qui ont failli me pousser au suicide,
- Des hospitalisations à répétition en psychiatrie, dont une particulièrement traumatisante digne du "Pavillon des enfants fous" de Valérie Valère,
- La mort de ma grand-mère dont j'étais très proche et avec qui j'avais partagé toute mon enfance,
- La mort brutale de mon cousin de 42 ans avec qui j'avais une relation fraternelle, foudroyé en 19 jours par une maladie mortelle (une pancréatite aigüe sévère). Le choc a été très violent.
De 13 à 20 ans, j'ai vécu tout ça... à 21 ans, j'ai connu pas mal de rejets aussi...
Et ma maladie est apparue à 22 ans... Alors, est-ce lié ?
Mais que faire pour guérir ?

Oiseau-de-Pluie, 6 juin 2018

Ma fille de 9 ans et demi est décédée brutalement. Elle allait bien, on vantait même sa bonne santé. Et l'année dernière, sans comprendre, je la retrouve dans le coma et tout s'est arrêté quelques jours après. Une tumeur au cerveau. Le sens de la vie ? Je ne sais plus. J'ai mon petit garçon qui me donne envie de me lever le matin mais pour le reste... La vie est si injuste.

Adèle , 24 juin 2018

Je viens de perdre ma fille de 32 ans, jeune fille trisomique mais pleine d'amour et la joie de vivre. Très autonome, elle travaillait, faisait du sport, plein d'activités, théâtre, vélo, elle aimait surtout colorier des mandalas avec une magnifique précision et de bon goût dans les couleurs. J'en ai des centaines qu'elle rangeait soigneusement dans des classeurs plastifiés. Très dégourdie, c'était ma princesse, ma douce, mon bébé d'amour. Je souffre énormément. Décédée le 28 mai dernier, le lendemain de la Fête des mamans que nous avons fêtée heureusement ensemble ainsi que sa fête qui était le 25 mai, sainte Sophie. Elle est née le 7 mai 1986. De sa naissance à son décès, le mois de mai est pour moi joyeux et horrible à la fois. Je vais voir régulièrement une psychiatre et je prends un traitement sinon je ne pourrais pas continuer sans elle. Nous étions très proche, très fusionnelles. Je la vois revenir tout le temps alors que je sais que ce n'ai pas possible. Je suis dans une grande tristesse, un immense chagrin.
Si une personne pouvait me répondre, ce serait meilleur pour mon moral qui est au plus bas actuellement et pour longtemps je pense. Merci.

Béguin, 3 juillet 2018

J'ai perdu mon mari le 29 mai 2018. Cela fait 2 mois. J'étais mariée depuis 41 ans, il avait 88 ans et moi 70. C'était mon amour, nous étions fusionnels, nous étions toujours ensemble. Il est resté 7 mois à l'hôpital. Pas une journée je n'ai manqué nos rendez-vous. J'ai une seule fille qui vit à l'étranger. Hélas elle est repartie. Je me sens désespérément seule dans un désert affectif complet. Plus envie de vivre, ayant une colopathie, douleurs intercostales terribles, je suis au plus bas. Je vais chaque jour au cimetière. Il est incinéré. Je lui parle, je lui reproche de m'avoir abandonnée. Je me demande si je vais pouvoir continuer mon chemin car je n'ai plus d'avenir sans lui. Pouvez-vous me conseiller? Merci. Claudia

Aubry, 28 juillet 2018

Mon compagnon est mort le 4 juin après un mois et demi de coma. Il me manque cruellement. Nous vivions un amour passionné et nous nous sommes remplis l'un de l'autre pendant quatre ans et demi. Nous avions tellement de projets .
Le silence est assourdissant, le vide abyssal.

CATHERINE, 31 juillet 2018

Ce texte est très bien écrit ! Il n'y a rien de ''kitch'' à remémorer des étapes et ou des réactions de deuil. J'accompagne les personnes en deuil et fin de vie; en effet, chaque deuil est unique. Il n'est pas question ici de réduire la souffrance d'un deuil à des étapes, mais plutôt de permettre une meilleure compréhension à cette tornade interne vécue lors d'un deuil. Bravo et Merci !

Karine, 6 août 2018

Bonjour,
J'ai perdu ma mère le 2 août 2018, j'ai décidé de vivre loin, à peu près 5000 km d'elle voilà 5 ans. Nous n'avons jamais eu de bonne relations. Et là depuis qu'elle est morte, j'ai commencé à avoir mal aux jambes sans arrêt, je me sens super lourde, j'ai de la misère à être debout. Je dors très mal la nuit et je n'ai plus beaucoup d’appétit. Est-ce lié au décès de ma mère vous croyez? J'essaie de faire des recherches et je ne retrouve rien. Svp aidez moi! Merci!

