Chère maman, Voilà déjà 2 ans que tu es décédée...

Chère maman,

Voilà déjà 2 ans que tu es décédée et, malgré ton absence physique, je te sens toujours présente dans ma vie. Oui, malgré mon esprit endeuillé, tu es là et je le sais. Souvent, au-travers mes difficultés, mes épreuves, je sens ta présence réconfortante. Et, dans ces moments sombres, je me console tout en sachant que tu es désormais mon ange gardien.

Quelquefois, en pensant à toi, je replonge dans mon enfance et je vois à quel point j'ai été ingrat, indiscipliné et souvent peu reconnaissant envers ton dévouement. Que de courage et de patience il t'a fallu pour élever tes 11 enfants. Aujourd'hui, je ne cesse de penser aux sacrifices que tu as endurés pour nous. Oui, tu t'es beaucoup donnée pour soulager nos inquiétudes, nos tourments et nos pleurs la nuit.

Je souffre souvent de ne pas t'avoir assez aimée et de t'avoir négligée surtout. En y pensant bien, c'est toi qui a joué dans ma vie le plus grand rôle, car c'est par toi, en toi, que ma vie a débuté. Qu'il est grand ce mystère de la vie et profond surtout. Je sais que tu devais partager ton amour maternel avec cette ribambelle d'enfants qui, hauts comme trois pommes, tiraient ton tablier pour avoir un peu de ton attention. Toujours tu leur faisais des câlins tout en accomplissant tes tâches ménagères du matin au soir. Jamais tu n'as eu de haut-le-coeur en changeant nos couches souillées que tu devais laver et repasser. Tu étais notre servante, notre cuisinière, mais notre maman avant tout. Nous étions pauvres, mais nous étions ta plus grande richesse... Le savions-nous vraiment ?

Oui, il t'arrivait d'être sévère, de nous punir, mais tu ne voulais que notre bien. Aujourd'hui, nous le comprenons et on regrette d'avoir été si égoïstes. On ne peut hélas revenir en arrière mais, malgré tout, on garde de toi des souvenirs impérissables.

Un jour, alors que j'étais adolescent, je t'ai observée, maman, après avoir dégusté un succulent repas que tu nous avais préparé. Tu étais là, toute seule à la table, et tu mangeais mes restes et ceux de mes soeurs et frères. Tu n'avais aucun dédain même si sans doute c'était froid. J'ai alors réalisé à quel point tu nous aimais.

Ta mémoire ne s'éteindra jamais dans mon coeur et, malgré les apparences, la vie nous redonnera des jours meilleurs dans un monde où plus jamais la mort viendra nous séparer.

Ton fils qui t'aimera toujours,

Nelson
Montréal (Québec)

Classé dans : Lettres Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide Date : 1 mars 2010

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