Le phare

Ennemis puissants et médicaments forts,
Ma tête se cache dans un profond brouillard.
Ne pensez pas que j'ai le cafard !
Je lutte encore avec effort et
Je me demande ! Pourquoi mon corps ?
Est-ce un mauvais sort ou est-ce le hasard ?
J'ose jeter un regard, hors de ce brouillard.

Tout est si bizarre !
Il me semble être à part.
Ici, il n'y a pas de règle d'or.
Personne ne vit le même sort.
Mon corps est devenu synonyme d'inconfort.
Horreurs, douleurs, peurs et cauchemars.
Mon regard se porte sur mon plus grand remords.
Ne m'être pas aimée, assez fort !
Bonheur ! Je me transforme encore !
Plus mon corps se déforme.
Plus mon esprit prend forme,
Honneur ! Je m'accorde la médaille d'or !

Un phare qui brille comme un trésor transperce mon épais brouillard.
Il m'apparaît comme l'étoile est apparue à Balthazar.
Je sens que ce phare me guidera à bon port !
Bien au-delà de la vie et de ses torts.
Jusque dans le confort de la mort
Quelque part, vers un nouveau départ.
Voilà enfin un peu de réconfort.
Je regarde au loin et j'aperçois une étoile.
Qui me semble être l'amour de grand-maman Lessard ?
Je me laisse guider par cette douce lumière d'or.

Enfin ! J'abandonne ce corps sans confort et je prends mon envol
Pour ce nouveau départ.
En vous disant simplement à vous que j'aime tant :
"Je vous attends patiemment dans ce nouveau quelque part"
Je vous adore !

J'ai écrit ce texte pour ma sœur, ma meilleur amie.
Elle me manque tellement.
Elle a quitté la terre le 7 novembre 2008,
après une douloureuse maladie.

Manon
Québec (Québec)

Classé dans : Poèmes Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 17 février 2009

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