Stéphanie, 15 août 2018

Bonjour, je suis coincée depuis 3 mois, j'ai perdu ma tante suite à une tumeur au cerveau. Elle vivait chez moi et j'ai donc vu sa condition physique dégringoler puis elle est entrée en soins palliatifs car elle était paralysée par cette tumeur. J'étais encore au lycée, mais depuis mon état physique baise et c'est comme si mon corps lâchait. Je peine également à réfléchir et ma mémoire s'est détériorée.
Je suis perdue et coincée, je fais des crises d'angoisses et je n'arrive pas à manger ni à dormir. Je me réveille plus fatiguée qu'au coucher.
Je suis épuisée de tout ça. J'ai vu un psy mais ça ne m'a pas aidée.
S'il vous plaît aidez-moi, je n'en peux plus.
Je suis si fatiguée et perdue.

agathe, 20 août 2018

Bonjour
J'ai perdu mon papa le 7 août 2018 et je suis très triste voire désespéré. Je l'aimais trop, un papa gentil, 70 ans de mariage avec ma maman chérie que je protège vu son âge, 89 ans. Il nous manque déjà, j'ai l’impression que sans mon père plus rien ne me fait avancer, plus d'appétit, aucune envie de parler sauf à ma maman que j'aime le plus au monde.

Tarantino, 20 août 2018

Salut, j'ai perdu mon père il y a 4 ans. J'ai aussi perdu ma mère au mois de mars, le lendemain de sa fête, d'un coup sec (hématome au tronc cérébral). J'ai vu les deux mourir dans ma face. J'ai par le fait même perdu tout le respect que j'avais envers la vie. À quoi ça sert d'avoir du monde qu'on aime dans nos vie si c'est pour se les faire enlever comme ça?

Manuel Bessette, 20 août 2018

Bonsoir à tous... mes condoléances. Je viens de perdre ma sœur jumelle il y a 2 jours d’un suicide. Je l’ai vue dans la chambre, à la chapelle, et son visage me hante. Je voulais y entrer pour lui dire mes adieux mais une fois à l’intérieur je n’ai rien dit, rien pensé, j’ai eu peur... Je n’osais pas la toucher... Je voyais ma mère lui donner plein de bisous sur le front, sur la joue, mon frère pareil. Pourquoi je n’y suis pas arrivée ???

Idrizi Hiba, 21 août 2018

Bonsoir à tous, je voudrais témoigner en disant à tous que nous avons traversé des moments douloureux et nous traverserons encore d’autre. Néanmoins je crois qu’il manque surtout de l’amour entre nous tous, plus de solidarité, beaucoup d’égoïsme, le capitalisme nous a bien transformés, il est là le problème essentiel. Pour un monde meilleur donnez de l’amour à tous les gens que vous croisez et c’est ainsi que nous pourrons tous traverser ces malheurs qui en réalité font partie de la vie mais nous avons tendance à l’oublier car le capitalisme est là pour nous rappeler que l’on doit avoir le dernier IPhone, etc... J’ai perdu également une fille mort-née il y a 14 ans, mon beau-frère âgé de 32 ans, une belle-sœur de 46 ans et ma belle-mère (leur maman de 73 ans), mais malgré tous ces malheurs ma belle-famille tient le cours (mon beau-père et les 5 enfants restants et 10 petits-enfants). J’ai compris une chose essentielle en côtoyant cette famille : que le plus important est finalement l’amour que tu donnes à ton prochain et aussi choisir la vie que tu désires même si c’est plus simple de choisir la vie que l’on t’impose (la société pourrie par ce capitalisme qui nous mène droit au mur). Bon courage à tous et aimez votre prochain sans retenue, vous verrez, vos malheurs seront plus supportables.

Dos Santos , 29 août 2018

Bonjour,
J’ai également perdu mon fils 20 jours avant ses 5 ans. Une tumeur au cerveau.
Les docteurs nous ont dit qu’il allait entrer en soins palliatifs le lundi 14 mai et que cela durerait plusieurs mois. Le 16 mai au soir il s’est endormi pour ne plus se réveiller. Il est parti le 19 dans son sommeil.
Cela fait 105 jours qu’il est parti et chaque jour je descends plus bas. Il n’y a rien de pire que de voir son enfant s’éteindre dans ses bras. C’est une image qu’aucun parent ne devrait jamais voir, jamais vivre et surtout ne pas y survivre... Je ne comprends pas cette injustice.
Pour les symptômes listés, je les ai depuis 2 ans quand j’ai appris la maladie de mon bébé et j’espère mourir avec.

