Juillet 2011

Carolle,

Tu ne peux vraiment partir
Que dans l'absence du souvenir.

Tu étais celle qui voulait jouer
Tu marchais avec tes longues jambes aimant te promener

Carolle, tu brûlais la vie comme on brûle du papier
Te souciant parfois peu de ce qui pouvait t'arriver

Tu ne devais pas partir si vite
Tu recherchais le plaisir et grandir tout de suite

Carolle, parlant avec ton âme troublée
Tu as recherché la paix et l'amour véritable tant désiré

Tu savais bien les choses au fond de toi
Tu n'étais ni morose ni tout à fait fière de toi

Carolle, tu aurais tout fait pour être aimée
Faisant parfois fi de toi et de la vérité

Tu te questionnais en silence sur l'amour et la vérité
Tu pensais que la vie se manipule avec un caractère assuré

Sous des dehors de vorace et de coriace,
tu n'étais parfois qu'une petite fille enfermée dans sa carapace

Tu étais vite et certaine de toi
Tu te laissais parfois aller à rêver avec émoi

Tu savais au fond que la vie se mérite
Tu comprenais mal pourquoi tout doit se payer et tout de suite

Tu n'étais pas la plus courageuse
Tu as quand même su traverser de lourdes périodes orageuses

Carolle, tu t'ouvrais de plus en plus à Dieu dans la paix et la résilience.
Tu découvrais peu à peu une Carolle qui peut être pour toujours vraie.

Ta sœur qui ne t'oublie pas.

Ginette

En mémoire à ma sœur Carolle née le 10 juillet 1952
et décédée le 23 novembre 2010

Classé dans : Poèmes Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 21 novembre 2011

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