Ma mémé, Cela bientôt deux mois que tu es partie...

     Ma mémé,

Cela bientôt deux mois que tu es partie. J'ai tout fait pour être auprès de toi à ce moment. Hélas, tu nous as quittés alors que j'étais en route pour la France. Je suis arrivée trop tard.

Je sais que tu n'espérais qu'une chose, c'était partir. Tu souffrais trop. Je croyais le souhaiter aussi... pour toi. Mais aujourd'hui, je me sens si seule. Moi qui n'ai pas vraiment eu de père, tu étais ma deuxième maman. Tu m'as choyée, gâtée, entourée...

La maison est si vide sans toi. Nous étions toujours toutes les trois avec maman, nous avons tout vécu ensemble, les joies et les peines. Toi qui disais que tu avais pu surmonter le chagrin de ton mari grâce à ma naissance. Alors aujourd'hui, la seule chose à laquelle je me raccroche, c'est d'espérer que tu es avec lui maintenant. J'en suis sûre même.

Tu sais, quand tu es décédée, je ne suis pas allée te voir dans ton lit. Je savais que tu ne l'aurais pas voulu. Toi qui ne voulais pas qu'on te voit sans rouge à lèvres à 101 ans !

Je voulais te dire aussi que je m'occupe du mieux que je peux de maman, malgré la distance. Même si elle est forte, c'est dur très dur pour elle. Gilles m'aide beaucoup aussi. Malgré ma fragilité, toute ma vie je ferai tout pour que tu sois fière de moi. Tous le monde disait que nous nous ressemblions tellement toutes les deux et ca sera toujours ma plus grande fierté.

En ce moment, j'écoute Édith Piaf, L'hymne à l'amour. Je me souviens que tu pleurais en l'écoutant. Tu pensais à Gaston. Moi aussi, je pleure. Mais je te promets d'être forte.

Je sais que tu me vois actuellement et que tu seras là lors de tous les moments importants de ma vie. Mais j'aurais tellement aimé que tu sois là à mon mariage, que tu connaisse mes enfants...

Ce qui me fait du bien c'est de savoir que tu as eu une vie heureuse, que nous t'avons entourée avec maman du mieux que l'on pouvait.

Ma mémé, je t'aime et je t'aimerai toujours, tous les jours de ma vie. Un jour, nous nous retrouverons, j'en suis sûre. Comme dit la chanson d'Édith Piaf, Dieu réunit ceux qui s'aiment... Merci, merci pour tout l'amour que tu m'as donné.

Ta petite fille qui t'aimera pour l'éternité.

Agnès
Nouméa (Nouvelle-Calédonie)

Classé dans : Lettres Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 27 octobre 2006

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