Noémie , 1 septembre 2018

Je viens de perdre mon père qui était si important à mes yeux vu sa grande personnalité, et c'était partagé même par des gens qui le connaissaient depuis le décès de maman il y a dix ans (qui était dur, mais vu que je vivais avec mon père, on s'est réconfortés mutuellement). Mes frères sont en couple mais ont une vie alors que mon père était mon père mais aussi mon compagnon de tous les jours. J'ai presque tous les symptômes décrits et là je ne me sens pas capable de reprendre le travail. Je dors si peu, mange presque plus. Il me reste des frères que je vois de temps en temps mais eux je ne les vois pas si touchés que moi. J'ai peur de ne pas surmonter ce deuil.

benazeth gabriel, 16 septembre 2018

Bonjour,
Je me retrouve tellement dans vos témoignages!
J'ai perdu mon papa adoré le 19/07/2016 à la suite d'un cancer.
Après me l'avoir appris il est parti en 6 mois, je ne m'y attendais pas du tout étant donné qu'on me disait que ça irait.
Le pire dans tout cela c'est que nous ne vivions pas dans le même pays (lui en France et moi en Belgique), je ne savais donc pas être tout le temps à ses cotés. Les dernières semaines, son état s'est empiré, je suis donc partie en France pour être auprès de lui et, à peine arrivée, il est parti en 4 jours (comme s'il m'attendait).
Il est parti à l'hôpital alors que je lui tenais la main :(
Cette image me hante tous les jours depuis et il me manque tellement. Je suis passée par plein de stades différents et maintenant, 2 ans après, je ne me sens pas bien du tout (stress, anxiété, nervosité). Cela est très difficile à gérer et en lisant vos témoignages, j'ai décidé de me faire aider par quelqu'un car je ne sors pas de cet engrenage qui m'est tombé dessus et qui a prit une des personnes les plus importantes dans ma vie :(
Je vous souhaite à tous plein de courage...

Palisse, 9 octobre 2018

Bonjour, voilà j'ai perdu ma mère le 14 mars 2018, cancer du colon, sa fête était le 19 mars, ça été un jour pire qu'étrange. Ensuite j'ai perdu mon père le 4 mai 2018. Mort de ce qu'on pense crise cardiaque. Là, j'ai perdu ma tante y a 3 semaines. Et puis là je sens qu'il y a plus rien maintenant, plus rien après ces pertes. Comme si les gens avaient oublié, mais pas moi, j'ai honte d'en parler ou de pleurer parce que personne d'autre le fait. Je me sens inutile dans ce monde maintenant. Avant, j'aidais mes parents depuis 15 ans, faisant la popotte, leur rendant toujours visite car j'étais la seule de leurs enfants qui leur parlait encore. Je me sens vide et fatiguée, pas pour dormir mais juste fatiguée de la vie en général. Je n'ai pas envie de continuer à vivre même si je sais qu'il le faut, pour mes enfant, mon conjoint. Mais l'envie n'est juste plus là. Je suis soit très en colère ou très en peine. Je ne connais plus les émotions neutres. Ça n'existe plus et le bonheur non plus et la joie de pouvoir m'occuper de mes parents non plus. Je ne sers plus à rien, ma vie ne sert à rien...

chantal, 18 octobre 2018

Bonjour,
j'ai perdu ma maman le 29 septembre dernier, à la suite d'horribles souffrances dues à un hématome cérébral. J'ai perdu tous mes repères d'enfants adultes. Elle est partie dignement en paix.
Aujourd'hui orpheline, je m'accroche et continue à vivre malgré tout avec courage et patience.

krys, 20 octobre 2018

J'ai perdu mon papa le 18 août des suites d'une longue maladie comme on dit, après 2 ans de souffrances. Mes parents étaient mariés depuis 59 ans, et 45 jours après le départ de papa maman est allée le rejoindre. Je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'ils sont partis. J'ai trop mal chaque fois que je trie leurs affaires ou papiers et je ne peux pas regarder les photos où ils sont. Tout le monde me dit qu'il faut du temps.

Christine, 29 octobre 2018

J'ai lu beaucoup de commentaires, si triste, je ne sais que dire... Que peut-on dire pour aider. Ma fille chérie a perdu la vie en janvier dernier, je ne peux toujours pas y croire et pourtant je l'ai vue. Depuis je pleure, elle avait 36 ans et tant de chose à faire dans ce monde, elle aimait tant la vie. Ma vie est brisée je suis si mal, je fais de l'hypertension depuis ce drame. je ne veux plus vivre ici, je n'ai plus de raison de vivre, je n'ai pas d'autre enfant… Elle occupe mon esprit chaque minute.

Isabelle , 17 novembre 2018

J'ai perdu ma fille unique le 24 décembre d'un cancer virulent. Elle a été opérée le 14 décembre et est décédée le 24 décembre 2017. Je l'ai accompagnée pendant tous ses traitements de chimiothérapie et jusqu'à son dernier soupir. Elle avait seulement 44 ans et elle était mère de 5 enfants. Je ne cesse de pleurer, je revois sans cesse les moments de souffrance, la tristesse que je lisais tous les jours sur son visage. J'ai été une aidante naturelle pendant un peu plus d'un an et à son décès, je suis redevenue sa mère. Elle me manque à en crever. J'ai perdu le goût de vivre.

