Quand fanent les roses

Mon petit bout vient de pleurer dans la chambre à côté...
Petit bisou pour le consoler,
Pas de fièvre, alors un petit câlin et plein de baisers,
Juste un cauchemar qu'il m'a communiqué,
Celui d'une mère qui disparaît,
Celui d'un père tout seul à câliner.

Et puis une grande angoisse m'est montée,
Celle d'un père seul à dorloter
Ses quatre petits bouts adorés,
Celle d'un mari plus jamais
Capable de tout affronter
Pour le seul être qu'il a aimé,
Celle d'un père qui va devoir soigner,
Et toutes les choses de la vie seul expliquer,
Celle d'un mari qui se sent bien déboussolé,
Depuis qu'est parti son Ange adoré.

Babeth, même si je te sens à mes cotés,
Rien ne remplacera le plus petit de tes baisers,
Au bord de mes lèvres tu l'as donné,
Au fond de mon cœur, je le garderai
Dans les yeux de nos bijoux, je le verrai,
Mais jamais plus ne le sentirai.

Comme une rose au lever, toujours tu m'enivrais,
Comme une rose au coucher, trop vite tu t'es fanée..

par Godefroy
Vred (France)

Classé dans : Poèmes Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 8 juillet 2007

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