Papa, Depuis déjà un an que tu es parti...

 

Papa,

Depuis déjà un an que tu es parti sans que j'aie eu la chance de t'embrasser une dernière fois. Tu sais, cette année a été pour moi très difficile : ta fête, la Fête des pères, Noël et toutes les autres fêtes passées sans toi... Cette mort est encore présente dans mon coeur mais s'apaise un peu avec le temps.

Tu sais papa, tu étais mon pilier, ma base, en cette vie difficile. Je te lève mon chapeau de nous avoir élevés tout seul, nous tes quatre enfants tous à l'adolescence, avec toutes tes souffrances et tous les problèmes que l'accident de maman t'avaient apportés. Tu es d'une force incroyable et d'un courage exemplaire pour passer à travers cette épreuve et je veux te prouver que tes valeurs et ta force nous ont apporté de belles choses.

Aujourd'hui, je suis une femme forte avec de belles valeurs et je ne t'en veux pas de ne pas avoir eu assez d'énergie pour être présent autant que je l'aurais souhaité. Aujourd'hui, je comprends que ça devait te demander beaucoup. Maman et les enfants en pleine crise, tu devais être tellement seul, des fois, avec toute cette montagne de problèmes. Mais nous, on ne pouvait pas comprendre, on était jeunes et nous aussi avec nos souffrances. Mais aujourd'hui je me demande encore comment tu as fait.

Tu est exceptionnel, mon petit papa. Je ne dis pas que tu es parfait mais ce que tu as accompli, tu l'as fait avec ce que tu avais et ce que tu pouvais donner, même si nous on pensait que tu étais borné. Nous sommes tous fiers de toi. Tu sais papa, j'ai toujours ce besoin d'être aimée, tu me manques, et le plus dur c'est de ne plus pouvoir te toucher ou composer ton numéro de téléphone quand j'ai besoin de te parler. Ton odeur me manque, ta chaleur me manque, mais je commence à m'habituer à ce vide que tu nous as laissé.

Je sais que c'est le cycle de la vie. Tu avais accompli ce que tu avais à faire. J'espère que tu es là pour nous autres encore mais, en même temps, j'espère que tu as pu te délivrer de nous et vivre ce qu'il te restait à vivre en haut. Nous, on est rendus grands.

Papa, tu as fait une belle job avec tes enfants. On se retrouvera en haut, je l'espère. Alors je te dis, pour finir, que jamais je ne pourrai t'oublier, que je serai forte comme toi tu l'as été.

Je t'aime papa.

Ta fille,

Chantale
Price (Québec)

Classé dans : Lettres Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 29 septembre 2009

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