Jacqueline , 22 novembre 2018

Le 5 octobre 2018, j'ai perdu ma grand-mère décédée d'un cancer des poumons stade 4 généralisé. Je l'aimais tellement, elle était toujours là pour moi jusqu'à ses derniers jours. C'était une personne très optimiste et joyeuse, elle était rarement fâchée! Cette personne était drôle et c'était une personne facile d'approche ("easy going") elle était toujours ouverte d'esprit, tous les sujets que je lui abordais l'allumaient. Elle a une très bonne écoute et elle a su bien prendre sa place. On le sait quand elle était là parce qu'elle mettait de la vie, du bonheur dans nos journées. Elle était vivante et spéciale mais, pour vrai, c'était la grand-mère la plus exceptionnelle que j'ai eue. Je l'aimerai toujours, elle va toujours rester dans mon cœur malgré mon deuil! Mon deuil ne se concrétisera jamais parce qu'elle était comme ma deuxième mère et je l'aime trop pour ne plus penser à elle. Elle sera toujours avec moi, pour me protéger mais, avec l'arrivée des temps des Fêtes, j'ai un peu de peine de me dire que la plupart des familles vont passer un beau temps des Fêtes dans le plaisir, le bonheur, entourés de leurs familles, tandis que moi j'ai perdu un gros morceau mais UN GROS BOUT. Mon Noël sera triste et je vais penser beaucoup à elle en me disant qu'elle aurait pu être là en ce moment pour célébrer Noël avec nous :( mais elle est plus là :( Je ne vais que penser aux beaux moments que j'ai d'elle et moi parce que, à part sa mort, son cancer, son hospitalisation, je n'ai que du positif à dire sur elle. On n'a passé que du bon temps ensemble et de qualité. Je t'aime et je ne t'oubliera jamais ma grand-mère préférée que j'aime le plus profondément de mon cœur. Je t'embrasse .
Amélie 17 ans

Amélie , 2 décembre 2018

Bonjour, j'ai perdu ma mère fin septembre 2017 et, 6 mois après, ma soeur jumelle. Je ne sais pas comment faire pour accepter, j'aimerai tellement qu'elles reviennent...

alexe, 10 décembre 2018

Bonjour, ma grand-mère est présentement dans une résidence de soins palliatifs et a été plongée dans un coma artificiel il y a 2 jours. Aujourd’hui, l’imf nous a informés qu’elle allait sûrement mourir cette nuit. Mais depuis 2 semaines, chaque nuit je pleure sans arrêt à en perdre le souffle et à presque m’évanouir. Elle n’est pas encore morte mais je suis stressée quand même et je n’ai plus envie de rien. Tout me dérange et je ne dors plus la nuit et cela me cause des maux de cœur, de tête et des vomissements. Et toutes les personnes qui m’entourent essaient de m'aider mais rien ne change. J'ai vraiment besoin d’aide, le plus rapidement possible car sinon je vais m’effondrer et ce n’est pas le moment.

Ari, 18 décembre 2018

Bonjour,
J'ai trouvé mon mari décédé, le matin en me levant. Ayant des problèmes de reflux, il était descendu à la cuisine prendre un remède. Je ne sais pas depuis combien de temps il était là. Je ne l'avais pas entendu descendre. Il avait 70 ans, était en pleine forme.
Cela fait 3 mois. Je me dis que si j'étais descendue avec lui j'aurais peut-être pu l'aider.
Mes enfants me soutiennent mais j'ai trop mal, il me manque tellement, cela faisait 50 ans que nous nous connaissions.

Joelle, 18 janvier 2019

Mon mari est mort cela fait 24 jours. La douleur psychologique est forte, insupportable. Je n'écoute pas les conseils d'amis etc..., j'ai décidé de continuer à vivre comme je le souhaite sans quiconque pour me contrer. Je sais que ma souffrance ne s'estompera qu'avec le temps. J'ai la chance d'avoir un fils de 25 ans qui a une grande finesse d'esprit. Grâce à ses propos, je ne culpabilise pas car je ne veux absolument pas aller voir mon mari dans sa tombe. Ce fils merveilleux m'aide énormément, il me parle comme à son habitude et ne change rien à son comportement. Par le fait, j'en fais tout autant avec lui lorsqu'il vient déjeuner à la maison. Je continue à vivre mais pour le moment, je parle régulièrement à mon mari qui est parti, cela m'aide mais je sais bien qu'à un moment (lorsque je le ressentirai), il faudra que je cesse. Je ne tiens pas à tomber dans la déprime. J'essaie de me canaliser, cela me demande beaucoup de force et c'est fatigant. Je veux arriver à redevenir moi-même, c'est à dire dynamique et avec de l'humour car c'est ainsi que mon mari m'aimait. Peu de temps avant qu'il ne parte, il m'a dit : "Ce qu'on a pu rire ensemble !"
Chaque cas est tellement différent qu'il n'y a aucun conseil à prodiguer à qui que ce soit sinon celui de ne pas se retrouver devant un psy qui ne fera pas revenir l'être cher (car en fait, c'est ce que nous souhaiterions tous) et qui vous prescrira d'emblée des antidépresseurs ce qui n'arrangera rien, surtout le jour où vous souhaiterez vous en passer, il sera trop tard et vous ne serez plus jamais vous-même.
Je vous souhaite du courage et une petite réponse me ferait plaisir. Merci de penser à moi comme je pense à toutes les personnes éprouvées.
Cordialement.

