Maman, si tu étais là, je te serrerais si fort dans mes bras...

Maman chérie,

Maman, si tu étais là, je te serrerais si fort dans mes bras, si tendrement aussi, je te caresserais la joue. J'aurais tant de patience avec toi, cette patience maman que je n'ai pas toujours eue. J'ai le cœur gros de ne pouvoir me recueillir sur ta tombe, d'y déposer les fleurs que tu préférais, des œillets roses.

Merci maman de m'avoir donné la vie, d'avoir été une si bonne mère. Toutes nos souffrances nous ont éloignées, je comprends seulement aujourd'hui le courage surhumain qu'il t'a fallu pour rester en vie
si longtemps après la perte de six de tes enfants, je ne t'en veux pas si parfois tu as craqué. J'aimerais tant te demander pardon, pardon de t'avoir fait pleurer parce que je voulais que tu m'aimes autant que ceux qui étaient partis. Je ne savais pas la lutte, l'énergie qu'il te fallait pour vivre tout simplement.

Je t'embrasse tendrement maman, je t'aimerai au-delà de notre séparation physique, je continuerai le dialogue avec toi comme si tu étais là, je te confierai tous mes secrets, moi qui ne te disais rien. Puisses-tu maman, dans le monde où tu es, être en paix enfin, heureuse, les tiens à tes côtés. Ne t'inquiète pas pour moi, tu m'as légué ta force et ta bonté, mon âme à jamais est près de la tienne, inséparables.

Je t'aime à jamais.

Ta fille qui n'a pas su te le dire.

Marie-José
(France)

Classé dans : Lettres Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 30 septembre 2007

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