Les pas du silence

Il était des matins

Au biscuit trempé du bonheur
On ne savait pas encore
La fuite du temps...
On ne savait rien
Des pas du silence, c'était encore loin

Alors, on se croisait dans les couloirs
Parfois sans se dire, sans se voir
On se heurtait, par des mots, des rancoeurs,
On cultivait nos peurs, nos douleurs,
On ne s'aimait pas assez,
Comme des étrangers, aveuglés...
La fierté a parfois le goût amer du péché...

Il était un jour gris, de froid et de brouillard,
Où la vie claqua sa porte devant nous
Nous laissant prisonniers, de l'autre côté
D'un mur fait de silences et de regrets,
Un mur d'éternité, que l'on avait oublié, ignoré

Sur le chemin, les sentiments deviennent des orphelins
Mais tendent la main, vers des demains meilleurs,
À la source de mes pleurs, il y a encore l'eau de ton regard,
Et je m'y baigne souvent, comme une enfant

Il était des matins
Au biscuit trempé du bonheur
On ne savait pas encore
La fuite du temps...
On ne savait rien
Des pas du silence
C'était encore loin

(À mon père)

Danielle
Chalex (France)

Classé dans : Poèmes Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 28 décembre 2010

Commentaires (0)

Écrivez un commentaire

Veuillez cocher pour indiquer que vous n'êtes pas un robot.
Cette vérification permet d'éviter les courriels indésirables.