villemin, 17 février 2019

Bonjour,
Je viens de perdre mon mari, mon mimi, le 18 février 2019 à minuit et demie, une demi-heure après notre 53e anniversaire de mariage. Il était soigné pour trois cancers, dont deux ont été guéris, mais le troisième a eu raison de sa force de vivre. J'attends des signes de lui, mais rien ne vient. Je n'arrive pas à surmonter ma douleur. Il était tout pour moi : mon mari, mon ami, mon confident. Je ne veux plus vivre sans lui.

christiane vacheron, 1 mars 2019

Le 10 mars 2019 voilà un mois le 11 mars à 3 heure du matin que mon époux s'est en allé suite à un cancer. Je ne parviens pas à vivre sans lui, nous avions encore tant de choses à faire. Il était mon amour et je ne vois pas l'intérêt d'avancer seule. Je vis dans un petit village des Vosges, nous sommes Belges et y étions venus pour vivre une retraite heureuse. Je n'ai pas de famille ici donc, à part une voisine, personne à qui parler. Je ne vois mon avenir seule.

STAS CHANTAL, 10 mars 2019

J'ai perdu mon mari brutalemment.

Mestrès. Marie, 15 mars 2019

Bonjour,
Au moment où j'écris, ça fera bientôt 3 ans que mon cousin a décidé de mettre fin à ses jours... 3 ans déjà, et pourtant la douleur est toujours aussi présente. Au fil du temps, suite à ce décès soudain, j'ai commencé à être prise d'attaques de panique, une chose que j'aurais préféré ne jamais connaître. Mais voilà 3 ans, et la souffrance est toujours aussi présente. Et à ça s'ajoute cette anxiété. Je suis allée voir une psychologue, ce qui ne m'a pas aidée du tout. Maintenant je ne sais plus comment faire, j'essaie d'avancer mais ça me ronge de l'intérieur, je suis tellement en colère... Les personnes les plus proches de moi ne se rendent pas compte à quel point son décès a eu un impact plus qu'important pour moi et je n'arrive plus à gérer tout ça... Avez-vous des solutions à me proposer svp? Parce que j'aimerais vraiment pouvoir remonter la pente.

Jess, 4 avril 2019

Bonsoir,
J'ai 52 ans et je viens de perdre mon père, début avril 2019. C'est très dur, il était pour moi immortel. Nous ne savions pas qu'il était malade car non diagnostiqué.
Nous l'avons vu beaucoup maigrir ces 18 derniers mois. Quelques ennuis respiratoires aussi, nous pensions qu'il avait un problème aux muscles puisque les médecins ne parlaient pas de maladie...
En fait les derniers temps quand il était en réanimation, les médecins cherchaient un cancer mais il n'en souffrait pas physiquement.
C'est d'autant plus dur pour moi. Je ne me consolerai jamais de son départ, il était bienveillant et si aimant. Il était un peu mon héros même si je suis mariée et ai fait ma vie depuis 30 ans. Plein de vie et d'humour il était impossible qu'il décède.
Je pense avoir besoin d'entendre des témoignages de personnes ayant connu ce que je vis. Merci.

Erry, 8 avril 2019

Je ressens une partie de ces symptômes (perte d’appétit, mal à l'estomac, aux poumons, à la cage thoracique comme si j'avais eu des coups, les bras lourds, un manque de tonus), et toute l'expression "les bras m'en tombent" prend aujourd'hui son sens, autant que "qui va piano va sano"... Bon courage à qui me lira.

Simon, 11 avril 2019

J'ai perdu mon mari, le 2 février, il y a 74 jours... On avait fêté son 56e anniversaire le 26 janvier. Le lendemain il a fait un malaise, transporté d'urgence à l'hôpital il a subi 2 opérations, 6 jours de coma et puis il est parti, sans souffrance, heureusement. Ses obsèques le jour de mon anniversaire 53 ans.
Aujourd’hui et depuis quelques jours je ressens une forte douleur au niveau de la poitrine et de l’estomac, une forme d’oppression. Je sais que les jours à venir vont être encore plus durs. Je me demande comment on peut survivre à une telle douleur. Les gens disent que le temps peut aider, moi je n’y crois pas. Quand on a eu la chance de rencontrer l’âme sœur on ne peut plus vivre sans sa propre moitié….

