Mon mari perdait son frère....

Le 16 mai 1999, mon mari perdait son frère unique à la suite d'un cancer déclaré le 3 avril 1999. Ce fut très court pour accepter cette dure réalité, surtout après le décès de son père en décembre 1996. Sa mère se retrouvant seule, il a essayé d'être le plus près possible pour la réconforter, mais le fossé qui s'était établi entre eux depuis notre mariage n'a pas été facile à effacer.

Durant la maladie de son fils, je me rappelle les trois jours passés avec elle pour l'épauler dans cette épreuve et surtout pour la relayer au chevet de celui-ci. Un soir, elle pleurait beaucoup et je n'arrivais pas à la consoler. Elle m'a dit qu'elle ne survivrait pas à la mort de son chaton (son fils Claude). Je lui ai répondu que oui elle survivrait et qu'elle avait un autre fils ainsi que des petits-enfants avec deux arrières petits-enfants et qu'elle se devait de penser à eux. Mais dans sa douleur extrême, elle m'a répondu qu'elle mourrait. Et effectivement elle est décédée le 19 novembre 1999 dernier, suite à deux arrêts cardiaques et complications.

Depuis le jour où son fils préféré est parti, elle n'a pas survécu à sa perte. C'est triste, mais c'est ce qu'elle voulait. C'est une femme qui n'a été heureuse qu'en pensant aux autres. C'est pourquoi seule, elle n'avait plus personne de qui prendre soin.

Nous pleurons la perte de toute la famille de mon mari, disparue en si peu de temps. Le clan des trois est parti pour le repos éternel. La perte d'une mère est le seul chagrin que l'on pleure seul. Ainsi va la vie.

Entre la perte de ces êtres chers deux petit-fils sont venus égayer nos cœurs.

Rita
Les Cèdres (Québec)

Classé dans : Témoignages Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 26 mai 2000

Commentaires (0)

Écrivez un commentaire

Veuillez cocher pour indiquer que vous n'êtes pas un robot.
Cette vérification permet d'éviter les courriels indésirables.