Cecilia, 17 avril 2019

Bonjour, j'ai perdu mon mari d'une longue maladie le 4 mars 2019 après 40 ans de mariage heureux. On avait été prévenus qu'il n'était pas guérissable, mais il s'est battu pour moi et ses enfants jusqu'à la fin qui est survenue très brutalement. Je lui avais promis d'être forte pour deux, et je l'ai été jusqu’à maintenant et vraiment je trouvais que j'avais fait face à tout, obsèques, soutien à la famille, etc... Mais là, je me sens épuisée. Pourtant je suis très bien entourée quotidiennement par mes enfants et amis. Le matin, dès mon réveil, je n'ai qu'une envie: me recoucher, sans vouloir m'habiller, moi si maniaque. Je me fiche de tout, je mange bien et dors à peu près correctement mais mon sommeil n'est plus du tout réparateur. J'ai des maux de tête diffus, des palpitations et des douleurs de la tête aux pieds, la vue qui se brouille de temps à autre et la moindre tâche me semble difficile. C'est sa voix qui me manque, je passe mon temps à retrouver des vidéos pour l'entendre. Je suis suivie par une psychiatre qui m'avait prévenue du retour de bâton, car je me trouvais trop bien... Je vais aller consulter car je ne voudrais pas que ceci cache autre chose. Courage à toutes les personnes dans mon cas.

diane , 29 avril 2019

Mon époux est décédé le 11 février suite à un cancer de l’œsophage. Durant 4 mois il n'a pu s'alimenter ni boire. On l'a alimenté avec des poches alimentaires.
Ceci pour vous dire que ce n'est pas facile du tout. Il me manque énormément, nous étions un couple fusionnel. Je ne voyais pas ma vie sans lui et je suis toujours dans le même état d'esprit. Je ne suis pas bien physiquement, des douleurs au dos, aux hanches, aux jambes et la nuit je me réveille pour regarder s'il est là près de moi. Je sens son parfum autour de moi et son absence m'est insupportable. Je me tue au travail, je fais le jardin, je bêche, y mets des fleurs, des légumes, tout ce qu'il faisait.
Il m'a demandé de continuer d'avancer même si c'est difficile, car si je précipite mon départ, il me dit que l'on ne sera pas ensemble de l'autre côté, et je ne vis qu'en attendant ce jour qui pour moi ne sera pas une fin mais un début auprès de mon amour. Là où il est, je sais qu'il veille sur moi et ça m'aide à avancer.
Je souhaite à vous tous et toutes beaucoup de courage car ce n'est pas facile.

chantal stas, 6 mai 2019

Cela va faire 3 semaines que j'ai perdu mon papa suite à une chute accidentelle. Après 5 jours de coma durant lesquels nous avons espéré, le terrible verdict est tombés: lésions cérébrales multiples et irréversibles. Nous l'avons laissé partir.
Il était mon pilier. Il était à quelques jours de la retraite et je vis ça comme une terrible injustice, lui qui avait travaillé à 200% toute sa vie. J'ai perdu goût à la vie, si je me lève c'est pour mon bébé de 16 mois mais quand je le regarde je suis emplie de regrets, son grand-papa qui l'aimait tant ne le verra pas grandir et cette réalité me brise le cœur. Je commence une psychothérapie la semaine prochaine dans l'espoir que cela m'aide un peu...

Carine, 17 mai 2019

Bonjour,
La nounou de mon fils est décédée d'un cancer de la plèvre, elle est partie en un mois et demi. Nous avons pris des congés pour le garder, puis nous avons trouvé un autre mode de garde. J'ai été à l'athanée la voir pour faire mon deuil.. Je n'y croyais pas qu'elle soit là à côté de moi... Elle dormait paisiblement et des gens pleuraient autour d'elle. Je la remercierai toujours de s'être occupée de mon petit garçon et d'être venue le voir lors de sa naissance à la maternité (même pas ma propre famille d'adoption n'est venue). Cela fait un choc de savoir qu'elle est dans le monde invisible. Je garderai toujours une place dans mon cœur pour elle, elle a joué un rôle important dans ma vie et dans celle de mon fils. J'espère qu'elle est au Paradis et que l'on se retrouvera au moment venu. Je prie pour elle et pour ses enfants et son mari. Tout a été si vite que c'est le choc. Nous réalisons, c'est très dur, mais la vie doit reprendre le dessus...

frédérique, 7 juin 2019

Bonsoir j'ai perdu mon compagnon des suites d'un cancer. Il s'est battu, nous nous sommes battus, il voulait vivre. Nous nous aimions très fort. Je ne cesse de pleurer. Il était ma moitié, l'homme de ma vie. Je ne sais comment je vais vivre sans lui. Je suis seule.

Scandellin, 22 juin 2019

Bonsoir, j'ai perdu mon mari depuis le 5 décembre 2018. Il me manque terriblement. Je suis suivie par un psy mais c'est tellement injuste qui soit parti. Il a eu une rupture d'anévrisme. Moi qui fait de l'arythmie et mes tendons d'Achille sont très fatigué... je ne trouve pas ça normal. Mon mari était un bon vivant. Il rigolait avec tout le monde et un avait un gros cœur de gentillesse. J'ai beaucoup de mal à vivre sans lui. C'est trop dur.

Hergueta, 27 juin 2019

Bonjour,
Nous endeuillés sommes tous axés sur notre immense chagrin qui nous est pour la plupart insurmontable. Moi y compris. 1er février 2019 mon compagnon de 43 ans de vie commune est décédé d'une bactérie qui lui a provoqué un choc septique et que je cite de nosocomial, contracté 11 jours après son hospitalisation. Souffrant certes d'une insuffisance cardiaque importante il n'est pas parti de cette pathologie. Il n'a pas eu le temps de fêter ses 63 ans. Nous l'avons veillé jour et nuit pendant la durée de son coma artificiel (8 jours) en nous relayant, nos enfants et la famille. Ce 1er février, la baisse des sédatifs m'avait laissé espérer un mieux puisqu'il a eu un signe d'acquiescement au son de ma voix. Le tuyau dans sa gorge n'a pas permis un échange en parole. Quel choc lorsque sa tension a baissé et que de nouveaux sédatifs lui ont été administrés. Les premiers jours, j'ai été comme paralysé et anesthésié. Plus d'appétit donc perte de poids. Beaucoup de douleurs musculaires. Les mois passent et moins j'accepte son départ. Je veux le rejoindre même si je suis très entouré. J'ai l'impression d'être spectateur de ma vie. Il me manque tellement que cela devient obsessionnel. Je me tiens la bouche pour ne pas crier ma douleur.

Jcholl, 2 juillet 2019

J'ai 32 ans. Il y a 5 ans je perdais mon père d'une maladie foudroyante et il y a un peu moins d'un mois mon petit frère s'est suicidé alors que j'étais à 15 km de lui... Je suis désespérée... Mon corps tient difficilement et je ne vois pas comment envisager un après. J'alterne entre focaliser mon esprit sur d'autres choses, un réel besoin d'être totalement "drivé", de ne pas m'appartenir, mon corps qui me fait souffrir et les crises de larmes qui viennent sans prévenir dès que je suis seule. J'ai également la crainte de me mettre à dormir 20 h par jour comme cela a été le cas à la mort de mon père, alors je dors peu et et me réveille régulièrement.

Jessie, 4 juillet 2019

Ma maman adorée a rendu son dernier souffle dans mes bras le 15 juillet dernier. Elle dormait sous l'effet des médicaments que l'équipe en soins palliatifs lui avait prescrits, elle était atteinte d'un cancer de l'endomètre diagnostiqué fin 2015. Elle avait alors subi une hystérectomie totale. Elle avait fait une rechute un an plus tard au niveau du vagin, ôté par chirurgie, puis les médecins qui la suivaient nous disaient : "tout va bien" ! Sauf que le processus tumoral se poursuivait dans les intestins... Le 16 mai 2019, l'oncologue nous rassure en disant à mon père et à moi que sa grande fatigue est due à son âge (83 ans). Mais un IRM réalisé quelques jours plus tard sur mon insistance révèle une tumeur de 6 cm au côlon, inopérable en raison de l'état de faiblesse de ma mère... Après un séjour à l'hôpital très éprouvant en raison du manque de délicatesse du personnel soignant, nous avons opté pour une hospitalisation à domicile, très éprouvante pour mon père et moi... mais que nous ne regrettons aucunement car ma mère voulait regagner sa maison.
Je suis fille unique, sans enfant. Le départ de ma mère, même si j'en étais informée un mois plus tôt, est un traumatisme absolu. On a beau dire que c'est la loi naturelle, que les anciennes générations doivent laisser la place, que du coup cela est censé générer moins de souffrance que d'autres types de deuil, je voudrais dire que l'attachement que l'on tisse au fil des décennies avec des parents aimants rend leur départ véritablement déchirant et l'adulte-enfant que l'on est se trouve déstabilisé. Son absence, qui ne fait que commencer, est insupportable pour moi. Très rationnelle, j'en suis à me demander si je ne vais pas recourir à un médium pour communiquer avec elle, lui répéter que je l'aime et que je ne l'oublierai jamais, savoir si elle le sait... Pour l'instant, une souffrance physique domine : un rongeur m'extirpe les tripes à tous les instants... J'ai tellement pleuré que depuis deux jours mes yeux restent presque secs. Psychologiquement, je songe régulièrement à rejoindre ma mère avec les moyens à disposition... mais je ne veux pas infliger une nouvelle souffrance à mon père, j'ai décidé de tenir pour lui.
On m'a dit que cela me ferait du bien de témoigner. Ce forum m'en offre la possibilité. Salut chaleureux à tous les endeuillés qui ont partagé ici leur expérience douloureuse.

Magali, 1 août 2019

Ma vie s'est arrêtée depuis le 25/10/2018. Maman est décédée d'une hyponatrémie. Je suis dégoûté car je ne sais pas ce qui se serait passé si j'avais été là entre 18h et 18h40 ce jour-là. J'ai rendu visite à 13h, je pars à 16h et je m’inquiète. Je suis déprimé depuis, je pleure TOUJOURS. Ma vie je suis seul au monde. Je ne pense plus à reconstruire une vie sentimentale. Pour le boulot, j'avais juste des contrats de travail (CDD). Je m'en fous, j'ai envie de rien. Je suis vide, la tête me culpabilise. Je regrette beaucoup. Je n'ai plus confiance en la médecine et des amis me conseillent des thérapeutes. J'ai fait ça presque 6 mois mais là, après avoir vu sa tombe en Tunisie... Je suis revenu de 3 semaine où j'aurais passé des vacances mais j'avais pas le moral. Ma vie s’était déjà arrêtée, je suis vide, je ne vis que pour manger, dormir. Je n'ai plus de plaisir. Voilà. C'est ça ma vie... J'en peux plus. Merci de votre aide, SVP.

TLIBA, 3 août 2019

Courage à toues les personnes de ce forum qui ont perdu un proche.
Personnellement, j'ai 36 ans et j'ai perdu ma maman le 24 juillet 2019, elle a fait un infarctus chez elle et elle n'avait que 64 ans... J'avais rencontré l'homme de ma vie trois semaines auparavant et je vis avec une immense douleur cette perte car je trouve cela injuste. Elle avait eu une vie difficile, mon "père" l'avait trompée et volée financièrement, mon frère ne venait plus la voir depuis qu'il était marié et j'avais pensé qu'au moins mon compagnon et moi aurions pu la recevoir chez nous. J'aurais continué à prendre soin d'elle, à passer du temps avec elle mais elle aurait aussi pu connaître des petits-enfants de mon côté. Elle n'en a pas eu le temps. Je l'ai vue la veille de son décès, elle se plaignait de la chaleur, m'a dit qu'elle allait se reposer et a promis de m'appeler car j'étais inquiète pour elle qu'elle se sente mal de la chaleur. Elle m'a demandé de partir pour se reposer et il n'y a jamais eu de demain...
Aujourd'hui, bien que mon homme de vie m'aime, je me sens très seule car mon frère et mon père se sont détournés de moi au décès de ma mère et c'est dur de ne plus avoir du tout de famille racine.
Je voudrais savoir si des personnes sont dans le même cas que moi: famille et amis qui ne vous ont pas soutenu quand vous avez perdu un proche et comment le vivez-vous? Avez-vous été voir un professionnel pour en parler? Moi j'ai essayé d'aller voir un psychiatre pour en parler mais la seule chose qu'il m'a proposée c'était de me mettre sous anti-dépresseurs. Or je ne le souhaite pas. N'ayant pas les moyens pour un psychologue non remboursé, je reste avec ma douleur que j'essaie de gérer au mieux mais il y a des jours plus durs que d'autres... Et pour vous ça se passe comment?

sophie, 11 août 2019

J'ai perdu ma moitié, mon mari, le 2 juillet 2019 très brutalement. On mangeait et il s'est étouffé. J'ai tout fait pour le sauver mais n'y suis pas arrivée. Je me sens responsable de son décès. J'ai été consulter et je suis sous antidépresseurs depuis. On m'a conseillé de faire du yoga pour m'aider. Pour le moment je n'ai plus goût à rien. Courage à tous ceux qui ont perdu un être cher.

Isabelle, 17 août 2019

Moi j’ai perdu mon père en octobre 2015, mon frère en décembre 2017, fait une fausse couche le 8 mars 2019, perdu ma mère le 16 mars 2019, perdu un collègue et ami que je côtoyais tous les jours depuis 7 ans le 11 avril 2019... et je crois que je n’ai même pas fait mon deuil de mon père encore...

Lucie , 24 août 2019

Bonjour, j'ai perdu un ami il y a une semaine aujourd'hui et je ne supporte pas son décès. J'ai trop mal, je ne mange plus. J'étais si proche de lui.

Pilon, 8 septembre 2019

Bonsoir, j'ai perdu mon mari d'un cancer. Ça va faire bientôt 2 ans et c'est toujours aussi dur. J"ai mal, Seigneur faites que cette douleur s'atténue. Il était tout pour moi, mon confident... Mes enfants vont mieux, merci.

Mimi, 11 septembre 2019

J'ai perdu mon compagnon de vie après 38 ans de vie commune, il avait un cancer, cela a été l'enfer pendant 4 ans. Il est décédé il y a 4 mois. J'essaie de recommencer toute seule, je m'inscris à des activités pour m'en sortir. Mais tout ce dont j'ai le goût, c'est dormir. Plus rien ne m'intéresse, je voudrais tellement le rejoindre. Je n'ai plus le courage de faire le ménage, tout s'en va à l'eau de rose, j'aurais tellement besoin d'aide. J'ai trois merveilleux enfants et deux arrières-petits-enfants qui font tout pour m'aider, mais je ne veux pas les inquiéter donc ils ne peuvent pas m'aider. Tout ce dont j'ai le goût c'est dormir, dormir, dormir. Je n'ai plus l'énergie et le goût de rien, et plus la maison est à l'envers plus je déprime... mais pas le courage de rien faire. Help me please!

aurore simard, 12 septembre 2019

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